Selon plusieurs sources de différents pays, les négociateurs américains ont proposé d'abandonner leur demande controversée sur les règles d'origine des pièces automobiles — voulant qu'au moins 50 % des pièces de chaque véhicule proviennent des États-Unis —, mais à certaines conditions.

ALENA: proposition américaine pour les règles sur les automobiles

WASHINGTON — Les États-Unis tentent de revigorer les négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) en proposant une nouvelle idée pour les règles sur les véhicules automobiles.

Selon plusieurs sources de différents pays, les négociateurs américains ont proposé d'abandonner leur demande controversée sur les règles d'origine des pièces automobiles — voulant qu'au moins 50 % des pièces de chaque véhicule proviennent des États-Unis —, mais à certaines conditions.

Les États-Unis veulent toujours un pourcentage plus élevé de contenu nord-américain dans les véhicules, et demandent aussi que les pays ou territoires qui offrent des salaires supérieurs à un certain niveau soient récompensés.

Une source américaine informée de la proposition a indiqué que ce seuil se situerait entre 13 $ et 17 $ l’heure — ce qui est largement supérieur au salaire horaire actuel au Mexique.

La nouvelle proposition aurait commencé à circuler il y a plusieurs jours et semble avoir stimulé les discussions : le Canada s'est dit ravi des récents développements et les États-Unis ont affirmé que les trois pays semblaient finalement avoir une vision commune.

Le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, a indiqué la semaine dernière à un comité du Congrès qu'il voulait des règles garantissant que les travailleurs mexicains puissent avoir le droit de voter pour des conventions collectives par l'entremise de bulletins secrets.

L'idée de faire grimper les salaires au Mexique vise à réduire l'écart des coûts de production entre les pays, pour ainsi décourager les entreprises de déménager leurs activités là où les coûts sont les plus bas.