En appui aux comités de négociation, quelques centaines de travailleuses et travailleurs de la fonction publique ont manifesté devant les bureaux du Conseil du trésor vers midi, sur la Grande Allée à Québec.

«À fonction égale, salaire égal», scande le SFPQ

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) procédait vendredi au dépôt de ses demandes — ou de sa demande plutôt —, dans le cadre du renouvellement des conventions collectives du secteur public. Afin de combler le fossé qui sépare la fonction publique du reste du Québec, le SFPQ revendique une augmentation du salaire de ses membres.

En appui aux comités de négociation, quelques centaines de travailleuses et travailleurs de la fonction publique ont manifesté devant les bureaux du Conseil du trésor vers midi, sur la Grande Allée à Québec.

Armés de crécelles et de trompettes, ils ont scandé leur perte de pouvoir d’achat et leur appauvrissement. «Les salaires sont le nerf de guerre», laisse tomber le président général du SFPQ, Christian Daigle.

Parce que les syndiqués sont «écoeurés», les comités de négociation promettent de faire les choses autrement, cette fois.

«D’habitude, on ramasse tous les points de la convention collective qu’on veut modifier et on les dépose au Conseil du trésor. On arrive avec 200 ou 300 demandes, fait valoir M. Daigle. Aujourd’hui, on arrive avec une seule demande : améliorer les conditions de travail de nos syndiqués en offrant des salaires décents.»

Le gouvernement Legault fait fausse route s’il va de l’avant avec son intention de limiter les augmentations de salaire à l’inflation, selon le SFPQ. «Les ouvriers et les fonctionnaires accusent un retard sur le plan de la rémunération par rapport à l’ensemble des autres salariés», rappelle le syndicat.

«Les techniciens en travaux publics gagnent 25% plus cher au privé, et 50% plus cher au municipal. Les électriciens, 35% de plus au privé et 67% de plus au municipal», illustre M. Daigle.

Selon lui, une augmentation salariale règlerait du même souffle les problèmes d’attraction et de rétention des employés de la fonction publique. «Avec le manque de main-d’oeuvre, le gouvernement n’a pas le choix d’aller en sous-traitance, ce qui est illogique parce que ça coûte plus cher.»

Une quarantaine de concours pour entrer dans la fonction publique sont ouverts «à temps plein», poursuit le président. «Il manque des milliers de personnes dans plusieurs quarts de métiers : agent de secrétariat, pilote d’aéronefs, techniciens en travaux publics ou techniciens forestiers.»

La négociation entamée vendredi porte sur le renouvellement des conventions collectives de près de 26 000 employés de bureau et techniciens, et de quelque 4000 ouvriers travaillant au sein de divers ministères et organismes.