Affaires express

Il quitte la salle d'audience et sa requête est rejetée

Un travailleur qui avait porté plainte contre son syndicat et qui avait quitté la salle d’audience sans demander l’autorisation du juge, en affirmant plus tard avoir eu un malaise, a vu sa requête en révocation rejetée par le tribunal. 

Le Tribunal administratif du travail avait rendu une décision, le 22 février 2018, rejetant les trois plaintes que le travailleur, René Viens, avait déposées contre le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec pour manquement à son devoir de représentation.

Lors de l’audience du 22 février, M. Viens avait demandé une remise, laquelle avait été refusée. Il avait alors demandé au juge administratif de se récuser; celui-ci avait refusé. Puis la demande de récusation avait été rejetée par un autre juge, le même jour.

M. Viens avait alors été informé du fait que le juge saisi de ses trois plaintes contre son syndicat était prêt à poursuivre immédiatement l’audition de la cause.

Mais à la reprise de l’audience, l’homme avait quitté la salle sans justifier son absence. Le juge avait procédé sans lui. Et, comme il n’avait pu, en raison de son absence, étayer les faits au soutien de ses prétentions, le juge administratif avait rejeté ses plaintes.

Le 15 mars, M. Viens avait donc demandé de révoquer cette décision. Il avait soutenu qu’il avait quitté l’audience, en février, parce qu’il avait éprouvé un «malaise». Sauf que «ce dernier reconnaît qu’à la suite de son malaise, il a été en mesure de se rendre à son domicile par ses propres moyens, l’autobus, et qu’il n’a pas informé le juge administratif de son état, ni obtenu au préalable son autorisation avant de quitter la salle d’audience», écrit le juge administratif François Caron.

Et son affirmation n’était appuyée par aucun certificat médical.

Le juge administratif a estimé que les déclarations du travailleur concernant son état «ne sont pas crédibles ni fiables». «L’enregistrement de l’audience révèle que le plaignant a même déclaré au juge administratif: «si vous rejetez ma demande de remise, moi je sors d’icitte» et ce, à deux reprises.»

«Les déclarations du plaignant à l’audience du 22 février 2018, lorsqu’il annonce son intention de déserter ou quitter la salle d’audience après qu’une décision de gestion d’instance lui ait été défavorable contredisent son affirmation selon laquelle son départ a pour origine un malaise», écrit le juge administratif Caron.

Sa demande de révocation de la décision a donc été rejetée.

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Vent  d'optimisme chez les entrepreneurs

Les entreprises canadiennes semblent portées par un vent d’optimisme et leurs prévisions de ventes restent robustes, grâce à la solide demande, tant au pays qu’à l’étranger, selon les résultats de l’enquête de la Banque du Canada sur les perspectives des entreprises.

L’indicateur de l’enquête de la banque centrale a atteint son plus haut niveau depuis le deuxième trimestre de 2011, et les réponses à la plupart des questions du sondage se situaient au-dessus des moyennes historiques, a expliqué la banque.

Cependant, la quasi-totalité des réponses ont été soumises à la banque avant que les États-Unis annoncent l’imposition de tarifs sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada.

L’escalade des tensions entre le Canada et les États-Unis, incluant les menaces de tarifs additionnels pour le secteur automobile, ont soulevé des inquiétudes pour l’économie.

L’enquête réalisée auprès d’environ 100 entreprises a montré que le solde des opinions quant à la croissance des ventes futures était légèrement positif, puisque les firmes tournées vers le marché intérieur, incluant celles liées au marché de l’habitation dans certaines régions, s’attendent à une modération de la croissance.

La banque centrale a noté que les entreprises qui étaient optimistes en ce qui a trait à leurs perspectives de ventes s’attendaient souvent à profiter d’une demande soutenue à l’étranger et au Canada, d’une amélioration des prix des produits de base, ou du lancement de nouveaux produits ou projets pour accroître leurs parts de marché.