La plainte contre Aimia portait sur l’expiration des points et la fermeture des comptes Aéroplan.

Aéroplan: Aimia règle une poursuite vieille de 9 ans

TORONTO — Le gestionnaire de programme de fidélisation Aimia a accepté de régler une plainte vieille de neuf ans portant sur l’expiration des points Aéroplan et la fermeture des comptes Aéroplan — ouvrant la voie à une remise de points aux membres admissibles du programme.

Aimia déposera un montant fixe de points Aéroplan dans les comptes des membres admissibles si un tribunal approuve une entente de règlement annoncée vendredi.

Les détails concernant les personnes admissibles et d’autres informations précises ne sont pas rendus publics pour le moment, car le règlement est soumis à l’approbation de la Cour supérieure du Québec, a expliqué Aimia.

Le Merchant Law Group a lancé l’action collective nationale en juillet 2009, près de trois ans après qu’Aimia a annoncé, en octobre 2006, qu’elle modifierait les règles d’accumulation et de rachat des points Aéroplan.

La poursuite visait la décision d’Aéroplan d’annuler les points s’il n’y avait aucune activité dans le compte d’un membre au cours d’une période continue de 12 mois, ainsi que sa décision d’annuler des points s’ils ne’étaient pas utilisés dans les sept ans suivant leur acquisition.

Aéroplan a éliminé la date d’expiration de sept ans pour les points en juin 2013, mais continue d’annuler les comptes s’il n’y a aucune activité d’accumulation ou d’échange au cours des 12 derniers mois.

Aimia a fait valoir vendredi que l’entente sur l’action collective proposée était une solution positive pour les membres et les détenteurs de parts.

L’avocat Tony Merchant a indiqué vendredi, lors d’un entretien téléphonique, qu’il était optimiste quant à l’audience du tribunal québécois au mois de septembre et qu’il s’attendait à une décision rapide.

La société s’est engagée à trouver les membres Aéroplan admissibles à une rémunération, à calculer le nombre de points qui leur sont dus et à déposer les points dans leurs comptes, a-t-il déclaré.

«À mon avis, Aéroplan a agi de manière responsable en acceptant un règlement comme elle l’a fait», a estimé M. Marchand. «Il s’agit d’un genre de règlement très favorable aux bénéficiaires.»

Une opinion qui est partagée par Gabor Forgacs, professeur agrégé à l’Université Ryerson, spécialisé dans le tourisme, l’hospitalité et la valorisation de marque.

«Cela n’a pas de sens, du point de vue commercial, de créer une certaine animosité envers vos clients fidèles.»

En outre, une partie importante des points de fidélité valides n’est pas convertie en billets d’avion, a-t-il ajouté.

«Les clients ne trouvent jamais la bonne occasion, ou ils l’oublient ou ils ne suivent pas leur compte. Donc, quelle que soit la raison, en tant qu’entreprise, il est inutile de la limiter puisqu’elle est gaspillée en grande partie.»

Cependant, les consommateurs aiment collecter des points, en particulier les voyageurs d’affaires qui peuvent les utiliser pour des voyages en famille, et les compagnies aériennes ont découvert que les données collectées auprès de leurs clients peuvent être extrêmement utiles.

«S’ils parviennent à déplacer minimalement l’aiguille du résultat en se montrant plus futés, avec toutes ces données, cela se traduit par des millions de dollars», a observé M. Forgacs.

La semaine dernière, la société montréalaise Aimia a signé un accord de principe portant sur la vente du programme de fidélisation Aéroplan à un groupe dirigé par Air Canada, qui comprend notamment la Banque TD, la Banque CIBC et Visa Canada.

Le consortium a également accepté d’assumer un passif d’environ 1,9 milliard $ lié au rachat de points Aéroplan après l’expiration de l’accord à long terme avec Aimia, en juillet 2020.