Pour son 50e anniversaire, le Festival d’été a accueilli le nombre record de 378 790 participants.

Achalandage record en 2017 au FEQ

EXCLUSIF / En cette période olympique, il est de mise de dire que les records sont faits pour être battus. La citation s’applique également au Festival d’été de Québec. Au cours de son édition 2017 — sa cinquantième — le FEQ a recensé exactement 378 790 participants.

Effacez immédiatement du livre des records la performance de 2008 — l’année du 400e anniversaire de la ville de Québec — alors que l’événement estival avait attiré 373 000 participants.

Le nombre d’entrées sur les sites est passé de 1,7 à 1,8 million. 

Pour le directeur général par intérim du FEQ, Claude Doré, l’effervescence entourant le cinquantenaire du FEQ a fait en sorte d’attirer encore plus de festivaliers. C’est aussi le résultat d’un engouement particulier des touristes à l’égard la capitale qui se manifeste depuis déjà quelques années. «Ajoutez que nous continuons d’offrir un produit affichant un rapport qualité-prix imbattable. Cent dollars pour un événement qui se déroule sur 11 jours. Essayez de battre ça!»

Le Soleil a pris connaissance, mardi, de l’étude de provenance et d’achalandage et de celle sur les retombées économiques réalisées respectivement par SOM et KPMG à l’occasion de l’édition 2017 du FEQ qui s’est tenue du 6 au 16 juillet.

KPMG estime que les retombées économiques du FEQ en 2017 s’élèvent à 26,5 millions $. Il s’agit, entre autres, des dépenses de transport, de restauration, d’hébergement et autres.

Le FEQ apporte également de l’eau au moulin des gouvernements du Canada et du Québec en recettes fiscales. Ce montant était de 5,9 millions $ pour l’édition de 2017.

Précisons qu’il s’agit ici exclusivement des dépenses des visiteurs résidant hors de la région de Québec et qui se déplacent dans la capitale spécifiquement pour assister au FEQ.

Nouvelle méthodologie

Cette donnée repose sur la nouvelle méthodologie retenue par l’ensemble des grands festivals et événements québécois pour déterminer leur apport à l’économie locale et nationale. 

Pendant de nombreuses années, des événements et des festivals ont surestimé leurs retombées économiques pour jeter de la poudre aux yeux à leurs bailleurs de fonds. 

Le gouvernement du Québec et le Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI) se sont entendus afin qu’une approche uniforme soit adoptée par tous.

Chose certaine, personne ne pourra accuser le FEQ de gonfler ses chiffres. 

En effet, la direction évaluait, ces dernières années, que les retombées économiques de l’événement avoisinaient 25 millions $.

Pour sa gouverne, le FEQ a demandé à KPMG de comptabiliser les dépenses des gens qui sont venus à Québec en partie pour participer au festival et non pas spécifiquement à cette fin. Les retombées économiques atteignent dans ce cas 30,3 millions $.

Et les «locaux»?

Claude Doré avoue que ça le «chatouille» un peu de ne pouvoir ajouter à son bilan des retombées économiques l’apport des «locaux», c’est-à-dire des gens de la région de Québec.

«Je connais des gens qui ne vont pas dans le Maine pendant une semaine pour rester à Québec et participer au festival. Pendant une semaine, ils vont dépenser des sous à Québec. Pas aux États-Unis. Nous faisons la rétention de billets verts ici. Et nous n’en tenons pas compte dans notre performance.»

Par ailleurs, l’étude de provenance et d’achalandage réalisée par SOM soutient qu’un détenteur d’un laissez-passer résidant dans la région de Québec l’a utilisé — ou l’a partagé — 3,3 fois pendant l’édition de 2017. Les visiteurs, eux, ont assisté en moyenne 2,4 fois à l’événement durant leur passage à Québec. 

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LA MANNE DES TOURISTES HORS QUÉBEC

«Ma job, c’est d’amener des touristes à Québec. Des nouveaux dollars dans la région.»

Claude Doré est associé au Festival d’été de Québec (FEQ) depuis 2003. «Je suis arrivé six mois après Daniel Gélinas.»

À la suite du départ de ce dernier en septembre, Claude Doré est devenu directeur général par intérim.

C’est lui qui «livrera» la 51édition du FEQ.

Avec son équipe, il annoncera la programmation le 7 mars. 

La veille, ça sera la journée de la prévente exclusive Desjardins (90 $). Le lendemain, la vente pour le grand public (100 $).

Des touristes en ville, le FEQ en attire de plus en plus.

En 2015, la proportion de visiteurs résidant hors Québec était de 16 %. Deux ans plus, elle atteignait 19 %.

L’étude de retombées économiques de KPGM révèle que les festivaliers venus du reste du Canada, des États-Unis et d’ailleurs dans le monde ont dépensé 7,2 millions $.

Quant aux visiteurs du Québec, de passage au FEQ, ils ont sorti 14,6 millions $ de leur portefeuille.  

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EN CHIFFRES

  • 38 % Le pourcentage de festivaliers en 2017 qui n’habitaient pas la région de Québec
  • 85 % Le pourcentage des festivaliers québécois affirmant être venus dans la capitale surtout (66 %) ou en partie (19 %) pour le festival
  • 36 % Le pourcentage des festivaliers résidant hors Québec affirmant qu’ils sont venus dans la capitale principalement (24 %) ou en partie (12 %) pour le FEQ
  • 137 250 Le nombre de nuitées-personne attribuables au FEQ