Sur les 266 409 logements à Québec, 3300 ont fait l’objet d’un séjour. Airbnb avance aussi que 40 % des logements inscrits ont été loués pour une période de moins de 30 jours et 66 % l’ont été moins de 90 jours.

Airbnb: «une infime fraction du parc de logements de Québec»

Moins de 1,3 % de tous les logements de la ville de Québec ont accueilli des voyageurs au moyen d’Airbnb au cours des 12 derniers mois, selon une analyse de la plateforme Web d’hébergement.

«Bien qu’Airbnb ait connu une croissance au cours des dernières années, ses inscriptions ne représentent toujours qu’une infime fraction du parc de logements de Québec», mentionne dans son rapport la compagnie.

Cette dernière a analysé entre octobre 2017 et le même mois en 2018 le nombre de réservations effectuées dans la capitale. Sur les 266 409 logements à Québec, 3300 ont fait l’objet d’un séjour. Airbnb avance aussi que 40 % des logements inscrits ont été loués pour une période de moins de 30 jours et 66 % l’ont été moins de 90 jours.

«Ces chiffres suggèrent que la plupart des hôtes partagent leur propre espace à temps partiel, et donc, ne retirent pas des unités de logement du marché locatif à long terme», note l’entreprise.

Et si on pousse la recherche plus loin, 7600 logements entiers dans la région ont été annoncés sur Airbnb depuis sa création, dont 5500 ont accueilli des visiteurs.

«La majorité des hôtes Airbnb à Québec sont des gens normaux, qui partagent leur maison quelques nuits par mois pour pouvoir joindre les deux bouts», avance au Soleil Alex Dagg, directrice des politiques publiques chez Airbnb au Canada.

Entre octobre 2017 et mars 2018, Airbnb a remis 2,8 millions $ au gouvernement du Québec. De ce montant, 285 000 $ ont abouti dans les coffres de l’Office du tourisme de Québec.

Rappelons que depuis 2017, Airbnb applique la taxe sur l’hébergement de 3,5 % par nuitée.

Toujours selon des données d’Airbnb, seulement 7 % des hôtes dans la capitale affichaient au 1er octobre sur le site Internet plus de trois annonces.

En juillet dernier, la Ville de Québec avait souligné lors d’un point de presse qu’elle prévoyait autoriser l’hébergement collaboratif de type Airbnb ou HomeAway sur l’ensemble de son territoire, pour une période de 31 jours ou moins. Le locateur pourra toutefois louer seulement sa résidence principale. Il devra aussi obtenir de la Ville un numéro d’enregistrement qu’il affichera sur la page de son annonce.

Pour une résidence secondaire, le propriétaire devra obtenir les permis nécessaires comme pour un hôtel s’il souhaite en faire la location.

Initialement, ce plan d’action devait être mis en branle dès cet automne. Pour l’heure, les discussions se poursuivent entre la municipalité et Airbnb.

Au 1er octobre, la ville de Québec comptait plus de 2600 hôtes Airbnb. «Ces derniers gardent 97 % du prix de leur annonce, ce qui veut dire que l’argent que ces Québécois gagnent sur notre plateforme reste dans les familles et les entreprises de la ville. Nous voulons travailler avec les autorités pour que la ville et ses résidents puissent continuer à bénéficier des retombées économiques positives du partage de logement», conclut Mme Dagg.