La ministre de l’Économie du Québec, Dominique Anglade, a notamment rappelé que l’entrepreneuriat était l’un des piliers de la stratégie économique du gouvernement libéral.

50 M$ pour la reprise collective d’entreprises

Le gouvernement du Québec confirme l’investissement de 50 millions $ pour aider la reprise collective d’entreprises.

Cet investissement fait partie des mesures instaurées par le gouvernement pour soutenir l’entrepreneuriat et assurer le financement des entreprises en croissance au cours des cinq prochaines années, qui totalisent plus de 440 millions de dollars.

Cette initiative avait déjà été annoncée par le ministre des Finances, Carlos Leitao, plus tôt en 2017, lors du discours sur le budget. Elle répond à une préoccupation du gouvernement, qui évalue à la hausse le nombre d’entrepreneurs québécois qui chercheront à vendre leur entreprise dans les prochaines années.

Selon les premières analyses, le programme d’appui à la reprise collective d’entreprises devrait soutenir 100 projets de reprise collective au cours des cinq prochaines années, ce qui permettrait de sauvegarder 3000 emplois au Québec.

Les coopératives pourront notamment bénéficier d’une aide financière pouvant atteindre 2 millions de dollars, et profiter d’un délai de 15 ans pour la rembourser. Ce programme sera offert à toutes les coopératives de la province. Investissement Québec sera responsable d’analyser l’admissibilité et la viabilité économique des projets qui lui seront soumis.

«On souhaite donner une impulsion pour que les gens considèrent que c’est une bonne idée» de miser sur la reprise d’entreprises par des coopératives, a déclaré la ministre de l’Économie, Dominique Anglade, en point de presse mardi après-midi.

Aussi présent à l’annonce, le ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises et au Développement économique régional, Stéphane Billette, a souligné le défi pour le Québec à faire face au problème de relève entrepreneuriale. «Tout le monde parle de la problématique de main-d’oeuvre. Au niveau de petites entreprises, des moyennes et des plus grandes, une réalité qu’on va avoir à faire face dans les cinq prochaines années, c’est la relève entrepreneuriale», a-t-il dit.

«Je pense qu’il y a un modèle ici qui peut être développé et surtout, qui permet de maintenir nos emplois en région» et la propriété des entreprises au Québec, a ajouté le ministre.

Aussant ravi

«Ça reconnaît l’utilité et l’importance de l’entrepreneuriat collectif au Québec. [...] Pour nous c’est une très bonne nouvelle, c’est un outil de plus qui s’ajoute dans la gamme d’outils» pour développer cette forme d’entrepreneuriat, a réagi le directeur général du Chantier de l’économie sociale, Jean-Martin Aussant.

«Le modèle d’affaires coopératif permet de créer des entreprises qui portent nos valeurs et qui répondent à nos besoin», a quant à lui commenté Gaston Bédard, pdg du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité.

Selon des chiffres gouvernementaux, le Québec devrait compter 25 000 entrepreneurs de moins en 2018 qu’en 2008. Cette baisse d’environ 15 % serait causée par le vieillissement de la population.