Sherbrooke

Amende de 101 958 $ pour Conteneurs Rock Forest

SHERBROOKE - Conteneurs Rock Forest inc. et son propriétaire, Sébastien Labrecque, ont été reconnus coupables d'une infraction à la Loi sur la qualité de l'environnement. Ils doivent donc verser une amende de 101 958 $.

Dans un communiqué publié par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, on mentionne que le verdict est tombé le 22 février. 

Entre le 14 novembre 2012 et le 15 mars 2013, l'entreprise et son propriétaire « ont refusé ou négligé de se conformer à une ordonnance qui leur a été imposée en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement. »

L'entreprise elle-même écope donc une amende de 60 000 $ et doit rembourser les frais de poursuite engagés par le Ministère, soit 1957 $. Sébastien Labrecque, lui, doit verser une amende de 40 000 $ à laquelle s'ajoutent les frais judiciaires.

Affaires

152 000 chèques émis par la CCQ aux vacanciers de la construction cette année

MONTRÉAL - La Commission de la construction du Québec (CCQ) rapporte qu’elle a transmis au cours des dernières semaines près de 152 000 chèques de vacances aux travailleurs de la construction du Québec.

Près de 38 400 de ces chèques ont été remis dans la région Laval-Laurentides-Lanaudière, près de 31 000 en Montérégie et un peu plus de 25 200 dans la région de Québec.

La somme totale des chèques, de plus de 420 millions $, est supérieure de près de 5 pour cent aux montants versés à l’été dernier, qui totalisaient 400 millions $. La CCQ explique cette augmentation principalement par la hausse de l’activité de construction enregistrée au cours des six derniers mois de 2017.

Les vacances de la construction débuteront dimanche prochain et prendront fin le 4 août, inclusivement.

Ces vacances sont obligatoires pour l’ensemble de l’industrie, dans tous les secteurs. Toutefois, il existe des exclusions, surtout pour les secteurs des travaux de génie civil et de voirie, ce qui signifie qu’environ 80 pour cent de la main d’oeuvre, travailleurs et employeurs seront en vacances durant ces deux semaines.

Par ailleurs, la Commission rapporte qu’en 2017, le nombre d’heures travaillées dans l’industrie de la construction a augmenté de 1,9 pour cent, à 148 millions d’heures. La CCQ a constaté une certaine stabilisation des activités après quelques années de baisse depuis le sommet atteint en 2012.

La CCQ ajoute qu’au premier trimestre 2018, l’activité a continué sur sa lancée de fin d’année dernière. Plus de 30 millions d’heures ont ainsi été travaillées lors des trois premiers mois de l’année, 9,5 pour cent de plus qu’à la même période en 2017.

AFFAIRES

Vacances de la construction: les travailleurs voyageront au Québec

Cet été, c’est dans la Belle Province que se passeront les vacances pour une majorité de travailleurs, révèle un sondage réalisé par le ministère du Tourisme sur les intentions de voyage des Québécois pendant les vacances de la construction qui débuteront le 22 juillet et se poursuivront jusqu’au 4 août inclusivement.

Ça tombe pile puisque Dame Nature devrait être au rendez-vous, s’il faut en croire MétéoMédia.

«Les vacances de la construction commenceront par une vague de chaleur, mais l’instabilité risque de faire de l’ombre aux vacanciers au cours de la première semaine. Par la suite, la chaleur fera un retour pour la deuxième semaine. En fait, le Québec devrait être épargné par un imposant dôme d’air frais qui stagnera dans le centre du Canada durant les deux premières semaines d’août», fait remarquer Joey Oliver, rédacteur Web chez Météomédia.

Selon ce dernier, il serait étonnant de revivre une canicule semblable à celle qui a frappé le Québec au début de juillet.

Le sondage du ministère du Tourisme montre que 47% des 1005 Québécois sondés ont l’intention de séjourner au moins une nuit hors de leur lieu de résidence durant les vacances de la construction. De ce nombre, un répondant sur deux a indiqué qu’il visitera le Québec durant cette période. «loin devant l’Ontario (14%), les États-Unis (13%) et l’Europe (6%)», fait-on remarquer.

Selon le ministère, le «séjour type» des Québécois qui voyageront au Québec sera d’une moyenne de 3,9 nuits; il engendrera des dépenses touristiques de 750 $. Ceux et celles qui sortiront du Québec prévoient des dépenses de 1500 $ pour un périple aux États-Unis et 4500 $ pour une virée en Europe.

La région de Québec (24%) est le coin de pays privilégié par les voyageurs québécois devant Charlevoix (13%), les Cantons de l’Est (12%), les Laurentides (12%) et la Gaspésie (11%).

420 millions $ pour les travailleurs

Par ailleurs, la Commission de la construction du Québec vient de transmettre 152 000 chèques de vacances totalisant 420 millions $ aux travailleurs de la construction.

Il s’agit d’une hausse de près de 5% par rapport à l’an dernier (400 millions $). Une variation qui s’explique essentiellement par un accroissement de l’activité de construction enregistrée au cours des six derniers mois de 2017. Le nombre d’heures travaillées a augmenté de 1,9%.  



Affaires

Du télétravail... outremer

L’entreprise spécialisée en technologie de l’information Ciao a accepté de dire «ciao» à l’une de ses employés pour quelques mois. Un simple au revoir — puisqu’elle continuera de travailler de l’Europe tout en voyageant —, plutôt que de devoir lui dire adieu pour de bon.

Audrey Latulippe, responsable des communications et du marketing, s’est envolée lundi pour un voyage de deux mois en Autriche et au Portugal. Mais si elle compte bien visiter ces pays, elle y sera aussi pour travailler. Le Soleil l’a jointe à Prague, en République tchèque, où elle faisait escale.

Affaires

Objectif: redynamiser Fleur de Lys et Hamel

Ce ne sont pas les projets qui manquent sur les bureaux de Trudel Alliance. Le promoteur vient à peine de mettre le grappin sur Fleur de Lys, qu’il planche en parallèle sur deux autres développements immobiliers sur le boulevard Wilfrid-Hamel. À terme, les investissements seront de «plusieurs centaines de millions de dollars» pour revigorer en partie cette artère de Québec.

La semaine dernière, Trudel Alliance est sortie de l’ombre. Deux «petits» gars de la capitale, l’un de six pieds quatre pouces et l’autre de six pieds cinq pouces, qui allaient devenir propriétaires du centre commercial de Vanier. Un site de 2,5 millions de pieds carrés, qui aura, et ils ne le cachent pas, «besoin d’amour» au cours des prochains mois.

Mais avant de parler de l’avenir de Fleur de Lys, parlons des deux autres chantiers à venir, soit celui du 1950 et du 5050, boulevard Wilfrid--Hamel. Ce dernier héberge entre autres le restaurant Le Rascal. Il a été acheté au cours des derniers mois pour 6,5 millions $.

Avec Fleur de Lys, l’entreprise immobilière estime posséder aujourd’hui trois «sites stratégiques» pour réaliser du développement à Québec. Chacun des terrains se trouvant à quelques jets de pierre d’une autoroute, soit Laurentienne, Robert-Bourassa et Félix-Leclerc. 

Bien qu’ils n’aient pas encore la version finale des projets — des études sont en cours —, William Trudel et son frangin Jonathan, patrons chez Trudel Alliance, planchent sur la réalisation de projets immobiliers à usage mixte. «On veut redynamiser le secteur du boulevard Wilfrid-Hamel», avance Jonathan, vice-président exécutif. «C’est un projet plus gros que juste Fleur de Lys», ajoute l’homme de 38 ans.

Pour le terrain d’une superficie de 300 000 pieds carrés, à proximité de l’autoroute Robert-Bourassa, l’option privilégiée par les hommes d’affaires est la construction d’édifices commerciaux et de bureaux. Le chantier pourrait débuter «à court terme».

«On pourrait facilement construire deux bâtiments», affirme William, 40 ans. «On pense que c’est une bonne place pour ajouter une offre de restauration. Il s’agit aussi d’un bon site pour faire un nouvel environnement pour les travailleurs». 

La situation est similaire pour l’antre du Rascal qui permet une hauteur jusqu’à 13 mètres. Il n’est toutefois pas question de toucher aux commerces déjà bien implantés.

«Ce n’est pas un site pour avoir du résidentiel. Par contre, nous pourrions ajouter des étages pour faire du commercial et des bureaux», expliquent les frères. «L’enjeu va être la hauteur, il va falloir discuter avec la municipalité. Il pourrait y avoir quatre, cinq ou six étages».

Fête pour les familles

Quant à Fleur de Lys, Trudel Alliance a déboursé environ 60 millions $ pour acheter l’édifice de KingSett Capital. D’ailleurs, des festivités sont prévues jeudi pour officialiser le changement de garde. «Une fête pour les familles», comme le dit Jonathan, avec entre autres des jeux gonflables. L’événement se déroulera de midi à 21 h.

Pour l’avenir du centre commercial, les hommes d’affaires, policiers dans une autre vie, ont plusieurs projets en tête. Ils souhaitent avant tout consulter les locataires, la municipalité et les résidants des alentours avant de prendre une décision. Des consultations publiques devraient avoir lieu au début de l’automne. Aucune date n’est prévue encore pour le début des travaux.

«On veut vraiment prendre le temps d’entendre les gens», note William, président et chef de la direction. «Nous ne sommes pas dans des années d’augmentation de superficie commerciale. Nécessairement, il va y avoir dans la réflexion des questions par rapport à de l’hôtellerie, des bureaux et du résidentiel», poursuit-il.

Superficie réduite

Avec la situation plus difficile dans le monde du commerce de détail, le duo concède que la superficie du site sera réduite. Ce sont principalement les locaux du Sears et de La Baie d’Hudson qui pourraient passer sous le pic des démolisseurs. Actuellement, l’endroit compte 115 commerçants.

Le zonage actuel permet des constructions d’une hauteur de 16 et 20 mètres, soit entre cinq et sept étages. L’objectif est de construire plusieurs édifices.

«On veut un projet de niveau international. On veut s’inspirer des projets de développement ailleurs dans le monde. À court terme, on veut qu’il ait plus de dynamisme», souligne Jonathan. «Notre travail est de repenser Fleur de Lys pour les prochaines décennies», renchéri William.

Pour les employés du centre commercial, une quinzaine de cerveaux, Trudel Alliance a choisi de ne pas renouveler le contrat avec le gestionnaire, Cushman & Wakefield. Les travailleurs ont toutefois reçu une offre des promoteurs au cours des derniers jours pour conserver leur poste.

Les deux frères possèdent aujourd’hui environ 25 propriétés à travers la province. Une cinquantaine de personnes travaillent chez Trudel Alliance.

Affaires

Une campagne nationale pour lutter contre le gaspillage alimentaire

MONTRÉAL — Près de la moitié du gaspillage alimentaire au pays se produit dans les foyers canadiens, ce qui représente une perte annuelle moyenne de 1 100 $ par ménage, a dévoilé mercredi le Conseil national zéro déchet.

Ces données ont été rendues publiques à l'occasion du lancement, à Montréal, Toronto et Vancouver, de la première campagne nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Environ 47 pour cent du gaspillage alimentaire (qui ne comprend pas les déchets alimentaires comme les os ou les pelures) est l'oeuvre des consommateurs canadiens, alors que l'autre moitié est perdue dans les systèmes de production et de distribution.

La campagne intitulée «J'aime manger, pas gaspiller», pilotée par le Conseil national zéro déchet, vise à modifier les comportements alimentaires des Canadiens afin de réduire la quantité de nourriture qui finit à la poubelle ou au compost.

63 % des aliments jetés encore comestibles

Selon le Conseil national zéro déchet, la tâche est colossale. Une étude commandée par l'organisme en 2017 et réalisée par la firme Tetra Tech a révélé que 63 pour cent des aliments jetés par les ménages au pays sont encore comestibles.

Cette proportion représente un gaspillage annuel de 140 kilogrammes de nourriture par ménage, dont la valeur est évaluée à 1100 $.

La campagne, déployée sur trois ans, s'appuie sur des données chocs.

Ainsi, chaque jour, 2,4 millions de pommes de terre sont gaspillées dans les foyers canadiens, 1,2 million de pommes trouvent le chemin du compost ou de la poubelle, 1 million de tasses de lait finissent dans l'évier, 750 000 miches de pain sont jetées et 450 000 oeufs ont été pondus pour rien.

Effets sur l'environnement

L'environnement souffre également du gaspillage alimentaire, fait valoir le Conseil national zéro déchet. Les 2,2 millions de tonnes de nourriture jetées chaque année au Canada représentent des émissions de 9,8 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent du dioxyde de carbone émis par 2,1 millions de voitures, soutient l'organisme.

Le message lancé aux Canadiens est simple: il faut conserver adéquatement les aliments pour qu'ils restent frais plus longtemps, utiliser tous les aliments achetés en étant créatifs dans la cuisine et planifier les repas afin de n'acheter aucun produit alimentaire dont on n'a pas besoin.

La campagne «J'aime manger, pas gaspiller» s'appuie sur une initiative similaire déployée au Royaume-Uni. Le Conseil national zéro déchet avance que la réponse des Britanniques a été phénoménale, puisque la quantité de nourriture gaspillée a été réduite de 21 pour cent en cinq ans.

Un partenariat avec Recyc-Québec

L'initiative s'appuie au Québec sur un partenariat avec Recyc-Québec qui a notamment veillé à adapter le matériel de la campagne en français.

En point de presse, Sophie Langlois-Blouin, vice-présidente aux opérations chez Recyc-Québec, a rappelé que 3 millions de tonnes de matières organiques se retrouvent chaque année au Québec dans des lieux d'élimination.

«On veut rappeler aux gens que c'est bien de participer à la collecte des matières organiques, mais si la nourriture avait pu être consommée, c'est mieux de la manger, de la congeler ou de la donner.»

Bien des Québécois ne sont pas conscients de la quantité de nourriture qu'ils jettent, croit-elle.

«L'idée de cette campagne, c'est de donner des chiffres un peu choquant pour dire aux gens: on jette beaucoup de matières qui auraient pu être consommées, ça représente de l'argent et avec des trucs simples, sans vouloir culpabiliser les gens, on peut adapter nos comportements.»

Recyc-Québec ne sait pas encore comment la campagne s'articulera au Québec. «La réflexion est en cours», soutient Sophie Langlois-Blouin. Un effort de concertation a été déployé avec les municipalités et certaines entreprises, dont Sobeys et Walmart, qui se sont associées à la campagne.

AFFAIRES

L'uranium pourrait être au coeur du prochain litige entre le Canada et les États-Unis

Le département américain du Commerce a ouvert une nouvelle enquête sur la sécurité nationale qui pourrait toucher directement le Canada, cette fois sur les importations d’uranium.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête en vertu de l’article 232 de la Loi sur l’essor commercial, ce qui ouvre la porte à l’imposition éventuelle de tarifs douaniers sur les importations d’uranium.

Avec 23% de la production mondiale en 2016, le Canada est le deuxième producteur d’uranium dans le monde, après le Kazakhstan.

M. Ross a indiqué que l’enquête, qui fait suite à une plainte de deux sociétés américaines d’extraction, va examiner tout ce secteur, de l’exploitation minière à l’enrichissement de l’uranium, en passant par l’industrie de la défense et la consommation industrielle dans les centrales nucléaires.

Le département américain du Commerce soutient qu’en 1987, la production américaine d’uranium était utilisée pour 49% de la consommation de l’industrie militaire et des producteurs d’électricité, une proportion qui n’est plus que de 5% aujourd’hui. L’uranium alimente 99 réacteurs nucléaires commerciaux américains, qui produisent 20% de l’électricité aux États-Unis. 

Ce métal est aussi une composante essentielle de l’arsenal nucléaire américain, ainsi que des sous-marins et porte-avions à propulsion nucléaire.

Le département du Commerce affirme que les deux plaignants, qui représentent plus de la moitié de l’uranium extrait aux États-Unis, ont mis à pied plus de la moitié de leurs employés au cours des deux dernières années, et fonctionnent respectivement à 9 et 13% de leur capacité.

L’annonce de cette nouvelle enquête intervient à la veille des audiences du département américain du Commerce pour déterminer si les importations dans le secteur automobile, y compris les camions et les pièces, menacent la sécurité nationale des États-Unis.

Affaires

Un propriétaire ne peut empêcher un locataire de fumer du pot dans son logement

MONTRÉAL - Un propriétaire ne peut toujours pas imposer une clause d’interdiction de fumer du cannabis dans un bail existant, du moins pour l’instant.

Dans une décision rendue le 10 juillet dernier, où la propriétaire cherchait à imposer à une locataire de longue date une interdiction «de fumer la cigarette et/ou la marijuana à l’intérieur et à l’extérieur», la Régie du logement juge que «l’ajout de cette clause constitue une atteinte au droit au maintien dans les lieux pour la locataire».

Les regroupements de propriétaires s’étaient battus bec et ongle lors des consultations sur le projet de loi 157 encadrant la légalisation du cannabis pour pouvoir interdire aux locataires de fumer du cannabis dans leur logement.

Le gouvernement Couillard leur a donné raison en ajoutant une clause à la loi 157 qui permet cette interdiction de façon unilatérale, mais seulement dans les 90 jours suivant l’entrée en vigueur de la loi, qui est prévue le 17 octobre prochain.

La décision de la greffière spéciale de la Régie, Me Nathalie Bousquet, vient cependant confirmer que d’ici là, les propriétaires n’ont pas ce droit à moins d’en faire la demande dans les délais prescrits et d’avoir le consentement de leur locataire.

Cependant, une clause interdisant de fumer du cannabis - ou du tabac - peut être incluse lors de la conclusion d’un bail avec un nouveau locataire.

Du côté des associations de locataires, on s’inquiète d’éventuelles tentatives de certains propriétaires d’imposer une interdiction de consommer du cannabis, alors que la loi ne prévoit qu’une interdiction d’en fumer qui ne s’étend pas, par exemple, aux produits alimentaires contenant du cannabis.

De même, ces associations mettent en garde les locataires contre des clauses qui viseraient à ajouter à un bail existant une interdiction générale de fumer qui ne viserait pas spécifiquement le cannabis, puisque la loi ne permet d’ajouter dans un bail en vigueur qu’un interdit de fumer du cannabis qui ne s’étend pas aux produits du tabac.

La récente décision de la Régie du logement confirme d’ailleurs qu’une tentative d’imposer une interdiction de fumer le tabac risquerait fort de se heurter à une fin de non-recevoir de la part du tribunal administratif.

Affaires

SNC-Lavalin et Holtec s’allient pour la fermeture de réacteurs nucléaires

MONTRÉAL - Le Groupe SNC-Lavalin et Holtec International ont annoncé la création d’une coentreprise qui se concentrera sur la mise hors service de centrales nucléaires fermées.

Les termes de l’accord n’étaient pas immédiatement disponibles.

La coentreprise, qui portera le nom de Comprehensive Decommissioning International, sera établie à Camden, au New Jersey.

Elle étendra notamment la collaboration existante entre les deux entreprises sur le petit réacteur modulaire de Holtec.

SNC et Holtec affirment que la mise hors service de centrales nucléaires est devenue un marché à croissance rapide dont la valeur devrait atteindre 14 milliards $ US au cours des 10 prochaines années.

Les entreprises disent que la coentreprise aura recours à des technologies innovantes pour réduire le délai total nécessaire pour permettre une utilisation sans restriction des sites des centrales à huit ans ou moins.

«SNC-Lavalin continue d’étendre sa participation à la chaîne de valeur nucléaire, en collaborant avec notre estimé partenaire, Holtec», a affirmé dans un communiqué le président des activités d’énergie nucléaire de SNC-Lavalin, Sandy Taylor.

«Au-delà de notre collaboration avec Holtec pour les petits réacteurs modulaires, les contributions uniques de nos entreprises respectives apportent une solution complète de décontamination et de mise hors service des réacteurs, mettant en ?uvre technologie et innovation pour la gestion des combustibles et le démantèlement des installations.»

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:SNC)

Affaires

Plainte contre Nutella pour ses promotions durant le Mondial

FRANCFORT - Près de 16 kilos de Nutella pour gagner un ballon de foot durant le Mondial... Une offre promotionnelle lancée par Ferrero, qui produit la célèbre pâte à tartiner, a reçu un carton rouge de la part des députés allemands trouvant cette proposition malsaine.

Ces députés ont adressé une réclamation à un organisme de régulation des publicités après une campagne de promotion de la pâte à tartiner encourageant selon eux les enfants à une consommation exagérée du produit.

«L’industrie alimentaire profite une nouvelle fois de la Coupe du monde de football pour vendre ses sucreries à des enfants», a regretté mardi auprès de l’AFP la députée écologiste Renate Künast. «Carton rouge pour le Nutella de Ferrero», a-t-elle lâché.

Durant le Mondial, le groupe italien avait en effet lancé une promotion pour le Nutella permettant d’obtenir un ballon de foot sur lequel sont imprimées les signatures des joueurs de l’équipe d’Allemagne.

Mais les députés allemands ont calculé qu’il fallait acheter au total 35 pots standards pour obtenir le nombre nécessaire de points pour recevoir le ballon: «Ceci correspond à 15,75 kilos de pâte, soit neuf kilos de sucre, cinq kilos de graisse, 85 000 calories et 97,65 euros (150 $CAN)», affirment Mme Künast et son collègue Harald Ebner dans une lettre adressée au conseil déontologique des publicités.

Ils accusent également Ferrero «d’exploiter la confiance si particulière qu’ont les enfants» envers les vedettes du foot en utilisant leurs images sur des cartes de collection.

«Nous n’avons rien contre le produit», a déclaré Mme Künast. «Si les gens l’aiment, qu’ils le mangent, mais il ne faut pas suggérer à des enfants qu’il y ait un quelconque lien avec un mode de vie sportif, actif ou sain».

Les députés espèrent désormais que le conseil déontologique, une organisation d’autorégulation de l’industrie publicitaire, bloque la publicité et formule un avertissement envers la branche allemande de Ferrero.