Les employés de l’usine de La Pocatière sont venus entendre les ministres et la direction de Bombardier qui leur a annoncé le contrat qu’ils espéraient depuis longtemps.

153 nouvelles voitures Azur pour le métro de Montréal

LA POCATIÈRE — La nouvelle ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Ève Proulx et la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, sont débarquées à l’usine Bombardier de La Pocatière lundi. Devant les travailleurs, elles sont venues confirmer ce qu’ils espéraient depuis longtemps : la fabrication par le consortium Bombardier-Alstom de 153 voitures Azur additionnelles au métro de Montréal, soit 17 rames de neuf voitures.

La ministre déléguée au développement économique régional et députée de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx, a annoncé que le gouvernement Legault accordait une aide financière de plus de 300 millions $ à la Société des transports de Montréal (STM). Quant à la ministre Lebouthillier, elle a confirmé un soutien financier de 215 millions $ dans le cadre de ce contrat qui procurera de l’emploi à 170 personnes à l’usine du Bas-Saint-Laurent et 70 à celle d’Alstom de Sorel-Tracy. Avec la contribution de 65 millions $ qu’ajoutera la STM, la valeur totale du financement s’élève à 580 millions $. «C’est une belle collaboration du provincial avec le fédéral pour les emplois qui vont perdurer ici, au Québec, croit Mme Lebouthillier. Pour moi, ça vient aussi bien positionner les régions de La Pocatière et de Sorel-Tracy, où il va y avoir de belles retombées économiques.»

Pour Marie-Ève Proulx, c’est la continuité d’un contrat qui avait été conclu en 2010 par ses prédécesseurs. «On va s’assurer qu’il soit respecté dans les coûts et les délais», a-t-elle fait valoir.

Contrat de 18 mois

Le contrat de fabrication de ces nouvelles voitures de métro est d’une durée de 18 mois. Les premiers assemblages sont prévus dès la moitié de 2019. Les premières livraisons devraient se faire dès 2020, à un rythme d’un train par mois. 

«Plus tôt cette année, on prévoyait une réduction de 250 emplois ici, à La Pocatière, a indiqué le président de Bombardier Transport pour les Amériques, Benoît Brossoit. Avec le nouveau contrat, on va pouvoir maintenir 170 postes. L’impact est aujourd’hui estimé à 100 personnes. Ces gens-là vont être mis à pied à mesure qu’on termine le contrat actuel d’Azur et on va reprendre le travail à la mi-juillet 2019 pour le nouveau contrat qui est annoncé aujourd’hui.»

Le grand patron de Bombardier Transport croit que ce nouveau contrat d’une durée d’un an et demi facilite la transition avant le début d’éventuels contrats. «Ça nous permet de créer un pont pour assurer des emplois et une certaine pérennité de l’expertise qu’on a ici, à La Pocatière, et dont on est très, très fiers, souligne M. Brossoit. Mais, le travail à long terme, c’est un combat de tous les jours. C’est un environnement très compétitif.» Benoît Brossoit est néanmoins confiant des opportunités qui pourront s’ouvrir à Bombardier Transport et qui pourraient consolider les emplois à son usine du Kamouraska.