Les grandes banques canadiennes devraient une fois de plus dévoiler des profits trimestriels en hausse, d'après les analystes, alors qu'elles devraient avoir profité du raffermissement de l'économie.

61 200 $ par année pour faire partie du club des 10 % les plus riches au Québec

Pour faire partie du groupe des 10 % les plus riches au Québec, il fallait gagner au moins 61 200 $ après impôt en 2014. Et le revenu moyen des personnes appartenant à ce club sélect s'établissait à 85 700 $.
Tels sont les principaux constats faits par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) qui a publié un article, mardi, visant à répondre à la question suivante : Qui fait partie du groupe de 10 % dont le revenu est le plus élevé dans la Belle Province?
Selon l'ISQ, le groupe des 10 % les plus riches détient 27 % de la somme de tous les revenus de la population québécoise de 16 ans et plus.
Les hommes sont «nettement» surreprésentés dans le club des 10 % les plus riches par rapport à leur poids démographique. «Alors qu'ils forment 49 % de la population des 16 ans et plus, ils représentent 68 % du groupe des 10 % des Québécois les plus riches», note l'article de l'ISQ en prenant soin de préciser de la surreprésentation des hommes a connu un «déclin» au cours des dernières décennies. En 1976, 90 % des Québécois appartenant au club des 10 % les plus riches étaient des hommes. «Entre 1976 et 2014, la représentation des femmes dans ce groupe a plus que triplé, passant de 10 % à 32 %», fait-on remarquer. 
L'ISQ montre également que le groupe des 10 % les plus riches est caractérisé par une représentation importante des personnes âgées de 45 à 64 ans, de diplômés universitaires et de propriétaires. Les immigrants sont, pour leur part, sous-représentés. Ils composent 13 % de la population québécoise, mais seulement 9 % du club des plus riches.
La principale source de revenus des Québécois appartenant au groupe des 10 % les plus riches provient de leur emploi (84 %). Suivent le revenu de placement (7 %) et les prestations des régimes de retraite privés, dont les REER et les régimes d'employeurs (5 %). 
À l'échelle canadienne, les Québécois représentent seulement 13 % du groupe des 10 % les plus riches d'un océan à l'autre, et ce, malgré le fait qu'ils composent près du quart de la population canadienne. La Belle Province perd des plumes à ce chapitre puisque l'on comptait, en 1976, 21 % de Québécois dans le club des 10 % les plus riches au Canada.