Junex possède cinq permis d'exploration couvrant 944 kilomètres carrés dans le sud de l'île d'Anticosti.

Anticosti: Québec a envoyé un message aux investisseurs, estime Junex

Le message envoyé par le gouvernement Couillard entourant l'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti a considérablement compliqué la tâche d'entreprises d'exploration comme Junex, affirme son dirigeant, Peter Dorrins.
Depuis la sortie effectuée en décembre dernier à Paris par le premier ministre Philippe Couillard, il est pratiquement «impossible» de convaincre des investisseurs étrangers, a déploré M. Dorrins, mardi, en marge de l'assemblée annuelle de l'entreprise, à Montréal.
En s'adressant aux actionnaires, celui-ci s'est par ailleurs félicité d'avoir effectué une ronde de financement de 15 millions $ l'an dernier plutôt que cette année.
«Pour nous, effectuer un financement avec de l'argent de l'extérieur du Québec, c'est impossible, impossible. Déjà, l'an dernier, cela avait été difficile en raison des prix du pétrole», a dit M. Dorrins.
Ces commentaires de M. Dorrins surviennent moins d'une semaine après que le président de Pétrolia, Alexandre Gagnon, eut décidé de démissionner de son rôle de porte-parole de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti mandatée pour examiner le potentiel pétrolier d'Anticosti.
Junex possède cinq permis d'exploration couvrant 944 kilomètres carrés dans le sud de l'île d'Anticosti, mais M. Dorrins préfère attendre les résultats du travail d'exploration effectué par ses «voisins». Entre-temps, Junex compte se concentrer sur son principal actif, soit le projet pétrolier de Galt, situé à une vingtaine de kilomètres de Gaspé.
Selon M. Dorrins, Junex pourrait investir jusqu'à 8 millions $ dans son projet gaspésien si tout se déroule comme prévu et qu'elle obtient des réponses satisfaisantes de la part du gouvernement Couillard.