Il se fait voler son identité et ne peut toucher sa PCU

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Il se fait voler son identité et ne peut toucher sa PCU

Saint-Mathieu-du-Parc — Dans l’espoir de pallier la perte de revenus occasionnée par le confinement de la société, nombre de Canadiens ont recours à la prestation canadienne d’urgence (PCU) afin de subvenir à leurs besoins. Toutefois, cette aide étant relativement accessible, elle représentait une mine d’or pour les fraudeurs, qui n’avaient qu’à se munir des informations personnelles d’un citoyen pour encaisser ses versements.

À quelques détails près, c’est le cauchemar à travers lequel a dû passer Sylvain Leblanc lors des derniers mois. Ce Mathieusaintois de 39 ans gagne sa vie en tant que bûcheron à son compte. Lorsque la COVID-19 a frappé la province, son industrie se trouvait déjà dans un creux de vague annuel. Il comptait donc sur la PCU pour lui permettre de passer à travers cette période difficile en conservant une partie de ses revenus habituels.

Microsoft insiste pour sauver la très populaire TikTok aux États-Unis

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Microsoft insiste pour sauver la très populaire TikTok aux États-Unis

SAN FRANCISCO — Après une fin de semaine passée à envisager le pire, l’horizon s’éclaircit pour TikTok, le réseau social que Donald Trump menace de bannir des États-Unis, mais que Microsoft entend bien racheter d’ici la fin de l’été.

Le géant américain de l’informatique a confirmé dimanche que des négociations étaient en cours pour racheter la branche américaine de TikTok à ByteDance, sa maison-mère chinoise.

Après une discussion entre le président américain et Satya Nadella, le patron du groupe, Microsoft va continuer les pourparlers, en vue d’un aboutissement d’ici le 15 septembre au plus tard, d’après un communiqué.

Dans un contexte de tensions politiques et commerciales avec la Chine, Washington accuse depuis des mois l’interface d’être utilisée par le renseignement chinois à des fins de surveillance. TikTok a toujours fermement nié tout partage de données avec Pékin.

Le ton est monté cette fin de semaine: vendredi soir, le locataire de la Maison-Blanche a déclaré qu’il bannissait l’appli et qu’il était même opposé à un rachat par un groupe américain.

TikTok doit être «vendue ou bloquée» aux États-Unis, a averti dimanche le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, tandis que le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo promettait des mesures imminentes du président «en réponse aux divers risques pour la sécurité nationale que posent les logiciels liés au Parti communiste chinois».

La plateforme de partage de vidéos légères, généralement musicales et humoristiques, compte un milliard d’utilisateurs dans le monde, surtout des jeunes. En Chine, ByteDance opère une appli sur le même principe, mais séparée, avec un nom différent.

Rêve américain

L’acquisition sera soumise «à une évaluation complète de la sécurité et devra apporter des bénéfices économiques aux États-Unis, y compris au Trésor américain», précise le communiqué de Microsoft.

Si la transaction a lieu, le groupe possèdera et dirigera le réseau social aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des actionnaires minoritaires pourront se joindre à l’opération.

«Microsoft s’assurera que toutes les données des utilisateurs américains de TikTok sont transférées et restent aux États-Unis», promet la société de Seattle.

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux États-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de diffusion en continu de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

«Nous n’allons nulle part», a réagi samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo pour rassurer les utilisateurs, après l’annonce de Donald Trump.

Elle s’est dite «fière» des 1500 employés américains et a promis de créer «10 000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années».

«Les États-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie», a remarqué samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, un groupe de réflexion proche des géants de la tech.

Rêve de Microsoft

«Des millions d’Américains, y compris de nombreux partisans de Trump, l’utilisent pour créer et partager des contenus. [...] Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n’y a aucune preuve qu’elle constitue une menace pour la sécurité nationale».

Sur la plateforme, des créateurs de contenus inquiets ont posté des liens vers leurs profils Instagram ou YouTube pour ne pas perdre leurs abonnés en cas de fermeture. D’autres font de l’humour ou tentent de prouver qu’il est impossible de bloquer un réseau aussi populaire.

Certains assurent que Donald Trump cherche à se venger des rangées de sièges vides lors de sa réunion de campagne à Tulsa, en Oklahoma, fin juin, quand des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.

Microsoft a prévu de «construire sur l’expérience que les utilisateurs de TikTok adorent, tout en ajoutant une couche de sécurité et de protection de la vie privée de très haute qualité».

Le groupe informatique aurait ainsi une chance de percer sur le marché très prisé des réseaux sociaux.

Actuellement, il dispose de la plateforme professionnelle LinkedIn et de Teams, un service de messagerie interne pour les entreprises.

Fin juin, la société a fermé sa plateforme de diffusion en continu de jeux vidéo Mixer, laissant le champ libre au géant du secteur Twitch (Amazon) et à ses deux rivaux, YouTube Gaming et Facebook Gaming.

L’immense succès de TikTok auprès des adolescents a fait des émules: Facebook s’apprête à ajouter un onglet «Reels» dans Instagram pour éditer des courtes vidéos de divertissement.

La fonctionnalité est déjà testée au Brésil, en France et en Allemagne.

L'avenir de TikTok aux États-Unis de plus en plus incertain

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L'avenir de TikTok aux États-Unis de plus en plus incertain

SAN FRANCISCO — Vendue ? Rachetée ? Bannie ? L’appli TikTok, mal aimée de Donald Trump, mais plébiscitée par les jeunes, en voit de toutes les couleurs depuis 48 heures, entre menaces d’interdiction au sommet et négociations au point mort.

Vendredi, après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison-Blanche faisait savoir que le président allait signer un ordre officiel forçant la maison-mère chinoise ByteDance à s’en séparer, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Plusieurs médias américains révélaient dans la foulée que Microsoft était en négociations avancées pour racheter l’application.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé qu’il «bannissait TikTok des États-Unis».

Il a aussi précisé aux reporters qu’il n’était pas en faveur d’une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

Le réseau social est soupçonné par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Le rapatrier aux États-Unis, grâce à une acquisition, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Mais les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, d’après le Wall Street Journal (WSJ), à cause de l’opposition du président américain.

Selon le quotidien, les discussions auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison-Blanche.

«Ici pour rester»

«Ça devient bizarre. Une vente à 100 % à une entreprise américaine, qui aurait été considérée comme une solution radicale il y a deux semaines, permet de pallier les inquiétudes raisonnables sur la protection des données», a tweeté samedi Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité chez Facebook et chercheur à l’université de Stanford.

«Si la Maison-Blanche tue [ce rachat], on saura qu’il ne s’agissait pas de sécurité nationale».

En attendant, l’interdiction annoncée par le président interroge et inquiète.

«Nous sommes ici pour rester», a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs.

«Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir», a-t-elle insisté.

Vanessa Pappas s’est aussi dite «fière» des 1500 employés américains et a promis de créer «10 000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années».

La plateforme de divertissement — principalement des vidéos musicales — compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie.

Depuis le début des menaces, des utilisateurs font circuler des messages angoissés de soutien, des conseils techniques pour ne pas perdre l’accès (ou des liens vers les comptes Instagram) et des vidéos humoristiques.

Sur l’une d’entre elles, vue 1,4 million de fois, une femme s’étale de la peinture orange sur le visage et construit un mur en briques, sous l’intitulé «Moi en train de convaincre Trump de nous laisser garder TikTok».

Américanisation

«Les États-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie», a déclaré samedi Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, dont les vues sont généralement alignées sur celles des géants de la tech.

«Des millions d’Américains, y compris de nombreux supporters de Trump, l’utilisent pour créer et partager des contenus. […] Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n’y a aucune preuve qu’elle constitue une menace pour la sécurité nationale».

Ces derniers mois, le réseau social a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux États-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Début juillet, l’application a interrompu son activité à Hong Kong à cause de la récente loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine, qui donne plus de pouvoirs à la police, notamment en matière de surveillance.

Insuffisant pour rassurer le président, qui considère la plupart des réseaux sociaux biaisés en faveur des démocrates, malgré ses quelque 80 millions d’abonnés sur Twitter.

«Bannir une plateforme, même si c’était légalement possible, nuit à la liberté d’expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée», a réagi Jennifer Granick, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

Lors du meeting de campagne de Donald Trump à Tulsa (Oklahoma) fin juin, marqué par des rangées de sièges vides et la vidéo d’un président visiblement dépité, des adolescents avaient proclamé sur TikTok qu’ils avaient commandé de nombreux billets d’entrée avec la ferme intention de ne pas y aller.

Trump annonce qu’il va interdire TikTok aux États-Unis

Techno

Trump annonce qu’il va interdire TikTok aux États-Unis

WASHIGNTON — Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu’il allait interdire aux États-Unis le réseau social TikTok, soupçonné par Washington de pouvoir être utilisé par le renseignement chinois.

«En ce qui concerne TikTok, nous l’interdisons aux États-Unis», a déclaré M. Trump à des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. Il compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d’un public jeune.  

TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. Il compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d’un public jeune.

TikTok faisait l’objet d’une enquête du CFIUS, l’agence américaine chargée de s’assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale.

Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, avait fait savoir mercredi qu’il ferait une «recommandation» sur TikTok à la Maison Blanche cette semaine.

TikTok a souvent dû se défendre de ses liens avec la Chine, où ByteDance possède une application similaire, sous un autre nom.

Elle a toujours nié partager des données avec les autorités chinoises et assuré ne pas avoir l’intention d’accepter de requêtes en ce sens.

Les pêcheurs soulagés

L'est du Québec

Les pêcheurs soulagés

SAINT-GODEFROI — La pandémie en a fait voir de toutes les couleurs aux pêcheurs et transformateurs de produits marins gaspésiens entre mars et mai, mais jusqu’à présent, les volumes de captures et les prix ont atteint des seuils assez satisfaisants, considérant un contexte initialement défavorable en raison de l’effondrement de certains marchés.

Il est permis de dire que bien du monde, en Gaspésie, mais aussi sur la Côte-Nord, aux Îles-de-la-Madeleine et dans la partie est du Bas-Saint-Laurent, pousse maintenant un soupir de soulagement. Si on s’en tient aux trois principaux crustacés, l’heure est au bilan dans le crabe des neiges et dans le homard, la saison étant terminée, alors que les prises de crevette, à la mi-saison, progressent mieux cette année qu’en 2019.

Dans le crabe des neiges, les pêcheurs gaspésiens et madelinots évoluant dans le sud du golfe Saint-Laurent auraient souhaité voir la saison commencer avant le 25 avril en raison de la présence de plus en plus hâtive de la baleine noire, une espèce menacée. Ses déplacements provoquent des fermetures de secteurs de pêche, parfois temporairement, parfois pour le reste de la saison. Ces fermetures concentrent la capture dans un territoire restreint.

«Il faut que la pêche débute beaucoup plus tôt pour accéder à une ressource qui est présentement non disponible. Ça enlèverait de la pression sur le sud-ouest du golfe. La concentration de crabiers est tellement élevée que si tu tombes à l’eau, t’es pas chanceux si tu ne tombes pas assis sur un ballon», lance le crabier gaspésien Luc Gionest, en faisant référence aux bouées marquant les endroits où les crabiers laissent leurs casiers en mer.

Sans COVID, les crabiers du sud du golfe Saint-Laurent, une zone majeure partagée avec le Nouveau-Brunswick, auraient connu une saison grandiose. Les inventaires de 2019 étaient inexistants sur les marchés et le contingent, très élevé à 27 258 tonnes métriques, aurait assuré un prix élevé et des revenus quasi record aux pêcheurs.

L’incertitude provoquée par la COVID a retardé le démarrage de la saison, une décision revenant au ministère fédéral des Pêches et des Océans. Ce retard a multiplié les interactions potentielles entre bateaux et baleines noires, ce qui a mené à d’innombrables fermetures de secteurs, en fait un peu plus de 80 % de l’aire de capture.

Le problème, c’est que les crabiers étaient tellement concentrés dans une zone exiguë qu’ils n’ont collectivement pris que 87 % de leur quota global. Luc Gionest a laissé 15 % de son quota individuel à l’eau, par manque de temps puisque la saison se terminait le 30 juin.

Le PIB canadien a progressé de 4,5 % en mai

COVID-19

Le PIB canadien a progressé de 4,5 % en mai

OTTAWA — Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 4,5 % en mai, alors que les entreprises ont commencé à rouvrir après l'assouplissement des restrictions imposées en mars et avril pour lutter contre la pandémie de COVID-19, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Les économistes s'attendaient en moyenne à une augmentation de 3,5 % du produit intérieur brut pour le mois, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

L'agence indique que des rebonds en mai ont été observés dans plusieurs industries avec l'assouplissement des restrictions relatives à la COVID-19, y compris celle du commerce de détail, qui a enregistré une hausse de 16,4 %, ce qui représente sa plus forte augmentation mensuelle depuis le début de la collecte de ces données, en 1961.

Les ventes de véhicules automobiles sont les principales responsables de la croissance du secteur du détail. En les excluant, sa croissance aurait été de 11,4 %, a précisé Statistique Canada.

Les renseignements provisoires de l'agence indiquent par ailleurs que le PIB réel a augmenté d'environ 5 % en juin.

Malgré les deux mois de croissance après deux mois de lectures négatives, l'estimation préliminaire de Statistique Canada indique que la production économique s'est contractée de 12 % au deuxième trimestre.

Les données de juin et du deuxième trimestre seront finalisées à la fin du mois prochain.

L'économiste Royce Mendes, de la Banque CIBC, a indiqué dans une note qu'une baisse de 12 % au deuxième trimestre serait la plus forte baisse jamais enregistrée, même si un tel plongeon était attendu.

Dans ses plus récentes perspectives économiques, la Banque du Canada avançait que le deuxième trimestre de 2020 serait pire que le premier, prévoyant une baisse trimestrielle de 14,6 % pour le PIB.

Dans l'ensemble, la banque centrale indiquait s'attendre à une contraction économique de 7,8 % cette année, avertissant qu'après un redressement immédiat avec l'assouplissement des restrictions, la reprise serait longue et cahoteuse, et que certaines entreprises et certains emplois ne survivraient pas à la récession.

Selon Statistique Canada, l'activité économique est restée inférieure de 15 % à son niveau d'avant la pandémie, malgré les gains enregistrés en mai.

La chaîne québécoise Magasin Laura se met à l'abri de ses créanciers

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La chaîne québécoise Magasin Laura se met à l'abri de ses créanciers

MONTRÉAL — La pandémie de la COVID-19 vient de faire une nouvelle victime dans l'industrie de la mode. La chaîne québécoise de prêt-à-porter Magasin Laura annonce avoir obtenu une ordonnance initiale afin de se placer sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

Selon un communiqué publié vendredi par l'entreprise établie à Montréal, Magasin Laura souhaite «restructurer ses dettes et faire face avec succès aux défis sans précédent que la pandémie COVID-19 a posés au secteur du commerce de détail».

Le mandat de contrôleur du processus a été confié à la firme KPMG.

Toujours selon le communiqué, la chaîne de vêtements pour femmes espère se libérer rapidement des procédures afin de mieux se positionner dans le marché très compétitif du détail.

Magasin Laura assure que les activités se poursuivent dans ses boutiques ainsi que sur sa plateforme en ligne, malgré les démarches légales et fiscales entreprises.

Le président et directeur général de la chaîne, Kalman Fisher, affirme que l'entreprise était «prospère et rentable» avant la crise sanitaire. La fermeture forcée des 140 magasins «Laura» et «Melanie Lyne» au Canada aurait cependant «gravement affecté» les revenus de la chaîne fondée en 1930.

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour l'industrie de la mode au Québec. Les griffes québécoises Aldo, Tristan, Frank & Oak, Reitmans et Lolë ont récemment dû se résoudre à se prévaloir des dispositions de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

Vaccins : des accords entre États et laboratoires

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Vaccins : des accords entre États et laboratoires

PARIS — Signe de la compétition intense entre les États, les contrats se multiplient pour tenter de s’assurer un accès à un éventuel vaccin anti COVID-19. Un accord a été annoncé vendredi entre les laboratoires Sanofi et GSK et les États-Unis et une réservation faite par l’Union européenne.

Le candidat-vaccin développé conjointement par le français Sanofi et le britannique GSK a été sélectionné pour le programme américain «Opération Warp Speed» visant à assurer aux Américains l’accès à un vaccin anti-COVID le plus rapidement possible.

Dans le détail, Sanofi et GSK vont recevoir jusqu’à 2,1 milliards $US des États-Unis contre la fourniture initiale de 100 millions de doses.

Sanofi recevra la majorité du financement du gouvernement américain et précise que ce dernier dispose en outre d’une option pour la fourniture de 500 millions de doses supplémentaires à plus long terme.

L’Union européenne n’est pas en reste : elle a annoncé vendredi avoir sécurisé la réservation de 300 millions de doses de vaccins auprès de Sanofi et GSK pour 2021. Le montant de ce futur contrat sans obligation d’achat n’a pas été divulgué.

Selon Bruxelles, «le contrat envisagé avec Sanofi fournirait une option à tous les États membres pour acheter le vaccin». L’exécutif européen poursuit en outre «des discussions intensives» avec d’autres fabricants de vaccins, est-il précisé dans un communiqué.

«Ce vaccin sera largement produit en France», s’est félicitée auprès de l’AFP Agnès Pannier-Runacher, ministre française déléguée auprès du ministre de l’Économie.

Pour le géant pharmaceutique français, ce doublé constitue «une excellente nouvelle» : «on peut avancer à grande vitesse avec ces accords de partage des risques» sur le développement industriel et clinique de vaccins contre la COVID-19, à déclaré à l’AFP Thomas Triomphe, patron de Sanofi Pasteur.

D’autant que Sanofi et GSK avaient déjà annoncé mercredi un accord sur 60 millions de doses avec le Royaume-Uni.

Le candidat-vaccin de Sanofi et GSK repose sur la technologie de protéine recombinante que Sanofi a employée pour produire un vaccin contre la grippe et sur l’adjuvant à usage pandémique développé par GSK.

Sanofi anticipe de lancer son essai clinique de phase I/II en septembre, avant l’étude de phase III (la toute dernière étape avant une mise sur le marché) d’ici à la fin de l’année, pour une approbation qui pourrait avoir lieu au premier semestre 2021.

Partage de risques

Les États-Unis avaient déjà dépensé plus de six milliards $US depuis mars pour financer des projets concurrents, chez des laboratoires établis comme Johnson & Johnson, Pfizer et AstraZeneca, et chez deux petites sociétés de biotechnologie, Novavax et Moderna.

Amazon investira 10 milliards $US dans l’Internet depuis l’espace

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Amazon investira 10 milliards $US dans l’Internet depuis l’espace

WASHINGTON — Amazon a obtenu l’approbation des autorités américaines pour déployer une constellation de plus de 3000 satellites en orbite basse, censés fournir de l’Internet à haut débit partout dans le monde.

Le géant du commerce en ligne va investir 10 milliards $US dans son «Project Kuiper», a-t-il fait savoir jeudi lors de la publication de très bons résultats trimestriels.

Le Project Kuiper de Jeff Bezos, patron du groupe et homme le plus riche au monde, compte 3236 satellites. Il doit permettre d’amener de la connectivité aux zones actuellement non couvertes.

Il visera d’abord les zones blanches des États-Unis, puis dans le monde entier, et pourrait alimenter des réseaux sans-fils et 5G.

«Nous avons entendu tellement d’histoires récemment sur les personnes qui ne peuvent pas travailler ou étudier parce qu’ils n’ont pas d’Internet fiable à la maison», a déclaré Dave Limp, vice-président d’Amazon.

«Kuiper va changer cette situation. Nos 10 milliards d’investissements vont créer des emplois et les infrastructures américaines vont nous aider à combler le fossé».

Le projet ciblera en priorité les foyers, ainsi que les écoles, hôpitaux, entreprises et d’autres organisations, et pourra rétablir les télécommunications en cas de catastrophe naturelle.

Plusieurs entreprises se sont déjà positionnées sur le créneau de l’Internet depuis l’espace.

Le mastodonte SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a déjà déployé la constellation Starlink qui compte quelque 300 satellites en orbite et ambitionne d’en lancer jusqu’à 42 000.

En Europe, le gouvernement britannique, associé au conglomérat indien Bharti, a été choisi comme repreneur de l’opérateur de satellites en faillite Oneweb, qui porte un projet similaire.

Alstom-Bombardier: feu vert de l’Union européenne à la création d’un géant ferroviaire

Affaires

Alstom-Bombardier: feu vert de l’Union européenne à la création d’un géant ferroviaire

BRUXELLES — La Commission européenne a autorisé vendredi sous conditions le rachat par Alstom de la branche transports du canadien Bombardier, qui donnera naissance au numéro deux mondial du rail, un an et demi après le mariage avorté du groupe français avec Siemens.

Le nouvel ensemble emploie — sans déduire les cessions concédées pour satisfaire Bruxelles — environ 76 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros (24,50 milliards $). Il veut pouvoir concurrencer le chinois CRRC, de loin le numéro un mondial du secteur.

«Grâce à l’ensemble complet de mesures correctives proposé pour résoudre les problèmes de concurrence dans les secteurs des trains à très grande vitesse, des trains de grande ligne et de la signalisation grandes lignes, l’opération a pu être examinée et autorisée rapidement», s’est félicitée la vice-présidente de l’exécutif européen, Margrethe Vestager.

Le patron d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a immédiatement «salué» cette décision. «Un dialogue de confiance a pu se nouer [avec Bruxelles]. Est-ce que c’est la conséquence des difficultés du précédent dossier [avec Siemens] ou pas ? Je n’en sais rien», avait-il affirmé vendredi matin sur France Inter.

C’est «une bonne nouvelle pour l’industrie ferroviaire européenne, qui doit rester à la pointe de l’innovation», a réagi le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, qui avait vertement critiqué le veto de la Commission européenne, gardienne de la concurrence dans l’UE, au rachat d’Alstom par Siemens.

Afin de laisser de la place à ses rivaux, Alstom avait proposé plusieurs engagements à Bruxelles, notamment la cession de ses trains Coradia Polyvalent pour le marché français — appelés Regiolis par la SNCF — et de son site de production de Reichshoffen, en Alsace, qui emploie 780 salariés.

Plusieurs acheteurs potentiels ont fait part de leurs «marques d’intérêt», selon M. Poupart-Lafarge.

«On est écoeurés, abasourdis. […] C’est dur», a réagi Daniel Dreger, délégué CGT du site, jugeant l’usine «sacrifiée par les financiers».

«C’est Alstom qui va choisir le nouvel acquéreur, qui sera un concurrent régional pour lui. Donc on n’est pas sûrs que la direction veuille prendre le meilleur acquéreur possible, qui soit viable et solide», a-t-il expliqué à l’AFP, rappelant qu’il n’existait pour l’heure aucune garantie pour les emplois.

Air Canada : perte de 1,75 G$ au 2e trimestre, son patron veut des assouplissements

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Air Canada : perte de 1,75 G$ au 2e trimestre, son patron veut des assouplissements

MONTRÉAL — Le chef de la direction d'Air Canada a accusé vendredi le gouvernement fédéral d'imposer des restrictions «parmi les plus strictes du monde» pour le secteur de l'aviation commerciale et a appelé à des assouplissements après que la ligne aérienne a subi une perte de 1,75 milliard $ au deuxième trimestre et que l'incertitude est la principale figure à l'horizon.

Les revenus passagers de la société montréalaise ont chuté de 95 % par rapport à la même période l'an dernier, tandis que le transporteur a dépensé 19 millions $ par jour alors que s'écroulait la demande en raison de la pandémie de COVID-19.

Ottawa et les provinces devraient abaisser les barrières de voyage avec «une extrême urgence», a déclaré le directeur général Calin Rovinescu.

Il a évoqué l'interdiction générale visant les voyageurs étrangers, la fermeture de la frontière canado-américaine et la quarantaine de deux semaines exigée de toute personne entrant au pays.

Le chef de la direction a également mentionné les obstacles permanents aux voyages interprovinciaux, qu'il a qualifiés d'«incompatibles» avec la Charte des droits et libertés, ainsi que les avis du gouvernement d'éviter les voyages non essentiels, qui empêchent les passagers de souscrire une assurance.

«Bien que nécessaires et appropriées au début, en mars, ces contraintes restent en place, non ajustées, malgré la disponibilité de mesures plus ciblées qui peuvent atteindre les objectifs légitimes de santé publique. Et leur effet combiné a été de décimer l'activité aérienne et d'empêcher la possibilité d'une véritable reprise à un moment où la demande était par ailleurs fragile», a affirmé M. Rovinescu lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.


Les dégâts du virus sur l’emploi dans le monde

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Les dégâts du virus sur l’emploi dans le monde

PARIS — La pandémie de coronavirus fait vaciller des pans entiers de l’économie mondiale, parmi lesquels l’aérien, l’automobile ou la distribution.

Les gros plans sociaux ne sont que la partie émergée de la crise. La pandémie met également en difficulté une multitude de petites entreprises et détruit en silence de nombreux emplois précaires.

Turbulences dans l’aérien 

Deux grandes compagnies latino-américaines, la chileno-brésilienne LATAM et la colombienne Avianca, se sont placées en mai sous la protection de la loi américaine sur les faillites. Des compagnies plus petites, comme les sud-africaines South African Airways et Comair, la britannique Flybe ou les branches autrichienne et française de Level (IAG) ont été emportées.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia a été racheté par une société américaine.

D’autres tiennent au prix de coupes drastiques, comme les américaines American Airlines (plus de 41 000 départs), United Airlines (jusqu’à 36 000) et Delta Air Lines (10 000), l’allemande Lufthansa (22 000), Air Canada (au moins 19 000), les britanniques British Airways (12 000), EasyJet (4500) et Virgin Atlantic (3150), Air France (7500), l’australienne Qantas (6000), la scandinave SAS (5000), l’irlandaise Ryanair (3250) ou encore Icelandair (2000).

Pour limiter la casse, l’Allemagne a volé au secours de Lufthansa et de Condor, la France et les Pays-Bas ont fait de même avec Air France-KLM. L’Italie et le Portugal ont opté pour une nationalisation d’Alitalia et de la TAP.

Côté constructeurs, Boeing compte supprimer au moins 16 000 emplois, Airbus 15 000, le canadien Bombardier 2500, tandis que les fabricants de moteurs américain General Electric et britannique Rolls-Royce vont sabrer 12 600 et 9000 postes. Dans les services aéroportuaires, le groupe Swissport va supprimer plus de 4000 emplois au Royaume-Uni.

Le secteur du tourisme est aussi en grandes difficultés : le premier voyagiste mondial TUI va détruire 8000 emplois.

Sorties de route dans l’automobile

L’annonce de 15 000 suppressions de postes chez Renault et la faillite du loueur américain Hertz en Amérique du Nord sont deux révélateurs de la crise dans l’automobile.

Il ne s’agit pas de cas isolés. L’allemand BMW supprime 6000 emplois. Nissan ferme une usine employant 3000 ouvriers à Barcelone. Au Royaume-Uni, plus de 6000 suppressions de postes ont déjà été annoncées, notamment chez Jaguar Land Rover, Aston Martin, Bentley et McLaren.

Le constructeur du poids lourd suédois Volvo Group supprime 4100 emplois dans le monde.

Chez les équipementiers, le français Valeo a annoncé 12 000 destructions de postes.

Faillites dans la distribution

La pandémie a été fatale à de nombreuses enseignes, asphyxiées par la fermeture de leurs magasins pendant le confinement.

Au Royaume-Uni, le groupe Intu, propriétaire d’énormes centres commerciaux, a déposé le bilan, tout comme les grands magasins Debenams, la chaîne britannique de vêtements Laura Ashley et le spécialiste de la location-vente de produits pour la maison BrightHouse. Le groupe de bricolage et matériaux Travis Perkins supprime 2500 postes.

En France, de nombreuses marques d’habillement (La Halle, André et Naf Naf, Orchestra-Prémaman...) ont été placées en redressement judiciaire, avant d’être rachetées au prix de réductions d’effectifs.

En Allemagne, les grands magasins Karstadt Kaufhof vont supprimer 6000 emplois.

Aux États-Unis, la pandémie a poussé à la faillite les grands magasins Stage Stores et les chaînes de vêtements J.C. Penney et JCrew.

Dans la restauration, la chaîne allemande Vapiano a fait faillite, tandis que l’enseigne britannique The Restaurant Group ferme 125 restaurants (3000 emplois) des chaînes Frankie & Benny’s, Garfunkel’s et Coast-to-Coast, après avoir déjà placé en faillite ses restaurants Chiquito, Food and Fuel et Carluccio’s. Jusqu’à 5000 emplois sont aussi menacés chez SSP, spécialiste britannique de la restauration rapide.

D’autres secteurs fragilisés

L’énergie, confrontée à une baisse de la demande, souffre également. Le géant des services pétroliers Schlumberger, basé à Houston, prévoit la suppression de 21 000 emplois, soit un quart de ses effectifs. Le britannique BP supprime 10 000 postes, les fournisseurs britanniques Centrica et Ovo respectivement 5000 et 2600. Le groupe texan Diamond Offshore (forages) et l’américain Whiting Petroleum Corporation (gisements de schiste) ont déposé le bilan.

Dans le numérique, Uber (réservation de VTC) compte licencier 6700 salariés et son concurrent Lyft près de 1000. Airbnb et TripAdvisor ont annoncé le licenciement d’environ 25 % de leurs effectifs. Le réseau social professionnel LinkedIn a annoncé la suppression d’un millier de postes. L’équipementier télécoms finlandais Nokia a annoncé la suppression en France de 1233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent.

Transat annule la plupart des vols à partir de l’Ouest canadien cet hiver

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Transat annule la plupart des vols à partir de l’Ouest canadien cet hiver

MONTRÉAL — Air Transat annonce qu’il annule tous les vols de l’Ouest canadien vers des destinations soleil ou des États-Unis cet hiver, avec des remboursements à venir pour les clients.

Le voyagiste Transat, propriétaire d’Air Transat, indique dans un avis en ligne qu’il abandonne les itinéraires qui devaient décoller de Winnipeg, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria.

Les seuls itinéraires à partir de l’Ouest canadien entre le 1er novembre et le 30 avril seront de Vancouver à Toronto et Montréal, en plus de certains vols de correspondance vers l’Europe via Toronto.

Transat, dont le premier vol commercial en quatre mois a décollé la semaine dernière, affirme que les clients recevront un remboursement complet plutôt que le crédit qui avait déjà été offert pour les vols annulés en raison de la crise de la COVID-19.

La compagnie montréalaise fait valoir «les nombreux défis» auxquels l’industrie du transport aérien est confrontée, qui sont centrés sur une pandémie qui a fermé les frontières et cloué au sol les appareils. Le trafic commence lentement à reprendre cet été, mais pas suffisamment pour relancer le tourisme transfrontalier vital ou les marchés d’affaires.

Le voyagiste Transat a déclaré la semaine dernière à La Presse Canadienne qu’il retarderait la date limite de sa prise de contrôle par Air Canada, la repoussant d’un mois jusqu’au 27 août, alors que les régulateurs européens et les membres du cabinet fédéral réfléchissent à l’impact de l’acquisition de 720 millions $ sur la concurrence.

Prix des résidences : la deuxième plus forte hausse à Montréal, et une baisse à Calgary

Affaires

Prix des résidences : la deuxième plus forte hausse à Montréal, et une baisse à Calgary

OTTAWA — Les prix des propriétés résidentielles sont plus élevés qu’il y a un an dans cinq des six principaux marchés, selon de nouvelles données de Statistique Canada.

Les prix ont augmenté à Victoria, Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal au deuxième trimestre, tandis que les prix à Calgary ont chuté, selon l’indice des prix des propriétés résidentielles.

Ottawa a connu la plus forte hausse des prix, de 13,5 %, suivie par Montréal, avec 9,5 %, tandis que Calgary a affiché une baisse de 2,1 %, selon les données des bureaux provinciaux d’enregistrement produites par Teranet et la Banque Nationale du Canada.

Tandis que les acheteurs de propriétés de Calgary ont été confrontés à l’incertitude dans le secteur de l’énergie, la demande a augmenté à Ottawa dans un contexte de progression de l’immigration et de croissance dans les secteurs de la technologie et des services gouvernementaux, a déclaré Statistique Canada dans une autre perspective des prix plus tôt ce mois-ci.

Les écarts entre les prix étaient plus marqués pour les copropriétés que pour les maisons: les prix des condominiums à Ottawa ont augmenté de 16,2 % par rapport au printemps dernier, tandis que les prix à Calgary ont baissé de 6 %.

À Montréal, les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 9,3 %, tandis qu’ils ont fait un bond de 13,7 % à Toronto.

Cependant, Statistique Canada a déclaré que la demande plus faible pour des locations à court terme, ainsi que la tendance des personnes qui déménagent en banlieue à partir des villes, pourraient faire baisser les prix des unités de condominium à l’avenir.

Huawei devient leader mondial des cellulaires

Affaires

Huawei devient leader mondial des cellulaires

PÉKIN — Au sommet malgré les pressions : Huawei est devenu au deuxième trimestre le premier vendeur mondial de smartphones, au moment où le groupe chinois lutte contre Washington pour déployer dans le monde sa technologie 5G.

Le géant des télécoms se retrouve au centre de la rivalité sino-américaine, sur fond de guerre commerciale et technologique et de soupçons d’espionnage.

Huawei est considéré comme le leader mondial de la 5G, une nouvelle norme de technologies mobiles amenées à révolutionner l’internet et dont le déploiement doit s’accélérer.

Soupçonnant le groupe de collusion avec Pékin et arguant de risques en termes de cybersécurité, Washington a multiplié ces derniers mois les pressions sur ses alliés pour qu’ils bannissent les équipements Huawei.

Dans ce contexte, la firme de Shenzhen (sud de la Chine) n’en a pas moins détrôné le Sud-Coréen Samsung pour devenir le premier vendeur mondial de cellulaires au second trimestre, selon les données compilées par le bureau d’études Canalys.

Paradoxalement, la pandémie de nouveau coronavirus a aidé Huawei, en pénalisant davantage son principal concurrent.

Entre avril et juin, le groupe chinois a vendu 55,8 millions de téléphones (-5 % sur un an) contre 53,7 millions pour Samsung (-30 %).

«C’est un résultat remarquable que peu de gens auraient prédit il y a un an», souligne Ben Stanton, analyste de Canalys, y voyant l’effet de la COVID-19.

«Huawei a pleinement profité de la reprise économique en Chine pour relancer son activité dans le domaine des cellulaires», alors que les principaux marchés de son concurrent Samsung (Brésil, Inde, États-Unis et Europe) restent fortement touchés par la pandémie, estime M. Stanton.

Huawei s’est félicité d’une «résilience exceptionnelle en ces temps difficiles».

Avec moins de 1 % de part de marché en Chine, Samsung n’a pas pu profiter de la reprise du géant asiatique, où une multitude de concurrents locaux sont présents.

Suspicions et culture opaque

Dans le viseur depuis un an et demi de l’administration Trump, Huawei est sur la liste noire américaine, pour l’empêcher d’acquérir des technologies «made in USA» indispensables à ses téléphones.

Privé du système d’exploitation Android de Google, Huawei est contraint d’accélérer le développement de son propre système, HarmonyOS, dévoilé l’an dernier.

Quant aux puces, Huawei accroît ses efforts pour les faire produire par sa filiale HiSilicon.

Et Huawei fait face ces derniers temps à une pression croissante sur le front de la 5G.

Le passé militaire du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, son appartenance au Parti communiste chinois et une culture d’entreprise opaque ont alimenté les soupçons sur l’influence du régime sur le groupe.

Washington martèle que les services de renseignement chinois pourraient utiliser les équipements Huawei pour surveiller les communications et trafics de données d’un pays.

Si Huawei s’en défend, l’argument américain commence à être entendu.

Au nom de la sécurité, le Royaume-Uni a annoncé à la mi-juillet sa décision d’expurger à terme son réseau 5G de tout équipement produit par Huawei.

L’Australie et le Japon ont choisi d’interdire Huawei sur leur sol. Singapour ne lui accorde qu’un rôle secondaire pour son futur réseau 5G, préférant les équipementiers Nokia et Ericsson.

En France, Huawei ne fera pas l’objet d’une interdiction totale. Mais les opérateurs utilisant déjà la marque auront des autorisations d’exploitation limitées dans le temps.

Dans ce contexte de méfiance grandissante, il sera «difficile» pour Huawei de rester numéro un sur le marché des cellulaires, estime un autre analyste de Canalys, Mo Jia.

Selon lui, certains marchés cruciaux notamment l’Europe pourraient privilégier d’autres marques pour «réduire les risques».

Molson Coors voit son profit reculer, aux prises avec une pénurie de canettes

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Molson Coors voit son profit reculer, aux prises avec une pénurie de canettes

MONTRÉAL — Molson Coors continue de se débattre avec ce que son chef de la direction a appelé une «pénurie mondiale de canettes», alors que les consommateurs ont cessé de boire dans les bars et les restaurants et ont commencé à consommer plus de boissons à la maison en raison de la pandémie de COVID-19.

«La demande des consommateurs a évolué d'une manière que personne n'aurait pu prévoir il y a six mois», a souligné Gavin Hattersley lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, jeudi, après que la société a publié ses résultats financiers du deuxième trimestre.

«Lorsque les bars et les restaurants ont été fermés au début du [deuxième trimestre], la demande de fûts aux États-Unis est tombée à zéro […] et inversement, la demande de canettes a explosé», a-t-il expliqué.

Cela a mis une pression sur la disponibilité des canettes de 12 onces (355 millilitres), a-t-il indiqué.

«Nous produisons et expédions de la bière en canettes à des taux nettement plus élevés que ces dernières années. Cependant, cela n'a pas été suffisant pour répondre aux commandes historiquement élevées que nous recevons», a fait valoir M. Hattersley.

Molson Coors a déjà surpassé à quatre reprises ses livraisons de la semaine de la fête de l'indépendance du 4 juillet aux États-Unis, a-t-il déclaré, ajoutant que c'était «du jamais vu».

L'entreprise s'est efforcée d'obtenir autant de canettes que possible de ses fournisseurs, et de diversifier son approvisionnement dans le monde, a-t-il affirmé.

Molson a également suspendu la production d'articles ayant une plus faible circulation et emballés dans des canettes de même dimension, a-t-il indiqué.

L'approvisionnement en canettes plus hautes de Coors Light demeure restreint, a précisé M. Hattersley, mais la situation commence à s'améliorer en ce qui a trait à la canette standard de 12 onces de l'industrie. Molson s'attend tout de même à ce que les canettes de 12 onces restent un problème au troisième trimestre.

La société s'attend à ce que les tendances à domicile continuent d'être fortes, mais pas suffisamment pour contrebalancer la perte de consommation dans les lieux comme les bars et les restaurants.

Le brasseur montréalais a vu son bénéfice net diminuer de près de 41% au deuxième trimestre.

Molson Coors a surpassé les attentes des analystes même si les mesures mises en place par les autorités sanitaires ont fait plonger son bénéfice net et ses ventes au plus récent trimestre.

Le bénéfice net de Molson Coors a diminué de près de 41 % à 195 millions $US, soit 90 cents US par action, pour le trimestre clos le 30 juin. En comparaison, il s'était établi à 329,4 millions $US, ou 1,52 $US par action, au deuxième trimestre de 2019.

En excluant les éléments non récurrents, le bénéfice net sous-jacent a grimpé de 2,3 % à 337,3 millions $US, ou 1,55 $US par action, comparativement à celui de 329,6 millions $US, ou 1,52 $US par action, de l'année précédente.

Les revenus ont diminué de 15,1 % à 2,50 milliards $US, alors qu'ils avaient été de 2,95 milliards $US un an plus tôt. La plupart des ventes du plus récent trimestre provenaient des détaillants, et non des bars et restaurants.

Les analystes s'attendaient à ce que Molson Coors affiche un profit ajusté de 68 cents US par action, à partir d'un chiffre d'affaires de 2,45 milliards $US, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Molson a indiqué avoir allongé des primes de «remerciement» d'environ 16 millions $US à certains de ses employés essentiels en Amérique du Nord au cours du trimestre, et a mis en place une politique de congés payés et de congés volontaires payés.

DavidsTea rouvrira sept magasins au Québec

Affaires

DavidsTea rouvrira sept magasins au Québec

MONTRÉAL — L’entreprise Les Thés DavidsTea a annoncé jeudi qu’elle ne prévoyait rouvrir que 18 de ses magasins au Canada, dont sept au Québec.

Le marchand de thé a ainsi fait parvenir des avis de résiliation de bail pour ses 82 autres magasins, lesquels prendront effet dans 30 jours.

Cette décision a été prise dans le cadre de son plan de restructuration en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Les 18 magasins qui rouvriront «sont tous situés dans des centres commerciaux importants», souligne l’entreprise.

En plus des sept magasins du Québec, on en retrouvera cinq en Ontario, et les autres seront situés en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick.

Les nouvelles conditions de bail proposées devraient conférer à l’entreprise des droits de résiliation à la fin de 2020, et la flexibilité d’une option de prolonger les baux.

«Nous croyons qu’un groupe sélectionné de nos magasins les plus performants, complétant notre modèle commercial en ligne et de gros en pleine croissance et soutenu par une organisation entrepreneuriale, permettra à DavidsTea de sortir du processus de restructuration de la LACC en tant qu’organisation plus solide et plus résiliente», a déclaré Herschel Segal, fondateur, président du conseil et chef de la direction intérimaire de l’entreprise, par communiqué.

Tarifs douaniers sur l’aluminium: Ottawa devra répliquer, estime Legault

Affaires

Tarifs douaniers sur l’aluminium: Ottawa devra répliquer, estime Legault

Le premier ministre François Legault estime que le Canada devra répliquer en imposant des tarifs sur les produits américains si l’administration Trump va de l’avant avec la menace de nouveaux tarifs douaniers qui plane sur l’aluminium canadien.

François Legault a mentionné mercredi en fin d’après-midi sur Twitter avoir parlé au premier ministre Justin Trudeau pour lui faire part «des inquiétudes du Québec» dans ce dossier.

Boeing cessera la production du mythique 747 [PHOTOS]

Affaires

Boeing cessera la production du mythique 747 [PHOTOS]

WASHINGTON — Le Boeing 747, dont la production va s’arrêter en 2022, est un avion mythique qui a révolutionné le voyage aérien et le tourisme. Mais le temps du «Jumbo Jet», quadriréacteur gourmand en kérosène, était compté face à la concurrence de biréacteurs modernes.

Né en 1969, en même temps que le Concorde, le 747 est un succès commercial sans précédent: au total 1571 exemplaires ont été commandés depuis l’origine, dont 1556 ont été livrés.  

Il a surtout permis à des centaines de millions de voyageurs de découvrir le monde à des tarifs abordables grâce à l’essor des vols «charters», configurés en sièges tout économiques, transportant plusieurs centaines de passagers à la fois vers des destinations de vacances.  

En France, il a été notamment largement utilisé dans les années 90 par la compagnie Corsair pour ses vols sur les Antilles.

Pendant 35 ans, le 747 a officié dans le monde sans partage, jusqu’à l’arrivée, en 2005, du Super Jumbo A380 du grand rival européen Airbus.

Défi

Le 747 doit sa naissance à Juan Trippe, patron visionnaire de la compagnie Pan Am, aujourd’hui disparue, qui dès le début des années 60 est persuadé que le transport aérien, et en particulier les liaisons transocéaniques, vont exploser.  

L’histoire raconte que c’est lors d’une partie de pêche en Alaska qu’il arrive à convaincre son ami et patron de Boeing à l’époque, Bill Allen, de lui construire un avion deux fois plus gros que le 707.

«Si tu as le culot de le construire, je te l’achète!», lui aurait-il lancé en forme de défi.

Quelques années plus tard, le 747, surnommé aussi «Reine des Cieux», prend son envol.

Google, Apple, Facebook et Amazon sermonnés par les politiques

Affaires

Google, Apple, Facebook et Amazon sermonnés par les politiques

WASHINGTON ET SAN FRANCISCO — Les GAFA écrasent leurs concurrents et la démocratie, ont martelé les démocrates; les GAFA nous censurent, ont tempêté les républicains: les élus américains ont donné libre cours mercredi, pendant cinq heures, à des années de frustration vis-à-vis des sociétés tentaculaires qui dominent l'internet mondial. 

Sundar Pichai (Alphabet, maison-mère de Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon) ont été auditionnés en visioconférence par la commission judiciaire de la Chambre des représentants à Washington, qui enquête depuis un an sur de possibles abus de position dominante.

«Ils ont trop de pouvoir», a assené, d’emblée, David Cicilline, le président du sous-comité sur la concurrence. Et «ils vont certainement émerger (de la pandémie) encore plus forts et plus puissants qu’avant».

«Si le Congrès ne force pas les “Big Tech” à être équitables, ce qu’ils auraient dû faire il y a des années, je le ferai moi-même avec des décrets», a menacé Donald Trump avant le début de la séance.

Les membres démocrates se sont principalement concentrés sur le modèle économique des géants de la technologie.

Ils ont tenté de prouver que ces groupes utilisent les montagnes de données personnelles à leur disposition et des acquisitions de concurrents pour empêcher, illégalement, tout compétiteur d'émerger, au détriment des consommateurs, des citoyens, de l'innovation et de la démocratie.

«Google est devenu le portail d'accès à internet et abuse de son pouvoir», a argumenté M. Cicilline après une série de questions à Sundar Pichai. «C'est devenu un jardin clôturé, (...) qui s'assure, virtuellement, que toute entreprise qui veut être trouvée en ligne doive payer une taxe à Google».

«Magasin de bonbons»

Jerry Nadler, le président de la commission, a de son côté attaqué Mark Zuckerberg sur le terrain des acquisitions. «Facebook voyait Instagram comme une menace (...), donc (...) ils les ont rachetés», a-t-il accusé.

Jeff Bezos, dont c'était la première parution devant une commission parlementaire, en a aussi pris pour son grade. «Amazon est seulement intéressé dans l'exploitation de son monopole sur les ventes en ligne», a déclaré M. Cicilline. «Son double rôle d'hébergeur et de marchand sur la même plateforme est fondamentalement anti-concurrentiel. Le Congrès doit prendre des mesures».

Pour appuyer ce propos, l'élue Pramila Jayapal a cité un ancien employé d'Amazon: «(les chefs) nous disent juste: "ne vous servez pas dans les données". Mais c'est un véritable magasin de bonbons, tout le monde a accès à tout ce qu'il veut».

Tim Cook a été interrogé sur le même sujet - sa qualité de juge et partie sur sa plateforme d'applications, l'app store - mais a été relativement épargné par rapport aux autres groupes.

«Chasse aux conservateurs»

Côté républicains, Greg Steube a interrogé Sundar Pichai sur ses courriels de campagne qui «arrivent systématiquement dans les dossiers indésirables», signe, selon lui, d'un complot contre les conservateurs.

À moins de 100 jours de élections, de nombreuses questions ont porté sur les réseaux sociaux et leur rapport à la liberté d'expression.

«Les Big Tech ont ouvert la chasse aux conservateurs, c'est un fait», a lancé Jim Jordan, un des proches alliés de Donald Trump, affirmant que les plateformes faisaient tout pour réduire les républicains au silence.

Il a aussi accusé Google d'être un allié de la Chine (le moteur de recherche n'y est pas accessible depuis 20 ans) et a tenté de faire promettre au patron du groupe que ses services «ne seraient pas ajustés sur mesure pour aider Joe Biden (le candidat démocrate) à gagner en 2020» la présidentielle.

Sur la concurrence, plusieurs des membres républicains de la commission estiment de toute façon qu'être «grand» n'est pas une tare, et peut même servir à «faire le bien».

Happy ending? 

Combinés, les GAFA valent environ 4 780 milliards de dollars en Bourse. Les milliardaires Jeff Bezos et Mark Zuckerberg figurent au top 5 des hommes les plus riches au monde.

Leurs patrons ont eu peu d'opportunités de répondre aux accusations, hormis pendant leurs propos liminaires, où ils ont vanté leurs «success stories» [histoire à succès] à l'américaine pour en appeler à la fibre patriotique des élus.

Ils ont mis en avant leur contribution à la croissance, leurs investissements, les créations d'emplois aux États-Unis, et assuré favoriser la compétition tout en faisant face à une concurrence féroce.

Pas de quoi convaincre M. Cicilline: «Ces sociétés disposent d'un monopole. Certaines doivent être scindées, d'autres doivent régulées et rendues responsables de leurs actes», a-t-il conclu.

La commission judiciaire enquête depuis des mois sur de possibles abus de position dominante, mais l'audition a peu de chance d'avoir des conséquences majeures, si ce n'est, peut-être, de préparer de nouvelles lois plus contraignantes pour les plateformes numériques.

Le chantier naval Davie tarde à moderniser des brise-glaces d’occasion

Affaires

Le chantier naval Davie tarde à moderniser des brise-glaces d’occasion

OTTAWA — Le chantier naval québécois Davie, qui avait convaincu Ottawa d'acheter des brise-glaces d'occasion pour la Garde côtière, tarde maintenant à livrer ces navires, qui demandaient des travaux de modernisation.

Benoit Mayrand, porte-parole du ministère des Pêches et des Océans, responsable de la Garde côtière, a attribué ces retards au besoin de moderniser les navires, de construction norvégienne, pour respecter la réglementation canadienne et améliorer leur endurance et leurs capacités de déglaçage.

Ottawa avait accepté en août 2018 d'acheter au chantier Davie les trois brise-glaces civils d'occasion, pour un coût total d'au moins 827 millions $. Plus tôt cette année-là, le premier ministre Justin Trudeau avait créé la surprise en annonçant des négociations avec le chantier naval de Lévis, qui prévoyait alors des mises à pied massives.

La décision d'acheter les trois brise-glaces faisait suite à une intense campagne de la Davie ainsi que du gouvernement du Québec et des partis de l'opposition à Ottawa pour que le gouvernement fédéral accorde plus de contrats au chantier naval de Lévis.

Le premier des trois navires, connu sous le nom de NGCC Captain Molly Kool, a été rapidement livré et mis en service, après un travail de peinture et quelques petits travaux de conversion pour répondre aux exigences de la Garde côtière.

Alors que le NGCC Jean Goodwill était censé être prêt d'ici la fin de 2019 et le NGCC Vincent Massey cet été, le porte-parole du ministère des Pêches et des Océans, Benoit Mayrand, a confirmé cette semaine qu'aucun des deux n'avait été livré.

«Le NGCC Jean Goodwill devrait être livré à la Garde côtière d'ici la fin de 2020», a déclaré Benoit Mayrand dans un courriel. «La date de livraison pour le NGCC Vincent Massey n'a pas encore été finalisée.»

Benoit Mayrand a attribué les retards au travail qui doit être fait pour convertir les brise-glaces de construction norvégienne afin de s'assurer qu'ils répondent à la réglementation canadienne et aux besoins de la Garde côtière, notamment en augmentant leur «capacité de déglaçage» et leur endurance.

Davie renvoie les questions à la Garde côtière

Le chantier naval de Québec a proposé pour la première fois de louer quatre brise-glaces d'occasion à la Garde côtière en avril 2016. Il a continué de faire pression sur le gouvernement libéral pendant près de deux ans, avertissant qu'il devrait licencier des centaines de travailleurs s'il n'avait plus de contrat du fédéral.

La pression de Davie pendant les deux années suivantes a coïncidé avec les préoccupations concernant la flotte de brise-glaces existante de la Garde côtière à la suite d'une série de pannes mécaniques dans les navires plus anciens.

Les représentants de Davie ont par la suite été surpris lorsque Justin Trudeau a annoncé à la radio lors d'une visite à Québec en janvier 2018 qu'Ottawa entamerait les négociations pour les navires le lendemain matin.

Le gouvernement a finalement accepté d'acheter plutôt que de louer les trois navires.

En annonçant l'accord en août 2018, le gouvernement fédéral a fixé le coût à 610 millions de dollars. Les documents budgétaires déposés plus tard à la Chambre des communes montraient qu'Ottawa avait réservé un total de 827 millions de dollars pour les navires, l'augmentation étant attribuée aux droits et aux tarifs d'importation.

Benoit Mayrand n'a pas immédiatement répondu aux questions mercredi concernant les raisons pour lesquelles les mises à niveau étaient nécessaires ou ce qu'elles impliquaient, ou combien le gouvernement s'attendait maintenant à dépenser.

La nécessité de moderniser les navires pourrait soulever de nouvelles questions quant à savoir si les navires étaient bien adaptés à la garde côtière, mais l'expert en construction navale de l'Université de Calgary, Timothy Choi, a déclaré qu'il y avait un besoin évident de plus de brise-glaces.

«Je dirais que si c'était effectivement le cas que les navires n'étaient pas nécessaires et que c'était juste un programme d'emplois pour le Québec, alors nous n'aurions pas vu le navire Molly Kool être utilisé et servir si tôt après son arrivée», a-t-il déclaré.

«Il s'agit à la fois d'un besoin de brise-glaces de cette classe et aussi d'un manque de meilleures options qui auraient minimisé les coûts et le temps de conversion supplémentaires. Il y a une pénurie importante de brise-glaces disponibles.»

Davie prévoit construire six nouveaux brise-glaces dans les années à venir, après avoir été le seul chantier naval à se qualifier pour être ajouté à la stratégie d'approvisionnement de plusieurs milliards de dollars du gouvernement fédéral en matière de construction navale.

Spotify frôle les 300 millions d'utilisateurs actifs

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Spotify frôle les 300 millions d'utilisateurs actifs

STOCKHOLM — Le géant du streaming musical, Spotify, a annoncé mercredi avoir frôlé pour la première fois les 300 millions d'utilisateurs d'actifs au deuxième trimestre, dont plus de 45% d'abonnés payants, même si l'entreprise suédoise a creusé ses pertes.

Spotify, qui explique avoir été globalement épargné par les effets négatifs de la pandémie de COVID-19, a réalisé au cours du trimestre un chiffre d'affaires de 1,89 milliard d'euros, en hausse de 13% sur un an et de 2% par rapport au premier trimestre, selon son rapport financier.

Le nombre d'utilisateurs actifs a atteint 299 millions (+29% sur un an) fin juin. Principale source de revenus, les abonnés payants, qui ont accès au répertoire musical sans avoir à écouter de publicité, sont eux désormais 138 millions (+27%), soit plus de deux fois plus que ses concurrents Apple Music et Amazon Music.

Après un rare passage dans le vert au premier trimestre, l'activité reste toutefois déficitaire. Spotify a subi au deuxième trimestre une perte de 356 millions d'euros, près de cinq fois plus qu'au deuxième trimestre 2019.

Spotify, dirigé par son fondateur suédois Daniel Ek, explique sa perte par «l'impact des charges liées à la hausse de notre cours de Bourse». L'ex-start up stockholmoise, désormais cotée à New York, a ainsi dû débourser près de 300 millions d'euros de coûts financiers, contre 64 millions il y a un an.

Depuis début avril, le titre a plus que doublé et évolue actuellement autour de 260 dollars l'action, plus de 100 dollars au-dessus de son cours d'introduction en avril 2018.

«Au cours du trimestre écoulé nous avons noté un impact modeste sur la consommation horaire du fait de la COVID-19. Au 30 juin, la consommation globale est revenue à des niveaux pré-COVID», explique Spotify. Toutes les régions sont revenues dans le vert, sauf l'Amérique du Sud.

Rare «licorne» européenne, l'entreprise mise actuellement beaucoup sur le podcast, où elle multiplie les investissements en centaines de millions de dollars, même si la part dans son chiffre d'affaires reste pour l'heure minime.

La SAQ ferme trois succursales en raison de la COVID-19

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La SAQ ferme trois succursales en raison de la COVID-19

MONTRÉAL - Une éclosion de COVID-19 parmi ses employés force la Société des alcools du Québec (SAQ) à fermer de manière préventive trois succursales.

Dans un communiqué diffusé mercredi, la SAQ précise que huit de ses employés ont reçu un test positif au coronavirus dans les derniers jours.

Les succursales touchées sont situées sur le boulevard de la Seigneurie Ouest, à Blainville, sur le boulevard Michèle-Bohec, également à Blainville, et sur le boulevard Curé-Labelle, à Mirabel.

La SAQ précise que l’enquête de contact de la Santé publique n’a identifié aucun client devant s’isoler de manière préventive, mais la société d’État invite tout de même les clients ayant visité l’une de ces succursales dans les derniers jours à porter une attention particulière à d’éventuels symptômes de la COVID-19.

Chacune de ces trois succursales sera nettoyée de fond en comble par une firme spécialisée et chaque employé y ayant travaillé dans les derniers jours devra obligatoirement s’isoler de manière préventive et passer un test de dépistage à la COVID-19 dans les plus brefs délais.

Les trois succursales demeureront fermées jusqu’à nouvel ordre.

Les forfaits téléphoniques moins chers au Québec qu’ailleurs au pays

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Les forfaits téléphoniques moins chers au Québec qu’ailleurs au pays

Un nouveau rapport du gouvernement fédéral montre que les trois plus grands fournisseurs de services sans fil au Canada ont baissé les prix de plusieurs forfaits au Québec depuis janvier, mais les ont laissés inchangés dans toutes les autres provinces.

Les baisses les plus importantes se situent dans la partie inférieure d’une gamme de plans auxquels s’est intéressé le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. 

Au Québec, les fournisseurs Fido, Koodo et Virgin ont baissé leurs prix affichés pour les forfaits incluant deux gigaoctets (Go) de données et d’autres fonctionnalités à 35 $ par mois en février, en baisse de 15 $ par rapport à janvier, lorsque le ministère a commencé son étude. 

Dans d’autres provinces, les mêmes fournisseurs — appartenant respectivement à Rogers, Telus et Bell — ont conservé leurs forfaits de 2 Go à 50 $ par mois. 

Le ministère affirme que les Canadiens utilisent en moyenne 2,5 Go de données mobiles par mois, en s’appuyant sur des statistiques de 2018. 

Fido (Rogers), Koodo (Telus) et Virgin (Bell) ont également baissé leurs prix au Québec pour les forfaits de 4 Go, à 45 $, mais les ont laissés inchangés à 55 $ par mois dans les autres provinces. 

Ce rapport sur les prix des forfaits est le premier depuis que les libéraux ont été réélus l’automne dernier après avoir promis de faire baisser les prix des forfaits sans fil les plus courants de 25 % d’ici deux ans.

Un autre groupe de débardeurs sera en grève au port de Montréal

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Un autre groupe de débardeurs sera en grève au port de Montréal

MONTRÉAL — Après le Syndicat des débardeurs du port de Montréal, c’est maintenant au tour de la section locale 1657 de l’Association internationale des débardeurs (AID) de remettre un avis de grève à son employeur, l’Association des employeurs maritimes (AEM).

Dans un communiqué publié mardi soir, la section locale 1657 de l’AID déclare que les négociations sont dans une impasse.

Le Congrès américain loin d’un accord sur un nouveau plan de relance

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Le Congrès américain loin d’un accord sur un nouveau plan de relance

WASHINGTON — Démocrates et républicains du Congrès américain apparaissaient mardi soir loin d’un accord sur un nouveau plan d’aide pour la première économie mondiale, mise à genoux par la pandémie de COVID-19.

«Tristement, après des mois d’un retard meurtrier, les républicains ont dévoilé une proposition qui ne ferait que prolonger les souffrances de millions d’employés et de familles», a écrit la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, après deux premières rondes de négociations avec les républicains et la Maison-Blanche.

Une nouvelle émission de Dollars solidaires disponible à Québec

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Une nouvelle émission de Dollars solidaires disponible à Québec

La campagne de financement participatif du Dollar solidaire recommence mercredi. La Monnaie locale complémentaire Québec (MLCQ) a dévoilé, mardi matin, les nouveaux bénéfices pour les participants.

Plusieurs contreparties sont offertes aux consommateurs à l’achat de ces Dollars solidaires: 25 Dollars solidaires pour 20 $ (limite de cinq), 100 Dollars solidaires pour 80 $ (limite de deux) et 125 Dollars solidaires pour 100 $ (limite de deux).

Audition des GAFA au Congrès: les patrons joueront sur la fibre patriotique 

Affaires

Audition des GAFA au Congrès: les patrons joueront sur la fibre patriotique 

SAN FRANCISCO — Les patrons d’Alphabet (Google), Apple, Facebook et Amazon comptent en appeler au patriotisme économique des élus lors de l’audition des géants du Web au Congrès, mercredi, sur d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles.

Facebook est une «entreprise fièrement américaine», qui n’aurait pas réussi sans «les lois encourageant la concurrence et l’innovation», va par exemple déclarer devant les élus Mark Zuckerberg, son fondateur, d’après son discours d’ouverture déposé mardi auprès de la commission judiciaire.

Les quatre dirigeants vont devoir défendre leurs empires, accusés à gauche comme à droite d’être devenus trop dominants. Tous font valoir que leur succès n’aurait pas pu se produire ailleurs qu’aux États-Unis.

Mark Zuckerberg va utiliser l’un de ses arguments favoris pour justifier la taille de son réseau — la nécessité de ne pas se faire dépasser par la Chine.

«Nous croyons dans certaines valeurs — la démocratie, la compétition, l’inclusion, la liberté d’expression — sur lesquelles l’économie américaine a été bâtie», assène-t-il.

«Il n’y a pas de garanties que nos valeurs vont gagner. La Chine par exemple construit sa propre version d’Internet sur des idées très différentes, et exporte cette vision dans d’autres pays».

Tous pour l’Amérique

Sundar Pichai vante les investissements conséquents de Google, qui permettent de «consolider la position de l’Amérique» dans les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle, les voitures autonomes ou l’informatique quantique.

«Tout comme la domination américaine dans ces domaines n’est pas inévitable, nous savons que le succès continu de Google n’est pas garanti», avertit-il.

Jeff Bezos s’étend en des termes dithyrambiques sur son rêve américain, de son père immigrant aux débuts d’Amazon dans un garage, et au groupe actuel «qui a créé plus d’emplois aux États-Unis pendant la décennie écoulée que toute autre entreprise».

Il se félicite de la confiance des consommateurs, et même du pays en général, en citant des «sondages indépendants» selon lesquels «80 % des Américains ont une impression globalement favorable d’Amazon».

Tous les quatre assurent faire face à une concurrence féroce.

«Apple n’est dominant sur aucun des marchés où nous faisons des affaires», pointe Tim Cook, le patron du fabricant de l’iPhone.

Apple et Amazon sont accusées d’être juges et parties sur leurs plateformes, l’App Store pour l’un et le site de commerce électronique pour l’autre, car leurs produits y sont en compétition avec ceux de concurrents.

Miroir, mon beau miroir

«Amazon ne compte que pour 1 % des 25 000 milliards $US [33 432 milliards $] du marché mondial de la distribution, et 4 % aux États-Unis», répond, par avance, Jeff Bezos.

L’homme le plus riche au monde ajoute aussi que, loin d’écraser la compétition, son succès est intimement lié aux succès des PME présentes sur sa plateforme et explique en partie la prolifération de sites de commerce électronique concurrents, de Walmart à Etsy.

Tim Cook argumente de son côté que les commissions prises par Apple auprès des éditeurs d’applications sont «comparables ou inférieures» à celles de leurs rivaux, et «largement inférieures» aux coûts de distribution que ces éditeurs payaient avant l’App Store.

Les emblématiques patrons reconnaissent tous la pertinence d’un examen de leurs activités par les élus.

Mark Zuckerberg va jusqu’à rappeler qu’à son avis les gouvernements et régulateurs devraient «jouer un rôle plus actif» pour «mettre à jour les règles d’Internet» en matière de modération des contenus.

Mais Jeff Bezos, dont c’est la première audition au Congrès, avertit cependant les parlementaires sur sa philosophie: «Si, quand vous regardez dans le miroir, et que vous évaluez les critiques, vous pensez encore que vous avez pris les bonnes décisions, aucune force au monde ne devrait pouvoir vous faire changer.»

La Banque Royale signe un accord d’achat d’énergie solaire à long terme

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La Banque Royale signe un accord d’achat d’énergie solaire à long terme

CALGARY — La Banque Royale a annoncé mardi être la première banque canadienne à signer un accord d’achat d’énergie renouvelable à long terme, une entente qui soutiendra le développement d’un projet solaire de 39 mégawatts et 70 millions $ dans le sud de l’Alberta.

La banque a convenu avec le détaillant d’énergie verte Bullfrog Power d’acheter la majorité de l’électricité produite par le projet, qui sera conçu et construit par BluEarth Renewables, de Calgary.

Le projet prévoit fournir suffisamment d’énergie pour plus de 6400 maisons et les installations de panneaux couvriront 120 hectares, soit la taille de 170 terrains de football.

L’installation solaire doit être construite dans le comté de Forty Mile, un point chaud pour l’énergie renouvelable qui a également été choisi par Suncor Énergie pour son projet éolien de 300 millions $ de 200 MW, approuvé l’année dernière puis mis en attente pendant la pandémie de COVID-19.

BluEarth a indiqué que les activités commerciales de son projet solaire Burdett et Yellow Lake devraient démarrer en avril 2021.

L’entreprise estime que l’accord démontre que l’énergie renouvelable peut être concurrentielle dans un marché de l’électricité déréglementé comme celui de l’Alberta, ajoutant que la province possède certaines des meilleures ressources solaires et éoliennes au Canada.

«Nous sommes fiers d’être la première banque canadienne à signer une convention d’achat d’énergie renouvelable à long terme, démontrant ainsi notre engagement envers l’énergie propre et durable», a affirmé dans un communiqué le premier vice-président et chef mondial des Services immobiliers RBC, Scott Foster.

La COVID-19 se traduit par des pertes de 320 milliards $US pour le tourisme mondial

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La COVID-19 se traduit par des pertes de 320 milliards $US pour le tourisme mondial

MADRID — La pandémie de COVID-19 a provoqué des pertes de 320 milliards $US (428 milliards $) pour le tourisme mondial de janvier à mai sur un an, selon le baromètre publié mardi par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

«C’est plus du triple des pertes enregistrées [...] par le tourisme international pendant la crise économique mondiale de 2009», a estimé cette organisation dépendant des Nations Unies dont le siège est à Madrid.

De janvier à mai, le nombre des touristes internationaux a chuté de 56 % par rapport à la même période en 2019, ce qui représente 300 millions de visiteurs en moins.

Malgré le lent redémarrage du tourisme, notamment dans l’hémisphère nord, «l’indice de confiance établi par l’OMT affiche des plus bas historiques», peut-on lire dans le communiqué.

Parmi les principaux risques encourus par le secteur, l’OMT cite «la recrudescence du virus et le risque de nouveaux confinements» ainsi que la situation de la Chine et des États-Unis, «au point mort», alors que ces pays sont habituellement grands pourvoyeurs de touristes.

Début mai, l’OMT prévoyait une chute de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020, avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1200 milliards $US (1216 à 1604 milliards $).

L’agence craint «la mise en danger de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme».