Dans l'Est-du-Québec, les progrès sont importants à la commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup (CSKR). Le taux de décrochage général a diminué de 15,8 % à 9,3 %, alors qu'il a chuté de façon spectaculaire dans les rangs des garçons, passant de 23,8 % à... 9,9 %.

80 % des parents sous-estiment les coûts des études postsecondaires

Près de 80 % des parents sous-estiment grandement le coût des études postsecondaires de leur enfant, selon un sondage. Environ le quart croit même que cela va leur coûter moins de 5000 $, alors que le minimum est plutôt de 37 000 $, et ce, lorsque l'enfant habite toujours le nid familial.
Seulement le tiers des 500 personnes sondées ont évalué le coût à plus de 30 000 $.
Cette très importante sous-estimation inquiète grandement la vice-présidente, services à la clientèle et gestion des contrats chez Gestion Universitas, Sonia Dupèré.
«Si les parents n'ont pas d'argent pour aider les enfants, il est plus risqué qu'ils laissent tomber leurs études. Pour nous, les conséquences sont claires puisque le manque d'argent est un facteur majeur qui amène les étudiants à cesser leurs études», explique Mme Dupèré.
«Il est à se demander si les étudiants québécois vont être en mesure de sortir de leurs études sans s'endetter, et surtout étudier ce qu'ils veulent étudier. Si les étudiants n'ont pas les moyens, c'est l'endettement assuré. On ne veut pas que les enfants abandonnent un rêve faute d'argent», ajoute-t-elle, insistant sur le fait que c'est au Québec que l'on épargne le moins.
On se demande aussi chez Universitas pourquoi seulement 44 % des parents épargnent en vue des études postsecondaires de leur enfant. «Est-ce que les parents ont un sentiment de gratuité des études au Québec et donc ne voient pas la nécessité d'épargner? C'est la question qu'on se pose en ce moment et on mise sur ce sondage pour mettre à jour les parents.»
De plus, 70 % des répondants n'étaient pas au courant des subventions de 30 à 60 % sur chaque dollar investi. «Avec une épargne de 1000 $ par année, c'est 300 $ qui s'ajoute, c'est considérable», conclut Mme Dupèré.
Le sondage CROP qui révèle ces données a été demandé par le fonds d'épargne-études Universitas, qui célèbre cette année ses 50 ans.
Des cas sous-évalués
Le montant minimum calculé par le fond Universitas pour l'éducation postsecondaire est de 37 000 $, et ce, uniquement pour deux années de cégep et trois années universitaires, alors que l'étudiant habite chez ses parents. «On comprend que dès qu'une session s'ajoute, c'est des frais de plus. Même chose pour les étudiants qui doivent quitter le nid familial pendant leurs études», explique Sonia Dupèré.  Autres cas sous-évalués financièrement, les métiers professionnels. «Trop souvent, on sous-estime le fait qu'une bonne partie des formations pour les métiers professionnels se donne loin du domicile des étudiants, dans une région particulière, à un ou plusieurs endroits», souligne Mme Dupèré. Pour un programme où l'étudiant doit s'expatrier, on ajoute 17 000 $ à la facture.