Phytimpact prévoit produire une poudre de bleuet de base.

6 M$ pour exporter les vertus du bleuet nordique

Le bleuet nordique pourrait bien exporter ses vertus à travers le monde. C'est du moins ce que vise l'entreprise Phytimpact, qui planche sur la transformation du petit fruit pour en faire une référence dans l'industrie nutraceutique, un projet ambitieux de plus de 6 millions $.
Spécialisé en biotechnologie, Phytimpact voit grand pour le bleuet de Sept-Îles. Si bien que la jeune entreprise a acquis, l'an dernier, une bleuetière de 220 hectares dans le secteur de Moisie, à l'est de la municipalité. «On commence à élaborer des produits qui proviendront du 50e parallèle», assure le président, Laurent Morin.
Lui et ses deux partenaires, tous trois de Sept-Îles, ont déjà entamé l'agrandissement de leur propriété pour atteindre une superficie exploitable de 750 hectares d'ici cinq ans et lancent une étude de faisabilité pour implanter sur leur site, une usine d'extraction des ingrédients actifs. Les premières livraisons sont prévues à l'automne 2017.
«Notre but, c'est de transformer le bleuet et lui donner une très grande valeur ajoutée», explique M. Morin. Une entente «avec un important distributeur qui a des ramifications aux États-Unis et en Asie» a d'ailleurs déjà été conclue assure le président, et une autre est en voie de l'être, cette fois dans le domaine du cosméceutique.
Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, en compagnie de Laurent Morin, président de Phytimpact, et ses partenaires, Serge Langelier et Serge Porlier.
«Le positionnement stratégique du 50e parallèle, qui représente la pureté, les grands espaces et un endroit unique de culture, attire nos clients et donne à notre région un atout indéniable», assure Phytimpact. «Tout porte à croire qu'on a vraiment un produit unique», ajoute M. Morin, au sujet du bleuet nordique. 
L'entreprise mise par ailleurs sur la recherche pour préciser davantage la teneur des ingrédients actifs du petit fruit, déjà reconnu comme étant un antioxydant. L'équipe est appuyée d'une scientifique pour assurer son développement. Pour l'heure, Phytimpact prévoit produire une poudre de bleuet de base.
Bien accueilli 
La Ville de Sept-Îles et sa corporation économique, qui offre un soutien à Phytimpact, se réjouissent du projet sur la table à dessin. «La recherche et développement, notre avenir passe par là», a indiqué le maire, Réjean Porlier. «En plus, travailler avec une ressource renouvelable, bien on assure la pérennité. C'est un très bon signal.»
D'ici cinq ans, Phytimpact espère avoir généré des investissements de plus de 6 millions $ à Sept-Îles, notamment avec l'aménagement d'une nouvelle usine d'extraction, qui devrait être aménagée en 2017. L'entreprise, fondée en 2013 à Lévis, doit créer 30 emplois «à ses débuts».