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Affaires

Toyota transfère la production du Tacoma au Mexique

WEST NEW YORK — Toyota a annoncé vendredi le transfert de la production du pick-up Tacoma des États-Unis au Mexique, mais a assuré qu’aucun emploi américain ne serait affecté par cette délocalisation.

Cette annonce intervient au lendemain de l’approbation par le Congrès américain du nouvel accord de libre-échange associant États-Unis, Canada et Mexique (AEUMC).

Le pick-up Toyota Tacoma était assemblé depuis 2010 sur un site du groupe à San Antonio, au Texas, qui emploie 3200 personnes et a une capacité de production de 208 000 unités par an.

Mais cette production cessera fin 2021, indique le constructeur automobile dans un communiqué. Toute la production de ce modèle se fera à ce moment-là dans son usine mexicaine de Baja.

L’usine de San Antonio se verra elle affectée à partir de 2022 à la production d’un autre modèle, le 4X4 urbain (SUV) Sequoia, qui était jusque-là fabriqué au centre du pays, à Princeton dans l’Indiana.

Il n’est pas exclu que cette décision du groupe nippon suscite la colère du président Donald Trump, qui avait déjà torpillé en 2017, via un tweet rageur, son projet de transférer la production du modèle Corolla des États-Unis au Mexique.

«Toyota a annoncé construire une nouvelle usine à Baja, Mexique, pour produire des voitures Corolla vendues aux États-Unis. JAMAIS! Construisez vos usines aux États-Unis ou acquittez-vous de lourdes taxes douanières», avait enjoint le locataire de la Maison-Blanche.

Toyota s’était ravisé et avait finalement confié la production des Corolla à son site du Mississippi.

Le constructeur automobile a expliqué vendredi que la délocalisation de la production du pick-up Tacoma vendu aux États-Unis faisait partie d’un plan de restructuration visant toujours à investir 13 milliards de dollars sur le sol américain d’ici 2021. Il a déjà investi 7,1 milliards dont 1,6 milliard dans une usine commune en Alabama avec Mazda.

Affaires

Ratés du système de paie Phénix: «Loin d’être réglé» quatre ans plus tard

MONTRÉAL — Quatre ans après son implantation dans la fonction publique fédérale, en février 2016, le système de paie Phénix a encore fait plus de 100 000 victimes dans la dernière année à cause de ses ratés.

Les problèmes sont «très loin d’être réglés», a déploré en entrevue avec La Presse canadienne Magali Picard, vice-présidente exécutive nationale à l’Alliance de la fonction publique du Canada — le plus grand syndicat de fonctionnaires fédéraux.

Selon le dernier questionnaire transmis par le Conseil du trésor fédéral pour l’année 2019, auquel 182 000 employés ont répondu, 74 % d’entre eux ont rapporté avoir éprouvé des problèmes de paie avec le système Phénix, à un moment ou à un autre. C’est donc dire qu’environ 134 500 d’entre eux ont été touchés.

De ce nombre, 59 % ont rapporté avoir eu de nouveaux problèmes avec Phénix au cours des 12 derniers mois. Cela signifie qu’environ 107 000 travailleurs ont encore été touchés dans la dernière année.

«De toute évidence, les chiffres nous disent que ça ne s’est pas amélioré. Les problèmes sont différents, mais la quantité de problèmes, elle, ne baisse pas», a résumé Mme Picard.

Les problèmes relatés sont une absence de paie; de l’argent en moins sur la paie; de l’argent en trop sur la paie; l’absence ou une erreur dans la rémunération d’heures supplémentaires; l’absence ou une erreur dans une paie reliée à un congé de maternité, de paternité ou d’invalidité, par exemple.

En 2019 toutefois, ce sont 44 % des employés qui ont répondu que leurs problèmes de paie avaient été réglés, comparativement à 35 % en 2018.

Il s’agit là des données du Conseil du trésor, Mme Picard rapporte que les statistiques de l’AFPC sont encore plus déprimantes.

Les ratés du système Phénix ont effrayé ou rendu méfiants tellement de fonctionnaires que nombreux sont ceux qui se sont abstenus de solliciter une promotion ou un changement de poste, de crainte que cela n’occasionne des changements à leur paie, donc d’autres ennuis.

Ils sont ainsi 51 % à répondre que les ratés de Phénix avaient affecté leur décision de chercher ou d’accepter une promotion, une mutation ou une affectation temporaire (réponses «dans une faible mesure», «modérément», «dans une grande mesure» et «dans une très grande mesure» additionnées).

Dédommagement?

Le printemps dernier, le gouvernement avait offert à titre de dédommagement l’équivalent de cinq jours de congé aux travailleurs touchés par les ratés du système de paie Phénix.

L’offre avait été acceptée par certains syndicats, mais pas par l’AFPC qui est le plus grand. L’AFPC compte 209 000 membres, dont 140 000 fonctionnaires fédéraux. Au Québec, elle est affiliée à la FTQ.

D’ailleurs, les syndicats qui avaient accepté l’offre avaient pris soin d’ajouter à leur entente une clause remorque spécifiant que si l’AFPC obtenait mieux pour ses membres, ils devraient en bénéficier aussi.

Les négociations entre le gouvernement fédéral et l’AFPC concernant l’indemnisation des victimes de Phénix ont maintenant été intégrées aux négociations plus globales concernant le renouvellement des conventions collectives.

Affaires

Face à l'urgence climatique, les Québécois continuent d'acheter des VUS en masse

Le Québec a beau avoir décrété «l'urgence climatique», les ventes de camions légers tels que les véhicules utilitaires sport (VUS) ne ralentissent pas.

C'est ce qu'ont constaté les chercheurs Johanne Whitmore et Pierre-Olivier Pineau, de HEC Montréal, dans leur rapport sur l'état de l'énergie au Québec 2020, qui appelle à des «transformations radicales, notamment dans nos habitudes de consommation».

Selon eux, les Québécois adoptent des comportements «contraires» à l'atteinte des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Par exemple, depuis 2012, les ventes de camions - une catégorie qui comprend les minifourgonnettes, les VUS et les camionnettes - ont augmenté chaque année au Québec.

De 182 465 unités en 2012, elles ont grimpé à 294 491 unités en 2018, une augmentation de 61 pour cent, ont-ils trouvé.

Même si elles consomment en moyenne 20 pour cent moins de carburant, les voitures sont quant à elles «de moins en moins populaires», comme en témoigne une baisse de 31 pour cent des unités vendues entre 2012 et 2018.

L'utilisation de produits pétroliers - surtout en transport - est à la source de 54 pour cent des émissions de GES du Québec. Mme Whitmore et M. Pineau croient que la province ne pourra réduire ses émissions de GES si la consommation de pétrole continue à augmenter.

Ils soulignent que les Québécois «n'ont pas manqué d'argent» pour se procurer des camions légers. Les sommes qu'ils ont consacrées depuis 2012 à ces achats ont augmenté de 94 pour cent (de 6,7 milliards $ à 13,0 milliards $). Elles correspondent à plus du double de celles consacrées aux voitures (4,9 milliards $).

«Depuis 2015, les ventes de camions légers dépassent systématiquement celles des voitures au Québec, et l'écart se creuse d'année en année. (...) Cette tendance ne peut s'expliquer par la géographie du Québec ou la densité de la population: ces deux variables n'ont pas changé de 2003 à 2018.

«Ce sont les préférences des Québécois et leur capacité à se procurer un camion léger qui ont changé. Un plus grand nombre de Québécois veulent acquérir un véhicule personnel et leur choix se porte vers les camions légers dans une plus grande proportion qu'avant», peut-on lire dans le rapport de 64 pages.

La popularité des camions légers dans toutes les régions du Québec contribue à la hausse du nombre de véhicules par habitant: de 2003 à 2018, le taux de motorisation est ainsi passé de 486 à 570 véhicules pour 1000 Québécois.

C'est à Montréal et à Laval que l'on constate la plus faible proportion de camions légers (36 pour cent), alors que cette proportion dépasse les 50 pour cent en Gaspésie, en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec.

Les auteurs prônent la mise en place de nouvelles mesures «pour amorcer une décroissance rapide de la consommation de produits pétroliers», telles qu'une taxe kilométrique, des plateformes numériques de covoiturage, ainsi que des incitatifs pour les véhicules en libre-service.

«Il faudra pour cela non seulement des voitures zéro-émission, mais surtout moins de véhicules polluants. Cela, tout en transformant la mobilité pour réduire l'importance des véhicules individuels», écrivent-ils.

Grands consommateurs d'électricité

Par ailleurs, ils constatent que les Québécois sont également d'énormes consommateurs d'électricité, surtout dans les périodes de pointe.

Le Québec est la province où le prix moyen de l'électricité destinée à la consommation résidentielle est le plus bas, soit de 8,04 cents le kWh en 2018, et où les ventes d'électricité par personne sont parmi les plus importantes.

«Il est intéressant de constater qu'il existe une corrélation très claire entre la consommation d'électricité et les prix. (...) Un prix plus bas constituera toujours un incitatif à consommer davantage.»

Le Québec rate ses cibles

Pour les auteurs, il est clair que les tendances énergétiques québécoises actuelles «ne sont pas rassurantes».

Malgré plusieurs initiatives louables, telles que l'électrification des transports et le développement de biocarburants, le Québec continue d'accroître sa consommation de produits pétroliers (hausse de 10 pour cent de 2013 à 2018) et ses GES stagnent depuis 2014.

«Il n'est pas envisageable d'atteindre nos cibles énergétique (...) et climatique (émissions de GES de moins 37,5 pour cent par rapport à 1990) en suivant le cours normal des choses. Nous devrons donc effectuer un virage majeur d'ici 2030», concluent-ils.

Vendredi, le ministre de l'Énergie, Jonatan Julien, a qualifié le rapport d'«éclairant» et d'«outil indispensable» pour orienter les actions du gouvernement.

«Des efforts additionnels devront être faits pour atteindre nos objectifs et c'est pour cette raison que notre gouvernement accentue ses efforts dans divers domaines pour réussir la transition énergétique, a-t-il déclaré dans un communiqué. Il faut changer nos comportements et nos habitudes de consommation, tout en revoyant l'utilisation que nous faisons de nos ressources.»

Affaires

Véhicules électriques: une demande à satisfaire

MONTRÉAL — C’est indéniable, les véhicules électriques ont la cote. Et ce n’est pas terminé.

Jeudi, CAA-Québec publiait un communiqué rappelant que l’immatriculation des véhicules électriques au Québec avait fait un bond de 71 % en un an. Entre le 31 octobre 2018 et la même date en 2019, le nombre de véhicules électriques immatriculés est passé de 36 700 à 62 900, selon les chiffres avancés par CAA-Québec.

Au Salon international de l’auto de Montréal, deux constructeurs ont présenté chacun un concept de véhicule électrique aux journalistes présents à la journée réservée aux médias, jeudi.

D’abord, Hyundai a présenté en première nord-américaine son Concept 45, définissant «l’approche de design de l’avenir de la marque pour ses véhicules électriques».

Le constructeur sud-coréen assure que le Concept 45 pourrait voir le jour dans un avenir proche, «d’ici deux ans», selon Steve Flamand, directeur de produit chez Hyundai Canada. 

«Avec ce modèle conçu entièrement pour être un véhicule électrique, nous amorçons une transition une transition tranquille du moteur à combustion vers l’électricité», ajoute-t-il, en spécifiant que Hyundai est le seul constructeur à offrir toutes les formes d’électrification — hybride, hybride rechargeable, électrique ou à pile à combustible (hydrogène).

La division de voitures luxueuses de Hyundai, Genesis, a elle aussi présenté en première canadienne un prototype de voiture légère électrique, la Mint. Celle-ci bouscule ce qu’on est habitués de voir est censé «redéfinir les formes de la voiture urbaine, taillée sur mesure pour les besoins d’un style de vie moderne», en plus d’être «à la fois très manœuvrable et excitante à conduire».

Bien sûr, à part qu’une possible autonomie de 300 kilomètres avec une recharge, peu de détails techniques ont émané de cette présentation.

Affaires

Des agences de notation déjà préoccupées par les finances de Bombardier

MONTRÉAL — Deux des principales agences de notation nord-américaines n'ont pas tardé à manifester leurs inquiétudes à l'égard des finances de Bombardier, qui considère ses options pour réduire sa dette de plus de 9 milliards $ US, ce qui soulève des questions sur son avenir.

La société a vu sa note de crédit être abaissée à «CCC+» par Fitch Ratings, vendredi, quelques heures après que S&P Global Ratings eut décidé de faire passer ses perspectives de «stables» à «négatives». Moody’s avait lancé le bal jeudi soir en modifiant ses perspectives.

Une révision à la baisse de la note de crédit se traduit généralement par une hausse des coûts d’emprunt.

Parallèlement, au lendemain d’une dégringolade de 32 pour cent à la Bourse de Toronto, le titre du constructeur d’avions et de trains a continué à perdre des plumes en abandonnant 10 cents, ou environ 8,2 %, pour clôturer à 1,12 $.

Aux prises avec des difficultés persistantes dans sa division ferroviaire, Bombardier a également laissé planer le doute sur sa participation dans l’A220, moins de deux ans après avoir cédé le contrôle du programme autrefois appelé C Series à Airbus.

«Ces nouvelles créent de l’incertitude quant au niveau de rentabilité de Bombardier Transport et réduisent la flexibilité financière de l’entreprise», a souligné Fitch, dans son rapport.

La multinationale s’attend à consommer 1,2 milliard $ US en liquidités pour l’exercice 2019, alors que sa prévision datant du mois d’août dernier évoquait plutôt 500 millions $ US.

«Par conséquent, nous sommes moins convaincus que Bombardier soit en mesure de générer des flux de trésorerie positifs (qui servent à rembourser la dette) en 2020 et d’afficher une amélioration en 2021», a souligné S&P Global Ratings, qui n’a pas fermé la porte à une éventuelle décote de Bombardier, dont la note est «B-».

Dans la division ferroviaire, les problèmes persistants, notamment en lien avec des contrats au Royaume-Uni, avec les Chemins de fer fédéraux suisses et en raison de coûts accrus en Allemagne, forceront l’entreprise à comptabiliser une charge de 350 millions $ US.

«La (situation des) flux de trésorerie, le niveau d’endettement, les investissements supplémentaires pour l’A220 et l’examen d’options pour accélérer le désendettement se reflètent dans notre décision», a expliqué l’analyste principal et vice-président chez Moody’s, Jamie Koutsoukis.

Un coussin

Moody’s a néanmoins souligné que Bombardier avait accès à des liquidités de 2,6 milliards $ US en date du troisième trimestre et qu’elle devrait obtenir environ 1,1 milliard $ US grâce aux ventes du programme des jets régionaux CRJ et de ses usines de Belfast, en Irlande du Nord, ainsi que de Casablanca, au Maroc.

Puisque le rendement devrait être plus faible, Bombardier risque de dévaluer sa participation dans la Société en commandite Airbus Canada (SCAC).

L’État québécois, qui a injecté 1 milliard $ US dans l’ex-C Series en 2016 et qui détient actuellement une participation de 16,36 % dans le programme, devrait devoir faire de même avec son placement.

Puisque de nouveaux fonds sont nécessaires, Québec se retrouve également dans une situation délicate, alors qu’il faudra encore mettre de l’argent sur la table pour éviter une nouvelle dilution de sa participation.

Interrogé à ce sujet vendredi, Mathieu St-Amand, l’attachée de presse du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a indiqué qu’il n’y avait toujours pas de commentaires à offrir.

Puisqu’il ne reste plus beaucoup d’actifs à vendre pour réduire sa lourde dette, des analystes financiers ont évoqué des scénarios où Bombardier pourrait tout simplement se départir de sa division des jets d’affaires ou de son secteur du matériel roulant.

«Actuellement, il n’y a pas de demande, et nous ne prévoyons pas en faire une», a indiqué par courriel une porte-parole de la société, Jessica McDonald, en réponse à une question visant à savoir si la compagnie avait cogné à la porte des gouvernements dans le cadre de ses démarches visant à assainir son bilan.

Dans un rapport envoyé à ses clients, Kevin Chiang, de CIBC Marchés des capitaux, se penche sur le scénario dans lequel Bombardier procéderait à une scission de la totalité de ses actifs.

Selon l’analyste, l’entreprise serait en mesure de générer, pour les actionnaires, une valeur par action oscillant entre 2 $ et 4 $, soit plus du triple que le cours actuel du titre.

«Nous ne considérons pas Bombardier (dans une position vulnérable ) en raison de ses liquidités actuelles qui peuvent lui fournir un coussin», a précisé M. Chiang dans son rapport.

Bombardier doit divulguer ses résultats du quatrième trimestre le 13 février.

Affaires

Taxation du numérique : la France a fait des «propositions» pour rallier Washington

PARIS — La France a fait des «propositions» aux États-Unis, dont le principe d’une progression «par étape», pour les rallier à l’accord international en cours de négociations à l’OCDE sur la taxation du numérique, a annoncé vendredi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire.

«Il y a des possibilités qui peuvent être utilisées, nous y travaillons avec [le secrétaire américain au Trésor] Steven Mnuchin. Je lui ai fait un certain nombre de propositions», a affirmé le ministre français lors d’un point presse à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.

Il n’a pas voulu détailler le contenu de ces propositions ni préciser si la France ferait un geste sur la taxe mise en place l’an dernier sur les géants du numérique et qui a poussé Washington à menacer de surtaxer plusieurs milliards de dollars de produits français.

«Nous allons les garder pour nous en ce moment, mais je pense qu’il y a un chemin possible de compromis entre les États-Unis et la France sur ce sujet, qui permettra à chacun d’avancer vers cette solution qui est la seule raisonnable: une solution internationale à l’OCDE», a-t-il indiqué.

Le 7 janvier, les États-Unis et la France s’étaient donné quinze jours pour aboutir à un accord et permettre ainsi la poursuite du travail à l’OCDE sur l’instauration d’une taxation internationale des géants du numérique.

Bruno Le Maire doit rencontrer mercredi à Davos Steven Mnuchin avec l’espoir d’annoncer un tel accord. Une réunion à laquelle participera M. Gurria.

Lors d’un point presse conjoint, MM. Le Maire et Gurria ont indiqué être ouverts à une progression «par étape», avec un premier pas qui serait «un accord global sur le cadre de cette taxation» sur la base du texte négocié à l’OCDE.

Si les Américains donnent leur feu vert, cet accord doit en principe être approuvé fin janvier par les membres de l’organisation internationale.

La discussion se poursuivrait ensuite jusqu’en juin sur les «paramètres de cette taxation», avant «une mise en oeuvre qui pourrait avoir lieu un peu plus tard», a détaillé M. Le Maire.

«Ça peut être un des points de sortie envisageable», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que la taxe française restera en place jusqu’à l’entrée en vigueur d’une taxation internationale.

M. Gurria a salué de son côté «l’opportunité ouverte» par la réunion prévue à Davos, rappelant que l’OCDE «n’envisage pas de plan B», au projet de taxation du numérique actuellement sur la table.

Affaires

L’accord de libre-échange nord-américain a été approuvé aux États-Unis

WASHINGTON — Le nouvel accord de libre-échange liant Canada, États-Unis et Mexique (ACEUM) a été définitivement approuvé jeudi par le Congrès américain, un vote que Donald Trump peut revendiquer comme une nouvelle victoire économique le jour même du début de son procès en destitution.

L’accord a été approuvé au Sénat à 89 voix contre 10.

Le vote a eu lieu moins de 24 heures après la signature d’un traité commercial « historique » avec la Chine qui a scellé une trêve à la guerre commerciale et offre du répit aux agriculteurs et industriels américains, ceux-là même qui avaient porté le président républicain au pouvoir en 2016.

La signature du président Trump, indispensable sur les textes de loi, ne fait aucun doute en raison de son soutien à ce traité, qui est une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA), entré en vigueur en 1994 et longtemps décrié par l’hôte de la Maison-Blanche.

La Chambre des représentants américaine, à majorité démocrate, avait consenti à donner son aval le 19 décembre 2019, à l’issue de longues discussions avec l’administration Trump et au prix de nombreux amendements au texte initial dévoilé fin 2018.  

L’ACEUM amendé a déjà été ratifié par le Mexique le 10 décembre, et devrait l’être sans problème par le Canada dans les semaines qui viennent.

«Rééquilibrer la relation»

Le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, a salué dans une vidéo diffusée en ligne « une bonne nouvelle ».  

« Cet accord historique modernise et rééquilibre notre relation commerciale avec le Canada et le Mexique », a salué le secrétaire américain au trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

Il a également assuré que cela réalisait « une nouvelle promesse du président Trump de négocier des accords équitables et réciproques », en pleine campagne électorale pour son second mandat à la Maison-Blanche.

Avant même d’être élu, Donald Trump en campagne avait qualifié l’ALENA de « pire accord commercial de l’histoire » américaine et promis qu’il le renégocierait.

Il le rendait responsable de la destruction de nombreux emplois américains du secteur automobile en raison de délocalisations massives au Mexique, où la main-d’œuvre est moins chère.

Les tractations avaient ainsi démarré en août 2017 quelques mois après son arrivée dans le bureau Ovale.

Ottawa et Mexico avaient, eux, admis que cet accord, vieux d’un quart de siècle, conclu avant l’ère d’internet et des problématiques environnementales, avait besoin d’une cure de jouvence.

À l’issue d’un marathon de négociations, l’ACEUM avait été signé par les trois pays concernés, dans sa version initiale, fin novembre 2018.

Mais les démocrates américains, sous la pression de la principale fédération syndicale du pays, avaient retoqué le texte, exigeant des amendements pour obtenir de Mexico des garanties sur sa réforme sociale sur l’emploi.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a ainsi salué dans un communiqué un accord « transformé sous l’impulsion des démocrates, pour les travailleurs américains, les patients américains et l’environnement ».

Croissance

Ce vote vient conclure « une année d’intenses négociations […] qui ont sans aucun doute amélioré le traité pour tous et en particulier pour le Mexique », a commenté sur Twitter Jesus Seade, négociateur commercial en chef du Mexique pour l’Amérique du Nord.

La Fédération nationale du détail américaine a estimé dans un communiqué que « cet accord allait soutenir les millions d’emplois américains qui dépendent du libre-échange avec le Canada et le Mexique et garantir la disponibilité permanente de biens d’équipement du quotidien à prix abordables pour les familles américaines ».

L’ALENA a certes détruit des emplois aux États-Unis mais il a aussi créé une vaste zone de commerce sans droits de douane, facilitant les échanges de biens, services et personnes.  

Les études ont montré que dans l’ensemble, il a non seulement largement contribué à la croissance économique mais aussi à la hausse du niveau de vie de la population des trois pays membres.

Les milieux d’affaires des trois pays ont d’ailleurs maintes fois exhorté les décideurs à valider rapidement cet accord, crucial sur le plan économique.

À titre d’exemple, le commerce avec le Canada et le Mexique soutient 12 millions d’emplois américains et 49 des 50 États américains comptent le Mexique ou le Canada parmi leurs trois principaux marchés d’exportation de marchandises, selon les données de la Chambre de commerce américaine.  

Le Canada et le Mexique représentent 40 % de la croissance de l’ensemble des exportations de marchandises américaines. Et le commerce avec les deux pays a atteint près de 1400 milliards de dollars en 2018.

Affaires

Saint-Laurent: moins de marchandises ont emprunté la voie maritime en 2019

CORNWALL — Le tonnage de marchandises ayant emprunté la voie maritime du Saint-Laurent a chuté de façon importante l’an dernier, les tensions commerciales et le très haut débit des eaux ayant nui à la navigation, tandis que les conditions météorologiques étaient défavorables aux récoltes de céréales.

Selon la Corporation de gestion de la voie maritime du Saint-Laurent (CGVMSL), le transport maritime a chuté de près de 7 % à environ 38 millions de tonnes en 2019, ce qui représente une baisse notable par rapport au sommet de 10 ans enregistré en 2018. 

Le président et chef de la direction de la CGVMSL, Terence Bowles, affirme que les frictions commerciales avec les États-Unis ont nui aux livraisons, mais espère que la ratification imminente du nouveau pacte de libre-échange du Canada avec les États-Unis et le Mexique fera grimper les données pour la nouvelle année. 

La forte fonte des neiges et les pluies printanières ont fait grimper le débit d’eau à des niveaux records dans plusieurs Grands Lacs, interrompant la navigation sur la voie maritime du Saint-Laurent, tandis que des courants rapides et tourbillonnants près du barrage de Moses-Saunders, à Cornwall, en Ontario, ont ralenti le mouvement des navires à travers les écluses — le seul moyen dont dispose la voie maritime pour contrôler l’eau. 

Les averses ont également retardé la récolte de blé du pays, réduisant la cargaison de céréales de plus de 15 % d’une année à l’autre, à environ 12 millions de tonnes. Bruce Burrows, président de la Chambre de commerce maritime, a demandé à la Commission mixte internationale de la Voie maritime de lancer une étude sur les niveaux d’eau et leurs causes, ainsi qu’à élaborer un plan de «résilience climatique». 

Techno

Microsoft s'engage à être «carbonégatif» d'ici 2030

Microsoft s'engage à devenir 100 % «carbonenégative» d'ici 2030 en éliminant plus de carbone de l'environnement qu'elle n'en émet.

Le chef de la direction, Satya Nadella, a affirmé jeudi que l'engagement se réaliserait «non seulement pour nos émissions directes, mais également pour l'ensemble de notre chaîne d'approvisionnement».

C'est une avancée majeure par rapport aux précédents engagements verts de Microsoft. Le géant technologique avait précédemment indiqué que ses centres de données seraient alimentés à 60 % en électricité renouvelable d'ici la fin de l'année dernière. Des groupes environnementaux ont cependant souligné qu'il n'avait pas réussi à rivaliser avec des concurrents tels que Google et Apple, en s'appuyant trop sur l'achat de crédits d'énergie renouvelable pour compenser ses émissions de carbone.

«Microsoft est vraiment au milieu du peloton», a observé Elizabeth Jardim, responsable de campagne pour Greenpeace USA. «Pas un étudiant avec des 'A', mais manifestement pas un étudiant qui ne fait rien.»

Mme Jardim a estimé que l'annonce de jeudi témoignait d'une approche «plus sérieuse et holistique» et que Microsoft «comprenait la science du climat et le rétrécissement de la fenêtre d'action».

Microsoft s'était précédemment donné comme objectif intermédiaire d'utiliser 70 % d'énergie renouvelable d'ici 2023. Il vise maintenant 100 % d'énergie renouvelable pour tous ses centres de données et bâtiments d'ici 2025. Google et Apple ont déjà indiqué avoir atteint le cap des 100 %.

L'annonce de Microsoft a été programmée avant le rassemblement de la semaine prochaine au Forum économique mondial de Davos. Les tendances catastrophiques comme le réchauffement climatique et l'extinction des espèces animales devraient être au coeur de la conférence.

«La neutralité ne suffit pas»

Microsoft est responsable d'environ 16 millions de tonnes métriques d'émissions par an, a indiqué son président et directeur juridique, Brad Smith. Cette estimation comprend non seulement la consommation d'énergie du réseau mondial de centres de données de Microsoft, mais aussi les émissions liées à la fabrication de composants électroniques pour ses appareils et aux gens qui branchent leurs consoles de jeu Xbox à la maison.

«En matière de carbone, la neutralité ne suffit pas», a fait valoir M. Smith. «Nous devons nous mettre au zéro net.» Cela signifie éliminer de l'atmosphère tout le carbone que l'on émet, a-t-il précisé.

L'engagement d'inclure les émissions de la chaîne d'approvisionnement fait suite à une décision similaire d'Apple. Microsoft affirme qu'il mettra en place de nouvelles procédures l'année prochaine pour pousser ses fournisseurs à réduire leur empreinte environnementale, de la même manière qu'il a demandé à certains d'entre eux d'offrir à leurs employés des congés payés et des congés parentaux.

Microsoft élargit également la portée d'une redevance perçue depuis 2012 pour facturer ses propres divisions pour chaque tonne de carbone qu'elles émettent.

Après avoir atteint son objectif 2030, Microsoft entend supprimer d'ici 2050 toutes ses émissions dans l'environnement depuis la création de l'entreprise en 1975.

Mais Mme Jardim a estimé que Microsoft minait ses objectifs climatiques en étant la principale société technologique impliquée dans les partenariats avec des sociétés pétrolières et gazières, notamment en leur fournissant des services d'infonuagique et d'intelligence artificielle pour les aider à accélérer l'extraction de combustibles fossiles.

Microsoft a également annoncé le lancement d'un fonds de 1 milliard $ US pour mettre au point une technologie de réduction et d'élimination du carbone.

Affaires

Indemnisations possibles après la fermeture d’une entreprise de systèmes de chauffage de Québec

Les clients d’un vendeur de thermopompes et autres services «écoénergétiques» de Québec qui a fermé ses portes l’été dernier pourraient être admissibles à un remboursement.

L’Office de la protection du consommateur (OPC) avise les gens qui ont fait affaires avec Groupe Éco-Énergétique Provincial qu’ils pourraient être indemnisés s’ils ont une réclamation à formuler contre ce commerçant.

L’entreprise spécialisée en systèmes de chauffage était située au 332, avenue Saint-Sacrement, à Québec. Comme la Loi sur la protection du consommateur l’exige, elle était titulaire d’un permis de commerçant itinérant et avait fourni le cautionnement requis. Cette somme peut servir à indemniser des clients qui s’estiment lésés dans leurs droits. 

Les consommateurs qui ont conclu un contrat de vente itinérante avec Groupe Éco-Énergétique Provincial peuvent consulter le site Web de l’OPC, dans la section Indemnisation. Ils y trouveront les documents nécessaires pour présenter une demande.

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Affaires

Bombardier se penche sur son avenir

MONTRÉAL — Moins de deux ans après avoir cédé à Airbus le contrôle sur la C Series — rebaptisée A220 —, Bombardier laisse planer le doute sur sa participation au programme en plus de lancer un avertissement sur ses résultats financiers et de considérer ses options pour réduire sa lourde dette, ce qui soulève des questions sur son avenir.

Les mauvaises nouvelles, qui alimentent les craintes des investisseurs sur la capacité de l’entreprise à atteindre les cibles de son plan de redressement de cinq ans, ont fait plonger le cours de son titre à la Bourse de Toronto, jeudi.

Sur le parquet de Bay Street, l’action du constructeur d’avions et de trains a piqué du nez en se transigeant temporairement à un creux annuel de 1,10 $, pour finalement clôturer à 1,22 $, en recul de 32 %, ou 54 ¢.

L’entreprise, qui a quitté l’aviation commerciale, se demande maintenant ce qu’elle fera de sa participation dans la Société en commandite Airbus Canada, puisque de nouveaux investissements sont nécessaires pour soutenir l’accélération de la production, ce qui repoussera le seuil de la rentabilité et pèsera sur le rendement.

«Cela pourrait réduire significativement la valeur de la coentreprise», a expliqué Bombardier, en laissant entendre qu’elle pourrait inscrire une charge de dépréciation lorsqu’elle divulguera ses résultats du quatrième trimestre, le 13 février.

Airbus détient une participation de 50,06 % dans le programme de l’A220, contre 33,58 % pour Bombardier et 16,36 % pour l’État québécois, qui a injecté 1 milliard $US en 2016.

Le géant européen n’a pas voulu dire pourquoi de nouveaux investissements étaient nécessaires, mais par courriel, la porte-parole d’Airbus Canada, Marcella Cortellazzi, a réitéré l’engagement à l’endroit de l’A220.

«Airbus demeure engagée envers l’A220 et poursuivra de financer le programme vers l’atteinte de l’équilibre», a-t-elle fait valoir.

Du côté du gouvernement Legault, on a préféré ne pas réagir aux commentaires de Bombardier.

En théorie, Airbus peut racheter la participation de Bombardier dans la société en commandite en 2026 alors qu’elle peut faire de même avec celle de Québec à compter de la fin juin 2023.

La possibilité de tabler sur une version allongée de l’appareil — A220-500 — viendrait expliquer en partie les besoins financiers, selon le directeur du groupe d’études en management des entreprises en aéronautique à l’UQAM, Mehran Ebrahimi.

Pour l’expert, Bombardier se demande si le jeu en vaut la chandelle alors que sa participation pourrait être rachetée en 2026.

«Je pense que l’entreprise veut régler la situation dans sa division ferroviaire et racheter la participation [de 30 %] détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec», a expliqué M. Ebrahimi, lors d’une entrevue téléphonique.

D’autres options?

Avec une dette à long terme de plus de 9,3 milliards $US, Bombardier dit continuer d’évaluer ses options, sans préciser le fond de sa pensée, afin d’accélérer son désendettement.

En plus d’avoir vendu ses programmes Q400 et du CRJ, la société s’est départie d’autres actifs, dont ses usines situées à Belfast, en Irlande du Nord, ainsi qu’à Casablanca, au Maroc. Cela ne semble toutefois pas suffisant.

«Nous spéculons que la compagnie pourrait se pencher sur des options qui pourraient inclure la vente d’une de ses deux divisions [aviation ou transport]», a expliqué Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, dans un rapport.

L’analyste croit qu’il serait plus plausible de se départir du secteur aéronautique, puisque la division ferroviaire serait plus rentable en tant que compagnie distincte.

Pour Seth Seifman, de J.P. Morgan, le signal de l’entreprise suggère qu’il ne suffit pas seulement de repousser les échéances à court terme de la dette de la société et qu’il y a une certaine urgence d’agir.

«Cela suggère des options comme la scission de la compagnie, a écrit l’analyste dans une note. Cela pourrait [même inclure] les deux principales divisions de Bombardier.»

Mauvaises surprises

En ce qui a trait à l’avertissement sur ses résultats, Bombardier affirme qu’il est attribuable essentiellement aux mesures de redressement dans sa division ferroviaire, à l’échéancier de certains paiements et au report de la livraison de quatre avions d’affaires au premier trimestre de 2020.

Bombardier Transport devrait afficher une perte de 230 millions $US au quatrième trimestre puisque l’on comptabilisera une charge de 350 millions $US pour des problèmes en lien avec des contrats au Royaume-Uni, avec les Chemins de fer fédéraux (CFF) suisses et en raison de coûts accrus en Allemagne.

«La question est de savoir dans quelle mesure l’entreprise est sur le point de résoudre ces problèmes et l’assurance que nous pouvons obtenir qu’il n’y aura pas d’autres pépins», a souligné l’analyste Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, dans une note.

Au deuxième trimestre, l’entreprise avait également inscrit une charge d’environ 300 millions $US liée à cinq contrats jugés problématiques au sein de sa division de matériel roulant. 

Pour l’exercice 2019, Bombardier s’attend à générer un bénéfice d’exploitation ajusté d’environ 400 millions $US, alors que ses prévisions dévoilées l’an dernier évoquaient une fourchette de 700 millions $US à 800 millions $US.Les revenus devraient totaliser 15,8 milliards $US, sous la prévision précédente de 16,5 milliards $US à 17 milliards $US.En 2019, Bombardier a livré 175 appareils, dont 11 jets d’affaires Global 7500 — l’appareil au cœur du plan de relance de la compagnie. Cinquante-huit avions ont été livrés au quatrième trimestre. 

Affaires

Air Canada présente son premier avion A220 et lorgne les marchés américains

DORVAL, QC — Air Canada a présenté mercredi le premier des 45 avions de ligne Airbus A220 qu’elle a commandés pour desservir le marché nord-américain.

L’avion à fuselage étroit, dont le vol inaugural décollera jeudi de Montréal pour se rendre à Calgary, offre à la plus grande ligne aérienne du pays une plus grande autonomie et des économies de coûts. Air Canada espère aussi que le A220 lui permettra de consolider ses marges de profit dans un contexte où elle ne peut pas faire voler ses appareils Boeing 737 Max.

L’A220 de 137 sièges offre une efficacité énergétique de 20 % supérieure à celle de certains Boeing 737 et Airbus. Le nouvel appareil commencera à remplacer des avions de taille équivalente comme l’Embraer E190 de 97 sièges, a indiqué le vice-président principal à l’exploitation d’Air Canada, Craig Landry.

Le chef de la direction, Calin Rovinescu, a indiqué que la commande, évaluée à 3,8 milliards $ US selon les prix du catalogue, faisait d’Air Canada le deuxième transporteur nord-américain à piloter des A220, après Delta Air Lines, établie à Atlanta.

L’avion A220 faisait partie de la C Series avant que Bombardier n’abandonne à l’européenne Airbus une participation de contrôle dans le programme en 2018 et rebaptise ses appareils.

Les avions de ligne seront construits dans les installations d’Airbus à Mirabel, qui peuvent produire jusqu’à dix A220 par mois à pleine capacité. Airbus construit aussi d’autres avions de cette gamme à de nouvelles installations à Mobile, en Alabama, essentiellement pour les clients américains.

Les deux prochains A220 livrés à Air Canada devraient être utilisés pour effectuer des liaisons à partir de mai entre Montréal et Seattle, et entre Toronto et San Jose, en Californie. Air Canada veut renforcer sa présence aux États-Unis et au Canada tout en s’assurant de concurrencer la percée de sa rivale WestJet Airlines sur les marchés internationaux.

Air Canada devait disposer de 36 Max 8 d’ici la fin de 2019 — le quart de sa flotte à fuselage étroit — et 14 autres devaient initialement arriver cette année. Cependant, les Max n’ont plus le droit de s’envoler depuis mars dernier, dans la foulée de deux écrasements mortels en cinq mois. Cela a forcé Air Canada à se démener pour limiter l’impact des annulations de vols, conclure des baux de dernière minute pour louer d’autres avions et absorber la hausse des coûts du carburant.

«Dans un sens, nous avons déjà des plans d’urgence en place pour essayer de couvrir [le Boeing Max]. [Le A220] a vraiment été conçu pour entreprendre de nouveaux vols au Canada et entre le Canada et les États-Unis», a souligné M. Landry lors d’une entrevue.

Il a rejeté les préoccupations concernant les retards de production potentiels, un problème persistant lorsque l’avion était sous l’aile de Bombardier.

«Travailler avec un partenaire canadien (Airbus Canada) nous permet d’avoir beaucoup de proximité et beaucoup de communication», a-t-il affirmé.

Cette lourde commande se traduit également par une charge de travail constante pour les 2700 employés d’Airbus à Mirabel.

En plus des 45 nouveaux A220, Air Canada espère intégrer une quarantaine d’avions de plus dans sa flotte cette année si sa prise de contrôle de Transat AT obtient les feux verts réglementaires requis et se conclut au deuxième trimestre.

Affaires

La Colombie-Britannique en Cour suprême jeudi sur l’expansion de Trans Mountain

OTTAWA — La Cour suprême du Canada entendra jeudi les plaidoiries des parties afin de déterminer si la Colombie-Britannique a le droit d’empêcher l’Alberta d’expédier du pétrole brut lourd par l’oléoduc Trans Mountain, pour son exportation à l’étranger.

Le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique, qui avait promis en campagne électorale en 2017 de stopper le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, a porté l’affaire devant les tribunaux en 2018. L’oléoduc achemine des produits pétroliers des sables bitumineux de l’Alberta vers le terminal maritime de Burnaby, en Colombie-Britannique.

La Colombie-Britannique soutient qu’elle devrait être en mesure de limiter le contenu de l’oléoduc, car c’est elle qui subirait le plus important préjudice environnemental en cas de déversement.

Devant le plus haut tribunal du pays, le gouvernement fédéral soutiendra que la décision de la Colombie-Britannique donnerait à cette province un droit de veto sur des projets interprovinciaux, alors que c’est le gouvernement central qui a l’autorité constitutionnelle sur tout projet de transport qui franchit les frontières provinciales. La Colombie-Britannique admet cette compétence fédérale, mais elle lui oppose sa propre compétence en matière de protection de l’environnement.

La Cour d’appel de la province s’est rangée aux arguments d’Ottawa en mai dernier.

Cette contestation de la Colombie-Britannique avait été la dernière goutte pour Kinder Morgan Canada et ses investisseurs, qui ont alors décidé de mettre fin au projet d’expansion de Trans Mountain, ce qui a incité Ottawa en 2018 à acheter l’oléoduc, pour une somme de 4,5 milliards $.

L’expansion de l’oléoduc n’est prévue que pour transporter plus de bitume dilué provenant des sables bitumineux de l’Alberta — presque le double de la capacité du pipeline actuel, qui achemine surtout de l’essence et du pétrole brut léger. Le refus de la Colombie-Britannique de laisser passer sur son territoire du pétrole brut lourd rendrait donc le projet d’expansion tout à fait inutile.

Affaires

Les ventes de logements au Canada ont grimpé de 22,7 % en décembre

Les ventes de logements canadiens ont augmenté de 22,7 % en décembre par rapport au même mois un an plus tôt, et les prix ont augmenté dans le cadre d’une tendance qui devrait se poursuivre cette année, a indiqué mercredi l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).

Les ventes du dernier mois de 2019 ont augmenté en un an dans une majorité des régions du Canada par rapport à l’an dernier, lorsque la croissance avait ralenti, a souligné l’association.

Par rapport au mois de novembre, les ventes de maisons ont diminué de 0,9 % en décembre. Ce déclin a mis fin à une série de hausses mensuelles amorcée en mars dernier.

Les inscriptions à la vente ont diminué en décembre, ce qui a exercé une pression à la hausse sur les prix. Le prix moyen national réel d’une maison vendue en décembre 2019 était d’environ 517 000 $, en hausse de 9,6 % par rapport au même mois de l’année précédente.

En excluant les grandes régions de Vancouver et de Toronto, deux des marchés de l’habitation les plus dispendieux et les plus actifs du pays, le prix moyen d’une maison vendue était d’environ 400 000 $, en hausse de 6,7 % par rapport à décembre 2018.

Le prix moyen a augmenté de 11,3 % en Ontario et de 8,5 % en Colombie-Britannique, tandis qu’il a baissé de 0,4 % en Alberta et de 3,7 % en Saskatchewan. Au Québec, le prix moyen a progressé de 7,3 %.

«La croissance des prix des propriétés se fait sentir sur les marchés où il y a une pénurie de l’offre», a souligné le président de l’ACI, Jason Stephen.

Les nouvelles inscriptions à la vente ont baissé de 1,8 % en décembre par rapport au mois précédent, ce qui les plaçait près de leur niveau le plus bas en une décennie, a précisé l’association.

Cette tendance a poussé le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions à 66,9 %, soit son niveau le plus élevé depuis le printemps 2004, et largement au-dessus de la moyenne à long terme de 53,7 %.

L’augmentation globale de l’activité par rapport à un an plus tôt a stimulé l’économie, a estimé l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Douglas Porter.

«Après quelques années difficiles, le marché canadien de l’habitation s’est remis sur pied - après avoir été un frein à la croissance, il est devenu une source de vigueur.»

M. Porter a ajouté que les nouvelles hausses de prix attendues cette année exerceraient également une pression à la hausse sur la dette des ménages et limiteraient la marge de manoeuvre de la Banque du Canada pour modifier ses taux d’intérêt.

«Le rebond généralisé des ventes de maisons, des prix et des emprunts est l’une des principales raisons pour lesquelles la Banque du Canada est restée en retrait et pourquoi nous nous attendons à ce qu’elle y reste en 2020.»

L’économiste de la Banque TD, Rishi Sondhi, a noté que la plus faible activité en fin d’année, après des baisses d’un mois à l’autre en décembre, était en grande partie attribuable à la tendance à la baisse de l’offre, qui devrait se poursuivre cette année.

«Alors que le marché de l’emploi a perdu de sa vigueur et que les taux d’intérêt sont à la hausse par rapport à leurs creux de septembre, un facteur clé de la modération de l’activité est, à notre avis, la croissance morose des stocks disponibles.»

Malgré certaines contraintes d’approvisionnement, les ventes devraient augmenter cette année, a-t-il précisé.

«Pour 2020, nous prévoyons une augmentation des ventes, alimentée par une baisse probable des taux de la Banque du Canada, de nouveaux gains d’emplois, une forte croissance démographique et des politiques fédérales favorables. Les prix devraient également enregistrer une forte croissance compte tenu du resserrement des conditions.»

Affaires

Québecor demande une aide de l’État pour l'électrification de ses véhicules

MONTRÉAL — Québecor annonce l’électrification des véhicules de ses filiales, notamment les 1100 véhicules de Vidéotron et une soixantaine d’autres au Groupe TVA.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, entend demander un soutien important de l’État, bien qu’il reconnaisse que son entreprise aurait les moyens d’aller de l’avant sans cette aide.

Le projet, qui consiste à remplacer d’ici 2024 les véhicules à essence par des véhicules électriques ou de convertir certains véhicules comme les camions de Vidéotron à l’électricité, représente une dépense totale de 17,5 millions $, soit 14 millions $ pour Vidéotron et 3,5 millions $ pour Groupe TVA.

Vidéotron a précisé, dans le dernier mandat inscrit au registre des lobbyistes à la fin de 2019, qu’il entend demander à Québec d’adapter les programmes actuels ou d’accorder une aide monétaire supplémentaire «de l’ordre d’environ 5 000 000 $», ce qui représente 36 % de la somme de 14 millions $ requise pour sa flotte. Groupe TVA, pour sa part, n’a pas signalé d’intention à ce chapitre au registre des lobbyistes.

Pierre Karl Péladeau, qui avait eu des mots très durs envers les différents médias qui réclamaient une aide gouvernementale, traitant ceux-ci de «quêteux» en pleine commission parlementaire en août dernier, n’a pas accepté de recevoir de questions comparant sa demande d’aide à celle qu’il avait dénoncée.

Il a même rabroué un journaliste qui tentait d’obtenir une justification de sa part, affirmant qu’il était «hors d’ordre». Il a plutôt cherché à faire valoir que l’aide de l’État est «tout à fait économiquement viable» puisque la conversion d’un véhicule amène une plus grande consommation d’électricité: «Et qui vend de l’électricité au Québec? Hydro-Québec. À qui appartient Hydro-Québec? Aux Québécois et aux Québécoises.»

«Il y a un programme [...] et on va, comme n’importe quelle autre entreprise, s’en prévaloir», a-t-il affirmé sèchement.

Affaires

Patrons et budget: d’autres mesures pour affronter les problèmes de main-d’oeuvre

MONTRÉAL — Le prochain budget Girard doit proposer encore plus de mesures pour alléger les problèmes de recrutement de personnel, estiment des associations patronales.

Tant la Fédération des chambres de commerce du Québec que la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante - qui représente des petites et moyennes entreprises - soulèvent ce défi de la main-d’oeuvre quant à leurs attentes face au budget du ministre des Finances Éric Girard.

«C’est un point très important parce qu’encore ce matin, il y a toujours 140 000 emplois à combler au Québec. Et il y a plein d’industries qui sont à feu et à sang, je dirais pratiquement. Pour nous c’est une priorité, oui, en tant que fédération», a commenté en entrevue le président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce, Charles Milliard.

Pour les travailleurs d’origine immigrante, «il y a peut-être encore un peu de peaufinage à faire» dans les programmes gouvernementaux, cite-t-il en exemple.

La FCCQ ne veut pas l’établissement d’un âge uniforme de la retraite pour tous les travailleurs, «par contre, le gouvernement peut créer des conditions ou un terrain fertile pour que les gens qui veulent continuer de travailler puissent le faire», indique M. Milliard.

Il aimerait aussi voir des mesures pour alléger les charges sociales des entreprises ou, à tout le moins, ne pas les augmenter. «Quand on les prend une par une, toutes ces charges sociales là sont pertinentes et, d’un point de vue citoyen sont intéressantes, mais il y a un effet de sédimentation qui se produit quand on regarde l’ensemble des charges. Et ça devient un désincitatif à l’emploi pour plusieurs employeurs», affirme-t-il.

La FCCQ espère aussi des mesures pour favoriser encore davantage l’innovation. «C’est la seule façon où on peut vraiment augmenter notre productivité. Étant donné la rareté de la main-d’oeuvre, c’est difficile de faire plus de travail, alors il faut le faire mieux. Et, pour le faire mieux, il faut investir pour développer des produits et des procédés qui sont plus efficients, qui sont plus verts et plus innovants», plaide M. Milliard.

Les PME

À la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, le vice-président pour le Québec, François Vincent, énonce trois priorités pour les PME: réduire le fardeau fiscal global, alléger les problèmes de pénurie de main-d’oeuvre et diminuer la réglementation et «la paperasse».

En matière de recrutement de la main-d’oeuvre, il estime que le gouvernement Legault «est en action» et qu’il doit «continuer dans ce sens-là». M. Vincent croit que le crédit d’impôt pour travailleur expérimenté, par exemple, pourrait encore être bonifié afin d’inciter ceux-ci à demeurer au travail plus longtemps.

En matière de fardeau fiscal, la FCEI veut plus d’équité fiscale entre les PME et les autres entreprises.

M. Vincent explique, par exemple, que les petites entreprises des secteurs des services et de la construction ne peuvent se prévaloir de la déduction pour petite entreprise, à cause de certains critères auxquels elles ne répondent pas. Il souhaite donc «que toutes les petites entreprises puissent avoir accès à la déduction pour entreprise, peu importe leur secteur d’activité économique et peu importe le nombre d’heures qu’elles rémunèrent».

Fédération des contribuables

La Fédération canadienne des contribuables, de son côté, revendique une diminution des deux premiers paliers d’imposition, afin de permettre aux contribuables concernés d’épargner 1000 $ par année.

Elle demande également une réduction de l’appareil administratif gouvernemental «afin d’atteindre la moyenne canadienne».

Affaires

Ottawa octroie 3 millions $ à huit PME de Québec et de la Beauce [VIDÉO]

Une cinquantaine d’emplois seront créés dans les régions de Québec et de la Beauce avec le soutien de Développement économique Canada (DEC), qui octroie une aide financière de près de trois millions $ à huit entreprises.

En visite mercredi matin chez Rugged Monitoring Québec, une jeune PME spécialisée en électro-optique, la ministre du Développement économique des Langues officielles Mélanie Joly a annoncé des contributions remboursables totalisant 1 908 750 $ à six entreprises de Québec et 780 384 $ pour deux entreprises de la Beauce.

Cette aide financière permettra à ces entreprises de percer de nouveaux marchés, de développer des produits novateurs, d’acquérir et d’installer des équipements. La réalisation de leurs projets respectifs générera des investissements totaux de plus de 9 millions $ ainsi que la création de 53 emplois dans la région. 

Selon Mme Joly, le Canada connaît une croissance économique exceptionnelle. Cependant, cette croissance n’est pas répartie de la même façon partout à travers le pays. Certaines entreprises ont donc besoin d’un coup de pouce pour bénéficier de la bonne santé du Canada. 

«On veut vous aider à vous donner des outils pour faire face aux défis [auxquels] vous êtes confrontés et être plus productif. Que ce soit au niveau de l’automatisation, moderniser vos usines, commercialiser à l’étranger», a déclaré la ministre Joly. 

Rugged Monitoring Québec bénéficiera d’une contribution remboursable de 175 000 $ sur un investissement total de 425 000 $. Fondée en mai 2018, l’entreprise technologique en démarrage à rayonnement international développe, fabrique et commercialise des solutions de détection de température à base de fibre optique. Elle offre des solutions complètes comprenant différents types de capteurs optiques, des moniteurs (ou appareils de mesure) incluant les logiciels. 

L’appui du gouvernement fédéral vise à améliorer les capacités de production et d’exportation. «L’argent c’est le nerf de la guerre. L’annonce d’aujourd’hui est fondamentale. C’est qui fait qu’on est capable de grandir et d’exporter. Chez Rugged Monitoring, on exporte 98 % de tout ce qu’on fait. On a des clients qui frappent à notre porte. On a besoin d’engager et acheter de l’équipement», a souligné Michel Plourde, vice-président exécutif de Rugged Monitoring.

Avec cette aide, l’entreprise pourra entre autres participer à des foires commerciales, embaucher un ingénieur de production et un expert-conseil sur les marchés étrangers, et acheter une polisseuse.

Affaires

Des nouveaux projets pour le propriétaire de La Cage

Avec la cure de rajeunissement de La Cage-Brasserie sportive qui se terminera cette année, Groupe Sportscene souhaite maintenant se pencher sur ses enseignes L’Avenue et Moishes dans le but de leur donner un élan.

Plutôt que d’opter pour l’acquisition de nouvelles marques, l’entreprise québécoise a plutôt l’intention de miser sur son portefeuille actuel, qui comprend également P. F. Chang’s, qui se spécialise dans la cuisine asiatique.

À court terme, Sportscene compte ouvrir une troisième succursale de L’Avenue, qui aura pignon sur rue à Boucherville, en banlieue sud de Montréal. La société souhaite vérifier si cette enseigne, surtout spécialisée dans le créneau des déjeuners, devrait également offrir le repas du soir.

«Si cela se déroule bien, on va le déployer dans les autres restaurants, a expliqué le président et chef de la direction, Jean Bédard, mardi, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait au centre-ville de Montréal. Je pense qu’il peut y avoir entre 15 et 20 restaurants L’Avenue au Québec.»

Quant à l’emblématique grilladerie montréalaise Moishes, acquise en 2018, Sportscene souhaite faire croître la marque, mais il est encore trop tôt pour dire comment cela se réalisera, a expliqué M. Bédard.

En misant sur son portefeuille actuel, l’homme d’affaires estime que l’entreprise peut continuer à croître dans un marché en pleine consolidation où des entreprises comme Groupe MTY, propriétaire d’enseignes comme Thaï Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti et Valentine, et Recettes illimitées, la société derrière St-Hubert, Harvey’s et The Keg, multiplient les transactions.

«Pour des grandes entreprises, cela peut devenir difficile d’accorder de l’attention à toutes les marques, a dit M. Bédard. Nous sommes entre les indépendants et les grosses chaînes et c’est cette place que nous voulons occuper.»

La Cage: encore le fer de lance

Malgré la diversification de Sportscene, qui a également bonifié son offre de produits vendus dans les chaînes d’alimentation, son grand patron a l’intention de continuer à miser sur La Cage-Brasserie sportive comme locomotive de l’entreprise.

Après un repositionnement qui s’est amorcé il y a cinq ans - et qui a coûté une trentaine de millions de dollars - afin notamment de rénover les restaurants et repenser le menu, Sportscene n’a pas l’intention de s’arrêter là.

En plus de déployer une offensive publicitaire au cours des prochaines semaines, l’entreprise souhaite également ajouter de nouveaux emplacements à son réseau à Montréal.

«Nous regardons dans l’Ouest-de-l’île, du Centre de commerce mondial, du Palais des congrès et l’aéroport (Montréal-Trudeau), a dit M. Bédard. C’est là qu’on pense qu’il y a du potentiel. Nous avons toujours été un peu sous-représentés à Montréal.»

Sur l’île de Montréal, on compte actuellement sept emplacements. L’emplacement qui accueillait un P.F. Chang’s situé dans le quartier Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce sera converti en La Cage-Brasserie sportive.

En croissance

Sportscene a également profité de son rendez-vous annuel pour dévoiler ses résultats du premier trimestre terminé le 24 novembre, où la compagnie a engrangé un bénéfice net de 1,7 million $, ou 20 cents par action, en hausse de 66,3 % par rapport à la même période il y a un an.

Les revenus consolidés ont atteint 38,4 millions $, ce qui constitue une croissance de 37 % par rapport à il y a un an, grâce à l’ajout de nouveaux restaurants et à la hausse des ventes des établissements ouverts depuis au moins un an.

En date du 24 novembre, le réseau de Sportscene comptait 43 La Cage-Brasserie sportive, deux établissements L’Avenue, deux restaurants P.F. Chang’s et Moishes.

Par ailleurs, le conseil d’administration de la société a approuvé le versement d’un dividende de 15 cents pour chaque action de catégorie A. Le versement se fera le 19 février aux actionnaires inscrits en date du 31 janvier.

Affaires

Une nouvelle structure pour relancer Nemaska Lithium?

Si Nemaska Lithium a été incapable de boucler un financement afin d’achever son projet de mine et d’usine de transformation, c’est notamment parce que son bailleur de fonds n’aimait pas sa structure de capital, estime le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

À l’abri de ses créanciers depuis le 23 décembre, la compagnie, dans laquelle Québec a injecté 130 millions $, doit tabler sur un plan de relance, faute d’un accord au terme de ses négociations exclusives avec la firme londonienne Groupe Pallinghurst.

«Je pense qu’on peut dire publiquement que Pallinghurst n’aimait pas la structure actuelle, a dit M. Fitzgibbon au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne. La structure de capital est déficiente, (elle) n’est pas appropriée pour ce type de projet.»

Pour financer ses ambitions, Nemaska Lithium s’était tournée vers les marchés financiers en plus d’émettre des titres obligataires de 350 millions $ US - qui font actuellement l’objet d’un litige judiciaire. De plus, la société a conclu des contrats, notamment avec la firme new-yorkaise Orion Resource Partners, prévoyant l’achat d’une partie de la production à rabais.

Sans vouloir lancer la pierre au gouvernement libéral précédent, qui a sauté dans l’aventure, M. Fitzgibbon estime qu’un projet minier ne devrait «pas avoir une grosse dette au début» en raison des risques.

«La réalité, c’est (qu’Investissement Québec) a mis 80 millions $ en capital-actions (pour une participation d’environ 13 %) et que cela vaut aujourd’hui 13 millions $. On a perdu 67 millions $», a dit M. Fitzgibbon, qui a ouvert la porte à une nouvelle injection de fonds.

Nemaska Lithium souhaitait transformer, dans une usine électrochimique à Shawinigan, du minerai de spodumène extrait de la mine Whabouchi - à quelque 300 kilomètres au nord de Chibougamau - en sels de lithium à valeur ajoutée. Ces derniers seraient ensuite vendus à des fabricants de matériaux de cathodes destinés aux batteries rechargeables au lithium-ion.

En raison des dépassements de coûts, la facture du projet, initialement estimée à 875 millions $, a bondi à 1,4 milliard $, ce qui a forcé la compagnie à trouver plus d’argent, en plus d’interrompre la construction de son usine de Shawinigan.

Nouvelle structure?

Nemaska Lithium avait négocié avec Pallinghurst à propos d’un investissement potentiel de 600 millions $, mais il n’y a pas eu d’entente. La période d’exclusivité prenait fin le 31 décembre et la fenêtre n’a pas été prolongée.

«Je pense qu’on peut avancer que Pallinghurst est toujours intéressée, a estimé M. Fitzgibbon. (La relance) n’est pas une course. On peut rassurer les gens en disant que le gouvernement est toujours intéressé. On va le faire avec les bons partenaires et la bonne structure de capital.»

Le ministre n’a pas voulu s’avancer sur l’argent supplémentaire qui serait éventuellement mis sur la table, estimant qu’il était trop tôt.

Idéalement, la relance de Nemaska Lithium passerait par l’arrivée de joueurs institutionnels aux reins solides, a estimé M. Fitzgibbon, qui croit qu’il serait préférable pour l’entreprise de ne plus être présente en Bourse.

«Je pense qu’on va le faire (la relance) par phases, a-t-il dit. Je spécule. On pourrait mettre la mine en activité et après cela on complétera l’usine. Pour démarrer la mine, je crois qu’il faut entre 200 millions $ et 300 millions $.»

Bien qu’il soit impossible de garantir aux milliers d’investisseurs particuliers ayant acheté des actions de Nemaska Lithium qu’ils pourront récupérer une partie de leur argent, M. Fitzgibbon espère qu’il «existe une solution qui pourrait» les impliquer.

À la Bourse de Toronto, l’inscription de Nemaska Lithium sera radiée le 6 février à la fermeture des marchés. La compagnie pourrait demander une réinscription lorsqu’elle ne sera plus à l’abri de ses créanciers.

Parallèlement, l’entreprise est toujours impliquée dans un litige judiciaire avec des créanciers obligataires qui détiennent des obligations de 350 millions $, puisqu’elle souhaite rembourser ces derniers, ce qui mettrait ainsi fin à leur contrat. Selon le fiduciaire, Nemaska Lithium devrait payer une pénalité de 93 millions $ US.

La cause reviendra devant le tribunal le mois prochain.

Restaurants

MNBAQ: Restos Plaisirs prend la relève de Marie-Chantal Lepage

Le Groupe Restos Plaisirs reprendra les rênes des fourneaux du Musée national des beaux-arts du Québec après le départ de la réputée chef Marie-Chantal Lepage, au printemps. Toutefois, pas question d’installer un Cochon dingue au MNBAQ. Ce sont plutôt des plans de nouveaux bistros qui sont à l’étude.

On apprenait jeudi que Mme Lepage avait remis son tablier après cinq années comme gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur de l’institution muséale. Son règne à la tête du Tempéra, du Restaurant Signé MC Lepage et du café-sandwicherie prendra fin le 31 mars 2020. «Je quitte le musée avec le sentiment d’avoir relevé de grands défis et d’avoir laissé un héritage gastronomique dans ce lieu d’exception», avait-elle déclaré par communiqué.

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Déjà à l’automne dernier, le MNBAQ lançait un appel d’offres pour lui trouver un remplaçant. Parmi la dizaine de «restaurateurs chevronnés» invités à soumettre leur candidature, c’est le Groupe Restos Plaisirs (qui possède les bannières Cochon Dingue, Lapin Sauté, Café du monde, Le Ciel! et Madame Chose, notamment) qui a été choisi pour assurer la relève. L’entente de cinq ans a été paraphée la semaine dernière. L’entreprise de 1000 employés gérera les restos ainsi que le service de traiteur du musée, qui accueille en moyenne 175 événements par année.

L’hypothèse bistro

S’il est acquis que les noms des actuels restos seront changés, rien sur les menus ou l'identité des établissements ne peut être dévoilé. Il reste au moins deux mois de travail avant des annonces en ce sens.

On promet néanmoins un «renouvellement de l’offre des aires alimentaires» ainsi que «différentes formules revisitées de restauration qui satisferont toutes les envies». «Nous aurons des concepts exclusifs au musée, pas de bannières de Restos Plaisirs. La probabilité, c’est qu’on risque d’aller vers une formule de bistro urbain au pavillon Lassonde, avec une formule davantage bistronomique au pavillon central. Donc, deux points de service qui auraient des factures très différentes et complémentaires, indique François Duchesne, directeur des communications et du marketing au MNBAQ. L’hypothèse sur laquelle on travaille serait de fusionner le café du [pavillon Charles-]Baillargé avec le resto du Lassonde. Le bistro urbain aurait aussi un comptoir avec pignon sur rue sur la Grande Allée. Mais rien de tout ça n’est définitif. Ça va se concrétiser au printemps.»

Collé sur le musée

D’ici des annonces au mois de mai, on brainstorm, assure Pierre Moreau, pdg du Groupe Restos Plaisirs. «Quand [Restos Plaisirs] a développé Madame Chose aux Galeries de la Capitale, on s’est assuré de comprendre l’ADN des Galeries pour bien y vivre. Alors ici, on réfléchit à des idées collées à l’art, à l’histoire du musée, au fait que c’est une institution locale. Je peux déjà vous dire que ce sera très locavore. J’aimerais qu’un jour les gens disent : “on va aller manger là et après on ira voir l’exposition”», affirme-t-il.

Ce dernier estime que la terrasse du pavillon central est «l’une des plus belles en ville, encore trop méconnue». Un atout sur lequel miser. «Plusieurs grandes villes nord-américaines ont réussi, avec les années, à trouver des formules pour que les restaurants de musée deviennent plus qu’un service d’alimentation, mais une destination en soi. Avec Marie-Chantal, le musée a amorcé cette démarche. Maintenant, on veut voir si on peut amener ça à un autre niveau», dit-il.

Techno

Le studio multimédia Noctura revient du CES de Las Vegas [VIDÉO]

L’entreprise de Québec Noctura a visité le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas la semaine dernière.

Une bonne manière de connaître les tendances et de bâtir des liens d’affaires. Le CES rassemble dans un même lieu des inventions futuristes et des gadgets de toutes les fonctions. Les deux fondateurs de Noctura en ont vu de toutes les couleurs. 

«L’objectif était de faire une veille technologique, de voir les grandes tendances et ce qui se passe dans le monde. [...] On a vu des trucs intéressants et des technologies qu’on utilise déjà, mais qui sont plus poussées», raconte la présidente de Noctura Miriam Bard-Dumont. 

Elle et Dave Massicotte ont fondé l’entreprise en août 2017, ils utilisent les arts de la scène et la technologie pour créer des expériences uniques. Leur liste de créations s’allonge rapidement, il est possible de voir leur travail sur leur site Web noctura.ca

«On a vu l’étendue de cette foire d’innovation, on parcourt 15 km par jour juste pour voir les nouvelles tendances», ajoute le directeur de création, M. Massicotte. Les deux fondateurs reviennent à Québec la tête pleine d’idées, et prêts à travailler sur de projets. 

Affaires

Une aide gouvernementale de plus de 1 million $ pour l’INO

Le gouvernement du Québec versera un peu plus d’un million de dollars au centre d’expertise en optique photonique INO, afin de mettre à niveau les systèmes de contrôle de sécurité et d’incendie du bâtiment.

Le député de La Peltrie Éric Caire en a fait l’annonce lundi au nom du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon. M. Caire était accompagné du député de Vanier-Les Rivières, Mario Asselin. 

Le projet d’INO totalise un montant de 1,28 million $, il permettra notamment l’entreprise de disposer d’infrastructures de recherche adéquate pour poursuivre les activités prévues à sa planification stratégique. Elle pourra par le fait même confirmer son statut de chef de file en matière de recherche dans le domaine de l’optique photonique.

L’aide gouvernementale provient du Programme de soutien aux organismes de recherche et d’innovation.

«INO est une force majeure en optique photonique au Québec et au Canada. Avec notre appui, l’organisme continuera de participer à l’essaimage d’entreprises, à l’attraction et à la rétention de personnel scientifique de calibre international, à l’amélioration de la visibilité du Québec sur la scène internationale, de même qu’à la valorisation et à la commercialisation des résultats de la recherche. La mise en œuvre de ce projet est donc essentielle pour le développement scientifique de la Capitale-Nationale, mais aussi de tout le Québec», a indiqué M. Caire, ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale.

«Les investissements annoncés aujourd’hui permettront à INO de réaliser des mises à niveau importantes de ses installations, le tout dans une perspective de développement durable. Ces améliorations nous conféreront un avantage certain pour continuer à concrétiser au mieux notre mission», a laissé savoir pour sa part Alain Chandonnet, président-directeur général d’INO.  

Affaires

La FTQ et ses syndicats à la défense du Publisac et des emplois

La FTQ et deux de ses grands syndicats, Unifor et les Teamsters, demandent à l’administration de Valérie Plante un moratoire dans le dossier du Publisac.

La plus grande centrale syndicale du Québec, ainsi que ses deux grands syndicats, représentent des milliers de travailleurs au Québec dans le domaine du papier et de la forêt, plus particulièrement dans les usines d’Anjou, qui produisent le Publisac, et en Estrie, qui récupère les circulaires pour en faire des boîtes de carton.

En décembre dernier, la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de Montréal a recommandé d’encadrer la distribution du Publisac en remplaçant l’actuel système - une distribution chez ceux qui n’ont pas posé d’autocollant pour exprimer leur refus d’en recevoir - par un système de distribution chez ceux qui ont fait une demande express d’en recevoir.

La FTQ, les syndicats Unifor et Teamsters demandent donc à la mairesse Plante d’adopter un moratoire sur le projet. Ils estiment qu’un compromis peut être trouvé, afin de protéger les emplois qui seraient touchés.

Ils font aussi valoir que le Publisac et ses circulaires sont consultés pour les soldes par des gens à faible revenu, ayant un budget plus serré.

Ils rappellent aussi que des journaux locaux sont insérés dans le Publisac, donnant ainsi accès à une information locale qui est très peu couverte par les médias nationaux.

La FTQ, Unifor et les Teamsters se disent préoccupés par les enjeux environnementaux, qui sont soulevés par la distribution du Publisac, mais estiment que ceux-ci doivent être évalués «dans le cadre d’une transition juste et équitable pour les travailleurs».

Le syndicat des Teamsters a noté que 140 de ses membres travaillent à l’usine d’Anjou, qui produit le Publisac, avec de bons salaires de 60 000 $ à 80 000 $ par an. Des emplois y seraient donc menacés.

Et à l’usine de Cascades, en Estrie, 180 membres des Teamsters travaillent dans une usine où sont récupérées les circulaires pour en faire des boîtes de carton. Privée de cette matière première, l’usine devrait s’approvisionner aux États-Unis pour faire venir du papier par camion.

Et Unifor représente des milliers de travailleurs dans le papier et la forêt.

Affaires

Le nouveau patron de Boeing promet humilité et transparence

NEW YORK — David Calhoun a officiellement pris lundi ses fonctions de directeur général de Boeing et promis une nouvelle ère d’humilité et de transparence chez l’avionneur, qui traverse la plus grave crise de ses 103 ans d’histoire à cause des déboires du 737 MAX.

«C’est une période cruciale pour Boeing», écrit M. Calhoun, 62 ans, aux 150 000 employés du groupe, dans un courriel où reviennent les mots «transparence» et «responsabilité».

«Ensemble, nous allons renforcer notre approche de la sécurité [des avions], améliorer la transparence et reconstruire la confiance avec nos clients, nos régulateurs, nos sous-traitants et les voyageurs», déclare cet ancien cadre dirigeant de General Electric (GE) et de la société d’investissements Blackstone.

«J’ai confiance en l’avenir de Boeing, y compris dans le 737 MAX», souligne-t-il.

Selon son entourage, «il veut s’assurer que nous ayons une culture [d’entreprise] adéquate», a déclaré une source. «Ce qui signifie être plus humble et transparent», a-t-elle ajouté, alors que l’avionneur travaille à obtenir une remise en service du 737 MAX, cloué au sol depuis 10 mois après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

«Rendre des comptes»

«Nous allons être très transparents les uns envers les autres et avec nos actionnaires. Nous allons nous engager à rendre des comptes en matière de sécurité et de qualité» des avions, a encore promis M. Calhoun.

Le dirigeant prend ses fonctions après une semaine mouvementée pour Boeing, marquée par la divulgation de messages embarrassants d’employés dans lesquels ils moquent les régulateurs, les compagnies aériennes et s’interrogent sur les compétences de leurs collègues ingénieurs.

«Ceci est une plaisanterie», écrivait un employé en septembre 2016, en référence au 737 MAX. «Cet avion est ridicule». «Design nul», fustigeait un autre en avril 2017.

M. Calhoun va passer sa première semaine à Chicago, le siège social du groupe, et se rendra la semaine prochaine dans l’État de Washington, où se trouvent les principales usines du constructeur.

Il visitera l’usine de Renton, près de Seattle, qui fabrique le 737 MAX, et celle d’Everett, productrice du 777/777X, du 767, du 747 et du 787.

Les déboires du 737 MAX ont déjà coûté 9,2 milliards $ à Boeing et la facture devrait encore augmenter lors de la publication des résultats du quatrième trimestre le 29 janvier.

Le constructeur aéronautique a suspendu les livraisons et la production, mais n’a ni licencié des employés ni pris des mesures de chômage technique.

Potentielles indemnisations

Il discute de potentielles indemnisations avec les compagnies aériennes, qui ont dû annuler des milliers de vols, et fait face aux plaintes des familles de victimes, aux enquêtes des autorités américaines ainsi qu’à la fragilisation de ses sous-traitants.

Spirit AeroSystems, qui fournit les fuselages du 737 MAX et d’autres pièces, a licencié vendredi 16 % de ses effectifs, soit 2800 personnes, et prévoit de nouvelles coupes.

«La remise en service du 737 MAX en toute sécurité doit être notre objectif principal», a martelé M. Calhoun.

Affaires

Pénurie de main-d’œuvre: le cri du cœur d’un pâtissier

Depuis près de deux ans, Patrick Bourson est propriétaire de la boulangerie-pâtisserie Chez Alexandre à Pont-Rouge. Il y a investi 4 millions $, créé 14 emplois dans la région, lance-t-il, mais au mois de janvier, il pourrait bien devoir fermer boutique. Il accuse le manque de main-d’œuvre qualifiée pour la production, et les dédales administratifs en matière d’immigration.

En mai 2016, M. Bourson rachetait la boulangerie La Jasette pour laquelle son fils Alexandre travaillait depuis quelques années. «On l’a rasée. On a acheté quatre maisons autour et on a ouvert le commerce», laisse tomber l’entrepreneur. 

Originaire de Reims en région Champagne-Ardenne et arrivé au Québec il y a six ans, M. Bourson a fait fortune dans l’industrie du vin de Bourgogne et du champagne, en plus de s’être impliqué en politique «pendant 30 ans». Il était candidat aux présidentielles françaises de 2012. L’homme d’affaires aurait «tout vendu» à la marque Laurent-Perrier, dit-il, pour s’établir dans la MRC de Portneuf où il y est «très impliqué». 

«Je suis membre des Chevaliers de Colomb, je fais de la patrouille en motoneige, je m’investis dans la communauté», raconte M. Bourson, des faits confirmés par le député conservateur de Portneuf–Jacques-Cartier, Joël Godin. 

«Il est impliqué dans la région. On a même travaillé sur son dossier d’immigration et celui de son fils Alexandre.» Et la structure de son commerce est «impressionnante», ajoute le député. 

Malgré la bonne réputation de la boulangerie-pâtisserie, malgré que la population veuille la garder en vie, «au moins deux employés à la production» sont nécessaires pour maintenir les activités du commerce, selon M. Godin, qui affirme travailler 18 heures par jour.

Affaires

Accord commercial sino-américain: succès mitigé pour Trump

WASHINGTON — Les États-Unis et la Chine signent mercredi un accord commercial en forme de victoire politique pour Donald Trump qui a cependant un goût amer tant le bras de fer aura laissé des traces sur les deux premières économies mondiales.

«Les problématiques de fond restent en suspens, mais politiquement, c’est une très bonne chose» pour le président américain qui brigue un second mandat, opine Edward Alden, expert en politique commerciale au Council on Foreign Relations.

L’hôte de la Maison-Blanche peut en effet se targuer d’avoir été «tenace» avec la Chine. «Techniquement, il a obtenu un accord» qu’il avait promis à ses électeurs en 2016, souligne-t-il.

En outre, cette trêve dans la guerre commerciale a de quoi rassurer les marchés qui, en 2018 et en 2019, ont subi de nombreux soubresauts au gré des menaces, des vagues de tarifs douaniers ou au contraire des gestes d’apaisement.

Cette accalmie est aussi de nature à stimuler l’économie américaine, un atout pour la campagne de Donald Trump, en levant les incertitudes et en renforçant donc la confiance des consommateurs, traditionnel moteur de la croissance aux États-Unis. Elle devrait aussi relancer les investissements des entreprises, qui ont fortement ralenti en 2019 faute de visibilité sur l’issue du conflit.

Le président américain avait choisi le dernier jour de l’année 2019 pour annoncer que la signature de ce traité partiel aurait lieu le 15 janvier à la Maison-Blanche.

Mais ce n’est que jeudi que le ministère chinois du Commerce a confirmé le déplacement du vice-premier ministre chinois, Liu He, à Washington du 13 au 15 janvier.

«Le document entier sera rendu public mercredi», a promis le conseiller économique de la Maison-Blanche, Larry Kudlow, pour faire taire les sceptiques. «Il y aura une merveilleuse cérémonie», a-t-il ajouté, évoquant un dîner la veille de la signature et un déjeuner le jour même.

Bras de fer sur 10, 20 ans

Sans entrer dans le contenu du texte, objets d’intenses spéculations, M. Kudlow a réaffirmé, en réponse aux critiques, que les États-Unis avaient obtenu de nombreuses concessions.

«C’est un accord historique», a estimé dimanche le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin sur Fox News.

«Pour la première fois, nous avons un accord complet sur les problématiques technologiques, les services financiers, les achats» supplémentaires de biens chinois ainsi qu’un «vrai mécanisme pour faire appliquer» l’accord, a-t-il fait valoir.

Selon Washington, Pékin va acheter pour 200 milliards $US de produits américains sur une période de deux ans comparé à 2017, dont 40 à 50 milliards de biens agricoles.

En échange des engagements chinois, l’administration Trump a renoncé à imposer de nouveaux droits de douane à la Chine et diminué de moitié ceux imposés le 1er septembre sur 120 milliards $US de biens chinois.

L’accord avec Pékin représente «un succès mitigé» pour Donald Trump, estime Eswar Prasad, professeur de politique commerciale à l’Université Cornell et spécialiste de la Chine.

Le président «a extirpé certaines concessions de la part de la Chine et d’autres partenaires commerciaux des États-Unis, mais à un coût important pour l’économie américaine et avec une érosion de la position des États-Unis sur la scène internationale en tant que partenaire commercial digne de confiance et fiable», souligne-t-il.

Si la Chine a bien plus été affectée par la guerre des tarifs douaniers que les États-Unis sur le plan économique, industriels et agriculteurs américains ont souffert eux aussi.

Pour atténuer les pertes dans le secteur agricole, l’administration Trump a même dû débloquer 28 milliards de dollars d’aide au total entre 2018 et 2019.

L’industrie manufacturière est, elle, entrée en récession en août.

«Le préjudice […] a été important et les engagements de nouveaux achats sont peu susceptibles de réparer ces dommages», commente Edward Alden.

Alors que Donald Trump a lancé l’offensive avec l’objectif de réduire le déficit commercial américain et de mettre fin à des pratiques commerciales jugées «déloyales», les experts doutent aussi de la capacité des États-Unis à obtenir des changements structurels.

La Chine, elle-même confrontée à des enjeux politiques, est en effet peu encline à revisiter son modèle économique.

Eswar Prasad prédit ainsi que Pékin ne cédera pas sur des demandes clés de l’administration Trump, en particulier la réduction substantielle des subventions d’État aux entreprises.

Xu Bin, professeur d’économie à l’École de commerce international Chine Europe (CEIBS) à Shanghai, estime que pour l’heure, les deux parties ont atteint une situation «acceptable, pas une victoire».

Il s’attend à ce que le bras de fer se poursuive pendant longtemps, «au cours des 10, 20 prochaines années, voire plus».

Pour lui, les deux géants vont alterner les cycles de conflit et de trêve pour satisfaire leur opinion publique.

Techno

Taxation du numérique: comment la France tente d'éviter les sanctions américaines

PARIS — Contacts directs avec Donald Trump, rencontres conviviales avec certains de ses proches, mais aussi menaces : la France a pratiquement tout essayé pour éviter des représailles américaines pour sa taxe sur le numérique, sans parvenir à les écarter pour l’instant.

Depuis bientôt une année, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’origine de la taxe sur les géants du numérique appliquée depuis un an par son pays, assume un rôle dans les relations avec les États-Unis qui sort parfois du périmètre de son ministère.

Le vendredi 12 avril, en marge des réunions de printemps du FMI à Washington, son agenda avait été complètement chamboulé par un coup de fil imprévu le conviant à rencontrer à la Maison-Blanche Donald Trump, dont l’interlocuteur est habituellement le président français.

«C’était constructif, franc, mais difficile et tendu aussi», avait alors expliqué son entourage à l’AFP. Même si M. Trump l’avait appelé par son prénom, le ministre s’était vu contraint de démentir que la taxe française visait exclusivement les GAFA, acronyme des géants américains Google, Amazon, Facebook et Apple.

Quelques mois plus tôt, le premier ministre Édouard Philippe avait annoncé la mise en place de ce nouvel impôt pour financer partiellement les mesures prises lors de la crise des «gilets jaunes», sans attendre la conclusion des négociations en cours à l’OCDE sur un accord international.

Depuis, M. Le Maire a multiplié en vain les rencontres bilatérales pour apaiser la relation avec Washington, en maintenant des contacts réguliers avec son homologue américain Steven Mnuchin ou le représentant au Commerce Robert Lighthizer.

À la fin du mois d’août, il a reçu dans sa maison de St-Pée-sur-Nivelle, dans le Pays basque Steven Mnuchin, souvent présenté comme le good cop de l’administration américaine.

À ce moment-là, l’ambiance était à la détente. À quelques kilomètres de la résidence d’été de M. Le Maire, le président Emmanuel Macron et M. Trump se retrouvaient à Biarritz, en marge du sommet du G7.

Tous deux promettaient alors d’aplanir leur différend. La France s’engageait à renoncer à sa taxe dès qu’un accord mondial était trouvé à l’OCDE et même à rembourser les sommes prélevées auparavant.

L’option bilatérale

La stratégie consistait à passer par le dialogue direct. «On voit très bien comment Trump est mal à l’aise dans les réunions multilatérales. Il médiatise les rencontres bilatérales. C’est sa méthode et elle ne changera pas», a expliqué à l’AFP Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

En vérité, cette stratégie n’a pas porté ses fruits non plus. Au mois de septembre, M. Le Maire faisait un rapide aller-retour à Washington pour rencontrer M. Mnuchin. De retour dans la capitale américaine en octobre pour les réunions annuelles du FMI, il retournait à la Maison-Blanche.

Alors que les États-Unis imposaient une taxe sur différents produits européens, dont 25 % sur le vin français, après y avoir été autorisé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le cadre du différend sur Airbus et Boeing, le ministre rencontrait cette fois-ci Jared Kushner, gendre et conseiller du président.

Une fois de plus, ces entretiens n’ont pas donné de résultat : M. Lighthizer a ouvert début décembre une procédure qui pourrait aboutir à des représailles contre la France pour sa taxe sur le numérique.

Dans la foulée, la France a tenté à nouveau la rencontre bilatérale entre M. Macron et M. Trump en marge du sommet de l’OTAN à Londres en décembre, tout en menaçant les États-Unis de «ripostes» et en appelant l’Union européenne en renfort.

Avec une mise en scène soignée, devant les drapeaux français et européens à Bercy, siège de son ministère, M. Le Maire est apparu mardi aux côtés du commissaire européen au Commerce, Phil Hogan, qui doit se rendre à Washington cette semaine, pour montrer que Bruxelles soutient la France dans ce dossier.

M. Le Maire a toutefois annoncé que la France et les États-Unis s’étaient donné deux semaines pour trouver un accord au sein de l’OCDE qui pourrait mettre fin à la dispute bilatérale. «Il cherche une porte de sortie», a commenté à l’AFP une source proche des négociations, qui juge que la France «est allée trop vite avec sa taxe».

En attendant, l’administration américaine n’a toujours pas levé ses menaces de sanctions.

Affaires

Pas d’indemnités de départ pour l’ancien patron de Boeing

NEW YORK — Boeing a annoncé vendredi que son ancien directeur général Dennis Muilenburg, limogé le 23 décembre pour une gestion jugée catastrophique de la crise de l’avion 737 MAX, ne percevrait pas d’indemnités de départ.

M. Muilenburg, qui a pris les rênes de Boeing en juillet 2015, ne recevra pas non plus de bonus au titre de l’année 2019, a précisé le constructeur aéronautique dans un document transmis à la SEC, le gendarme américain de la Bourse. Il devait percevoir au total 39 millions de dollars à ce titre.

«M. Muilenburg n’a pas droit et n’a pas reçu d’indemnités de licenciement ou de paiements liés à son départ après plus de trente ans au sein de l’entreprise», explique le constructeur aéronautique.

Le MAX est cloué au sol depuis mi-mars après deux accidents rapprochés ayant fait au total 346 morts. Le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause dans les accidents et Boeing travaille actuellement sur un correctif.

Le dirigeant s’était aussi mis à dos les compagnies aériennes clientes du 737 MAX — American Airlines, United Airlines et Southwest —, à qui il avait promis une remise en service « en quelques semaines » de cet avion-vedette.

M. Muilenburg, qui a passé 34 ans chez Boeing, a également renoncé à des titres d’une valeur de 14,6 millions de dollars, a précisé Boeing, ce qui suggère que le conseil d’administration avait perdu complètement confiance dans le dirigeant de 56 ans.

62 millions

Le dirigeant conserve toutefois toutes ses stock-options et sa retraite obtenues avant sa promotion au poste de PDG. La valeur de celles-ci est de 62,2 millions de dollars au cours de clôture de l’action Boeing le 9 janvier, assure Boeing.

Il détient également des « options » pour acheter 72 969 actions Boeing au prix unitaire de 75,97 dollars. S’il le faisait, il réaliserait par la suite une énorme plus-value au vu du cours de l’action Boeing actuellement-329,92 dollars.

M. Muilenburg sera remplacé lundi par David Calhoun, 62 ans, ancien cadre dirigeant de General Electric (GE) et membre du conseil d’administration de Boeing depuis

plusieurs années.

Le nouveau dirigeant aura un salaire de base annuel de 1,4 million de dollars pour 2020 et pourrait prétendre à un bonus de 7 millions si jamais il parvenait à obtenir la remise en service du 737 MAX, précise Boeing dans le document boursier.

Après l’avoir soutenu malgré les critiques des familles des victimes des accidents et celles des parlementaires américains, le conseil d’administration de Boeing avait fini par lâcher M. Muilenburg en raison de vives tensions avec l’agence fédérale de l’aviation, la FAA, selon des sources proches du dossier.

Le dirigeant s’était aussi mis à dos les compagnies aériennes clientes du 737 MAX – American Airlines, United Airlines et Southwest –, à qui il avait promis une remise en service « en quelques semaines » de cet avion-vedette.

Affaires

Nouveau record au box-office grâce à Disney

LOS ANGELES — L’éclosion de la diffusion en continu marquerait le déclin du cinéma? Très peu pour Disney. Grâce aux immenses succès populaires du mastodonte du divertissement, cette industrie a battu un record au box-office mondial en 2019, avec 42,5 milliards $ de recettes.

Les succès dans les salles obscures des superproductions produits par le royaume de Mickey (Avengers : Endgame, Le roi lion et La reine des neiges 2) ont permis de battre le record de l’année dernière, de 41,7 milliards $ (sans tenir compte de l’inflation), a indiqué le cabinet spécialisé Comscore vendredi.

L’Amérique du Nord compte pour environ un quart des recettes avec 11 milliards $, mais ce record a été battu grâce à l’essor de marchés en développement (Chine, Japon, Brésil, Mexique...).

Avengers : Endgame, le nouvel opus des superhéros Marvel (qui a été racheté par Disney en 2009) est devenu l’année dernière le film le plus lucratif de l’histoire, en battant le record d’Avatar.

Deux autres films Marvel/Disney sont dans le top 5 de l’année 2019 : Capitaine Marvel et Spider-Man : Loin des siens (coproduit par Sony).

«Les étoiles se sont alignées pour Disney», qui a également pu compter sur le succès du dernier Star Wars, a commenté Paul Dergarabedian, spécialiste de l’analyse des médias pour la société Comscore.

À venir

«Je ne sais pas quand on reverra une année telle que 2019 [pour Disney] pour un autre studio à l’avenir», a-t-il ajouté.

Et l’hégémonie culturelle ne devrait pas s’arrêter là pour le leader mondial du divertissement.

Disney, qui s’est spécialisé dans les suites et les remakes, pourra compter en 2020 sur un nouveau Mulan (en prise de vues réelles) et sur les aventures en solo de Black Widow, l’héroïne Marvel des Avengers interprétée par Scarlett Johansson.

Affaires

Création nette de 35 200 emplois en décembre au Canada

OTTAWA — Le marché du travail canadien a rebondi en décembre pour afficher un gain net de 35 200 emplois et contrebalancer une partie des pertes de novembre, qui avaient été les plus fortes en un seul mois depuis la crise financière.

Le taux de chômage a pour sa part reculé à 5,6 %, contre 5,9 % en novembre, lorsque le pays avait perdu 71 200 emplois.

Le nombre d'employés du secteur privé a augmenté de 56 900 en décembre, un gain atténué par la disparition de 21 500 emplois dans le secteur public, a précisé vendredi Statistique Canada. Le nombre de travailleurs indépendants a reculé de 200.

Le nombre d'emplois à temps plein a augmenté de 38 400, tandis que le nombre d'emplois à temps partiel a diminué de 3200.

Robert Kavcic, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, a estimé que le rapport sur les emplois permettrait à la Banque du Canada de mieux respirer, car le marché du travail a terminé 2019 sur une solide note après avoir enregistré une certaine faiblesse en octobre et novembre.

«Cela devrait aider à atténuer au moins la préoccupation de la Banque du Canada, en établissant que le marché du travail ne s'effondrait pas vraiment à la fin de 2019», a-t-il affirmé.

M. Kavcic a noté que le nombre de pertes d'emplois en novembre était «semblable à ceux d'une récession», mais que d'autres données économiques n'allaient pas dans le même sens.

Le rapport sur le marché du travail est notoirement volatil, mais la tendance au second semestre de l'année dernière a été plus faible qu'au début de l'année.

Après la faiblesse du quatrième trimestre de 2019, M. Kavcic ne s'attend pas à un retour aux gains d'emplois observés au premier semestre de l'année dernière.

«Nous n'obtiendrons pas 30 000 ou 40 000 emplois par mois comme nous l'avons vu au cours du premier semestre de 2019, nous allons plus probablement en avoir quelque chose comme 15 000» ou peut-être près de 20 000 pour ce qui est de la croissance mensuelle, a-t-il précisé.

L'économie canadienne a créé 320 300 emplois pour toute l'année 2019, dont 282 800 postes à temps plein et 37 500 emplois à temps partiel.

Conforme aux commentaires de M. Poloz

L'économiste en chef des Centres hypothécaires Dominion, Sherry Cooper, a souligné que le rapport sur l'emploi de décembre donnait raison à la politique actuelle de la Banque du Canada, qui veut que malgré les vents contraires, l'économie reste relativement résistante et que de nouvelles baisses de taux d'intérêt ne soient pas nécessaires.

«Cette évaluation peut changer en un rien de temps dans le monde incertain d'aujourd'hui, mais pour l'instant, la banque centrale devrait rester en attente», a-t-elle fait valoir.

La Banque du Canada devrait prendre sa prochaine décision sur les taux d'intérêt et publier la mise à jour de son rapport sur la politique monétaire le 22 janvier.

La banque centrale maintient son taux directeur à 1,75 % depuis plus d'un an, alors que nombre de ses homologues internationaux, y compris la Réserve fédérale américaine, ont choisi de baisser leurs taux et d'assouplir leur politique monétaire en réponse à la faiblesse de la conjoncture économique mondiale.

L'économiste principal de la Banque TD, Brian DePratto, a noté que le rapport sur l'emploi de vendredi était conforme aux récents commentaires du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

«Certains aspects des données sur les emplois, tels que les salaires, ont offert une bonne performance, tandis que d'autres, comme le nombre d'heures travaillées, ne l'ont pas fait.»

«Il semble que nous devrons attendre le rapport sur la politique monétaire de ce mois pour voir où le gouverneur et son équipe atterriront dans l'interprétation de ces tendances.»

La hausse globale de l'emploi en décembre est survenue alors que le secteur de la production de biens a ajouté 15 700 emplois, aidé par une augmentation de 17 000 emplois dans l'industrie de la construction. Parallèlement, le secteur des services a créé 19 400 emplois, tandis que l'industrie de l'hébergement et des services de restauration a gagné 24 900 emplois.

À l'échelle régionale, l'Ontario et le Québec ont enregistré les meilleurs gains.

L'Ontario a créé 25 100 emplois en décembre, dopé par des gains dans la construction et l'administration publique.

Le Québec a ajouté 21 100 emplois au cours du mois, grâce à des gains dans le secteur de l'hébergement et des services de restauration, ainsi que dans le secteur manufacturier. Son taux de chômage a retraité de 0,3 point de pourcentage, à 5,3 %.

La Colombie-Britannique a affiché la plus forte baisse, avec la disparition de 7700 emplois, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador a perdu 5000 emplois en décembre.