L’incubateur AG-Biocentre a des bureaux au Cégep de Lévis et dans le parc technologique de la municipalité.

AG-Biocentre passe en mode national

Alors qu’AG-Biocentre vient de conclure un partenariat d’envergure nationale avec l’accélérateur ontarien Bioentreprise, de Guelph, l’organisation entame une ronde de financement de 60 millions $ pour assurer la croissance de la trentaine de jeunes pousses dans son incubateur.

La recherche de financement se fera à la fois auprès des gouvernements fédéral et provincial dans les programmes appropriés, et avec des partenaires du secteur privé afin de commercialiser les innovations mises au point.

«Pour nos entreprises en démarrage, le partenariat avec Bioentreprise leur offre des possibilités de croissance et de développement au plan national et à l’international de nos jeunes pousses dans l’agroalimentaire, les biotechnologies et les sciences de l’environnement», explique Julie Daigle, directrice du développement des affaires chez AG-Biocentre. Le centre transforme sa portée provinciale à une envergure nationale.

Marchés asiatiques

Par exemple, une jeune entreprise de Québec bénéficiant de l’aide de l’antenne de Bioentreprise à Vancouver aurait des ouvertures de commercialisation non seulement dans l’ouest du Canada, mais aussi vers les marchés asiatiques. L’accélérateur ontarien a des bureaux un peu partout d’un bout à l’autre du Canada, mais aussi des partenaires majeurs à l’international. 

L’incubateur deviendra aussi l’antenne francophone au Canada pour Bioentreprise. Et l’organisation vise à ouvrir des bureaux dans la région de Montréal. «L’ouverture que nous offre Bioentreprise nous permettra, à cause des possibilités de financement, de travailler sur des projets d’innovation dans nos champs de prédilection avec des PME québécoises», continue Mme Daigle.

Parmi les 30 jeunes entreprises, Mme Daigle mentionne quelques projets comme celui d’IL Technologies avec un système de chauffage radiant dans les planchers de bateau ou de train, par exemple. La jeune pousse est parmi les finalistes régionaux du concours OSEntreprendre. Il y a aussi Bioforextra avec des innovations pour les cosmétiques à partir de la biomasse. Et encore Canaquaculture qui a mis au point un système d’élevage de poissons dans un circuit fermé sans rejet dans l’environnement.