Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais le savoir-faire développé par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec, où les ventes s’effectuent par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

«Je crois que c’est dommage pour le Québec parce que cette expertise s’en ira à l’extérieur du Québec, a-t-il dit, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier. Lorsque nous allons déployer un réseau aux États-Unis ou toute autre expérience en sol américain, cela se fera depuis l’extérieur du Québec.»

Dans le passé, l’homme d’affaires avait dénoncé à plus d’une reprise les incursions du gouvernement dans le secteur du commerce de détail et critiqué la Société des alcools du Québec pour son monopole.

Incapable de percer le marché québécois du cannabis, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain dans le cadre d’une transaction qui pourrait lui permettre, à terme, d’acquérir une participation majoritaire dans cette société. Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Les États-Unis dans la mire

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard.

«C’est encore tout petit, a-t-il lancé. Nous allons apprendre de cela et je crois vraiment que nous pouvons réussir.»

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où la consommation récréative est légale dans 13 États, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol — un des composés du cannabis — dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

«C’est un peu le Far West, mais je crois que nous avons une place dans ce marché, a souligné M. Hannasch. Mais ce n’est que le début.»

D’ici 2023, la multinationale souhaite doubler son résultat avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA), qui a été d’environ 4 milliards $ l’an dernier. Elle n’a toutefois pas identifié la marijuana comme un vecteur de croissance dans son plan stratégique en raison des nombreuses incertitudes réglementaires.

M. Hannasch n’a pas caché que le marché de la marijuana récréative pourrait toutefois faciliter la tâche de la société, qui exploite actuellement un réseau d’environ 16 000 points de vente au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient.

Affaires

Adopreneurs: des ados avec la bosse des affaires

Quand elle était en cinquième secondaire, Annie Fortin était bien embêtée de formuler un choix de carrière dans un examen. «Finalement, j’avais écrit : “Je veux un ordinateur, des clients, des beaux crayons, du parfum, un char et du beau linge”, raconte-t-elle en riant. Ce que je voulais, au fond, c’était être entrepreneure, mais je ne savais pas que c’était ça.»

Il lui a fallu trois emplois marquants, où elle a gravi rapidement les échelons, et une vingtaine d’années avant qu’un patron avisé ne lui signale qu’elle était faite sur mesure pour l’entrepreneuriat. Et c’est un peu en pensant à la jeune fille qu’elle a été que la présidente et chef de la direction du Groupe Structura a lancé le projet Adopreneurs, une concentration d’études pour les élèves du secondaire, à l’image des sports-études et autres. 

«Des programmes entrepreneuriaux, il y en a beaucoup à partir du cégep. Moi, je veux cibler les perles entrepreneuriales, parce qu’on en a, et les outiller, leur faire vivre c’est quoi. Si je suis capable de leur sauver des chemins difficiles, et leur faciliter la tâche…  Ce sont eux nos dirigeants de demain», rappelle la femme d’affaires. Elle estime qu’il n’est jamais trop tôt pour enseigner les notions de base de l’entrepreneuriat aux jeunes. Certains ont déjà un appétit réel pour le sujet, et surtout, des idées vraiment intéressantes. Elle ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à propos de l’ambassadrice du projet, Marie-Philippe Benoît, une jeune étudiante au cégep en gestion commerciale qui cumule déjà de nombreuses distinctions dans le monde des affaires.

De la théorie et du concret

Le projet-pilote a débuté avec la rentrée à l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, où un groupe de 27 jeunes de cinquième secondaire apprend les rouages de l’entrepreneuriat avec un enseignant de l’endroit qui a accepté de relever le mandat. Parmi les modules au cursus : qu’est-ce qu’un entrepreneur, l’ADN d’une entreprise, les aspects juridiques, les plans d’affaires, financiers, marketing, etc. Des stages sont aussi prévus, et ils se passeront pour cette année dans les différentes entreprises rassemblées au sein du Groupe Structura, qui se trouvent à couvrir toutes les sphères de la gestion d’une PME. 

Les élèves auront aussi l’occasion de développer un projet entrepreneurial, et trois de ces projets seront choisis à la fin de l’année par un jury de gens du milieu. «Je veux amener ces jeunes à vraiment réaliser leur projet d’affaires. J’ai tout ce qu’il faut dans mon écosystème pour les lancer et les supporter», soutient Annie Fortin.

À terme, elle aimerait qu’un concours du genre de Secondaire en spectacle s’organise à travers la province, mais pour les projets entrepreneuriaux des élèves. Elle aimerait aussi que la concentration commence tranquillement à s’implanter à partir de la troisième secondaire. 

Voilà pour le rêve, mais en attendant, il y a déjà cinq écoles privées qui se sont montrées intéressées à intégrer Adopreneurs à leur cursus. Des partenaires financiers ont aussi levé la main, puisque pour le moment, l’initiative est entièrement financée par le Groupe Structura. Le projet-pilote de cette année servira à monter le dossier pour pouvoir éventuellement intégrer la concentration dans le système public. 

Bref, il y a encore bien du pain sur la planche, mais Annie Fortin nourrit un enthousiasme propre à déplacer des montagnes. «Les jeunes sont vraiment allumés. Ils sont à un autre niveau», lance-t-elle, visiblement impressionnée par l’intérêt des adolescents. 

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

LAVAL - Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais l’expertise qui sera développée par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec en raison de la mainmise de l’État sur la vente de la marijuana, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

Incapable de percer le marché québécois, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain, ce qui pourrait lui permettre d’acquérir à terme une participation majoritaire dans cette société.

Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier.

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où certains États ont assoupli les règles à l’égard de la marijuana, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol (CBD) - un des composés également présents dans le cannabis - dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:ATD.B)

Affaires

L’inflation fléchit en août au Canada avec la baisse du prix de l’essence

OTTAWA - L’inflation annuelle du Canada a légèrement fléchi pour s’établir à 1,9 pour cent en août, sous l’effet de la baisse des prix de l’essence.

L’inflation était suffisamment ferme pour rester proche de l’objectif idéal de 2,0 pour cent de la Banque du Canada, et le mois d’août était le sixième mois consécutif où la croissance des prix atteignait au moins 1,9 pour cent.

La stabilité des prix, en soi, n’exerce aucune pression sur la Banque du Canada pour qu’elle ajuste ses taux d’intérêt.

En excluant les prix à la pompe, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,4 pour cent par rapport à l’année précédente, a indiqué mercredi Statistique Canada. Les prix du gaz naturel ont baissé de 10,2 pour cent le mois dernier, après une baisse de 6,9 pour cent en juillet.

La baisse des prix de l’hébergement des voyageurs, des services d’accès à internet et des meubles a également amoindri la croissance des prix le mois dernier par rapport à l’année précédente.

D’un mois à l’autre, le prix du porc a diminué de 2,7 pour cent, alors que les produits du porc canadien sont soumis à des restrictions plus sévères sur le marché clé qu’est la Chine. Les consommateurs ont également payé 6,5 pour cent de moins pour les légumes frais - la plus forte baisse en cinq ans -, la hausse temporaire des prix attribuable au mauvais temps dans les régions de culture ayant diminué.

La pression à la hausse sur les prix à la consommation, d’une année à l’autre, était principalement attribuable à l’augmentation des prix des billets d’avion, des intérêts hypothécaires et de l’assurance auto.

Le coût du transport aérien a augmenté de 10,3 pour cent en août. L’augmentation est en grande partie liée à l’impact de l’immobilisation au sol des aéronefs de modèle Boeing 737 Max pendant la saison estivale, a indiqué le rapport.

Les prix du gaz naturel ont augmenté de 5,8 pour cent le mois dernier, après avoir progressé de 3,2 pour cent en juillet.

La moyenne des trois indicateurs canadiens de l’inflation de base, considérée comme de meilleures mesures des pressions sous-jacentes sur les prix puisqu’elles excluent les éléments volatils tels que l’essence, a atteint l’objectif de 2,0 pour cent de la banque centrale. Cette moyenne s’était établie à 2,03 pour cent en juillet.

«En gros, c’est le statu quo pour la Banque du Canada», a estimé Derek Holt, chef des études économiques sur les marchés des capitaux de la Banque Scotia.

«La mesure de base de l’inflation reste rigoureuse et ne dépasse pas les deux pour cent. Et donc, pour une banque centrale qui s’appuie sur les données et qui cible une certaine inflation, cela ne signale aucune pression imminente pour changer la trajectoire de sa politique.»

M. Holt a souligné que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, ne se trouvait pas face à un environnement de faible inflation - une situation à laquelle ont été confrontées la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque centrale européenne.

L’économie canadienne a été vigoureuse, même si les guerres commerciales insufflent une grande incertitude dans une économie mondiale en ralentissement.

De nombreux prévisionnistes s’attendent à ce que la Banque du Canada réduise son taux d’intérêt directeur d’ici la fin de l’année et peut-être dès l’annonce de sa politique du 30 octobre.

Les économistes tablaient en moyenne sur une inflation de 2,0 pour cent pour août, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

«En excluant la volatilité habituelle de certains éléments, l’inflation est carrément ennuyeuse au Canada», a écrit James Marple, économiste principal pour le service d’études économiques de la Banque TD dans un rapport.

«Cela permettra à la Banque du Canada de se pencher sur d’autres données économiques, notamment sur l’équilibre entre une économie intérieure résiliente et des risques externes élevés.»

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Affaires

L’intelligence artificielle dans les champs

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics.

Les agriculteurs auraient-ils tout intérêt se faire amis avec des programmeurs informatiques? C’est le pari de Gestion AgrIA, un OBNL formé par Hortau, Les Fermes Tri-Jardins et Houblons des jarrets noirs. L’apport de l’intelligence artificielle dans l’optimisation des cultures sera au coeur du projet de recherche et développement d’AgrIA, qui vient tout juste de recevoir 4,7 M$ en deniers publics. 

L’argent, versé par l’entremise du Fonds vert, permettra aux trois collaborateurs de pousser plus loin le développement de la technologie d’Hortau. La compagnie de Lévis, aussi bien établie en Californie, a mis au point des capteurs qui, une fois installés dans les champs, transmettent des mesures en temps réels et permettent de contrôler l’irrigation des sols, pour augmenter significativement les rendements et la productivité, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. 

La prochaine étape? D’une part, amener encore plus de précision à gestion de l’eau avec des modèles prédictifs; d’autre part, gérer d’autres aspects de la production agricole grâce aux données récoltées, notamment dans l’utilisation des fertilisants et des pesticides, note Jocelyn Boudreau, cofondateur et pdg d’Hortau. 

«Pas une science exacte»

C’est là qu’entrent en jeu l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning), qui commencent à être intégrée au système. «L’agriculture n’est pas une science exacte, rappelle M. Boudreau. Il y a énormément de variables. L’intelligence artificielle permet de gérer les variables multiples, de découvrir des tendances, des motifs, qu’on va pouvoir utiliser pour prédire ce qui va se passer. C’est assez fascinant quand on commence à le faire.»

À terme, le but reste de pouvoir rendre les opérations agricoles plus efficaces. «Les gens avec qui on travaille dans le domaine de l’intelligence artificielle sont assez surpris de la complexité et du potentiel qu’il y a en agriculture», raconte le pdg de Hortau. Il va sans dire que pour mener à bien ce projet d’innovation, Hortau est présentement en pleine recherche de talents dans les domaines de la programmation et de l’informatique. 

La nouvelle technologie, désignée comme «Multivariée», a été implantée en 2018 dans les champs de pommes de terre des Fermes Tri-Jardins à Drummondville et ceux de houblon des Houblons des jarrets noirs, en Beauce. «Le but c’est de développer la technologie et de l’amener au prochain niveau, de bâtir sur ce qu’on a, mais d’accélérer les prochaines étapes», a expliqué M. Boudreau. Le budget global de Gestion AgrIA est de 13 M$ et contribuera à un projet plus large d’Hortau dont le budget est de 20 M$.

Affaires

Pelletier Déco Surfaces crée le Groupe Pelletier

Importante fusion dans le domaine du couvre-plancher : Pelletier Déco Surfaces, une compagnie de Québec, acquiert Plancher Bois Franc 2000 et ses deux bannières, Boutique du Plancher et Bois Franc du Lac.

L’entreprise profite aussi de cet achat pour créer une nouvelle entité commerciale, nommée le Groupe Pelletier. Elle chapeautera les activités des deux succursales Pelletier Déco Surfaces (à Québec et à Lévis), et des cinq magasins de Plancher Bois Franc 2000. La transaction fait de Groupe Pelletier le plus important détaillants de couvre-plancher dans la province.

Les commerces Boutique du plancher et Bois Franc du Lac garderont pour l’instant leurs identités respectives dans les marchés de la Rive-Sud de Montréal et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, où ils sont implantés. Toutes les gammes de produits de Pelletier Déco Surfaces prendront place sur les étalages de ces boutiques. 

En plus de ses différentes gammes de couvre-sols, l’entreprise de Québec offre aussi un service-conseil, un service de décoration, la livraison et l’installation de matériaux. Née il y a 65 ans à Lévis, Pelletier Déco Surfaces a inauguré en 2016 une succursale complètement rénovée à Québec. 

Affaires

Les constructeurs canadiens surveillent la grève chez GM aux États-Unis

TORONTO — Les constructeurs automobiles canadiens affirment surveiller de près le conflit de travail chez General Motors aux États-Unis, alors que les travailleurs participaient mardi à une deuxième journée de grève.

Aux États-Unis, plus de 49 000 travailleurs syndiqués ont débrayé lundi, alors que leurs négociations achoppent sur diverses raisons, notamment les salaires, les soins de santé et la sécurité d'emploi. Il s'agit de la première grève chez le constructeur américain en plus de 10 ans.

Affaires

Fiscalité: Apple met en cause le «bon sens» de l’Union européenne

LUXEMBOURG - Apple a dénoncé mardi devant la justice européenne la décision de Bruxelles lui demandant de rembourser à l’Irlande 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux, estimant qu’elle défiait «la réalité et le bon sens».

«Apple a-t-il conçu et développé l’iPhone en Irlande ? L’iPad ou l’iPod ? Non. La réponse est écrite sur chaque produit Apple: ‘‘Conçu par Apple en Californie’’», a fait valoir Daniel Beard, le représentant du géant américain,  devant les juges européens.

Par conséquent, c’est aux États-Unis, là où le groupe investit en recherche et développement et crée de la richesse, qu’il doit être taxé, selon les règles fiscales internationales. Pas là où il fait ses ventes et donc pas dans l’UE, quoi qu’en dise Bruxelles.

«La décision de la Commission doit être annulée», a-t-il insisté. La démonstration d’Apple n’est «pas pertinente», a rétorqué Richard Lyal, le représentant de l’exécutif européen, récusant toute «incohérence» dans l’enquête de la Commission.

De nombreux journalistes assistent à l’audience devant le Tribunal de l’Union européenne à Luxembourg, qui s’est ouverte mardi et doit se poursuivre mercredi.

L’affaire est aussi âpre entre les parties que complexe pour les juges européens, qui mettront plusieurs mois à rendre leur arrêt, susceptible d’appel.

La décision contre Apple avait fait grand bruit le 30 août 2016, quand la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, avait présenté ses conclusions.

«Foutaise»

Le patron de la firme de Cupertino, Tim Cook, avait immédiatement qualifié l’affaire de «foutaise politique».

Selon l’enquête de la Commission, Apple a rapatrié en Irlande entre 2003 et 2014 l’ensemble des revenus engrangés en Europe (ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde), car l’entreprise y bénéficiait d’un traitement fiscal favorable.

Le groupe a ainsi échappé à la quasi-totalité des impôts dont il aurait dû s’acquitter sur cette période, soit environ 13 milliards d’euros (14,3 milliards de dollars américains). Un avantage qui constitue pour Bruxelles une «aide d’État» illégale.

Ces revenus étaient placés dans un «siège» hors d’Irlande, mais qui n’existait, selon la Commission, que sur le papier.

Rien d’illégal en vertu de la loi irlandaise. Mais ces milliards de bénéfices non taxés par Dublin n’étant pas rapatriés par Apple aux États-Unis, ils ont totalement échappé à l’impôt pendant plusieurs années.

«Apple paie ses impôts et comprend l’importance de le faire. Nous pensons qu’Apple est le plus gros contribuable au monde», a déclaré Daniel Beard, affirmant que l’entreprise avait payé 26% de taxes dans le monde entier entre 2003 et 2014.

Le groupe a aussi souligné que depuis la réforme fiscale mise en place fin 2017 par Donald Trump, il avait rapatrié aux États-Unis les bénéfices accumulés pendant des années à l’étranger, sur lesquels il s’est engagé à payer des impôts.

Fonds bloqués

L’entreprise bénéficie certes d’un taux d’imposition inférieur aux 35% jusque-là en vigueur outre-Atlantique. Mais elle a néanmoins promis de s’acquitter d’une ardoise fiscale de 37 milliards de dollars, qui s’ajoutent aux impôts déjà payés aux États-Unis.

Apple «paie aujourd’hui environ 20 milliards d’euros d’impôts aux États-Unis sur les mêmes bénéfices que ceux qui, selon la Commission, auraient également dû être imposés en Irlande», a souligné Daniel Beard.

L’entreprise explique même avoir mis de côté chaque année une provision dans ses comptes, consciente qu’elle devrait un jour régler la note.

Les représentants de l’Irlande - qui soutient Apple et a elle aussi fait appel - ont estimé mardi que la Commission se trompait «fondamentalement» et avait «ignoré la loi irlandaise». La firme créée par Steve Jobs emploie environ 6.000 personnes dans le pays.

Cette audience se déroule dans un contexte commercial tendu entre l’UE et les États-Unis de Donald Trump, qui reproche aux Européens de s’en prendre aux géants technologiques américains.

La commissaire à la Concurrence est accusée par Trump de détester les États-Unis qui en veut pour preuve les enquêtes et les lourdes amendes infligées à certains groupes américains, comme Google.

Les premières indications sur le traitement qui pourrait être réservé à Apple sont attendues le 24 septembre: le Tribunal se prononcera, dans deux affaires similaires sur Starbucks et Fiat Chrysler.

En attendant, Apple a bloqué sur un compte les fonds réclamés: 14,3 milliards d’euros (15,8 milliards de dollars), avec les intérêts.

Affaires

Une filiale de Power s’impose au capital de Québecor

Le plus important actionnaire institutionnel de Québecor est dorénavant une filiale de Power Corporation.

L’achat d’une vingtaine de millions de dollars d’actions de catégorie B de Québecor durant le mois d’août a porté le nombre d’actions détenues par Placements Mackenzie à plus de 10 %, ce qui vient de forcer une divulgation réglementaire.

Plus de détails sur LaPresse.ca

Affaires

Un Gecko de 18 M$ à louer dans Saint-Roch

Synchro immobilier poursuit son expansion dans le quartier Saint-Roch. Le promoteur lance la location de ses 85 appartements en construction sur les ruines de l’ancienne quincaillerie Cantin de la rue Saint-Vallier Est. Et prépare l'édification de 70 copropriétés sur le boulevard Charest.

«Ce quartier-là est en pleine effervescence», juge l’architecte George Blouin, président de l’entreprise familiale. «Le parc immobilier est en plein changement.»

Plusieurs entreprises sont installées dans Saint-Roch et offrent des «emplois de qualité», évalue-t-il. Mais il manquerait de logis récents pour que les travailleurs restent dans le coin à la sortie du bureau. «C’est un secteur de choix, je pense qu’il y a un grand manque pour du locatif.»

Synchro immobilier investit donc le marché avec le Gecko, immeuble d’appartements évalué à 18 millions $ dont il promet la livraison en juin. Les ouvriers sont au boulot; environ 40 % du squelette de béton est érigé. 

Le bâtiment comptera 6 étages avec trois logements plus spacieux au sommet qui sont offerts contre un paiement mensuel qui peut franchir la barre des 2800 $... La moyenne sera plus abordable, fait cependant remarquer George Blouin : entre 800 $ et 1400 $. 

Le promoteur déploie son argumentaire de vente : cour intérieure, comptoir de granite, douche en céramique, terrasse sur le toit, plafonds à 9 pieds. «C’est un projet qui est monté comme du condo à vendre.»

L’équipe de M. Blouin a toutefois choisi de limiter le nombre d’espaces de stationnement dans le sous-sol à la moitié du nombre d’appartements. La clientèle cible est urbaine et se déplacerait souvent autrement, notamment par le transport en commun.

Techno

Cinéma et jeux vidéo: mariage encore difficile

PARIS — Découvrir une aventure sur grand écran avant de la poursuivre sur sa console : ce réflexe fait partie depuis longtemps des habitudes des «gamers», mais les adaptations de films en jeux vidéo donnent parfois des résultats inégaux.

Dernier exemple d’un transfert d’univers : le jeu Blair Witch, sorti pour célébrer les 20 ans du film à succès de la fin des années 90, et qui replonge le joueur dans son ambiance angoissante.

Il ne sera pas seul : Star Wars : Fallen Order, inspiré de l’univers créé par George Lucas, et Marvel’s Avengers sont, entre autres, prévus dans les prochains mois.

Dans ces deux cas, le joueur connaîtra de nouvelles aventures, mais dans un univers familier. «C’est le type de jeu qui marche le plus souvent», souligne Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz : «un même univers, mais une histoire différente, qui vient compléter celle existante».

Un choix assumé par les créateurs de Blair Witch qui se savent «attendus au tournant avec un film aussi emblématique».

«Nous voulions développer notre propre histoire mais en gardant l’esprit du film. Le sentiment d’isolement est important, pris au piège sans savoir quoi faire», explique Barbara Kciuk, auteure principale chez Bloober Team, le studio responsable de l’adaptation.

Une logique également appliquée avec succès par LucasArts, la filiale vidéoludique de Lucas Films, les créateurs de Star Wars, dont plusieurs jeux, tels que les Jedi Knights ou Galactic Battleground, sont devenus des références.

«Une simple commande»

Ce parti pris n’est pourtant pas celui de la majorité des adaptations de succès cinématographiques. Souvent trop proches du scénario du film, parfois bâclées, les adaptations, qui apparaissent dès le début des années 80, sont rarement une réussite.

«Atari avait réalisé une adaptation du film E.T., un produit qui les a littéralement tués», rappelle Andrew Kitson, de Fitch Solutions. «Atari avait mis les moyens, mais n’avait donné que cinq semaines aux développeurs et un brouillon du script du film pour travailler. Sans surprise, le jeu était pauvre et l’histoire très éloignée de celle du film».

Deux ans après la sortie du film, le pionnier des jeux vidéo cessera de faire des consoles, avant de se vendre au japonais Namco en 1985.

«Le problème vient de la commande. Lorsqu’un jeu est une simple commande, il ne sera pas fait avec le même soin, on aura souvent une œuvre vidéoludique plus étriquée», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

«Le développement du jeu commence tard dans le processus de production du film et des produits mal terminés sont mis en vente mais pour les studios peu importe, un mauvais jeu ne viendra pas entacher la réputation d’un film», ajoute M. Kitson.

Le jeu investit le cinéma

Si le cinéma voit surtout le jeu vidéo comme une source de revenus additionnels, il y cherche également de plus en plus de l’inspiration.

Depuis le milieu des années 90, environ 150 films ont ainsi vu le jour en s’inspirant de jeux vidéo, de Doom à Mario Bros. en passant par Street Fighter ou Prince of Persia. Mais bien peu ont connu un réel succès, à l’exception sans doute des adaptations de Lara Croft (Tomb Raider), ou des Resident Evil, avec Milla Jovovich.

Certains éditeurs, comme le français Ubisoft, ont même décidé de lancer leur propre société de production afin d’adapter leurs licences en films ou séries.

Ubisoft a commencé en 2016 avec une adaptation de son jeu à succès Assassin’s Creed, un film qui n’a pas su convaincre la critique, mais qui n’enlève rien aux ambitions du groupe : près d’une dizaine de films tirés de ses jeux sont prévus dans les prochaines années.

Pour l’heure cependant, le jeu vidéo n’a pas encore trouvé son œuvre cinématographique majeure, qui le ferait basculer, au même titre que la littérature, comme une source d’inspiration légitime.

«Le Seigneur des Anneaux a été adapté plusieurs fois au cinéma avant le succès de Peter Jackson, les précédentes versions n’étaient pas brillantes. Il a fallu le temps nécessaire, les bonnes technologies et le bon réalisateur, qui connaissait bien l’œuvre de J.R.R. Tolkien. Il en sera de même pour les adaptations de jeux vidéo», insiste M. Michaud.

Affaires

Joute autour du pétrole entre Trudeau et Scheer

Le premier ministre Justin Trudeau et Andrew Scheer se sont affrontés à distance lundi sur la question de l’énergie, sur fond de crise du pétrole en Arabie saoudite.

«Nous sommes évidemment très préoccupés par les événements qui se produisent au Moyen-Orient, c’est pourquoi nous surveillons attentivement ce qui va arriver au prix du carburant au Canada», a déclaré M. Trudeau lors d’une conférence de presse, interrogé sur la flambée des cours du pétrole suite à l’attaque visant des pôles majeurs de production en Arabie saoudite.

Affaires

737 MAX: un panel critique les relations étroites entre Boeing et la FAA

NEW YORK — Manque de transparence et de partage des informations : des autorités mondiales de l'aviation civile devraient infliger un camouflet au régulateur aérien américain (FAA) dont elles fustigent l'homologation du Boeing 737 MAX, a déclaré lundi à l'AFP une source proche du dossier.

Elles sont regroupées au sein d'un panel, baptisé JATR, mis en place en avril par l'agence fédérale de l'aviation (FAA) face aux critiques sur ses liens étroits avec Boeing.

Techno

Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

Affaires

L’Union européenne exhorte les États-Unis à «conclure un accord» dans le différend Airbus-Boeing

BRUXELLES — L’Union européenne a exhorté lundi les États-Unis à accepter un accord pour mettre fin à 15 ans de conflit commercial entre Airbus et Boeing, redoutant l’imposition par Washington de nouveaux tarifs douaniers dans le cadre de cette bataille.

«Il y a déjà suffisamment de droits de douane dans le monde, alors s’imposer des droits de douane les uns aux autres, ce que l’OMC nous autorise à faire à proprement parler, ne serait pas une bonne solution», a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce.

«Nous avons proposé aux États-Unis d’essayer de conclure un accord afin de trouver ensemble une solution négociée et de voir ce que nous pouvons faire pour nous discipliner (en matière de subventions) lorsqu’il s’agit d’avions», a-t-elle déclaré aux journalistes.

La bataille juridique entre Airbus et Boeing devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a débuté il y a 15 ans, lorsque Washington a déclaré mort un accord américano-européen de 1992 régissant les subventions dans le secteur aéronautique.

Les États-Unis ont tiré les premiers en 2004, accusant le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Espagne d’accorder des subventions illégales pour soutenir la production d’une série de produits Airbus.

Un an plus tard, l’UE affirmait que Boeing avait reçu 19,1 milliards de dollars de subventions interdites entre 1989 et 2006 de la part de diverses branches du gouvernement américain.

Les deux affaires se sont ensuite emmêlées dans un bourbier juridique, chaque partie ayant partiellement obtenu gain de cause après une longue série d’appels et de contre-appels.

En vertu des règles de l’OMC, l’UE et les États-Unis ont chacun le droit de sanctionner l’autre. Selon Mme Malmström, Washington pourrait imposer des droits de douane la semaine du 13 octobre.

L’UE ne devrait avoir la possibilité d’imposer des droits similaires aux États-Unis que dans environ six mois.

Washington a exigé le droit de percevoir des droits de douane d’une valeur de 11,2 milliards de dollars, tandis que Bruxelles réclame 12 milliards de dollars à titre de sanction.

Le conflit Airbus-Boeing n’est que l’un des nombreux problèmes alimentant les tensions transatlantiques, qui ont rapidement dégénéré depuis que le président américain Donald Trump a pris ses fonctions en 2017.

Techno

Technologies émergentes: c’est génial, mais...

Les technologies émergentes ne cessent de nous épater. Alors qu’une nouvelle application pour les téléphones est créée tous les jours, que les voitures peuvent être contrôlées à distance et que plusieurs scandales entourant le vol d’informations privées font surface, il devient primordial d’être bien informé.

Pour célébrer ses 35 ans, ISACA Québec tiendra en octobre un congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes à Québec même, à l’hôtel Le Concorde.

«C’est très d’actualité, on est pleinement conscients de ça. On va essayer de donner une partie de l’information aux nombreuses questions», indique André Chicoine, président de ISACA Québec et conseiller en gouvernance de la sécurité chez In Fidem. 

Le congrès durera trois jours et portera sur neuf thématiques différentes. Il y aura des conférences davantage pour le grand public et d’autres qui cibleront les entreprises ou les professionnels du domaine qui désirent être à jour.

«La protection de la vie privée, l’éthique en général, je pense que ça n’a jamais été aussi intense dans les médias que maintenant. Tout le monde est interpellé par ça, on en parle entre nous dans notre réseau, des gens pour qui ce n’était pas une préoccupation il y a quelques années, là ça vient spontanément comme sujet de discussion. En terme de timing, je pense qu’on a vu juste», soulève aussi Michel Lambert, membre du comité organisateur chez ISACA Québec, et lui aussi conseiller chez In Fidem.

Le congrès est ouvert à toute la population. Le but est de démystifier tous les sujets qui semblent compliqués. 

«On souhaite évidemment la présence des représentants des municipalités, des représentants de moyenne et grande entreprise. C’est pour eux aussi. On aura une présentation sur les villes intelligentes, le big data, l’intelligence artificielle. On va aussi démystifier le block chain, tout le monde sait que ça existe, mais peu savent vraiment c’est quoi», ajoute M. Lambert. 

Et la sécurité?

Les deux hommes espèrent que le congrès rappellera aux gens que derrière chaque avantage ou chaque nouveau service technologique se cachent des risques. Il faut en être conscients et devenir vigilants.

«Si on n’est pas conscients de la valeur et de l’opportunité, on est moins enclin à en profiter. Quand on met en place un nouvel avantage, il faut être sûr d’avoir mis les contrôles. C’est un couteau à double tranchant», insiste M. Lambert.

Les deux hommes donnent l’exemple des voitures contrôlées à distance pour illustrer leurs propos. 

«C’est génial, mais c’est aussi épouvantable. Il y a des gens qui sont capables de craquer ça, et de faire démarrer ton auto ou appliquer les freins. Il y a des gens qui découvrent ces choses-là et trouve l’outil fantastique, mais ne pense pas à l’enjeu de sécurité. Ils croient que les gens sont tous honnêtes, c’est ça le plus grand problème», poursuit M. Chicoine.

Les technologies se développent à la vitesse grand V, mais la sécurité de l’information doit emboîter le pas. Pour chaque nouveau programme créé, il faut penser à la protection des données.

Après Desjardins, Capital One... 

Le sujet de la protection de données privées a fait les manchettes à maintes reprises dans les derniers mois. D’abord, dans le cas de Desjardins, les deux conseillers souhaitent rappeler qu’il ne s’agit pas d’une cyberattaque, mais d’un employé malhonnête qui a profité de ses accès pour voler des fichiers.

«Oui, les incidents qu’on a vu chez Capital One, chez Revenu Québec ou chez Desjardins, ça soulève beaucoup de questionnements, de la part des gens ou des entreprises. On le voit beaucoup, les gens se posent davantage la question : pour les risques, est-ce qu’on est correct? Si tu prends l’employé de Desjardins, c’est possible de garder un contrôle avec les accès et les téléchargements. L’employé fait partie souvent de la solution», explique M. Chicoine. 

«Une partie de la réponse est une solution technologique. Le morceau le plus important reste la personne. Tu peux éduquer les personnes à être vigilants, les solutions technologiques ont ses limites. Desjardins existe depuis plusieurs décennies, c’est un cas sur combien? La vaste majorité des employés contribuent à la solution», ajoute M. Lambert.

Le congrès se teindra du 7 au 9 octobre, il est possible de consulter la programmation et de s’y inscrire sur le site Web d’ISACA Québec (isaca-quebec-2019.org). 

Affaires

Télévision: techniciens et producteurs auraient un nouveau contrat de travail

Le gala des prix Gémeaux s’est déroulé sur fond de tension, dimanche, alors que les membres de L’Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l’image et du son (AQTIS) sont en plein conflit de travail. On a toutefois appris après le gala qu’une entente serait sur le point d’être conclue.

Un communiqué de presse a été publié par l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM), tout juste avant minuit. On y apprend que le médiateur désigné par le ministère de la Culture aurait «formulé une recommandation aux parties et que cette recommandation ait été entérinée par les membres de l’AQTIS».

Selon l’AQPM, la recommandation «reflète un véritable compromis entre les parties» et le comité de négociation des producteurs va en proposer l’acceptation à ses membres, confirme la présidente et directrice générale Hélène Messier.

En plain discours de remerciement lors du gala des Gémeaux, la productrice Fabienne Larouche a rendu hommage aux artisans de la télévision québécoise qui est confrontée aux géants américains comme Netflix, Amazon et Apple.

«On n’a pas autant de moyens qu’eux, mais on a autant de talent, autant de passion», a-t-elle déclaré.

Solidarité

Sur le tapis rouge menant au Théâtre St-Denis, où se déroulait la cérémonie, bon nombre d’artistes ont affiché leur solidarité avec les techniciens et techniciennes de l’image et du son.

L’AQTIS représente quelque 6000 pigistes - des caméramans, preneurs de son, maquilleurs, coiffeurs et autres.

Vincent Leclerc, en nomination dans la catégorie du meilleur premier rôle masculin pour son interprétation de Séraphin dans Les Pays d’en-haut, estime qu’une intervention gouvernementale pourrait s’avérer nécessaire.

«J’ai travaillé avec une maquilleuse ce printemps dont le salaire n’avait pas bougé en 20 ans. C’est toute l’industrie qui souffre, illustre-t-il. On fait de plus en plus de contenu avec de moins en moins de temps.»

Ludivine Redding, en lice dans la catégorie du meilleur premier rôle féminin dans une série dramatique quotidienne pour Clash, se dit, elle aussi, «de tout cœur» avec les techniciens, avec qui elle forme des liens très forts en tournage.

«On est une équipe. Il faut être solidaire, bien sûr. Sans techniciens, il n’y a rien qui se tourne. Leur travail est essentiel. Il faut que ce soit respecté et écouté», a-t-elle fait valoir.

La comédienne Mylène Mackay a souhaité aux techniciens «d’obtenir les conditions qu’ils demandent». «Tout le monde a intérêt à avoir des conditions dans lesquelles ils sont confortables pour donner le meilleur d’eux-mêmes.»

Stéphane Demers, qui a remporté le prix du meilleur premier rôle masculin dans une série dramatique annuelle pour O’, a dit pour sa part ressentir «l’essoufflement» de ses collègues depuis cinq ans déjà.

«Il n’y a absolument aucune télévision et aucun cinéma qui peut se faire sans qu’il y ait des gens «hyperqualifiés» et rémunérés de la bonne façon. C’est vrai pour les comédiens et pour les techniciens. Il faut aussi des horaires de travail où on va être à notre meilleur et pas toujours en train d’éteindre des feux. Ça reste de la business, mais de l’art aussi!»

Affaires

49 000 travailleurs de General Motors en grève aux États-Unis

DETROIT — Plus de 49 000 travailleurs membres du syndicat United Auto Workers sont sortis en bloc des usines de General Motors sur le coup de minuit pour installer des lignes de piquetage.

Au total, 33 usines GM ont été mises à l’arrêt dans neuf États américains, en plus de 22 centres de distribution de pièces.

Pour le syndicat, la grève était devenue nécessaire à la suite de l’échec des dernières négociations en vue de signer une nouvelle convention collective.

Un peu plus tôt, en fin de soirée, le syndicat avait rapporté que les pourparlers avec la partie patronale devaient reprendre lundi matin, dès 10h, mais avait malgré tout maintenu son avis de grève.

Environ 200 dirigeants syndicaux locaux ont voté à l’unanimité en faveur d’un débrayage lors d’une réunion dimanche matin à Detroit. Les dirigeants syndicaux ont déclaré que les parties étaient toujours éloignées sur plusieurs questions majeures. Ils n’ont pas été convaincus par une offre patronale de fabriquer des nouveaux modèles dans deux des quatre usines qu’elle prévoyait fermer, a indiqué une source bien informée.

Il est encore possible que les négociateurs reviennent à la table des négociations et concluent un accord, mais le porte-parole du syndicat, Brian Rothenberg, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il serait peu probable qu’on puisse s’entendre sur autant de litiges avant 23h59.

GM avait proposé vendredi de construire une nouvelle camionnette 100 % électrique dans une usine de Detroit qui devrait fermer ses portes l’année prochaine. Le constructeur a également proposé d’ouvrir une usine de batteries de véhicules électriques à Lordstown, dans l’Ohio, où il possède déjà des installations qui ne fabriquent plus de voitures. La nouvelle usine viendrait s’ajouter à la proposition de fabriquer des véhicules électriques pour une société appelée Workhorse, a précisé une source.

On ignore combien de travailleurs les deux usines emploieraient. Les fermetures, en particulier celle de l’usine de l’Ohio, pourraient représenter un enjeu à l’occasion de la campagne présidentielle de 2020. Le président Donald Trump a souvent condamné les mesures de la compagnie et réclamé la réouverture de l’usine de Lordstown.

Main-d'œuvre

Les coûts de main-d’œuvre demeurent les principaux sujets de litige.

GM a réalisé d’importants bénéfices, 8 milliards $ l’an dernier seulement, et les travailleurs veulent une part plus importante du gâteau. Le syndicat réclame des augmentations de salaire annuelles pour protéger ses membres du ralentissement économique, mais l’entreprise préfère payer des montants forfaitaires liés aux revenus. Les constructeurs automobiles ne veulent pas de coûts fixes plus élevés.

Le syndicat souhaite également que l’entreprise fabrique de nouveaux produits dans les quatre usines devant fermer leurs portes. La décision de GM a vivement contrarié certains travailleurs, même si une grande majorité des personnes licenciées ont obtenu un emploi dans d’autres installations de la compagnie.

L’entreprise veut combler l’écart des coûts de main-d’œuvre entre les elle et ses concurrents étrangers. Actuellement, le salaire moyen d’un travailleur de GM est de 63 $ l’heure si on compte les avantages sociaux, comparativement à 50 $ dans une usine d’une société à capitaux étrangers.

Les constructeurs américains veulent aussi réduire les coûts des régimes d’assurance-maladie dont bénéficient les travailleurs.

Affaires

Caramels F.A.A.: une grande amitié derrière les petits pots [VIDÉO]

On pourrait dire que l’histoire de Caramels F.A.A. a commencé au marché Créafolie, à L’Ancienne-Lorette. Deux jeunes femmes qui aiment faire du caramel pour famille et amis, à Noël, et qu’on met au défi d’aller en vendre, pour le plaisir. Ou encore, on pourrait dire que l’histoire a commencé à l’université, quand elles ont commencé à rêver d’ouvrir un café. Ou encore, il y a plus longtemps encore, quelque part au Collège de Champigny, quand elles se sont rencontrées, à 12 ans, et ont connu un coup de foudre amical.

«L’entrepreneuriat, on a ça dans le sang depuis qu’on est toutes petites», lance Marie-Pier Noreau. Difficile de savoir à quel âge Sonia Robitaille-Jacob et elle se sont mises à rêver de posséder une entreprise, ensemble. À les écouter parler avec passion de leur histoire, ça a toujours fait partie du plan, en quelque sorte.

Sauf que la vie étant ce qu’elle est, il a fallu du temps avant que ça arrive, et ce n’était pas du tout prévu que ce soit du caramel qui fasse d’elles des entrepreneures sérieuses! Ce nectar crémeux, elles prenaient plaisir à le concocter pour leur entourage, lors d’une séance intense de «popotte», chaque Noël, une tradition pour rattraper le temps perdu dans une vie qui leur laissait peu de temps pour se voir. L’une travaillait en restauration, l’autre dans le domaine de la mode. Elles avaient fait leurs études ensemble en administration des affaires, mais avaient pris des directions différentes. 

Affaires

Recul du ratio d’endettement des ménages canadiens

OTTAWA — Les revenus des ménages ont crû légèrement plus rapidement que leur dette au deuxième trimestre, ce qui a fait reculer leur ratio d’endettement pour un troisième trimestre consécutif, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Selon l’agence fédérale, la dette des ménages contractée sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible a reculé pour s’établir à 177,1 %, en données désaisonnalisées, comparativement à 177,5 % au premier trimestre.

Autrement dit, les Canadiens détenaient 1,77 $ de dette sur le marché du crédit — le crédit à la consommation, les prêts hypothécaires et les prêts non hypothécaires — pour chaque dollar de revenu disponible des ménages.

La Banque du Canada a souligné à plusieurs reprises que l’endettement des ménages était un sujet de préoccupation majeur pour l’économie canadienne.

«Les décideurs trouveront certainement quelque chose de positif dans ces chiffres. Cependant, nous sommes encore loin de pouvoir rayer la dette des ménages de la liste des principales vulnérabilités de l’économie canadienne», a affirmé Robert Hogue, économiste principal à la Banque Royale.

Sur une base désaisonnalisée, le total des emprunts sur le marché du crédit a atteint 23,5 milliards $ au deuxième trimestre, dont 14,8 milliards $ en emprunts hypothécaires. En comparaison, les emprunts avaient totalisé 18,9 milliards $ au trimestre précédent, incluant 13,1 milliards $ en prêts hypothécaires.

Le ratio du service de la dette des ménages, calculé en tant que proportion totale des paiements de principal et des intérêts sur la dette contractée sur les marchés du crédit, rapportée en tant que proportion du revenu disponible des ménages, a légèrement progressé pour atteindre 14,93 % au deuxième trimestre. Il était de 14,87 % au premier trimestre.

Brian DePratto, économiste principal à la Banque TD, a estimé que les données reflétaient la vigueur récente du marché immobilier, soulignant la croissance de la dette hypothécaire.

«Bien que la baisse des coûts d’emprunt ait probablement contribué à la demande de logements, ils ne se sont pas entièrement traduits en coûts de services, qui ont augmenté un peu plus au deuxième trimestre pour battre leur dernier record, établi fin 2007», a précisé M. DePratto.

«Toutefois, cette tendance à la hausse ne devrait pas perdurer beaucoup plus longtemps étant donné les rendements obligataires à cinq ans et les taux hypothécaires, qui sont revenus à leurs niveaux antérieurs ou inférieurs à ceux d’il y a cinq ans.»

La dette contractée sur les marchés du crédit totalisait 2252 milliards $ au deuxième trimestre, dont près de 1469 milliards $ de dettes hypothécaires et 783 milliards $ de crédit à la consommation et de prêts non hypothécaires.

Techno

Borderlands 3: un jalon important pour Gearbox Québec [VIDÉO]

L’ambiance était à la fête, vendredi, dans les bureaux de Gearbox Studio Québec. Avec la sortie de Borderlands 3, les employés participaient à leur tout premier lancement de jeu depuis la création du studio de Québec, en 2015.

«C’est historique pour nous. On a bâti le studio pour se rendre là», a lancé Pierre-André Déry, codirecteur du studio avec Sébastien Caisse. «On savoure le moment», a complété ce dernier. Dans les quatre dernières années, le studio de Québec, qui est le premier studio satellite de Gearbox, un indépendant établi au Texas, est passé d’une poignée d’employés à plus de 130. Le nouvel opus de la série Borderlands, très attendu par les fans, a été le principal projet de l’entreprise depuis sa création. 

«Le studio de Québec a fait une part significative dans le jeu, dont plusieurs niveaux, des systèmes complets, tous les véhicules dans le jeu, certains “boss” et les interfaces. On a aussi participé à la direction artistique», énumère Pierre-André Déry. 

Borderlands 3 est aussi le tout premier jeu à offrir une extension dans la populaire plateforme de streaming Twitch, qui permet aux spectateurs d’interagir avec le jeu et les streamers. Une nouveauté conçue en grande partie dans les studios de Saint-Roch, expliquent les codirecteurs. «C’est assez révolutionnaire comme système», a soutenu Sébastien Caisse. 

Affaires

Legault prévient les syndicats du secteur public: il n'y a plus d'argent

RIVIÈRE-DU-LOUP — Les prochaines négociations entre l’État et les syndicats du secteur public, qui doivent débuter cet automne, s’annoncent difficiles.

Les employés du secteur public ne doivent pas s'attendre à obtenir des augmentations salariales supérieures à l'inflation, a dit le premier ministre François Legault, vendredi.

Il y aurait quelques exceptions, dont les préposés aux bénéficiaires et les enseignants au bas de l'échelle, deux groupes qui pourraient espérer davantage.

On croyait que le Québec avait accumulé dans ses coffres des milliards de surplus, et que tout un chacun pourrait se servir, mais apparemment ce n'est plus le cas. Les syndiqués du secteur public ont donc intérêt à avoir des attentes salariales bien modestes.

Pour l'essentiel, c'est le message que le premier ministre François Legault a lancé vendredi, en conférence de presse, à la clôture du caucus de deux jours de ses députés, tenu à Rivière-du-Loup, pour préparer la rentrée parlementaire.

M. Legault a tenu d'entrée de jeu à corriger le tir, affirmant que les milliards de surplus engrangés sont déjà affectés à remplir certaines promesses électorales coûteuses, comme la réduction d'environ de moitié de la taxe scolaire et les allocations familiales, qui ont été bonifiées pour le deuxième et le troisième enfant.

«Quand on respecte l'engagement de remettre de l'argent dans le portefeuille des Québécois, il n'en reste plus de marge de manoeuvre», a commenté le premier ministre.

Le surplus budgétaire, qui attise bien des convoitises, devrait atteindre cette année 4,3 milliards $, selon l'Institut du Québec, après le versement au Fonds des générations de quelque 3,1 milliards $. Il pourrait même dépasser les 5 milliards $, selon certaines estimations.

«Les surplus appartiennent aux Québécois, ils n'appartiennent pas aux groupes de pression, ils n'appartiennent pas aux syndicats», a martelé M. Legault, qui se dit en faveur de l'instauration de «rémunérations différenciées», variant selon les catégories d'employés, une pratique qui ne fait pas partie des moeurs du secteur public.

«C'est pas une bonne idée de donner la même augmentation à tout le monde», selon lui.

C'est le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, qui pilotera les négociations.

Réaction syndicale

L'un des syndicats visés, le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, lui a vite répliqué qu'un rattrapage salarial était en fait inévitable en cette période de rareté de main-d'oeuvre. «C'est une simple question de réalisme. Déjà, la fonction publique peine à retenir son personnel. Si les salaires devaient stagner pour les années à venir, il sera difficile de maintenir nos services publics», a affirmé le président général du SFPQ, Christian Daigle.

«Le premier ministre défendait, il y a quelques mois, les augmentations de salaire importantes des dirigeants de société d'État. Pourquoi pense-t-il que ses petits salariés méritent moins?» a ajouté le dirigeant syndical.

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) s'indigne des propos du premier ministre.

«Le premier ministre fait preuve de mépris envers les employés de l'État qui s'échinent au quotidien à rendre des services essentiels à la population québécoise, a indiqué par communiqué Line Lamarre, présidente du SPGQ. C'est tout à fait indigne d'un gouvernement de traiter de cette façon les salariés chargés de mettre en ?uvre ses politiques.»

Selon le SPGQ, «ce n'est pas en offrant des augmentations de salaire équivalentes à l'inflation que le gouvernement parviendra à régler ses problèmes de plus en plus criants d'attraction et de rétention de la main-d'?uvre». «C'est le maintien de l'expertise gouvernementale qui est en jeu», scande l'organisation.

Quant au premier ministre, il a laissé entendre que le menu serait chargé pour la prochaine session parlementaire, qui débutera mardi, et qui inclut la négociation des contrats de travail du demi-million d'employés de l'État. «On ne va pas s'asseoir sur notre steak dans les prochains mois», a prédit M. Legault.

Affaires

Bénéfice net de 1,4 million $ pour la Société québécoise du cannabis

MONTRÉAL — La Société québécoise du cannabis a dégagé un bénéfice net de 1,36 million $ pour le trimestre qui a pris fin le 22 juin, pour des ventes de 45,1 millions $.

Les succursales ont été plus populaires que le site web, puisque les ventes dans celles-ci se sont élevées à 39,5 millions $, alors qu’elles ont été de 5,6 millions $ pour le site web.

En termes de quantité, la société a vendu 6264 kilos de cannabis, soit 5512 dans les succursales et 752 par le site web.

Toutefois, les commandes sur le web sont plus volumineuses et rapportent davantage, puisque le panier moyen a été de 46,53 $ dans les succursales comparativement à 82,28 $ sur le site web.

Dans son rapport trimestriel diffusé vendredi, la SQDC précise qu’elle a généré 14,4 millions $ en revenus pour le gouvernement sous forme de taxe à la consommation et de droits d’accise perçus auprès des producteurs.

Durant ce trimestre, la SQDC a ouvert de nouvelles succursales à Joliette, Gatineau et Granby. Elles se sont ajoutées à celles de Brossard, Drummondville, Lévis, Mascouche, Mirabel, rue Saint-Hubert à Montréal, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, boulevard de L’Acadie à Montréal, Lebourgneuf à Québec, Sainte-Foy, Rimouski, Saint-Jean-sur-Richelieu et Trois-Rivières, soit 16 au total.

C’est d’ailleurs durant ce premier trimestre de l’exercice 2019-2020 que les problèmes d’approvisionnement de la SQDC ont été réglés et qu’elle a pu revenir à un niveau d’approvisionnement stable et, le 20 mai, à des heures d’ouverture des succursales comme prévu, sept jours sur sept.

Les principales dépenses de la SQDC sont les salaires, avec 3,4 millions $, qui représentent 40 pour cent des charges nettes.

Les frais d’exploitation ont atteint 2,3 millions $, soit 27,4 pour cent des charges nettes.

La Société québécoise du cannabis a également signé des ententes avec de nouveaux producteurs, dans le but de diversifier son offre de produits et de stabiliser son approvisionnement.

Affaires

Google veut changer son algorithme pour promouvoir le journalisme d'investigation

SAN FRANCISCO — Les informations exclusives et les reportages originaux impliquant un travail d’investigation vont être mis en avant dans les résultats de recherche de Google, a annoncé le géant américain de l’internet, un changement qui a nécessité des modifications de son algorithme.

Richard Gingras, vice-président de Google chargé des informations, a publié cette annonce sur le blog de Google jeudi, expliquant que seront mises en avant les sources originales d’une information, les articles dont la production a demandé beaucoup de travail ou les compétences d’un enquêteur expérimenté.

Les articles qui présenteraient un «travail d’investigation original et approfondi» se verront attribuer la note la plus élevée possible par un panel d’utilisateurs, a-t-il précisé.

Les membres de ce panel - quelque 10000 personnes dont les avis aident Google à paramétrer son algorithme - établiront la réputation d’un média en matière de création de reportages et contenus originaux, en promouvant par exemple ceux qui ont reçu le prestigieux Prix Pulitzer.

«Le reportage à l’origine d’une information ne reste pas toujours à l’honneur très longtemps. Beaucoup d’articles, d’enquêtes, d’entretiens exclusifs et autres travaux peuvent être remarquables au point d’être repris par d’autres publications», ce qui brouille les pistes pour retrouver la source originale de l’information, explique Richard Gingras.

Avec les changements entrepris par Google, les articles originaux devraient rester plus longtemps dans une position «très visible», détaille-t-il, ajoutant que la définition d’un article original n’étant pas gravée dans le marbre, «nos efforts évolueront en permanence à mesure que nous comprendrons le cycle de vie d’une histoire».

Les médias reprochent à Google et à son mystérieux algorithme, qui classe les contenus sur le moteur de recherche, de mettre en avant des «click-bait», des informations accrocheuses et pas toujours fiables qui captent l’attention des internautes, au détriment d’articles sérieux, originaux et vérifiés produits par les médias.

En outre, en reprenant à leur compte des informations exclusives, des publications tierces privent la source originale de précieux clics et donc de revenus publicitaires.

Sans surprise, l’annonce de Google a donc été plutôt bien accueillie par la profession.

«Les résultats de recherche de Google n’ont pas récompensé les investissements dans le journalisme. Si on peut arriver à un modèle où ils le font mieux, c’est bien», a commenté David Chavern, le dirigeant de la News Media Alliance qui représente la presse américaine, interrogé par le New York Times.

«Google va modifier son algorithme pour favoriser les articles originaux. C’est bien! Comment vont-ils le faire? Avec une technologie très cool appelée +humains+» a plaisanté sur Twitter Nicholas Thompson, rédacteur en chef du site Wired.

«C’est bienvenu, mais je me demande si on n’aura pas un retour de flammes. Ça favorise naturellement les grosses organisations avec des équipes fournies en journalistes d’investigation. Est-ce que ça ne va pas aggraver le déséquilibre économique entre médias nationaux et médias locaux/spécialisés ?», s’est interrogé de son côté Gideon Lichfield, de la MIT Technology Review.

Affaires

Bataille rangée autour du projet de cryptomonnaie de Facebook

LONDRES — Les obstacles s’accumulent autour du projet de cryptomonnaie Libra lancé par Facebook, avec l’opposition montante de gouvernements et régulateurs, même s’il demeure en position de force.

Jeudi, le ministre des Finances Bruno Le Maire a mis un nouveau coup de pression, se disant opposé au développement de la cryptomonnaie «sur le sol européen».

Si le ministre français apparaît comme le fer-de-lance de l’opposition au projet, depuis l’annonce de Libra mi-juin, l’avalanche de critiques est venue de tous bords: responsables politiques, régulateurs et banques centrales.

M. Le Maire s’inquiète notamment pour «la souveraineté monétaire» des États et des risques «systémiques» que pourrait entraîner la «privatisation éventuelle d’une monnaie […] détenue par un seul acteur qui a plus de 2 milliards d’utilisateurs».

Fin août, Bloomberg, citant un document de la Commission européenne, a par ailleurs révélé que l’Autorité de la concurrence est «en train d’enquêter sur un potentiel comportement anticoncurrentiel» en lien avec Libra.

Pour Émilien Bernard-Alzias, avocat spécialiste des cryptomonnaies, interrogé par l’AFP, ces «déclarations politiques n’ont pas vraiment de sens juridique» et les arguments «plutôt alarmistes» ne sont pas de nature à empêcher l’existence de Libra, dont le lancement est prévu mi-2020.

«Il y a plein de pays dans lesquels elle serait déjà conforme», affirme-t-il, en précisant qu’un lancement dans l’Union européenne ne nécessiterait que des ajustements réglementaires à la marge, voire aucun, du fait de la reconnaissance du concept de «monnaie électronique».

Interrogé par l’AFP, Bertrand Perez, directeur général de l’association Libra, a jugé mercredi que si les interrogations des régulateurs étaient «légitimes», les inquiétudes soulevées ne sont pas vraiment «problématiques».

Plus que le projet lui-même, c’est l’origine de son porteur qui pourrait gêner les responsables européens, fatigués de la domination du dollar dans les échanges commerciaux.

Si la Libra peut être un instrument pour s’en extraire, le fait qu’elle provienne d’une entreprise américaine déjà très puissante exaspère les Européens, selon M. Bernard-Alzias.

Ce qui peut expliquer les appels du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, et de Bruno Le Maire, en faveur d’une cryptomonnaie publique, qui serait l’équivalent d’une monnaie internationale.

Face à l’arrivée de la Libra, la Chine a même décidé d’accélérer le développement de sa propre cryptomonnaie calquée sur le yuan, vue comme un moyen de remplacer l’argent liquide, réduire sa dépendance au dollar et faciliter l’internationalisation de sa devise.

Frilosité des membres

Il n’est pas certain que les régulateurs parviennent à empêcher la naissance de la Libra, sauf à décider de l’interdire explicitement, comme le concède M. Perez : «si la Banque centrale européenne nous refuse (...) le droit d’opérer en Europe, nous ne nous y déploierons pas, nous n’avons pas vocation à jouer les pirates».

La levée de boucliers a en attendant déjà des conséquences indirectes. Selon l’agence Bloomberg, Bertrand Perez a envoyé un courriel aux 28 premiers partenaires, parmi lesquels figurent par exemple Visa, MasterCard, Uber ou encore Illiad (maison mère de Free) pour leur demander de défendre publiquement le projet.

Trois jours auparavant, le Financial Times avait révélé que deux des 28 membres songeaient à se retirer tandis qu’un autre craignait d’attirer l’attention des régulateurs.

«Les projets basés sur une coalition ou un consortium ont toujours ce type de problème, certaines entreprises sont plus innovatrices et prêtes à prendre des risques et d’autres le sont moins et sont facilement effrayées par une mauvaise publicité», a réagi auprès de l’AFP Helen Disney, fondatrice de Unblocked Events, entreprise spécialisée dans la promotion de la blockchain, la technologie à la base de la plupart des cryptomonnaies.

Si le projet a été initié par Facebook, officiellement, une centaine de partenaires devraient cogérer la future cryptomonnaie et Calibra, la filiale du géant américain aura le même poids que chacun des membres.

Pour Ross Buckley, professeur à l’Université de New South Wales en Australie, l’intérêt pour Facebook d’avoir d’autres partenaires est principalement d’éviter que Libra n’apparaisse comme un «projet Facebook».

Mais, «la vérité est que Facebook peut faire Libra tout seul» et «n’a pas besoin de la plupart des membres», explique M. Buckley.

Affaires

Commerce : en signe d'apaisement, Pékin exempt de surtaxes des produits agricoles américains

PÉKIN — Nouveau geste de bonne volonté : Pékin a annoncé vendredi une série d’exemptions de surtaxes douanières s’appliquant cette fois à certains produits agricoles américains — chers à Donald Trump — à l’approche de nouveaux pourparlers commerciaux en octobre à Washington.

«La Chine encourage les entreprises concernées à acheter une certaine quantité de soja et de [viande de] porc en provenance des États-Unis», a annoncé l’agence officielle Chine nouvelle.

Cette annonce couronne une série de gestes d’apaisement cette semaine entre les deux premières puissances mondiales, engagées depuis l’an dernier dans une guerre commerciale. Ce bras de fer s’est déjà traduit par l’imposition de droits de douane réciproques sur des centaines de milliards de dollars d’échanges bilatéraux.

Les agriculteurs américains — une importante base électorale pour Donald Trump dans l’optique de la présidentielle de 2020 aux États-Unis — ont été parmi les plus durement touchés par les tensions commerciales.

La Chine «souhaite que la partie américaine tienne parole […] et crée les conditions favorables à la coopération dans le domaine de l’agriculture», a précisé Chine nouvelle.

Dans son très suivi journal du soir, la télévision publique CCTV a estimé vendredi que ces nouvelles exemptions de surtaxes douanières représentaient «un geste de bonne volonté» envers Washington. Elles «démontrent la sincérité (de la Chine) à résoudre» son différend commercial avec les États-Unis, a assuré un présentateur.

Le géant asiatique, dont l’économie est de plus en plus affectée par ce conflit qui dure depuis 18 mois, a fait le premier pas en annonçant mercredi son intention d’exempter de droits de douane certains produits en provenance des États-Unis, à compter du 17 septembre et pour un an.

Dans la foulée, Donald Trump décidait du report au 15 octobre d’une hausse des droits de douane sur des produits chinois représentant 250 milliards de dollars d’importations annuelles «en raison de la célébration, le 1er octobre, du 70e anniversaire de la République populaire de Chine».

«Faire des progrès»

Il s’agit d’un changement de ton pour le président américain qui a plusieurs fois accusé Pékin de revenir sur ses promesses d’augmenter ses achats de produits agricoles américains pour réduire l’énorme déficit commercial des États-Unis avec la Chine.

En 2018, il s’est élevé à 419,52 milliards de dollars (381 milliards d’euros).

Début mai, les deux pays étaient sur le point de signer un accord commercial quand les discussions s’étaient brutalement interrompues, l’administration Trump accusant alors la Chine d’avoir renoncé à ses engagements.

Mais ces derniers jours, cette même administration a multiplié les signes d’apaisement avant de nouvelles négociations bilatérales de haut niveau prévues en octobre à Washington.

«Nous ne voulons pas d’un voyage (des négociateurs chinois) qui ne soit qu’une série de discussions. Nous voulons faire des progrès substantiels», a assuré jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Il s’est toutefois refusé à préciser les points qui seraient spécifiquement évoqués lors des pourparlers.

Éviter le mécontentement 

De son côté, Donald Trump a indiqué jeudi qu’il n’excluait pas de signer un accord commercial provisoire avec la Chine, tout en affirmant qu’un accord global restait sa priorité.

«C’est quelque chose qu’on pourrait envisager», a dit le locataire de la Maison-Blanche.

Washington exige des autorités chinoises qu’elles mettent fin à des pratiques commerciales jugées «déloyales», en particulier le transfert forcé de technologies américaines, les subventions massives aux entreprises d’État chinoises ou encore le vol de la propriété intellectuelle.

L’exemption de surtaxes douanières sur le porc américain intervient au moment où la Chine, frappée par une grave épidémie de peste porcine qui fait flamber les prix et l’oblige à massivement importer, envisage de puiser dans ses réserves stratégiques de viande congelée.

Les prix du porc, de loin la viande la plus consommée dans le pays et incontournable dans les plats chinois, ont bondi de 46,7 % sur un an au mois d’août.

Pour éviter toute pénurie, et surtout tout mécontentement populaire qui pourrait entacher les festivités du 1er octobre en Chine — qui seront marquées notamment par un énorme défilé militaire à Pékin —, les autorités ont fait de l’approvisionnement suffisant en porc une priorité.

Affaires

Le projet de Postes Canada de distribuer des circulaires dérange

OTTAWA — Un groupe représentant les médias imprimés et numériques au Canada dénonce l'intention de Postes Canada d'étendre son service de distribution de circulaires commerciales.

News Media Canada affirme que la décision de Postes Canada de distribuer des dépliants publicitaires emballés «nuirait sérieusement» à une source de revenus importante pour la plupart des journaux.

La stratégie de Postes Canada repose sur un «avantage injuste», soit la possibilité d'accéder aux boîtes aux lettres des appartements et des immeubles en copropriété, a déclaré le groupe.

Dans un communiqué publié jeudi, News Media Canada demande à Ottawa d'empêcher Postes Canada d'utiliser un outil mis à sa disposition par le gouvernement fédéral pour concurrencer directement les journaux locaux.

Les journaux sont traditionnellement la principale source de diffusion des circulaires faisant la publicité de produits d'entreprises locales, et cette pratique constitue une source de revenus majeure pour de nombreux médias.

Postes Canada a réagi jeudi par courriel, affirmant qu'elle faisait concurrence de manière équitable pour offrir une valeur ajoutée aux entreprises et aux consommateurs canadiens. La société d'État a indiqué qu'elle avait «pour mandat de servir tous les Canadiens tout en restant autonome sur le plan financier».

Les entreprises locales ont plusieurs options pour la distribution de circulaires, et les journaux continuent de livrer la «grande majorité» des circulaires, note Postes Canada. La société précise également que, même si elle dispose d'un accès exclusif aux boîtes aux lettres, d'autres distributeurs peuvent obtenir l'autorisation d'y accéder par l'intermédiaire des propriétaires et des gestionnaires d'immeubles.

Cette décision va toutefois à l'encontre des efforts récents du gouvernement fédéral visant à soutenir les médias, qui connaissent des difficultés depuis plusieurs années, a déclaré le directeur de News Media Canada, John Hinds.

«À une époque où notre industrie est en pleine transition, cette concurrence déloyale délibérée à l'un des piliers fondamentaux des revenus des journaux par une société d'État fédérale est très troublante», a déclaré M. Hinds dans son communiqué.

Le gouvernement libéral a promis des crédits d'impôt et des incitatifs de près de 600 millions $ à certains médias, au cours des cinq prochaines années.

Les médias qui répondent à certaines conditions recevront un crédit d'impôt de 25 pour cent sur les salaires de certains employés des salles de rédaction, tandis que les médias pourront également demander le statut d'organisme de bienfaisance.

Affaires

Perte de 11 M$ pour Transat au troisième trimestre

La perte nette de Transat A.T. a plus que doublé au troisième trimestre, par rapport à la même période l’an dernier, alors que le voyagiste s’employait à finaliser sa prise de contrôle par Air Canada.

La société montréalaise a perdu 11 millions $ au cours du trimestre clos le 31 juillet, comparativement à une perte nette de 5 millions $ l’année précédente.

Les efforts visant à conclure la vente de Transat à Air Canada ont généré des coûts supplémentaires de 14 millions $ au troisième trimestre, ce qui comprend des honoraires professionnels de 6 millions $ et une rémunération à base d’actions de 7,7 millions $ pour les dirigeants.

Une partie des dépenses a été contrebalancée par le fait que plus de voyageurs ont choisi de réserver des vols de dernière minute, qui coûtent généralement plus cher que les réservations à long terme. Cette tendance «étonnante» a fait grimper les revenus par passager, a souligné la chef de l’exploitation, Annick Guérard.

«Je pense que c’était une différence importante que nous avons constatée, qui nous a permis bien sûr d’augmenter les coefficients d’occupation, mais également d’augmenter les prix», a souligné Mme Guérard lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs jeudi.

«Je ne sais pas si cela va continuer comme ça en Europe pour les mois à venir, mais c’est ce que nous observons encore pour septembre.»

Le trafic de passagers transatlantique — primordial à la fin du printemps et en été, lorsque les voyages vers les destinations soleil chutent — a augmenté de plus de quatre pour cent par rapport au trimestre précédent, ce qui a permis de faire passer les revenus trimestriels à 698,9 millions $, alors qu’ils étaient de 664,6 millions $ un an auparavant.

La proposition d’acquisition par Air Canada, une transaction évaluée à 720 millions $, a été approuvée le mois dernier par 94,7 % des actionnaires de Transat. L’opération fait l’objet d’un examen minutieux de la part des organismes de réglementation, qui s’intéressent aux conséquences d’une acquisition qui permettra au plus grand transporteur du pays de contrôler au moins 60 % des voyages aériens transatlantiques en provenance du Canada.

Affaires

Plusieurs entreprises de Québec figurent au palmarès Growth 500, dont Levio en deuxième place

Les entreprises de la région de Québec poussent, et poussent vite! Près d’une quinzaine d’entre elles se sont illustrées dans le palmarès Growth 500, publié jeudi par «Canadian Business». D’ailleurs, grâce à l’entreprise Levio, il ne faut pas chercher plus loin que la deuxième place pour voir apparaître le nom de la Capitale-Nationale.

«C’est un beau jalon d’atteint, mais c’est loin d’être la fin», a lancé au bout du fil François Dion, président de Levio. Cette deuxième place au palmarès, à leur première année d’admissibilité, vient coiffer cinq années de croissance exceptionnelle pour l’entreprise spécialisée dans l’accompagnement d’entreprises qui entreprennent un virage numérique.

L’ampleur du chiffre noté au dossier de Canadian Business étonne : 16 727 % de croissance des revenus. L’entreprise est passée de 5 employés à 634, depuis sa création en 2014. Elle possède maintenant, outre son siège social à Québec, des bureaux à Montréal, Sherbrooke et Toronto. C’est d’ailleurs dans ce dernier marché que son accession au sommet du palmarès lui apportera le plus de notoriété, vu la portée pancanadienne de la publication, note François Dion. 

Au rayon des ingrédients menant au succès, le président souligne la culture de l’entreprise, qui contribue selon lui à la rétention de la main-d’œuvre. «On cultive beaucoup l’entrepreneurship, on laisse beaucoup d’autonomie aux gens. On favorise le travail en équipe, dans une structure moins hiérarchisée», explique-t-il.

DashThis tire son épingle du jeu

Du côté de DashThis, on se réjouissait hier d’avoir atteint la 64e place au classement total, et la 3e dans la ville de Québec, après le studio d’animation Squeeze (57e). Selon le pdg de l’entreprise, Philip Boumansour, c’est aussi une culture où l’autonomie est à l’honneur qui permet à la compagnie de 35 employés de tirer son épingle du jeu, dans une industrie où la compétition pour la main-d’oeuvre est féroce. 

«Nos employés sont de vrais pros et nous avons la plus grande confiance envers eux. Chez nous, ce sont eux les experts et on se fie à leur jugement. [...] Nous voulons grandir, oui, mais jamais aux dépens du bon climat qui règne dans l’équipe», a fait savoir Philip Boumansour par voie de communiqué. DashThis se spécialise dans la création de tableaux de bords et de rapports marketing automatisés.

Outre Levio, Squeeze et DashThis, 11 autres entreprises domiciliées dans la ville de Québec se sont illustrées au palmarès de Canadian Business : Panthera Dental (161e), Nucleom (189e), Chocolats Favoris (208e), Ciao (243e), DX Mobilier événementiel (245e), Micro Logic (282e), DS Lawyers Canada LLP (303e), Opsens (334e), Groupe TAQ (350e), STGM Architectes (356e) et Informatique ProContact (443e).