Air Canada se classe au 10e et avant-dernier rang, ex aequo avec United Airlines, parmi les 11 transporteurs aériens évalués par un peu plus de 2500 consommateurs interrogés sur leurs vols au cours des deux dernières années.

Air Canada vole moins haut que ses compétiteurs

Air Canada ne vole pas haut, si l’on se fie au palmarès des lignes aériennes dressé par le magazine «Protégez-vous» dans sa dernière livraison.

Le transporteur aérien national se classe en effet au 10e et avant-dernier rang, ex aequo avec United Airlines, parmi les 11 transporteurs aériens évalués par un peu plus de 2500 consommateurs interrogés sur leurs vols au cours des deux dernières années.

Seul le transporteur Sunwing fait pire.

À l’opposé, les trois premières places sont occupées, respectivement, par KLM, Air France et Lufthansa. Le transporteur québécois Air Transat prend la quatrième place, ex aequo avec Air China.

Le reproche le plus important qui est fait à Air Canada se situe du côté du rapport qualité-prix, où la compagnie se classe au dernier rang, une frustration que la chargée de projet chez Protégez-vous, Clémence Lamarche, attribue au grand nombre de vols régionaux.

«Les gens sont fâchés de devoir payer si cher pour faire de petites distances», explique-t-elle.

Service en français

Un autre grief important qui est fait au transporteur national est l’incapacité répétée d’obtenir des services en français. «Les gens s’attendent à avoir un service en français et ce n’est pas le cas souvent, et ça crée énormément de frustration chez nos lecteurs», dit-elle.

Air Canada réplique toutefois, par la voix de sa directrice des relations médias, Isabelle Arthur, que le transporteur est «le seul à être soumis aux obligations linguistiques en vertu de la Loi sur les langues officielles». Elle ajoute que le transporteur a «un engagement continu» afin d’assurer que la clientèle «reçoit des services dans la langue officielle de son choix et d’améliorer ces derniers au besoin».

Les plaintes constantes non seulement des voyageurs, mais aussi du Commissaire aux langues officielles indiquent clairement qu’Air Canada n’arrive toujours pas à répondre à ses obligations en la matière, ou même à améliorer la situation.

L’espace continue de rétrécir

Un autre des grands irritants, qui vise l’ensemble des transporteurs et qui semble là pour rester, concerne l’inconfort des sièges. Toutes les compagnies aériennes sont fautives à cet égard, ne récoltant que la cote «acceptable» dans les meilleurs cas et «mauvais» dans les autres.

«L’objectif, c’est de pouvoir rentrer un peu plus de gens dans l’avion, vendre un peu plus de billets et réduire un peu plus les coûts, mais il y a une limite à la façon dont on peut coincer les gens sans que les passagers en ressentent les effets négatifs», fait valoir Mme Lamarche.

Elle ajoute que personne n’est victime d’une illusion : les sièges ont bel et bien été réduits en largeur, tout comme l’espace pour les jambes, alors que le nombre de rangées a été multiplié au fil des ans.

«Infect», «répugnant», «à vomir»

Aussi, bien que personne ne prenne l’avion pour l’expérience gastronomique, les compagnies se donnent rarement la peine de faire au moins le minimum.

En fait, personne n’obtient la cote «très bon» et seules KLM et Air France sont cotées «bon», alors que Lufthansa et Air China obtiennent à peine la note de passage «acceptable». Tous les autres semblent donner la nausée à leurs passagers avec la note «mauvais» ou «très mauvais».

Les auteurs de l’article soulignent avoir même récolté, dans les commentaires, des mentions que l’on ne souhaiterait accorder à aucune cuisine telles qu’«infect», «répugnant» et «à vomir».