La ministre Geneviève Guilbault a comparé «les dédales, les boîtes vocales, les formulaires sur Internet, les recherches de sites Web des gouvernements» à la bande dessinée Les douze travaux d’Astérix, vendredi.
La ministre Geneviève Guilbault a comparé «les dédales, les boîtes vocales, les formulaires sur Internet, les recherches de sites Web des gouvernements» à la bande dessinée Les douze travaux d’Astérix, vendredi.

Aide aux entreprises: pour en finir avec «la maison qui rend fou» d’Astérix

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
En temps de pandémie plus que jamais, la lourdeur de la bureaucratie décourage plusieurs entrepreneurs à demander de l’aide aux différents paliers de gouvernement. C’est dans cette optique de rendre les démarches plus simples que Québec a annoncé vendredi la création de l’Alliance économique de la Capitale-Nationale, en collaboration avec le gouvernement fédéral, la Ville de Québec et l’Université Laval.

En conférence de presse, à l’édifice Marie-Guyart, la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a donné à titre d’analogie la bande dessinée Les douze travaux d’Astérix, où le Gaulois s’épuise, d’un étage à l’autre, à obtenir le ­laissez-passer A-38 dans «la maison qui rend fou».

«C’est ça qu’on veut éviter. Finis les dédales, les boîtes vocales, les formulaires sur Internet, les recherches de sites Web des gouvernements. Ça va être centralisé, ça va être fluide, ça va être synergique», a indiqué Mme Guilbault, accompagnée pour l’occasion du conseiller municipal et membre du comité exécutif de la Ville de Québec, Jérémie Ernould, et de la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

Retenu à Ottawa, le président du Conseil du Trésor et député fédéral de Québec, Jean-Yves Duclos, est intervenu pendant la rencontre par visioconférence.

La ministre Guilbault a rappelé que la pandémie a mis à mal plusieurs petites et moyennes entreprises et que ces circonstances exceptionnelles commandaient la création d’un «véritable réseau express» (ou «fast track»). Grâce à cette «toile économique», chaque gestionnaire de PME, de coopératives et d’organismes à but non lucratif qui subit les contrecoups de la crise sanitaire sera dorénavant en mesure d’obtenir un «soutien optimal».

Une «mission très concrète», a insisté la ministre, où le demandeur d’aide sera accompagné «le plus simplement et efficacement possible».