Affaires express

   
Le G20 met en sourdine ses divisions sur le protectionnisme
Les États-Unis et les autres grandes puissances économiques du G20 ont mis en sourdine leurs divisions sur le commerce vendredi à Washington en s'accordant sur les dangers du protectionnisme.
Le message d'apaisement n'a pas été dicté dans un communiqué, mais a été délivré par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dont le pays exerce cette année la présidence tournante du G20.
«Le protectionnisme serait néfaste pour l'économie mondiale et les économies concernées. Il y avait un large consensus» sur cette question au cours de la réunion, a assuré le ministre lors d'une conférence de presse.
Assis à ses côtés, le président de la Bundesbank s'est montré légèrement moins catégorique. «Ce que je retiens de la réunion, c'est que beaucoup de participants ont souligné l'impact négatif de barrières commerciales», a assuré Jens Weidmann.
Selon M. Schäuble, les discussions entre les ministres des Finances des 20 plus grands pays émergents et industrialisés ont même débouché sur «un consensus général autour de l'idée que le libre-échange est meilleur pour l'économie mondiale et meilleur pour chaque pays».
Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a ainsi appelé dans un communiqué à «résister conjointement au protectionnisme» et à accélérer «la libéralisation du commerce mondial».
Cette unanimité tranche avec la dernière réunion du G20-Finances en mars à Baden-Baden, en Allemagne, où les divisions entre les États-Unis et leurs partenaires avaient éclaté au grand jour.
L'administration Trump, qui menace d'élever des barrières commerciales et dénonce le libre-échange, avait alors obtenu d'expurger le communiqué final du traditionnel appel à lutter contre le protectionnisme.
Un mois plus tard, l'heure est, semble-t-il, à l'apaisement.
Le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, a toutefois prévenu que les États-Unis se tenaient prêts «à combattre vigoureusement les mauvaises pratiques commerciales», tout en se disant favorable à «une expansion du commerce» avec les pays jouant le jeu.  AFP
Wells Fargo se fait plus généreux que prévu
La banque américaine Wells Fargo a accepté d'étendre la portée d'une action collective récemment réglée en allongeant 32 millions $US de plus, et en acceptant les réclamations au sujet de l'ouverture de comptes frauduleux en remontant jusqu'à 2002.
Wells Fargo versera maintenant 142 millions $US aux consommateurs pour les dommages causés par toute ouverture de compte sans leur autorisation préalable, a précisé vendredi la banque. Ce montant s'additionne à la pénalité de 185 millions $US qui a été imposée à Wells Fargo en septembre par les autorités fédérales et locales.
Même si l'augmentation de 32 millions $US est notable, l'aspect le plus important des modifications annoncées vendredi est l'augmentation de la période d'admissibilité à 15 ans. Wells Fargo indemnisera les clients touchés par ces pratiques en remontant jusqu'au 1er mai 2002.
Un rapport du conseil d'administration de Wells Fargo dévoilé plus tôt en avril avait permis d'apprendre que les dirigeants de la banque étaient au courant que les pratiques douteuses avaient lieu dans certains endroits, notamment au Colorado, dès 2002 - soit bien avant que la banque n'admette l'existence du problème.
La direction de Wells Fargo et ses administrateurs rencontreront jeudi prochain les actionnaires de l'entreprise à l'occasion de leur assemblée annuelle. Deux influentes firmes de conseils aux investisseurs ont déjà recommandé aux actionnaires de voter pour le renvoi d'au moins une partie du conseil d'administration de la banque.  AP
La Banque Nationale sera épargnée, selon son patron
La Banque Nationale croit qu'elle sera épargnée par l'enquête de l'agence fédérale de la consommation financière sur les pratiques commerciales des grandes banques du pays.
L'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) avait pris cette décision le mois dernier à la suite de la diffusion de reportages dans lesquels des employés bancaires non identifiés avaient affirmé que certains services étaient vendus sans le consentement de leurs clients.
Les reportages de la CBC visaient principalement la Banque TD. Il avait notamment été rapporté que des employés se sentaient obligés de vendre davantage que nécessaire, quitte à tromper leurs clients ou à leur mentir pour atteindre des cibles de ventes non réalistes.
Selon le président et chef de la direction de la Banque Nationale, Louis Vachon, il ne s'agit pas d'un «problème systémique» au sein de l'industrie.
«On salue l'enquête de l'agence. Entre les histoires que l'on entend chez nos concurrents et un problème systémique, il y a une différence», a-t-il dit vendredi, au cours d'une entrevue, en marge de l'assemblée annuelle de l'institution financière.
M. Vachon a affirmé que la Banque Nationale avait entrepris des vérifications à l'interne depuis l'an dernier, dans la foulée du scandale ayant éclaboussé à la banque américaine Wells Fargo.
Selon lui, ce scandale survenu au sud de la frontière a été une «bonne leçon» pour l'industrie bancaire.
Dans son discours aux actionnaires, le grand patron de la sixième banque canadienne en importance a fait savoir qu'aucun problème d'envergure n'avait été découvert dans le cadre des vérifications.
«On savait que l'ACFC allait venir et nous avons accéléré nos vérifications, a précisé M. Vachon en entrevue. C'est pour cette raison que nous n'avons pas trouvé d'enjeux de ce côté.»
Dans son rapport annuel 2015-2016 - le plus récent qu'il est possible de consulter - l'ACFC dit avoir reçu 345 plaintes relevant de son mandat. De ce nombre, 95 concernaient les codes de conduite.  La Presse canadienne