La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault (droite), a profité de la Rencontre des ambassadeurs d’Haïti et d’Afrique francophone pour annoncer l’aide financière au Fonds d’investissement solidaire international de Québec (FISIQ).

3 millions $ pour l’économie solidaire

Afin d’entre autres encourager le développement économique durable ainsi que la création d’emplois pour les femmes et les jeunes dans les pays en développement, le gouvernement du Québec octroie 3 M$ au nouveau Fonds d’investissement solidaire international de Québec (FISIQ).

Voilà quatre ans que l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) travaille sur ce projet innovateur. Le nouvel outil financier socialement responsable permettra d’accroître la portée de l’action internationale du Québec.

«Pourquoi ce FISIQ? Parce que depuis 50 ans que des organismes québécois qui ont des partenariats avec des organismes de partout dans le monde ont identifiés ce besoin d’avoir accès à du financement, pour développer les entreprises et développer leur collectivité», explique Michèle Asselin, directrice générale de l’AQOCI. 

«C’est dur pour ces organismes d’obtenir du financement des institutions bancaires de leur pays, trop souvent elles n’ont pas de patrimoine et les institutions considèrent que c’est trop risqué. On va poursuivre notre travail d’accompagnement technique, mais par le FISIQ on va leur permettre d’avoir accès à de l’argent pour se développer», ajoute-t-elle.

Collaboration économique 

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a profité de la Rencontre des ambassadeurs d’Haïti et d’Afrique francophone, qui se déroule à l’École nationale d’administration publique les 27 et 28 mai, pour faire l’annonce du montant octroyé.

«Ça va supporter des organisations locales des pays de la francophonie, on va les aider avec des fonds d’ici. D’une part, on les aide à développer leur propre économie, et d’autre part c’est un premier pas vers une collaboration économique avec ces pays-là», souligne-t-elle. 

L’annonce s’est faite en la présence du président du conseil d’administration du FISIQ, André D. Beaudoin.

Les activités du FISIQ pourront commencer dès septembre prochain. Comme exemple concret, M. Beaudoin a mentionné la production d’arachides au Sénégal. La vente par exportation est envisagée pour l’industrie, mais elle doit se munir d’équipements plus spécialisés afin d’offrir un produit de plus grande qualité, un produit mieux traité. Le FISIQ pourra appuyer les organisations de producteurs qui voudront aller dans cette direction.

Affaires

L'effondrement de Thomas Cook pourrait donner des maux de tête à Transat [VIDÉO]

L’effondrement du géant du voyage Thomas Cook, qui a cessé la quasi-totalité de ses activités, lundi, pourrait donner des maux de tête à Transat A.T. en raison de la fin abrupte d’un partenariat qui venait de débuter.

La société mère d’Air Transat en était à la deuxième année d’une entente échelonnée sur sept ans prévoyant l’échange d’appareils, sur une base saisonnière, avec cette société britannique fondée en 1841.

En vertu de l’entente annoncée en octobre 2017, Thomas Cook devait prêter au moins sept Airbus A321 de 199 sièges au voyagiste québécois pour l’aider à assurer des liaisons sur les destinations soleil lors de la période hivernale. Transat A.T. devait pour sa part offrir un gros porteur A330.

«Le partenariat avec Thomas Cook est mort, a indiqué le porte-parole de Transat A.T, Christophe Hennebelle, au cours d’un entretien téléphonique. On est en train de travailler pour pouvoir recevoir les avions. Nous sommes confiants, mais il y a du travail à faire.»

Selon Transat A.T., qui devrait passer dans le giron d’Air Canada l’an prochain, les premiers A321 prêtés par Thomas Cook devaient entrer en service au début du mois de novembre jusqu’à la période des Fêtes.

Néanmoins, le voyagiste travaille déjà sur des plans de contingence et n’écarte pas la possibilité de louer des appareils ailleurs.

«Nous n’attendons pas à la dernière minute, a précisé M. Hennebelle. On travaille pour recevoir les avions (de Thomas Cook) et on envisage d’autres plans pour s’assurer que les horaires soient respectés.»

La flotte permanente de Transat A.T. compte 37 avions, mais sa taille peut atteindre une cinquantaine d’appareils à certaines périodes, lorsqu’on tient compte, par exemple, des prêts.

Interrogé quant à savoir si cette situation pourrait avoir un impact financier négatif sur les résultats du voyagiste établi à Montréal, son porte-parole a répondu qu’il était trop tôt, à ce stade-ci, pour se prononcer.

En octobre dernier, Jean-François Lemay, qui dirigeait alors Air Transat - son départ avait été annoncé en novembre - avait ouvert la porte à un élargissement du partenariat entre les deux voyagistes. À l’occasion d’une entrevue accordée à l’agence Reuters, celui-ci avait évoqué notamment une mise en commun des réseaux de chacune des compagnies, ce qui ne se concrétisera pas.

Un casse-tête

Quelque 600 000 voyageurs se retrouvent coincés un peu partout dans le monde en raison de la débâcle de Thomas Cook. Les avions de quatre de ses cinq compagnies aériennes sont cloués au sol et près de 21 000 personnes ont perdu leur emploi.

La fin des activités de cette entreprise ayant vu le jour il y a 178 ans et qui a contribué à la création de l’industrie du voyage à forfait risque d’avoir des effets considérables sur l’ensemble de l’industrie touristique européenne et nord-africaine, notamment.

Nasim Lalji, qui réside à Brampton, en Ontario, devait monter à bord d’un avion de Thomas Cook depuis Londres avec son époux la semaine prochaine pour s’envoler vers la Turquie. Le couple, qui a payé 307 $ pour chaque billet, s’est fait promettre un remboursement et tentait d’effectuer une nouvelle réservation avec une autre compagnie aérienne lundi.

«Mais cela nous coûtera beaucoup plus que le prix initial», a dit Mme Lalji, au cours d’un entretien téléphonique.

Un billet à destination de l’aéroport de Dalaman depuis Londres coûtait moins de 500 $ en début de journée, mais rapidement, le prix est passé à plus de 600 $, a-t-elle souligné.

Affaires mondiales Canada a souligné que les citoyens canadiens ayant besoin d’une aide consulaire devraient contacter le centre de surveillance et d’intervention d’urgence situé à Ottawa.

«À l’heure actuelle, aucun citoyen canadien n’a été touché par l’effondrement de Thomas Cook», a-t-on fait savoir, par courriel.

Peu présent

Si Thomas Cook offrait des forfaits à destination du Canada aux touristes européens sur son site web, la présence de la multinationale est néanmoins assez limitée au Canada. En 2006, Transat A.T. avait acheté le réseau d’agences de voyage Thomas Cook Travel Limited afin de consolider sa présence en Ontario ainsi que dans l’ouest du pays.

Condor, filiale allemande du voyagiste britannique, offre notamment des vols saisonniers depuis Francfort vers Toronto, Vancouver, Calgary, Halifax et Whitehorse. L’entreprise a demandé l’aide du gouvernement allemand dans l’espoir de poursuivre ses activités.

«Il y a amplement de choix ici pour ne pas avoir besoin de faire affaire avec des voyagistes européens», a expliqué Marianne Cadieux-Laurin, chez Club Voyages Repentigny, qui a tempéré l’effet de la situation chez Thomas Cook pour les voyageurs canadiens.

Selon elle, il n’est pas «impossible» de se tourner vers ces compagnies, mais cela est «peu commun».

Robert Kokonis, président de la société de conseil torontoise AirTrav, croit lui aussi que la fin de Thomas Cook ne devrait pas avoir une incidence majeure au Canada.

«Il n’y aurait qu’un avantage (pour Air Canada) si Condor cesse ses activités, a-t-il dit. Ce transporteur n’a pas une grande capacité au pays. L’impact serait assez limité.»

Affaires

Plus de jeunes sont syndiqués

Bien que le taux de syndicalisation soit légèrement en baisse depuis 20 ans au Québec, il est plutôt en hausse chez les jeunes travailleurs de 15 à 29 ans.

Cette constatation émane d’un rapport de l’Institut de la statistique du Québec publié lundi, intitulé «Portrait statistique de la jeunesse québécoise : tendances des 20 dernières années».

Affaires

Hubert Bolduc dirigera le segment international d’Investissement Québec

Le gouvernement du Québec a nommé le président-directeur général de Montréal International, Hubert Bolduc, à la tête du nouveau segment international d’Investissement Québec chargé d’attirer les investissements étrangers et stimuler les exportations.

Dans le cadre de son mandat, M. Bolduc, qui a déjà été attaché de presse de l’ex-premier ministre péquiste Bernard Landry, devra collaborer avec Montréal International et Québec International en plus de s’assurer d’une bonne cohésion avec les ministères de l’Économie ainsi que des Relations internationales et de la Francophonie.

Le gouvernement Legault voit grand pour Investissement Québec (IQ), le bras financier de l’État québécois, car il souhaite doubler les investissements étrangers dans la province, qui sont d’environ 3,5 milliards $ par année, en cinq ans.

La nomination de M. Bolduc s’inscrit dans la cadre de la réforme de la société d’État, maintenant dirigée par Guy LeBlanc, un ami personnel du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Ancien employé d’IQ de 2014 à 2016, M. Bolduc dirigeait Mont|réal International depuis 2016. Sous sa gouverne, la métropole a vu l’investissement direct étranger (IDE) dans la métropole grimper de 1 milliard $ par année à 2,5 milliards $ l’an dernier.

Parallèlement à ses nouvelles fonctions, ce dernier continuera de diriger Montréal International jusqu’à la fin de l’année, afin que l’organisme soit en mesure de lui trouver un successeur.

Affaires

Toujours pas de date pour le retour dans le ciel du Boeing 737 MAX

NEW YORK — Plus de six mois après l’immobilisation au sol du Boeing 737 MAX à la suite de deux accidents ayant fait 346 morts, il n’y a toujours pas de date pour son retour dans le ciel, ont indiqué lundi les autorités américaines.

«La FAA continue à suivre un processus minutieux, et non un calendrier imposé, pour remettre en service l’appareil», a déclaré Steve Dickson, le nouveau patron de l’agence fédérale de l’aviation civile (FAA).

«Notre priorité est la sécurité, et (par conséquent) nous n’avons pas arrêté de calendrier pour savoir quand notre inspection sera terminée», a insisté le responsable dans un discours, transmis à l’AFP et prononcé devant ses pairs lors d’une réunion à huis clos à Montréal.

M. Dickson a en outre indiqué que la levée de l’interdiction de vol se fera pays par pays, semblant ainsi prendre acte des divergences existant entre les autorités de l’aviation civile mondiales.

Il a par ailleurs confirmé qu’il envisageait de voler lui-même dans le 737 MAX modifié avant que celui-ci ne retourne dans le ciel américain.

Interrogé par l’AFP pour savoir si cette incertitude remettait en cause l’espoir du groupe de voir voler le MAX au «début du quatrième trimestre», qui commence la semaine prochaine, un porte-parole a répondu : «Il n’y a rien de nouveau».

«Nous étions contents de présenter nos changements aujourd’hui (lundi) aux régulateurs mondiaux et allons continuer à fournir des informations alors que nous travaillons tous vers un retour en service du 737 MAX», a-t-il dit.

Dennis Muilenburg, le pdg de Boeing, va sans doute être interpellé sur cette question lors d’une intervention prévue au Club économique de New York le 2 octobre.

Le 737 MAX est cloué au sol depuis plus de six mois, un record pour un nouveau modèle. Par comparaison, le Boeing 787 était resté absent des airs pendant trois mois en 2013 après des problèmes de départ de feu lié aux batteries.

144 500 $ pour chaque victime 

La FAA examine actuellement les changements apportés par Boeing au logiciel MCAS, le système antidécrochage spécialement conçu pour le MAX et mis en cause, par des enquêtes préliminaires, dans les accidents d’Ethiopian Airlines du 10 mars dernier et de Lion Air du 29 octobre 2018.

Elle attend encore de recevoir les modifications effectuées sur le système de contrôle de vol.

Boeing a suspendu les livraisons du MAX et en a réduit la production de 20 %.

Les spéculations vont bon train.

Des experts tablent sur un retour en service au printemps 2020, tandis que des compagnies aériennes, comme SouthWest et Air Canada, ont supprimé le MAX de leurs programmes de vol au moins jusqu’à début janvier prochain.

La FAA a par ailleurs reconnu lundi que les dissensions avec les autres régulateurs, notamment les Européens et les Canadiens, n’allaient pas permettre au 737 MAX modifié de revenir dans le ciel mondial de manière simultanée.

«Chaque gouvernement prendra sa propre décision sur le retour en service de l’appareil, fondée sur un examen approfondi sur sa sécurité», a déclaré le régulateur, dont la proximité avec Boeing est dénoncée de toutes parts depuis plusieurs mois.

Les Européens, via l’Agence de l’aviation civile européenne (AESA), jugent par exemple non satisfaisante la solution de Boeing à la défaillance éventuelle des sondes d’incidence («Angle of attack»- AOA) transmettant les informations au MCAS.

Les Canadiens exigent une formation des pilotes sur simulateur, tandis que les Américains jugent suffisante une simple formation sur ordinateur ou iPad.

Il est reproché à la FAA d’avoir été la dernière autorité à clouer l’avion au sol et d’avoir confié à Boeing l’homologation des systèmes importants du 737 MAX, dont le MCAS.

Les autorités indonésiennes estiment, dans les conclusions préliminaires d’un rapport, que des problèmes dans la conception du 737 MAX et dans sa supervision ont joué un rôle important dans l'écrasement de l’appareil de Lion Air, selon le Wall Street Journal.

Un panel de régulateurs internationaux, mis en place par la FAA, devrait par ailleurs remettre dans les prochaines semaines un rapport très critique sur les relations entre Boeing et l’autorité, selon une source proche du dossier.

Boeing, qui fait face à une centaine de plaintes, a proposé lundi de verser 144 500 $ à chaque famille des 346 victimes, argent venant d’un fonds spécifique doté au total de 100 millions de dollars.

Ce montant représente un peu moins que le prix catalogue d’un 737 MAX — 110 millions de dollars.

Affaires

La grève chez GM se poursuit

NEW YORK — La grève de 49 000 employés des travailleurs unis de l’automobile (United Auto Workers) chez General Motors est entrée lundi dans sa deuxième semaine. Des progrès ont été signalés au cours des négociations, mais aucune résolution claire n’est en vue.

Les négociateurs se sont réunis pendant tout le week-end et les pourparlers ont repris lundi matin, alors que la grève entamait sa huitième journée.

Une personne informée des négociations a indiqué que les discussions portaient notamment sur les salaires et le partage des bénéfices, sur de nouveaux produits pour les usines que GM veut fermer, sur un moyen plus rapide pour les nouveaux employés d’atteindre l’échelon salarial le plus élevé et sur le recours à des travailleurs temporaires. La personne ne voulait pas être identifiée, car les détails de la négociation étaient confidentiels.

Les travailleurs ont débrayé tôt le 16 septembre, paralysant la production d’environ 30 installations de fabrication dans neuf États américains.

Déjà, la grève oblige GM à fermer deux usines canadiennes fabriquant des moteurs, des modèles de camionnette plus anciens et deux modèles d’automobiles. Si la grève se prolonge, le constructeur automobile devra probablement fermer d’autres usines au Mexique et au Canada, car des moteurs, des transmissions et d’autres composants sont fabriqués aux États-Unis. Les entreprises qui fournissent des pièces à GM devront également commencer à réduire leur production.

Les consommateurs commenceront cette semaine à voir moins de camions, de véhicules utilitaires sport (VUS) et d’automobiles sur les terrains des concessionnaires. Cox Automotive a indiqué que GM avait accumulé des stocks de véhicules, avant la grève, pour l’équivalent de 77 jours de ventes. Mais avant la grève, les réserves de gros VUS tels que le Chevrolet Tahoe étaient déjà inférieures à la moyenne de véhicules de l’industrie pour 61 jours.

Les travailleurs vont aussi commencer à ressentir de la pression. Ils ont reçu leur dernier chèque de paie GM la semaine dernière et devront commencer à vivre avec une indemnité de grève hebdomadaire de 250 $ à compter de cette semaine.

La rémunération au cœur des discussions

Le syndicat veut une part plus importante des profits de GM, qui ont cumulé plus de 30 milliards $US ces cinq dernières années. Mais la société prévoit une diminution des ventes d’automobiles dans le monde et veut aligner ses coûts de main-d’œuvre sur ceux des usines américaines des constructeurs étrangers.

Le salaire maximum des ouvriers de production est d’environ 30 $US l’heure, et le coût total de la main-d’œuvre, y compris les avantages sociaux, s’élève à environ 63 $US l’heure, contre 50 $US en moyenne dans les usines des constructeurs étrangers, principalement dans le sud des États-Unis.

Parmi les problèmes soulevés par les discussions figure la formule de partage des bénéfices, que le syndicat souhaite améliorer. À l’heure actuelle, les travailleurs touchent 1000 $US pour chaque milliard de dollars que l’entreprise gagne avant impôts en Amérique du Nord. Cette année, les travailleurs ont reçu des chèques de 10 750 $US, soit moins que les 11 500 $US de l’an dernier.

Les discussions sur les salaires représentent également un problème. La société cherche à modifier la rémunération afin qu’elle propose davantage de sommes forfaitaires liées aux gains, tandis que les travailleurs souhaitent des augmentations horaires qui resteront là si l’économie se met à se détériorer.

Les deux parties discutent également au sujet du recours à des travailleurs temporaires et aux moyens de les faire travailler à plein temps, ainsi qu’à une voie plus rapide pour amener les travailleurs nouvellement embauchés à l’échelon salarial le plus élevé de l’UAW.

GM a proposé des produits dans deux des quatre endroits où elle souhaite fermer ses usines. Il est proposé de créer une camionnette électrique pour l’usine de Detroit-Hamtramck et une usine de batteries dans la région de Lordstown, en Ohio, où elle ferme une usine d’assemblage de petites voitures. L’installation serait exploitée par une coentreprise et, bien qu’elle emploie des ouvriers de l’UAW, GM leur propose de travailler pour un salaire inférieur à celui payé par la société dans les usines d’assemblage.

Il s’agit de la première grève nationale du syndicat de l’UAW depuis 2007. Le syndicat avait alors fermé General Motors pendant deux jours.

Affaires

La faillite de Thomas Cook ou la chronique d'un désastre annoncé

LONDRES — Il aura fallu un week-end pour sceller le sort de Thomas Cook. Mais cette chute précipitée par l’intransigeance de certaines banques s’explique à la fois par des années de gestion hasardeuse, une féroce concurrence d’internet et le Brexit.

Le vénérable voyagiste britannique a mis brutalement un terme lundi matin à 178 ans d’histoire, depuis que son fondateur, Thomas Cook, avait inventé en 1841 le tourisme moderne au début de l’ère victorienne.

Sa faillite brutale n’est pas une surprise compte tenu de l’état de santé du groupe qui n’en finissait pas de se dégrader depuis dix ans, avec une dette gigantesque de plus d’un milliard de livres.

«La dette n’a été que le symptôme d’un mal profond. Thomas Cook a échoué parce qu’il n’a pas su évoluer avec son temps», explique Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

De son côté, le gouvernement britannique, qui a ouvert une enquête, a estimé qu’il «y avait plusieurs raisons compliquées derrière la faillite», selon une porte-parole de Downing Street.

Le tournant peut être daté de 2007 quand le groupe se lance dans le rachat de MyTravel, un spécialiste britannique du voyage organisé traditionnel.

Cette acquisition au prix fort sera difficile à digérer, au moment même où le modèle du groupe est remis en question par l’essor des vacances achetées sur internet.

Au début des années 2000, il avait déjà acheté les agences Havas, puis le réseau du voyagiste Jet Tours, deux groupes français qui ont connu leur heure de gloire dans les années 80 et 90.

Quelques années plus tard, en 2011, le groupe traverse une sévère zone de turbulences en raison du printemps arabe en Tunisie et en Égypte, qui refroidit de nombreux touristes européens.

Le marché sans pitié

Il frôle alors la faillite une première fois et ne doit son salut qu’à une nouvelle injection d’argent de ses créanciers, ce qui alourdit son endettement et va le contraindre à dépenser des centaines de millions de livres en intérêts.

Ainsi fragilisé, il affrontait depuis deux ans une nouvelle tempête entre les incertitudes du Brexit, qui a encouragé beaucoup de touristes à repousser leurs vacances, la chute de la livre, qui pèse sur ses comptes, et une vague de chaleur qui a incité beaucoup d’Européens à passer leurs vacances près de chez eux plutôt qu’à rechercher le soleil lointain.

Le groupe a multiplié les avertissements sur résultats et creusé ses pertes, l’action s’est effondrée: elle ne valait plus que 3,45 pence, soit 0,0345 livre, vendredi soir, contre 1,2 livre début 2018.

Cela n’a pas empêché les dirigeants d’empocher quelque 20 millions de livres au cours des cinq dernières années malgré leur incapacité à remettre Thomas Cook sur les rails, a noté la presse britannique.

Coup de grâce

L’annonce au printemps d’une prise de contrôle de l’activité de voyagiste par le chinois Fosun, déjà propriétaire de Club Med, a redonné un peu d’espoir. Les créanciers devaient, dans le cadre de cet accord, reprendre la compagnie aérienne pour près d’un milliard de livres.

Mais cela n’a pas suffi aux yeux de certains bailleurs de fonds, en particulier les banques RBS et Lloyds, qui ont exigé en fin de semaine dernière que le groupe trouve 200 millions de livres de plus pour assurer sa survie jusqu’à novembre 2020.

«Les banques lui ont coupé l’herbe sous le pied», selon M. Wilson.

De source proche du dossier, au-delà des banques, c’est le montage même prévu avec Fosun qui suscitait des doutes, certains jugeant qu’il y avait beaucoup à perdre tant la situation de Thomas Cook était devenue précaire.

Résultat, malgré des réunions de la dernière chance tenues à Londres au cours du week-end, personne n’a voulu mettre plus d’argent, et surtout pas le gouvernement conservateur, qui a pour principe de ne pas intervenir en cas de faillite d’une entreprise privée.

Un soutien du gouvernement à Thomas Cook, nationalisé entre 1948 et 1972, «ne l’aurait maintenu à flot que pour très peu de temps», se justifiait sur la BBC lundi le ministre des Transports, Grant Shapps.

Selon lui, «le groupe avait des difficultés profondes à évoluer dans le secteur du voyage qui s’est éloigné des agences de centre-ville pour se tourner vers les réservations en ligne». Les 22 000 employés du groupe, dont 9000 Britanniques, pourraient en payer le prix.

Affaires

Une coalition exige une réforme de l'assurance-emploi

Des représentants du Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi.

Mécontent de l’absence de ce sujet dans l’actuelle campagne électorale fédérale, le CNECC s’est inscrit comme «tiers» auprès du directeur général des élections du Canada afin de déployer une campagne de publicité au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Affaires

Le voyagiste Thomas Cook fait faillite, opération de rapatriement massive

LONDRES — Le plus ancien voyagiste du monde, le britannique Thomas Cook, s’est déclaré lundi en faillite après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie, déclenchant le rapatriement sans précédent de ses quelque 600 000 clients en vacances dans le monde.

Les autorités britanniques notamment vont devoir organiser le retour de 150 000 de leurs ressortissants, deux fois plus que lors de la faillite de la compagnie aérienne Monarch il y a deux ans.

«Le gouvernement et l’Autorité de l’aviation lancent l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’histoire en temps de paix», a ainsi fait valoir le département britannique des Transports dans un communiqué.

Le groupe a expliqué que «malgré des efforts considérables» au cours du week-end, «les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat».

En parallèle, l’Autorité britannique de l’aviation (CAA) a affirmé que Thomas Cook, «tour opérateur et compagnie d’aviation, a cessé ses activités avec effet immédiat. Toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées».

Les cabinets AlixPartners et KPMG devraient être nommés administrateurs des différentes filiales du groupe.

Le patron du voyagiste, Peter Fankhauser, a souligné que «bien qu’un accord ait été déjà largement approuvé, une requête pour des fonds supplémentaires ces derniers jours a présenté une difficulté qui s’est révélée insurmontable».

Le destin du voyagiste s’est en effet joué en quelques jours : des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (330 millions $CAN) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres (1,5 milliard $CAN) et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain.

«C’est un profond regret pour le conseil d’administration et moi de ne pas avoir réussi. Je tiens à m’excuser auprès de nos millions de clients, nos milliers d’employés, fournisseurs et partenaires qui nous soutiennent depuis des années», ajoute-t-il, déplorant aussi un «jour profondément triste pour une entreprise pionnière du voyage organisé».

Né en 1841, le tour opérateur indépendant le plus vieux du monde, compte 22 000 employés dont 9000 au Royaume-Uni qui vont beaucoup se retrouver au chômage dès lundi.

Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et de la frilosité de touristes inquiets du Brexit notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres (2,5 milliards $CAN) pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards (16,5 milliards $CAN).

Opération Matterhorn 

Les autorités britanniques ont activé un plan d’urgence surnommé «Opération Matterhorn», du nom d’une campagne de bombardement américaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.

«Les clients qui sont à l’étranger doivent consulter le site www.thomascook.caa.co.uk et ne se rendre à l’aéroport que lorsqu’ils ont un vol alternatif confirmé», enjoint la CAA qui précise les numéros des lignes téléphoniques spéciales ouvertes pour aider les voyageurs (0300 303 2800 en Grande-Bretagne et Irlande, +44 1753 330 330 depuis l’étranger).

La CAA ajoute avoir sécurisé des avions spéciaux pour cette opération colossale qui devrait durer jusqu’au 6 octobre, même si certains touristes pourront rentrer par des vols commerciaux. Elle rappelle que les voyages organisés bénéficient de la garantie ATOL, qui découle d’une directive européenne.

Cette législation s’applique aux autres membres de l’UE, notamment la France et l’Allemagne qui ont de gros contingents de clients de Thomas Cook, et ces derniers devraient bénéficier de fonds de garantie locaux.

«Vu l’ampleur de la situation, quelques perturbations sont inévitables, mais la CAA va faire son possible pour ramener les gens chez eux aussi près de la date prévue que possible», que ce soit pour les gens couverts par ATOL ou non.

La CAA relève que les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas encore utilisé auront droit à «un remboursement complet», et que ceux qui sont coincés à l’étranger pourront aussi recouvrer les frais encourrus sur place si leur retour est retardé.

Affaires

Brexit: craintes pour la fabrication de voitures

BRUXELLES — L’industrie automobile européenne a mis lundi en garde contre les effets catastrophiques d’un Brexit sans accord, estimant qu’un «no deal» ferait l’effet d’un «séisme» sur la fabrication de voitures en Europe.

«Le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord déclencherait un séisme pour les conditions commerciales, avec des milliards d’euros de taxes risquant d’affecter le choix des consommateurs des deux côtés de la Manche», estiment l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), celle des sous-traitants (CLEPA) et 21 associations nationales dans un communiqué conjoint.

«Le Brexit n’est pas seulement un problème britannique, nous sommes tous concernés dans l’industrie automobile européenne, et même au-delà,» a déclaré Christian Peugeot, président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), cité dans le communiqué.

Un Brexit chaotique porterait un coup «sévère» aux chaînes d’approvisionnement à flux tendus qui s’étendent au-delà des frontières internationales, ont averti les associations.

«Les industries automobiles de l’UE et du Royaume-Uni ont besoin d’un commerce sans heurts et seraient gravement pénalisées par des taxes et charges administratives pesant sur les pièces détachées et les véhicules», a estimé Bernhard Mattes, président de l’association de l’industrie automobile allemande (VDA).

«Par conséquent, le Royaume-Uni et l’Union européenne devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un Brexit sans accord», a-t-il plaidé.

Les associations de constructeurs européens évaluent le surcoût lié aux droits de douane supplémentaires en cas de Brexit désordonné à quelque 5,7 milliards d’euros.

Pagaille prévisible

Des géants de l’automobile comme l’allemand BMW, le français PSA et le japonais Nissan possèdent actuellement des usines en Grande-Bretagne, dont l’avenir semble compromis en cas d’un «no deal».

Le patron de PSA, Carlos Tavares, avait prévenu en juillet que le constructeur était prêt à fermer l’usine britannique de Ellsmere Port et transférer l’activité en Europe continentale si le Brexit tournait mal.

Le fabricant de voitures premium BMW a indiqué début septembre qu’il allait arrêter deux jours son usine britannique d’Oxford autour de la date prévue pour le Brexit, soit le 31 octobre, illustrant la pagaille prévisible dans le secteur autour de cette échéance. Et Nissan avait fait savoir dès mars qu’il allait cesser de produire ses modèles dans son usine à Sunderland, dans le nord-est de l’Angleterre.

«Un Brexit sans accord aurait un impact immédiat et dévastateur sur l’industrie, sapant la compétitivité et engendrant des dommages irréversibles et sévères», a commenté Mike Hawes, président de l’Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) britannique.

Les investissements dans l’industrie automobile britannique ont déjà subi un inquiétant coup d’arrêt au premier semestre en raison des incertitudes du Brexit. Entre janvier et juin, les nouveaux investissements annoncés ont fondu à 90 millions de livres (98,2 millions d’euros), soit une chute de 70 %.

Affaires

Négociations du secteur public: Legault veut garder de bons ingénieurs

MONTRÉAL — Alors que la négociation avec le demi-million d’employés de l’État doit commencer à la fin de l’automne, le premier ministre François Legault se dit conscient des difficultés d’attirer et de retenir certains professionnels au sein de l’appareil d’État, comme les ingénieurs et les informaticiens.

Les ingénieurs à l’emploi du gouvernement se plaignent depuis des années du fait qu’ils sont bien moins rémunérés au sein des ministères que s’ils travaillaient au sein d’une firme privée de génie. Cette question avait même été discutée devant la Commission Charbonneau, puisque l’État perd à cause de cela une partie de son expertise.

Il en est de même pour les informaticiens, à l’heure où la protection des renseignements personnels préoccupe de plus en plus.

La semaine dernière, à l’issue du caucus de ses députés à Rivière-du-Loup, le premier ministre avait ouvert la porte à des hausses de salaire plus marquées pour les préposés aux bénéficiaires et les enseignants, puisqu’il y a pénurie de personnel pour ces deux titres d’emploi dans les secteurs public et parapublic.

Le premier ministre Legault avait alors affirmé que les employés du secteur public ne devraient pas s’attendre à toucher des augmentations de salaire supérieures à l’inflation, sauf quelques exceptions, comme les préposés aux bénéficiaires et les enseignants au bas de leur échelle de salaire.

Or, vendredi, le premier ministre invitait justement les jeunes à étudier en sciences, lors d’une conférence de presse au nouveau Complexe des sciences de l’Université de Montréal. Il disait vouloir davantage d’ingénieurs, notamment.

Le problème des écarts

Interrogé sur la rémunération des ingénieurs et des informaticiens travaillant pour l’État, dans ce contexte, le premier ministre Legault s’est dit conscient du problème que les écarts de rémunération pouvaient poser. «Ça fait partie des problèmes que Christian Dubé, le président du Conseil du trésor, est en train de regarder», a-t-il noté.

«Effectivement, il ne faudrait pas que le gouvernement, ce soit un peu comme une école, et que quand il y a de l’expérience, les gens s’en vont dans le privé, parce qu’ils sont mieux payés», a-t-il illustré.

«Moi, je veux avoir des bons ingénieurs, entre autres au ministère des Transports, pour être certain qu’on respecte nos budgets, qu’on ne se fait pas avoir avec la corruption, donc qu’on connait notre affaire. C’est un des dossiers qu’on regarde avec le Conseil du trésor», a ajouté le premier ministre.

Affaires

Association entre ULaval nouvelles et Groupe Capitale Médias

L’équipe d’ULaval nouvelles s’est associée au Groupe Capitale Médias et à Omerlo Technologies pour développer la nouvelle plateforme de contenus, aussi utilisée par les quotidiens du groupe.

Des nouvelles de l’Université Laval produites par l’équipe de communications sont aussi dorénavant diffusées dans la section «ULaval nouvelles» sur la plateforme numérique des journaux Le Soleil, La Tribune, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien et La Voix de l’Est

«L’Université Laval est fière de renforcer son partenariat en information avec le Groupe Capitale Médias, dont les médias assurent un rôle historique et fondamental dans la diversité médiatique québécoise», a indiqué la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours. 

«Notre équipe ULaval nouvelles ajoutera désormais sa plume et son regard à cet écosystème numérique d’informations.» Sur la photo, de gauche à droite : Michaël Drolet, directeur projets spéciaux du Groupe Capitales Médias, Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim du Groupe Capitales Médias, Claude Gagnon, pdg du groupe Capitales Médias et éditeur du journal Le Soleil, Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval, Rénald Bergeron, vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé de l’Université Laval, et Simon Audet, directeur général d’Omerlo Technologies.

Affaires

Sylvie Bougie: le droit des affaires, sans se casser la tête

Les aspects légaux du monde des affaires peuvent rapidement devenir rebutants, même pour les entrepreneurs les plus aguerris. Pour Me Sylvie Bougie, pas question de faire compliqué quand on peut faire simple.

Un langage direct, des exemples concrets, quelques anecdotes personnelles : ce sont là les ingrédients de son deuxième livre, Maximiser la valeur de son entreprise. Avec Éviter les pièges en affaires, son premier ouvrage, elle s’attardait surtout aux nombreux écueils dans le démarrage d’une entreprise. Maintenant, elle veut plutôt s’adresser aux gens qui bâtissent leur entreprise, ou ceux qui cherchent à la vendre.

«L’idée, c’est de semer des graines dans l’esprit des gens», résume simplement l’énergique avocate en droit des affaires. Elle raconte avoir failli lâcher le domaine, après quelques années de pratique en cabinet après ses études. Il lui a fallu se réapproprier le contact avec les clients en créant sa propre entreprise, Vigi services juridiques, basée à Québec, pour trouver son bonheur. 

Au cœur de sa mission : vulgariser le droit des affaires, pour éviter que ses clients ne commettent des erreurs couteuses. «Je ne suis pas quelqu’un qui utilise des mots compliqués dans la vie de tous les jours», argue-t-elle. Et ce n’est pas dans ses livres qu’elle va commencer, assure-t-elle.

L’importance de l’écrit

Dans Maximiser la valeur de son entreprise, Me Bougie insiste en première partie sur l’importance de coucher par écrit tout contrat, convention, entente. Finie, la confiance qui repose sur une poignée de main. «J’ai vu des histoires d’horreurs liées à ça. Tu ne sais jamais ce qui peut arriver, un décès, une invalidité, un renvoi…», opine-t-elle. 

Elle aborde aussi des thèmes qui sont particulièrement intéressants à l’heure où la pénurie de main-d’œuvre rend la vie des entrepreneurs difficile. Certaines stratégies, comme le partage de l’actionnariat et les bonis, gagnent à être appliquées, mais encore là, pas n’importe comment, prévient-elle.

L’ouvrage s’attarde aux opérations de franchisage, sur lesquelles persistent plusieurs mythes. «Il y a beaucoup de façons de faire des franchises, on peut vraiment faire ça à son image», insiste l’avocate originaire de la Beauce.

Ses chapitres courts sont entrecoupés de conseils, d’exemples et d’expériences personnelles. Des expériences puisées dans sa carrière de conseillère, mais aussi de femme d’affaires, car elle est associée dans la compagnie KRWN, qui possède plusieurs salons de barbier à travers la province et une gamme de produits capillaires pour hommes. 

Sylvie Bougie a transformé son lancement de livre, le 25 septembre, à 17h30 au D’Auteuil, en un évènement sur la thématique des «galères, déboires et autres mésaventures entrepreneuriales». Elle y fera participer, entre autres, trois conférenciers-entrepreneurs de la région. «On apprend beaucoup par l’exemple», pense fermement l’avocate. 

Affaires

Walmart met fin à la vente de cigarettes électroniques dans ses magasins

NEW YORK — Le détaillant Walmart a annoncé vendredi qu’il cesserait de vendre des cigarettes électroniques dans ses magasins, incluant ceux de son enseigne Sam’s Clubs, dans la foulée d’une série de maladies mystérieuses et de décès liés au vapotage.

La plus grande chaîne de détaillants des États-Unis, établie à Bentonville, dans l’Arkansas, a annoncé qu’elle mettrait fin à la vente de cigarettes électroniques une fois qu’elle aura écoulé ses stocks actuels.

Cette décision est attribuable à «la complexité croissante des réglementations fédérales, étatiques et locales» au sujet des produits de vapotage, a précisé la société dans un communiqué.

Le président Donald Trump a récemment proposé une interdiction fédérale sur les arômes de cigarettes électroniques et les produits de vapotage.

Le Michigan a interdit cette semaine la vente de composés aromatisants pour cigarettes électroniques. En juin, San Francisco est devenue la première grande ville américaine à interdire complètement la vente de cigarettes électroniques.

Les cigarettes électroniques ne représentent qu’une très petite partie du commerce de nicotine de Walmart, qui comprend également les cigarettes traditionnelles, le tabac sans fumée et la gomme à la nicotine. Mais l’industrie du vapotage fait l’objet d’une surveillance accrue avec la multiplication des cas de maladie et de décès — ainsi qu’une augmentation de l’utilisation de la cigarette électronique chez les mineurs.

Selon les autorités américaines de santé publique, plus de 500 personnes ont été diagnostiquées avec des maladies respiratoires après avoir utilisé des cigarettes électroniques et d’autres dispositifs de vapotage. Un huitième décès a été signalé cette semaine. Mais les autorités n’ont toujours pas identifié la cause exacte de ces problèmes de santé.

En juillet, Walmart a relevé l’âge minimum pour l’achat de produits du tabac, y compris de toutes les cigarettes électroniques, à 21 ans. La société a également déclaré qu’elle était en train d’interrompre la vente de systèmes de distribution électronique de nicotine aromatisée aux fruits et aux desserts.

Affaires

L’ouverture du Club Med de Charlevoix retardée d’un an

Le Club Med de Charlevoix est contraint de retarder son échéancier. L’ouverture, prévue en décembre 2020, sera finalement repoussée à l’année suivante, en décembre 2021.

La difficulté d’obtenir des soumissions respectant l’échéancier du projet a poussé les partenaires dans l’aventure, le Groupe Le Massif et Club Med, à prendre la décision cette semaine. 

«La pénurie de main-d’œuvre, on l’a dans toutes les industries et c’est la même chose dans l’industrie de la construction», a expliqué André Roy, directeur général du Groupe Le Massif. «En plus, pour rendre le problème encore plus gros, le domaine de la construction va très bien, il y a des chantiers partout à Montréal, à Québec et en région, ce qui fait qu’il y a beaucoup de pression sur les entrepreneurs.»

Du retard

Selon les estimations de départ, le projet aurait dû être réalisé dans une proportion de 20 à 25 % en ce moment, alors qu’il ne l’est qu’à 15 %. «Normalement, d’ici l’hiver, on va avoir réussi à fermer l’enveloppe extérieure pour pouvoir se concentrer sur l’intérieur», a soutenu le dg. 

Ce retard aura un impact financier sur le projet, mais André Roy assure que les couts supplémentaires seront absorbés par les partenaires financiers privés, parmi lesquels on retrouve, entre autres, les hommes d’affaires Daniel Gauthier, Guy Laliberté, le Groupe Germain et Pierre Thabet. Les gouvernements provincial et fédéral ont accepté d’allonger 36 millions $ sous forme de prêts remboursables sur un budget total estimé à 120 M$, alors que Club Med avait annoncé un investissement de 14 M$ lors du lancement officiel du projet.

Les autres projets continuent

Le directeur général du Groupe Le Massif a aussi indiqué que ce changement à l’échéancier n’affecte pas le déploiement des autres projets du groupe, notamment l’aménagement des infrastructures pour le vélo de montagne qui va bon train. 

Rappelons que le projet de Club Med au Massif de Petite-Rivière-Saint-François prévoit un hôtel de 302 chambres au pied de la montagne. L’endroit sera ouvert en toutes saisons, en misant sur la randonnée et le vélo l’été, et le ski l’hiver. Les installations de ski seront bonifiées pour répondre à la demande. Les responsables visent un achalandage de 580 000 jours/montagne, toutes activités incluses. 

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

Affaires

Trop-perçus d'Hydro-Québec : l'opposition veut entendre la Régie de l'énergie

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, balaie du revers de la main une requête de l’opposition visant à forcer la Régie de l’énergie à venir témoigner à l’Assemblée nationale.

Le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) se sont ligués, vendredi, pour exiger la venue de la Régie en commission parlementaire étudiant le projet de loi 34 sur les trop-perçus d’Hydro-Québec.

Rarement a-t-on vu un projet de loi faire autant l’unanimité contre lui, a souligné le député péquiste Sylvain Gaudreault en point de presse pour marquer la dernière journée des consultations.

Avec son projet de loi 34, le gouvernement Legault croyait pourtant avoir trouvé le moyen de clore la saga des trop-perçus. Il prétend redonner aux Québécois 1,5 milliard $, une affirmation contestée par pratiquement l’ensemble des groupes et experts venus témoigner.

Vendredi, le ministre Julien a affirmé avoir invité la Régie de l’énergie à comparaître en commission, mais celle-ci a refusé.

Son projet de loi - déposé le 12 juin dernier - permettrait de remettre 500 millions $ aux clients d’Hydro-Québec dès le début de 2020 et d’abolir le système annuel d’évaluation des tarifs d’électricité par la Régie de l’énergie. Au lieu de cela, les tarifs seraient gelés lors de la première année, puis fixés en fonction de l’inflation.

Au cours des quatre dernières années, les hausses de tarifs se sont plutôt situées en deçà de l’inflation, passant de 0,7 pour cent en 2016, à 0,7 pour cent en 2017, à 0,3 pour cent en 2018 et à 0,9 pour cent en 2019.

Après 2025, en vertu du projet de loi, Hydro-Québec devra demander à la Régie de l’énergie de fixer de nouveaux tarifs tous les cinq ans, et non chaque année, comme c’est le cas actuellement.

En juin, Hydro-Québec avait réagi en se déclarant «extrêmement satisfaite» des mesures proposées par le gouvernement.

L’opposition dénonce depuis lors la mise au rancart d’un important mécanisme de reddition de comptes et de transparence, et soupçonne que c’est une façon détournée pour le gouvernement de rehausser les tarifs.

«On dit que ce projet de loi n’est pas bénéfique pour les Québécois parce qu’il va faire augmenter leurs tarifs d’Hydro», a déclaré vendredi Ruba Ghazal, députée de QS.

«L’éléphant dans la pièce»

Selon Sylvain Gaudreault, la Régie de l’énergie doit venir éclairer les députés notamment sur les tendances du marché. Il est appuyé dans sa requête par Mme Ghazal et le libéral Saul Polo.

«L’éléphant dans la pièce, c’est la Régie de l’énergie, mais elle n’est pas avec nous», a déploré M. Gaudreault.

Il souligne que les commissions à l’Assemblée nationale ont le pouvoir de contraindre un groupe à venir témoigner, quitte à utiliser la sommation à comparaître. L’audience peut également être à huis clos, au besoin.

«Je ne connais pas les fins détails par rapport au pouvoir de contrainte, mais ce que je sais par exemple, c’est que plusieurs groupes ont été invités, certains ont décliné, d’autres ont accepté», s’est contenté de répondre M. Julien en mêlée de presse.

Sa pièce législative retire par ailleurs les obligations pour Hydro-Québec de faire autoriser par la régie les projets d’investissement en infrastructures et les autres initiatives de réorganisation du réseau de distribution d’électricité et de lui soumettre pour approbation ses programmes commerciaux.

Elle retire également l’obligation imposée à la Régie de l’énergie d’établir un mécanisme de réglementation incitative assurant la réalisation de gains d’efficience par le distributeur d’électricité et le transporteur d’électricité.

Question embarrassante

La question des trop-perçus - l’écart entre le rendement autorisé par la Régie de l’énergie et le rendement réel réalisé par Hydro-Québec - est embarrassante pour le gouvernement.

Dans l’opposition, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait calculé qu’entre 2008 et 2016, les Québécois avaient payé 1,5 milliard $ de plus que ce qu’ils auraient dû sur leur facture d’électricité. Elle exigeait le remboursement complet des trop-perçus, estimant qu’ils correspondaient à une «taxe déguisée».

Une fois au pouvoir, elle n’en a rien fait. Selon le premier ministre François Legault, les Québécois allaient de toute façon bénéficier de la réduction de la taxe scolaire et de la hausse des crédits d’impôt pour les familles, des mesures qui totalisent ensemble 1,5 milliard $ par année.

Jonatan Julien a déposé le projet de loi 34 «pour essayer de calmer le jeu, gagner du temps pour donner l’illusion à la population qu’à travers le projet de loi, les 1,5 milliard $ de trop-perçus (...) allaient être remboursés aux Québécois, a martelé M. Polo, vendredi. Ce projet de loi-là a été rédigé par Hydro-Québec pour Hydro-Québec.»

Affaires

Airbnb veut poser ses valises en Bourse en 2020

NEW YORK — Les millions d’utilisateurs d’Airbnb, géant de la location de logements touristiques entre particuliers, auront peut-être un jour l’opportunité de devenir propriétaires d’une partie des actions de l’entreprise : le groupe californien a annoncé son intention d’entrer en Bourse en 2020.

Dans un communiqué minimaliste, l’entreprise a fait jeudi part de ses objectifs boursiers, sans donner davantage de détails.

Créée en 2008, Airbnb fait partie des «licornes», ces start-up technologiques valant plus d’un milliard de dollars avant même leur introduction boursière.

Basée à San Francisco, la plateforme, emblème de l’économie du partage au même titre qu’Uber, Lyft et WeWork, a pris son essor peu après la crise financière de 2007.

Elle propose aujourd’hui «plus de six millions de lieux uniques dans près de 100 000 villes et 191 pays», selon le site de l’entreprise, cofondée et dirigée par Brian Chesky.

En quelques clics, les utilisateurs peuvent réserver des logements entiers, des chambres privées ou des chambres partagées à travers le monde, généralement pour des séjours de courte durée.

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s’est attiré les foudres de nombreux professionnels de l’hôtellerie, qui l’accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

Plusieurs municipalités ont réagi, reprochant à l’entreprise de ne pas respecter les obligations qui régissent la location d’appartements privés. En février, la mairie de Paris a ainsi assigné en justice la plateforme, passible d’une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir mis en ligne 1000 logements non enregistrés.

Ces dernières années, le groupe a cherché à diversifier son activité, se lançant notamment dans la réservation de restaurants et mettant à disposition de ses utilisateurs des «expériences», où des tiers peuvent proposer des activités payantes.

En juin, le groupe a également ouvert une plateforme de location en ligne de maisons et villas de luxe.

Contexte difficile

Airbnb a affirmé mercredi avoir dégagé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars au deuxième trimestre 2019 pour la deuxième fois depuis sa création.

L’entreprise n’a toutefois pas donné d’indication sur un éventuel bénéfice. L’agence financière Bloomberg avait rapporté au début de l’année qu’Airbnb avait affiché un bénéfice d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement (Ebitda) en 2017 et 2018.

Son arrivée prochaine sur les marchés se fera dans un contexte difficile pour ces jeunes pousses, qui bouleversent les secteurs économiques.

WeWork, qui a révolutionné les bureaux partagés, a en effet décidé mardi de repousser son entrée à Wall Street «d’ici à la fin de l’année», alors que la valeur de l’entreprise a fondu de plus de moitié en quelques mois, suscitant les interrogations des investisseurs.

De leur côté, les spécialistes de la réservation de voiture avec chauffeur Lyft et Uber, qui ont connu leur baptême du feu boursier respectivement en mars et en mai, ont vu leurs titres s’effondrer. Depuis leur arrivée à Wall Street, les actions des deux groupes ont dégringolé d’environ 24 %.

De façon générale, les marchés s’interrogent sur le modèle économique de ces sociétés, qui alignent les pertes depuis leur création et ne parviennent toujours pas à convaincre qu’elles peuvent gagner de l’argent en dépit de lourds investissements.

Affaires

Google signe des contrats records d'approvisionnement en énergie renouvelable

SAN FRANCISCO — Google a annoncé jeudi avoir signé 18 nouveaux accords énergétiques dans l’éolien et le solaire, représentant 1600 megawatts (MW) en tout, afin de continuer à compenser entièrement sa consommation d’électricité annuelle avec des énergies renouvelables.

«Une fois que l’ensemble de ces projets seront réalisés, notre portefeuille en énergies sans carbone produira autant d’électricité qu’une ville comme Washington D.C. ou des pays comme l’Uruguay ou la Lituanie», indique Sundar Pichai, le patron du géant des technologies, dans un communiqué.

Les nouveaux projets comportent des investissements aux États-Unis, au Chili et en Europe et vont notamment entraîner la construction de millions de panneaux solaires et d’éoliennes.

Ils permettent à Google d’augmenter son portefeuille d’accords en énergies éolienne et solaire de plus de 40 % pour atteindre 5500 MW.

«Depuis 2017, nous sommes la première entreprise de notre taille à compenser intégralement sa consommation d’électricité annuelle avec des énergies renouvelables», déclare Sundar Pichai. «Par conséquent, nous sommes devenus le premier acheteur privé en énergies renouvelables dans le monde», précise-t-il.

Le moteur de recherche doit notamment alimenter ses centres de données («data center»), des infrastructures qui consomment beaucoup d’énergie car les serveurs ont sans cesse besoin d’être refroidis.

En 2018, d’après le cabinet Gartner, Google s’est classé à la quatrième position des fournisseurs de cloud (informatique à distance) avec 4 % de part de marché, loin derrière Amazon (47,8 %), Microsoft (15,5 %) et Alibaba (7,7 %), mais son service a enregistré des revenus en hausse de 60% sur un an.

Affaires

Chine : la banque centrale abaisse un de ses taux d'intérêt

PÉKIN — La Banque centrale chinoise a annoncé vendredi une légère baisse d’un des taux préférentiels qu’imposent les banques commerciales à leurs clients, une mesure destinée à soutenir une économie à la peine en pleine guerre commerciale avec Washington.

Le nouveau taux de référence à un an des prêts bancaires (LPR) a été fixé à 4,2 % contre 4,25 % en août, a annoncé la banque centrale sur son site internet.

Pour sa part, le LPR à cinq ans reste inchangé à 4,85 %.

Ce nouvel assouplissement monétaire était largement attendu, la conjoncture ne cessant de s’assombrir dans la deuxième économie mondiale.

Entre autres, les exportations chinoises - un pilier de la croissance - ont chuté de 1 % en août (contre +3,3 % le mois précédent) et la production industrielle est tombée à son rythme le plus faible depuis 17 ans.

L’économie chinoise est confrontée depuis plus d’un an à un bras de fer commercial avec Washington, qui s’est déjà traduit par l’imposition mutuelle de droits de douane supplémentaires sur des centaines de milliards de dollars d’échanges bilatéraux.

La banque centrale «a clairement indiqué ces derniers mois que sa principale préoccupation n’était pas le coût du crédit, mais l’accès au crédit pour les entreprises privées», désavantagées au profit des grands groupes publics souvent peu rentables, relèvent dans une note les analystes du cabinet Trivium China, basé à Pékin.

Début septembre déjà, la banque centrale avait annoncé une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres, une mesure censée leur permettre de prêter davantage aux entreprises, confrontées à un ralentissement économique.

Mais «l’impact sur l’activité économique sera marginal», tempère l’analyste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

La croissance du PIB chinois a atteint 6,2% sur un an au second trimestre, soit son niveau le plus bas depuis au moins 27 ans.

Affaires

Une invention latuquoise pour rouler la neige au lieu de la pousser

La Tuque — Deux entrepreneurs latuquois viennent de lancer une nouvelle gratte à neige, qui espère-t-on, pourrait révolutionner le marché. Francis Michaud et Paul Duchesneau souhaitent, avec leur produit 100 % québécois, améliorer de façon significative les performances des grattes à neige.

«On est fiers et pas à peu près. On a réussi même si ce n’est pas toujours évident. Il a fallu s’investir au maximum», lance Paul Duchesneau.

Techno

Zuckerberg refuse de vendre Instagram et WhatsApp

Le patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rejeté lors d’une visite au Congrès américain l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids du géant Facebook, selon un élu.

La visite de M. Zuckerberg à Washington a été rythmée par des rencontres privées avec des élus et une entrevue à la Maison-Blanche avec le 45e président des États-Unis.

«Bonne rencontre avec Mark Zuckerberg de Facebook dans le Bureau ovale aujourd’hui», a simplement indiqué Donald Trump sur le premier réseau social au monde jeudi soir, accompagnant son message d’une photo où l’on voit les deux hommes se serrer la main. Il n’a pas apporté davantage de détails sur la teneur de leurs discussions.

Au Congrès américain dans la même journée, Mark Zuckerberg a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp, a affirmé le sénateur républicain qui le lui a suggéré.

«Nous avons eu une conversation franche», a tweeté le sénateur Josh Hawley, l’un des critiques les plus virulents de Facebook, après sa réunion à huis clos avec son patron fondateur.

«Je l’ai mis au défi de faire deux choses pour montrer que Facebook est sérieux sur les questions de l’impartialité, de la protection des données personnelles et de la concurrence», a ajouté le sénateur Hawley :

«1) Vendez Whatsapp et Instagram 2) Soumettez-vous à un audit indépendant, extérieur sur la question de la censure. Il a répondu non aux deux», a dit le sénateur, qui avait déjà poursuivi le réseau de ses foudres quand il était procureur général du Missouri.

Mercredi soir, M. Zuckerberg avait rencontré en privé d’autres élus lors d’un dîner animé, a confié le sénateur démocrate Mark Warner.

«Il nous reste un long chemin à parcourir, mais j’apprécie sa sincérité et le fait qu’il ait pris nos inquiétudes au sérieux. J’espère que nous pourrons travailler ensemble pour répondre à ces défis», a-t-il tweeté.

«Il s’en est pris plein les oreilles de la part de nombreux collègues», a précisé M. Warner sur Yahoo Finances.

S’il veut une plus stricte régulation, M. Warner a précisé qu’il n’était pas, pour l’instant, partisan de démanteler le géant Facebook.

«Je ne suis pas encore avec certains de mes amis qui veulent aller directement jusqu’à casser» le groupe, a-t-il dit sur Fox Business Network.

Le jeune magnat de la tech et les élus ont évoqué «de nombreux sujets», selon M. Warner, notamment la protection des données personnelles, la transparence, les contenus racistes, les moyens de mieux authentifier les identités ou encore les cryptomonnaies.

Le Congrès planche sur une législation protégeant mieux la vie privée face aux géants de l’internet, pour qui les données personnelles sont souvent la principale source de revenus.

Fin juillet, les autorités fédérales américaines avaient imposé à Facebook, qu’elles accusent d’avoir «trompé» ses utilisateurs, un contrôle indépendant de la manière dont il traite les données personnelles, en plus d’une amende record de cinq milliards de dollars.

Affaires

Une terre agricole perdrait sa vocation pour «création de richesse»

Le gouvernement Legault invoque la «création de richesse» pour justifier son droit de sacrifier un vaste territoire agricole en Montérégie.

La Presse rapportait jeudi que le gouvernement caquiste allait contourner la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) pour décider lui-même s'il offrira une terre agricole de 94 hectares à un investisseur industriel, dans la municipalité de Beauharnois.

Le terrain qui appartient à Hydro-Québec pourrait ainsi potentiellement être dézoné, donc perdre son statut protégé de terre agricole, puis vendu à Google, selon ce qui a été rapporté. La CPTAQ avait d'abord antérieurement refusé une demande de dézonage présentée par la Ville de Beauharnois.

Au cours d'une brève mêlée de presse jeudi matin, le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, a d'abord expliqué que la loi lui permet de dessaisir la CPTAQ de certains dossiers.

«Il peut arriver qu'un gouvernement agisse ainsi dans un contexte où un terrain pourrait avoir un fort potentiel stratégique en matière de développement économique et de création de richesse», a-t-il déclaré, laissant ainsi entendre que ce lot est très convoité.

M. Lamontagne a toutefois ajouté qu'il n'avait «pas de dossier à annoncer», donc pas de dénouement immédiat dont il pourrait faire part.

L'attachée de presse du ministre, Laurence Voyzelle, n'a pas donné suite à nos questions concernant le processus en cours, ou la marche à suivre par le gouvernement une fois qu'il reprend un dossier de la CPTAQ.

«Lorsque le gouvernement dessaisit un dossier de la CPTAQ, cela n'affecte pas le statut du territoire concerné», qui reste donc agricole pour l'instant, a-t-elle écrit.

«Puisqu'aucun scénario n'est fixé, il est prématuré de s'avancer sur les étapes d'un processus potentiel», a-t-elle poursuivi.

Les questions adressées à la Commission n'ont pas trouvé de réponse non plus, par exemple sur le motif de son premier refus. La CPTAQ exige qu'on lui achemine des questions par écrit et 48 heures avant d'y répondre.

Affaires

La Caisse de dépôt investit 53 M$ dans le site web Neuvoo

MONTRÉAL — La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé jeudi avoir investi 53 millions $ dans le site de recherche d’emplois Neuvoo, espérant ainsi permettre à l’entreprise de poursuivre son expansion vers de nouveaux marchés et l’optimisation de sa plateforme, qui s’appuie notamment sur l’intelligence artificielle.

L’investissement du bas de laine des Québécois est réalisé à même le capital-actions de Neuvoo. Cette dernière entend utiliser l’argent pour embaucher plus de 100 personnes en Amérique du Nord au cours de la prochaine année, pendant laquelle elle prévoit doubler ses revenus, a indiqué son cofondateur Lucas Martinez.

Avec sa capacité à intégrer différents algorithmes à son site, Neuvoo est devenue «une des seules plateformes de recherche d’emploi ayant la capacité de créer un inventaire complet et précis des postes affichés sur l’ensemble du web», a expliqué dans un communiqué la CDPQ.

Neuvoo affiche en moyenne 30 millions d’emplois et compte 70 millions de visites par mois dans le monde. Elle prévoit franchir le cap des 100 millions de visiteurs d’ici janvier. Son chiffre d’affaires annuel dépasse 75 millions $, et elle est présente dans 77 pays depuis son siège social montréalais et ses bureaux en Europe et en Amérique latine.

L’investissement de la Caisse de dépôt a été réalisé par l’entremise du Fonds CDPQ-IA, créé plus tôt cette année.

«Par cette transaction, la Caisse appuie une entreprise de la nouvelle économie en forte croissance qui a su se démarquer et prendre une position de leader à l’international grâce à l’intégration réussie de l’intelligence artificielle», a affirmé dans le communiqué le premier vice-président et chef des investissements au Québec et à la planification stratégique globale, Charles Émond.

Affaires

La Ville de Québec et Énergir signent un contrat de 100 M$

La Ville de Québec a scellé une entente de 100 millions $ sur 20 ans pour la vente du gaz naturel produit par la future usine de biométhanisation.

L’idée de rentabiliser le gaz naturel issu de la biométhanisation ne date pas d’hier. La première mouture de l’usine qui sera construit d’ici 2022 dans le secteur Limoilou prévoyait la vente de gaz à Énergir (autrefois Gaz Métro) pour une valeur de 20 millions $ sur 20 ans.

L’amélioration du procédé de biométhanisation permet d’augmenter de 50 % la production de gaz naturel, ainsi donc d’augmenter la valeur du contrat. Par le fait même, la Ville efface une partie de la hausse d’exploitation liée à la bonification du projet, dont le prix d’implantation passe de 124,5 à 190 millions $. Le coût passe de 11,4 $ à 7,2 millions $, une diminution de 4,2 millions $ par an.

Le montant de 100 millions $ annoncé est basé sur une capacité maximale de production, ce qui n’est pas encore gagné. «C’est une estimation de ce qu’on pourrait vendre à Énergir», explique le maire de Québec, Régis Labeaume. Notre défi est de convaincre les citoyens d’utiliser leur bac brun et d’avoir assez de matériel pour être en capacité maximale de production», ajoute-t-il.

«À pleine capacité, c’est 10 millions de mètres de cube (de gaz) renouvelable par année produit, précise Carl Desharnais du service des projets industriels et de la valorisation à la Ville de Québec. C’est l’équivalent en réduction de gaz à effet de serre au retrait de 4000 à 5000 voitures par année sur les routes.»

Environ moitié de la capacité de production, 96 000 tonnes, provient de la bioméhtanisation des boues municipales provenant des usines de traitement d’eau. L’autre moitié, estimée à 86 000 tonne, provient des résidus alimentaires. C’est là que la Ville devra investir pour convaincre les citoyens de participer.

La présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu, était visiblement heureuse de cette entente. «La biométhanisation existe en Europe depuis longtemps. L’électricité, c’est extraordinaire, mais ça ne fait pas tout. On a besoin de toutes les formes d’énergie renouvelable», mentionne celle qui y voit l’émergence d’une nouvelle filière. Selon elle, cet achat de gaz naturel renouvelable cadre avec les exigences gouvernementales de développer des énergies plus vertes.

Affaires

Transcontinental vend la plupart de ses médias spécialisés, dont «Les Affaires»

MONTRÉAL — La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et activités événementielles, dont «Les Affaires», se traduira par une vingtaine de licenciements ainsi qu’une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées jeudi avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n’ont pas été dévoilés, l’entreprise ne conservera que le groupe d’édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux -le fils du fondateur de Transcontinental, Rémi Marcoux -, qui met la main sur «Les Affaires», «Les Affaires Plus», Les Événements Les Affaires, le site internet Acquizition.biz., «Benefits Canada», «Avantages», «Canadian Investment Review», «Canadian Institutional Investment Network» et Contech.

«Sous ces marques, on organise 75 conférences, cinq salons commerciaux et nous organisons des dizaines de formations dans le monde des affaires», a expliqué M. Marcoux, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l’aspect événementiel constitue le «fer de lance» de son groupe d’environ 100 employés, qui est «profitable, rentable et qui peut continuer de croître» grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui sont confrontées à une érosion des revenus publicitaires, semblent donc plus complémentaires, ce qui fait en sorte que «Les Affaires», qui doit publier 26 numéros cette année, n’en publiera que 14 l’année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez «Les Affaires». Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

M. Marcoux, qui continuera à siéger au conseil d’administration de Transcontinental même s’il n’est plus à l’emploi de l’entreprise, a expliqué avoir manifesté son intérêt il y a environ un an.

«J’étais le seul (acquéreur), a-t-il expliqué. J’ai offert (à Transcontinental) la pleine valeur pour ces produits. C’est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d’administration.»

De son côté, Newcom Media obtient les publications «Finance et Investissement», «Investment Executive», «Advisor’s Edge» et «Conseiller», qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l’entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l’industrie automobile, de l’assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis «Canadian Insurance Top Broker» des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu’il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d’ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d’imprimer les publications vendues.

L’éditeur et imprimeur n’a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions $, ce qui tenait compte de TC Média Livres et Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s’inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l’emballage souple - un secteur où elle a acquis l’an dernier la firme d’emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard $ US.

Néanmoins, l’intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu’il était «naturel» pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon une porte-parole de la société, Katherine Chartrand.

«Il était aussi à la tête de ces publications, a-t-elle expliqué. Donc, la vérification diligente a été beaucoup plus simple.»

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l’emballage souple au terme de l’exercice 2019. Depuis la création de l’entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l’impression commerciale.

Affaires

Jeff Bezos promet qu’Amazon remplira ses engagements climatiques avec 10 ans d’avance

WASHINGTON - Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et l’homme le plus riche du monde, a mis tout le poids du géant de la distribution en ligne dans une campagne pour aider à remplir avec 10 ans d’avance les engagements climatiques de l’accord de Paris.

«Mon engagement est de remplir les objectifs de l’accord de Paris avec 10 ans d’avance et Amazon est le premier sur la liste», qui doit associer d’autres entreprises, a expliqué Jeff Bezos au cours d’une conférence de presse à Washington, en présentant cette nouvelle initiative appelée «The Climate Pledge» (L’engagement climat).

«Nous voulons nous servir de notre influence et de notre taille pour montrer la voie», a souligné M. Bezos, promettant qu’Amazon aurait des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040.

Amazon, qui a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapides, est un gros producteur de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.

Les fermes de serveurs d’Amazon, qui a fait de l’informatique dématérialisée une autre source très importante de profits, sont elles aussi extrêmement gourmandes en énergie.

«Si une entreprise avec autant d’infrastructures physiques que la nôtre --qui livre plus de 10 milliards de colis par an-- peut remplir les objectifs de l’accord de Paris 10 ans plus tôt, alors toutes les entreprises peuvent le faire», a affirmé M. Bezos, soulignant que d’autres patrons lui avaient fait part de leur intérêt à se joindre à cette initiative.

«Les grandes entreprises qui signeront ‘The Climate Pledge’ enverront un signal fort au marché pour rappeler qu’il est temps d’investir dans les produits et services dont les signataires auront besoin pour respecter leurs engagements», a-t-il ajouté.

The Climate Pledge exigera de ses signataires une approche scientifique de leurs émissions de gaz à effet de serre, avec des mesures et des déclarations régulières. Les entreprises adhérentes devront aussi mettre en place des stratégies de «décarbonisation» et arriver à neutraliser les émissions résiduelles «avec des compensations supplémentaires, quantifiables, réelles, permanentes et socialement bénéfiques pour atteindre des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040», précise un communiqué d’Amazon.

Camionnettes électriques

M. Bezos a indiqué que son entreprise allait commander 100.000 camionnettes électriques à l’entreprise américaine Rivian, dont les premières seront opérationnelles dès 2021.

Selon le directeur opérationnel d’Amazon Dave Clark, il s’agit de la plus importante commande de véhicules de livraison électriques jamais faite.

La totalité de la flotte sera déployée en 2030, selon un porte-parole du groupe. M. Bezos avait évoqué précédemment la date de 2024.

Amazon s’est aussi engagé jeudi à atteindre 80% d’énergie renouvelable d’ici 2024 et 100% d’énergie renouvelable d’ici 2030 pour arriver à la neutralité carbone d’ici 2040.

L’entreprise a aussi annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans la «restauration et la protection des forêts, des zones humides et des tourbières en partenariat avec The Nature Conservancy», une ONG américaine.

«La science est claire: les forêts, les prairies et les zones humides en bonne santé sont les outils les plus efficaces pour faire face au changement climatique, mais nous devons agir maintenant pour développer les solutions climatiques naturelles», a déclaré Sally Jewel, directrice par intérim de l’ONG, citée dans le communiqué d’Amazon.

L’annonce de M. Bezos intervient à quelques jours d’un sommet spécial de l’ONU sur le climat qui réunira lundi à New York plusieurs chefs d’État et de gouvernement.

Lors de ce sommet organisé par le patron de l’ONU Antonio Guterres, les dirigeants de la planète sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

Plus d’un millier d’employés de M. Bezos ont annoncé qu’ils allaient débrayer vendredi dans le cadre d’un appel international à manifester pour la lutte contre le changement climatique.

Dans un rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) avertissait que pour contenir le réchauffement climatique, les émissions de CO2 devaient chuter bien avant 2030 (-45% d’ici 2030) et le monde atteindre une neutralité carbone en 2050.

Affaires

Toni Gravelle, nouveau sous-gouverneur de la Banque du Canada

OTTAWA — La Banque du Canada a annoncé jeudi la nomination de Toni Gravelle au poste de sous-gouverneur.

À compter du 1er octobre, M. Gravelle occupera le poste laissé vacant par Lynn Patterson, qui a pris sa retraite au cours de l'été.

M. Gravelle rejoindra ainsi le conseil de direction, qui établit l'orientation stratégique de la banque centrale et constitue l'organe de décision chargé des politiques de l'institution.

Ces quatre dernières années, M. Gravelle a occupé le poste de directeur général du département des marchés financiers de la Banque du Canada, qu'il a rejoint pour la première fois en 1996.

Originaire de North Bay, en Ontario, le titulaire d'un baccalauréat et d'un doctorat en économie de l'Université Western aidera désormais à superviser les activités du système financier de la banque.

Le gouverneur Stephen Poloz a souligné dans un communiqué que la connaissance approfondie des marchés, le sens du leadership reconnu et l'esprit novateur de M. Gravelle seraient «des atouts précieux pour la conduite de la politique monétaire et la promotion de la stabilité financière».

Affaires

Adopreneurs: des ados avec la bosse des affaires

Quand elle était en cinquième secondaire, Annie Fortin était bien embêtée de formuler un choix de carrière dans un examen. «Finalement, j’avais écrit : “Je veux un ordinateur, des clients, des beaux crayons, du parfum, un char et du beau linge”, raconte-t-elle en riant. Ce que je voulais, au fond, c’était être entrepreneure, mais je ne savais pas que c’était ça.»

Il lui a fallu trois emplois marquants, où elle a gravi rapidement les échelons, et une vingtaine d’années avant qu’un patron avisé ne lui signale qu’elle était faite sur mesure pour l’entrepreneuriat. Et c’est un peu en pensant à la jeune fille qu’elle a été que la présidente et chef de la direction du Groupe Structura a lancé le projet Adopreneurs, une concentration d’études pour les élèves du secondaire, à l’image des sports-études et autres. 

«Des programmes entrepreneuriaux, il y en a beaucoup à partir du cégep. Moi, je veux cibler les perles entrepreneuriales, parce qu’on en a, et les outiller, leur faire vivre c’est quoi. Si je suis capable de leur sauver des chemins difficiles, et leur faciliter la tâche…  Ce sont eux nos dirigeants de demain», rappelle la femme d’affaires. Elle estime qu’il n’est jamais trop tôt pour enseigner les notions de base de l’entrepreneuriat aux jeunes. Certains ont déjà un appétit réel pour le sujet, et surtout, des idées vraiment intéressantes. Elle ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de l’ambassadrice du projet, Marie-Philippe Benoît, une jeune étudiante au cégep en gestion commerciale qui cumule déjà de nombreuses distinctions dans le monde des affaires.

De la théorie et du concret

Le projet-pilote a débuté avec la rentrée à l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, où un groupe de 27 jeunes de cinquième secondaire apprend les rouages de l’entrepreneuriat avec un enseignant de l’endroit qui a accepté de relever le mandat. Parmi les modules au cursus : qu’est-ce qu’un entrepreneur, l’ADN d’une entreprise, les aspects juridiques, les plans d’affaires, financiers, marketing, etc. Des stages sont aussi prévus, et ils se passeront pour cette année dans les différentes entreprises rassemblées au sein du Groupe Structura, qui se trouvent à couvrir toutes les sphères de la gestion d’une PME. 

Les élèves auront aussi l’occasion de développer un projet entrepreneurial, et trois de ces projets seront choisis à la fin de l’année par un jury de gens du milieu. «Je veux amener ces jeunes à vraiment réaliser leur projet d’affaires. J’ai tout ce qu’il faut dans mon écosystème pour les lancer et les supporter», soutient Annie Fortin.

À terme, elle aimerait qu’un concours du genre de Secondaire en spectacle s’organise à travers la province, mais pour les projets entrepreneuriaux des élèves. Elle aimerait aussi que la concentration commence tranquillement à s’implanter à partir de la troisième secondaire. 

Voilà pour le rêve, mais en attendant, il y a déjà cinq écoles privées qui se sont montrées intéressées à intégrer Adopreneurs à leur cursus. Des partenaires financiers ont aussi levé la main, puisque pour le moment, l’initiative est entièrement financée par le Groupe Structura. Le projet-pilote de cette année servira à monter le dossier pour pouvoir éventuellement intégrer la concentration dans le système public. 

Bref, il y a encore bien du pain sur la planche, mais Annie Fortin nourrit un enthousiasme propre à déplacer des montagnes. «Les jeunes sont vraiment allumés. Ils sont à un autre niveau», lance-t-elle, visiblement impressionnée par l’intérêt des adolescents. 

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais le savoir-faire développé par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec, où les ventes s’effectuent par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

«Je crois que c’est dommage pour le Québec parce que cette expertise s’en ira à l’extérieur du Québec, a-t-il dit, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier. Lorsque nous allons déployer un réseau aux États-Unis ou toute autre expérience en sol américain, cela se fera depuis l’extérieur du Québec.»

Dans le passé, l’homme d’affaires avait dénoncé à plus d’une reprise les incursions du gouvernement dans le secteur du commerce de détail et critiqué la Société des alcools du Québec pour son monopole.

Incapable de percer le marché québécois du cannabis, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain dans le cadre d’une transaction qui pourrait lui permettre, à terme, d’acquérir une participation majoritaire dans cette société. Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Les États-Unis dans la mire

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard.

«C’est encore tout petit, a-t-il lancé. Nous allons apprendre de cela et je crois vraiment que nous pouvons réussir.»

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où la consommation récréative est légale dans 13 États, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol — un des composés du cannabis — dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

«C’est un peu le Far West, mais je crois que nous avons une place dans ce marché, a souligné M. Hannasch. Mais ce n’est que le début.»

D’ici 2023, la multinationale souhaite doubler son résultat avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA), qui a été d’environ 4 milliards $ l’an dernier. Elle n’a toutefois pas identifié la marijuana comme un vecteur de croissance dans son plan stratégique en raison des nombreuses incertitudes réglementaires.

M. Hannasch n’a pas caché que le marché de la marijuana récréative pourrait toutefois faciliter la tâche de la société, qui exploite actuellement un réseau d’environ 16 000 points de vente au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient.