Selon des données fournies par Airbnb, l’an dernier, environ 300 000 personnes ont utilisé la plateforme pour dénicher un logement lors de leur passage dans la capitale.

Airbnb au Québec: les hôtes ont touché un revenu de 260 M$

EXCLUSIF / En 2018, le revenu des hôtes sur la plateforme de réservation en ligne Airbnb a atteint 260 millions $

à travers la province, a appris Le Soleil. Pour la région de Québec, le butin a été de 33 millions $.

Selon des données fournies par le site d’hébergement touristique, l’an dernier, environ 300 000 personnes ont utilisé la plateforme pour dénicher un logement lors de leur passage dans la capitale. 

«Airbnb contribue à rendre le coût de la vie plus abordable pour les familles», indique Alex Dagg, directrice des relations publiques pour Airbnb au Canada. «Nous sommes heureux de constater que, grâce à nos hôtes, il y a plus de voyageurs qui découvrent la ville de Québec tout en aidant à soutenir l’économie locale», poursuit-elle.

Selon des chiffres fournis par l’entreprise américaine, actuellement plus 3000 personnes dans la région de Québec mettent à la disposition des visiteurs leur résidence ou leur logement. En moyenne, les hôtes ont touché un revenu de 5500 $ au cours de la dernière année. 

«La communauté de partage de logements apporte une valeur ajoutée non négligeable, car elle permet d’accroître la capacité d’hébergement de la ville de Québec durant des périodes où l’offre hôtelière est limitée, comme lors des grands événements tels le Carnaval et le Festival d’été de Québec», fait valoir Mme Dagg, rappelant que les hôtes touchent 97 % du prix de la location.

Nouvelle politique

Cette sortie d’Airbnb s’inscrit alors que la Ville de Québec s’apprête à dévoiler sa nouvelle politique pour mieux encadrer les sites de location de propriétés. 

L’été dernier, la municipalité a annoncé qu’elle prévoyait autoriser l’hébergement collaboratif de type Airbnb ou HomeAway sur l’ensemble de son territoire, mais à certaines conditions. 

Elle souhaitait suivre les 11 recommandations du groupe de travail qui avait été mandaté pour se pencher sur l’encadrement de l’hébergement collaboratif. Il était notamment composé de propriétaires d’hôtel, d’utilisateurs d’Airbnb et de responsables de l’industrie. 

Parmi les recommandations, on retrouvait, entre autres, le fait qu’un locateur pourra dorénavant louer seulement sa résidence principale, et ce, pour une période de 31 jours ou moins. Il devra aussi obtenir de la Ville un numéro d’enregistrement qu’il devra afficher sur la page Web de son annonce. 

Pour une résidence secondaire, le propriétaire de l’établissement devra obtenir les permis nécessaires, comme c’est le cas pour un hôtel, s’il souhaite en faire la location.

Selon la porte-parole de la Ville, Audrey Perreault, le plan final pour la nouvelle réglementation devrait être présenté à la population cet hiver. «L’implantation se fera de façon progressive».

Récemment, Airbnb indiquait au Soleil qu’entre octobre 2017 et le même mois en 2018, l’organisation avait versé 782 000 $ à l’Office du tourisme de Québec en lien avec la perception de la taxe d’hébergement (3,5 %). À travers la province, le montant remis avait été de l’ordre de 7,4 millions $.

Quant à la question des hôtes illégaux, La Presse révélait en janvier que Revenu Québec avait remis 963 avertissements à travers la province, depuis juin 2018. Aucun constat d’infraction n’avait toutefois encore été donné par l’agence. 

Dans la région de Québec, les inspecteurs ont effectué durant cette période 670 inspections.

Entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018, la Ville de Québec a donné 102 constats d’infraction pour de l’hébergement touristique sans autorisation sur son territoire, a indiqué Mme Perreault.