Le premier ministre élu, François Legault

AEUMC: une «priorité à court terme» pour Legault

Le futur premier ministre du Québec, François Legault, n’a pas l’intention de rester muet au sujet de la nouvelle entente qui remplacera l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Il a qualifié ce dossier comme étant une «priorité à court terme».

Au lendemain de son élection, lors de son premier point de presse, M. Legault a assuré que ses troupes allaient soutenir les producteurs agricoles du Québec.

«Je vais tout faire pour les défendre et les soutenir», a indiqué le nouveau patron.

Il a toutefois précisé avoir besoin de plus d’informations avant de pouvoir dire s’il allait tenter par tous les moyens de bloquer cette entente, comme l’avait avancé son rival, lundi, le premier ministre sortant Philippe Couillard. Ce dernier évoquait même la possibilité d’entamer des procédures judiciaires.

«J’ai parlé lundi soir [avec Justin Trudeau] de l’accord avec les États-Unis et le Mexique. J’ai des préoccupations concernant l’impact sur les producteurs agricoles», a-t-il répondu aux questions des journalistes. «Pour l’instant, nous n’avons pas établi quelles options seront privilégiées», poursuit-il.  

M. Legault prévoit discuter davantage de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, la semaine prochaine lors du sommet de la Francophonie, en Arménie.


« Je vais tout faire pour les défendre et les soutenir »
François Legault, au sujet des producteurs agricoles du Québec.

Mardi, un échange téléphonique était aussi prévu avec la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, pour faire le point. Rappelons qu’Ottawa a déjà promis que les agriculteurs touchés seront indemnisés.

En après-midi, aucune information n’avait encore circulé au sujet des discussions entre M. Legault et Ottawa. Il n’avait pas encore rencontré les Producteurs de lait du Québec, avançait La Presse canadienne.

Parmi les grandes lignes de l’AEUMC, le Canada a accordé aux Américains 3,59 % du marché des produits laitiers et les tarifs sur les exportations d’acier et d’aluminium ont été maintenus.

Depuis le 1er juin dernier, des tarifs douaniers américains de 25 % sont entrés en vigueur sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium en provenance du Canada.

Du côté du commerce en ligne, les consommateurs canadiens verront leur facture diminuer. Les taxes et les frais de douane ont été revus. L’entente a aussi permis d’éviter l’imposition de tarifs pour l’industrie automobile.