1,7 M$ du fédéral pour cinq entreprises d'ici

Pour sa première visite à Québec, le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains avait de bonnes nouvelles à annoncer à cinq entreprises de la capitale.
Dans sa besace, des contributions remboursables totalisant 1,7 million $. L'argent d'Ottawa permettra aux entreprises bénéficiaires de mener à bon port des projets d'investissement évalués à tout près de 6 millions $. En bout de course, près d'une quarantaine de nouveaux emplois devraient être créés.
Entreprise spécialisée dans la production de matériel d'inspection non destructif, Eddyfi reçoit un coup de pouce de 700 000 $ pour lui permettre, entre autres, d'acquérir de nouveaux équipements et d'appuyer sa stratégie d'acquisition. «Nous sommes des prédateurs. Nous recherchons des technologies intéressantes», a indiqué le président et chef de la direction d'Eddyfi, Martin Thériault.
En signalant que l'entreprise de 200 employés réalisait 95 % de ses ventes à l'extérieur du Canada, M. Thériault souligne qu'investir dans Eddyfi est un bon placement. «Nous prenons une technologie canadienne. Nous l'exportons. Nous ramenons des sous au Canada et nous payons des impôts.» Il a rappelé que la compagnie avait vu le jour au début de 2010 et qu'elle avait bénéficié des programmes d'aides gouvernementaux pour prendre sa place. «Des petits montants qui sont arrivés au bon moment et qui ont eu beaucoup d'impact.» 
Optel, de son côté, planche sur un projet d'investissement de 2,2 millions $ visant, entre autres, à percer le marché brésilien. 
Emplois
Le demi-million de dollars de Développement économique Canada servira aussi à l'acquérir de nouveaux équipements. Entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes automatisés d'inspection et de traçabilité pour les fabricants de médicaments prévoit que ce projet se traduira par l'ajout d'une quinzaine de nouveaux emplois. 
Entreprise en démarrage, IngeniArts Technologies s'affaire à développer un système intelligent de stockage d'énergie pour les véhicules électriques. Pour y arriver, elle investit 920 000 $. La compagnie s'intéresse principalement au marché des chariots élévateurs. La contribution remboursable d'Ottawa s'élève à  250 000 $.
Deux autres entreprises de la capitale reçoivent l'aide du fédéral : 150 000 $ pour Laserax et 125 000 $ pour Dizal. La première est spécialisée dans le marquage au laser. Elle investit présentement 400 000 $ pour intensifier sa présence internationale.
Dizal, pour sa part, cherche à exporter ses produits - des revêtements muraux extérieurs haut de gamme en aluminium - ailleurs au Canada et aux États-Unis. La compagnie y consacre actuellement 250 000 $. «En transformant des idées en solutions, vous faites de l'innovation et vous créez des emplois de qualité chez vous», a indiqué le ministre Bains qui visitera, mercredi, l'Institut national d'optique. 
Le centre de recherche en optique-photonique veut accroître sa présence à l'extérieur du Québec. Il réclame 25 millions $ à chacun des deux paliers de gouvernements.
Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement, qui était accompagné mardi par le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, et du député de Louis-Hébert, Joël Lightbound, est bien au courant de la demande de l'INO. Il faudra cependant patienter au dépôt du budget du ministre des Finances, Bill Morneau, pour voir si la demande de l'INO a été attendue.