Les négociations pour modifier l'ALENA qui se déroulent cette semaine à Ottawa portent sur l'environnement, les règles d'origine dans le secteur automobile, l'agriculture et les normes du travail.

ALENA: les firmes américaines installées au Canada inquiètes

Des modifications éventuelles à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et une réduction du libre-échange avec les États-Unis sont la principale préoccupation de plusieurs grandes entreprises américaines installées au Canada, selon une nouvelle enquête.
La Chambre de commerce des États-Unis au Canada révèle que 38 % des compagnies qui ont participé à son enquête citent le libre-échange comme étant leur plus grande préoccupation.
On compte parmi les autres inquiétudes le président Donald Trump (19 %) et les clauses Buy American (11 %). 
L'étude dévoilée lundi coïncide avec la troisième ronde de négociations entre le Canada, le Mexique et les États-Unis pour reformuler l'ALENA. Les négociations qui se déroulent cette semaine à Ottawa portent sur l'environnement, les règles d'origine dans le secteur automobile, l'agriculture et les normes du travail.
Le rapport de la Chambre de commerce découle toutefois d'une enquête menée par la firme Nanos Survey entre le 15 mars et le 19 juillet, avant la première ronde de pourparlers à Washington, du 16 au 20 août.
Cinquante-quatre pour cent des participants à l'étude estiment que le climat d'affaires est positif au Canada et 49 % prédisent que l'économie canadienne prendra de la force au cours des six prochains mois.
À la défense de la gestion de l'offre
Le Canada est prêt à moderniser l'ALENA, mais la gestion de l'offre sera protégée, a indiqué lundi le ministre de l'Agriculture, Lawrence MacAulay.
«Nous sommes bien prêts à défendre un système qui fonctionne si bien pour ce pays, pour les consommateurs et qui est un modèle pour le monde», a affirmé le ministre MacAulay à sa sortie d'une rencontre avec des agriculteurs canadiens.
Le ministre a rencontré des représentants de l'industrie agricole - incluant des producteurs de vin, de produits laitiers, de porc et de boeuf - au cours de la troisième ronde des négociations avec les États-Unis et le Mexique. Les discussions visent à remplacer l'accord commercial entre les trois pays conclu il y a 23 ans.
Selon M. MacAulay, la défense du système de gestion de l'offre, qui protège les produits laitiers, les oeufs et la volaille canadiens, ne signifie pas pour autant qu'aucun changement ne doit être apporté à l'accord commercial.
Le ministre note que même si le gouvernement canadien est bien conscient que les États-Unis représentent le plus grand marché du pays, il est aussi important de comprendre que le Canada est aussi un marché important pour plusieurs États américains.
Produits laitiers
Certains des dossiers les plus épineux des négociations de l'ALENA touchent l'industrie agricole canadienne, principalement parce que les États-Unis veulent un meilleur accès pour leurs produits laitiers.
Dimanche, le négociateur en chef du Canada a dit qu'il ne s'attendait pas, pour l'instant, à obtenir des détails de la part des États-Unis au sujet de leur désir de voir disparaître le système de gestion de l'offre pour les produits laitiers et la volaille.
Steve Verheul a aussi indiqué qu'il ne prévoyait pas obtenir des États-Unis, lors de cette ronde de négociations, des propositions détaillées au sujet de deux autres sujets chauds : le mécanisme de règlement de différends entre les États et les investisseurs, et les règles de contenu américain pour les véhicules.