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Affaires

Jour des célibataires : des rabais aussi au Québec

Le «Jour des célibataires», considéré comme la plus grosse opération mondiale de soldes en Chine, commence à faire son apparition au Québec. L’entreprise de vente en ligne Altitude Sports a flairé la bonne affaire en proposant une journée spéciale de rabais à ses clients.

Créé en 2009 en Chine par le site Alibaba et les autres groupes chinois de commerce électronique, le «Jour des célibataires», surnommé ainsi à cause de la répétition du chiffre un le 11 novembre, est une opération marketing qui fait fureur en Chine. 

Lire aussi : Soldes des célibataires sur Alibaba : les Chinois claquent 1,32 milliard $ en 68 secondes

En Amérique du Nord, cette opération charme auprès des célibataires et autres consommateurs n’est pas encore véritablement ancrée. L’entreprise québécoise Altitude Sports, dont les ventes se réalisent à 65 % en dehors du Québec a appris l’existence de cette tradition par des clients Canadiens d’origines asiatiques. 

Après avoir testé cette offre commerciale auprès de ses plus gros acheteurs de ses deux sites, Altitude Sports et La Dernière Chasse, les deux propriétaires de l’entreprise de vente en ligne, Maxime Dubois et Alexandre Guimond ont décidé cette année de proposer cette journée spéciale de rabais à l’ensemble de leurs clients. 

«Dans l’heure qui a suivi l’envoi de l’infolettre à nos clients on a vu un bond des ventes. Ça fait trois ans qu’on le voit venir et cette année, on a décidé d’aller de l’avant avec l’ensemble de nos clients», a expliqué M. Dubois. 

Selon M. Dubois, le «Jour des célibataires» n’est pas qu’une simple opération promotionnelle. «En Chine, cette journée est vraiment vue comme le moment où on fait un cadeau à un célibataire ou à soi-même», a-t-il insisté. «C’est parce qu’on a eu une demande, qu’on a embarqué», a-t-il poursuivi. Il reconnait tout de même que son entreprise cherche constamment à se démarquer de la concurrence en surprenant ses clients. 

Est-ce-que la journée des célibataires pourrait faire son nid sur le continent américain ? «Complètement», pense M. Dubois à condition que celle-ci s’inscrive dans une tradition sociale. «Ce genre de journée est toujours associée à une fête, comme le Boxing Day après Noël et le Black Friday à Thanksgiving», souligne-t-il.

Cette année, en 68 secondes, les Chinois ont dépensé 1,32 milliard $ sur des centaines de produits en solde. Cette frénésie dépasse même en valeur le Black Friday aux États-Unis.

Affaires

Soldes des célibataires sur Alibaba : les Chinois claquent 1,32 milliard $ en 68 secondes

SHANGHAI — Soixante-huit secondes : c’est le temps que les consommateurs chinois ont mis dans la nuit de dimanche à lundi pour dépenser en ligne leur premier milliard de dollars lors de la traditionnelle «Fête des célibataires», considérée comme la plus grosse opération mondiale de soldes, a annoncé le géant du secteur Alibaba.

À minuit, des millions de consommateurs se sont rués sur leur ordinateur ou leur téléphone portable dans l’espoir de bénéficier d’alléchantes remises sur toute une gamme de produits, de l’électronique au prêt-à-porter, en passant par les chaussures ou l’ameublement.

Alibaba et les autres groupes chinois de commerce électronique ont pris l’habitude depuis 2009 d’annoncer des rabais à chaque 11 novembre, jour surnommé la «Fête des célibataires» en raison de la répétition du chiffre «un» (11/11).

Cette frénésie d’achats dépasse en valeur celle du «Black Friday», le vendredi qui suit la fête de Thanksgiving fin novembre aux États-Unis. La Fête des célibataires, qui sont censés disposer d’un fort pouvoir d’achat, est ainsi le plus gros événement mondial du secteur de la distribution.

Sur les seules plateformes d’Alibaba, 7 milliards de yuans (1,32 milliard $) ont donc été dépensés en l’espace de 68 secondes... encore plus vite que l’an dernier, quand ce cap avait été atteint en 85 secondes.

Ce chiffre correspond à la valeur totale des marchandises achetées sur ces plateformes, y compris les frais d’expédition.

La vigueur des achats du 11 novembre est scrutée par les économistes qui y cherchent des indices quant à la robustesse de l’économie du pays, en proie à la guerre commerciale lancée par les États-Unis de Donald Trump.

En l’occurrence, la bonne tenue des ventes confirme la relative solidité des ventes de détail constatée en Chine ces derniers mois, alors que le pays réoriente son modèle économique en direction de la consommation intérieure, au détriment des exportations.

Le volume d’affaires total réalisé par Alibaba l’an dernier en l’espace de 24 heures l’a été cette année en seulement 16 heures et 31 minutes, soit 213,5 milliards de yuans (40,31 milliards $).

La performance du 11 novembre 2018 dissimulait en fait un ralentissement du rythme de progression d’une année sur l’autre: le chiffre d’affaires avait en effet augmenté de 27 % seulement sur 2017, contre +39 % l’année précédente.

Le groupe de l’excentrique milliardaire Jack Ma, qui vient de prendre sa retraite, espère lever 15 milliards de dollars américains à Hong Kong, lors d’une introduction en Bourse qui pourrait intervenir prochainement, a rapporté vendredi l’agence Bloomberg.

Alibaba représente à lui seul la moitié du commerce électronique en Chine.

Affaires

Apple taxée de sexisme pour sa carte de paiement

SAN FRANCISCO — Des accusations de discrimination contre le géant des technologies Apple et la banque Goldman Sachs, partenaire de sa carte de paiement Apple Card, ont conduit à l’ouverture d’une enquête à New York, a confirmé samedi le régulateur des services financiers de l’État américain à l’AFP.

«L’Apple Card est vraiment un putain de programme sexiste», a tweeté jeudi un entrepreneur américain, David Heinemeier Hansson. «Ma femme et moi-même déclarons nos impôts conjointement et nous sommes mariés depuis très longtemps. 

«Et pourtant l’algorithme "boîte noire" d’Apple pense que j’ai le droit à une limite de crédit 20 fois plus élevée qu’elle», a-t-il continué. La qualification de «boîte noire» désigne des systèmes d’intelligence artificielle dont on ne parvient pas à expliciter les raisons ayant conduit aux décisions qu’ils prennent. 

«Nous allons mener une enquête pour déterminer si la loi de New York a été enfreinte et nous assurer que tous les consommateurs sont traités de manière égale, quel que soit leur sexe», a déclaré Linda Lacewell, directrice du département des services financiers de New York. 

«Nos décisions en termes de crédit sont fondées sur la solvabilité des clients et non pas sur le genre, la race, l’âge, l’orientation sexuelle ou tout autre facteur interdit par la loi», a déclaré de son côté Andrew Williams, porte-parole de Goldman Sachs. 

Techno

L’équipe chinoise FPX remporte les Mondiaux de «League of Legends»

PARIS — Personne ne s’attendait à une telle claque… L’équipe chinoise FPX a écrasé les Européens de G2 (3-0) dimanche à Paris lors de la finale des Championnats du monde du jeu vidéo «League of Legends», l’un des événements les plus importants de l’année dans l’esport.

Les Chinois de FunPlus Phoenix (FPX) ont soulevé la « Summoner’s Cup », le nom du trophée remis au vainqueur, devant près de 20 000 spectateurs réunis dans la pénombre de Bercy.

Le jeu League of Legends, qui mélange des éléments de jeux de stratégie et de jeux de rôle, soulève les foules partout dans le monde, dans des salles de concert ou des stades toujours remplis à craquer, et revendique quelque 100 millions de joueurs actifs.

Son but est simple : deux équipes de cinq joueurs s’affrontent afin de détruire la base adverse, le tout en évoluant dans un univers fantastique fait de monstres, de dragons, de tourelles et de sbires. « Les personnages sont inspirants, c’est super plaisant », estime Laura, 23 ans, qui suit assidument les ligues européennes et sud-coréennes de League of Legends, parfois plusieurs heures par jour.

Après cette finale à sens unique, le titre de champion du monde reste donc en Chine, un an après le sacre de l’équipe Invictus Gaming.

«Caps» vs «Doinb»

«Je ne pensais pas que ce serait aussi sec », a reconnu auprès de l’AFP Fabien Culié, alias «Chips», qui a commenté la finale en direct pour OGaming TV. «Il y a un petit sentiment de frustration et d’inachevé, j’aurais aimé sentir une forme de suspense.»

Pour la première finale des «Worlds» organisée à Paris, la salle était pourtant largement acquise à la cause de G2, dernier représentant de l’Europe dans la compétition.

Et G2, qui espérait offrir au continent son premier titre depuis 2011, avait largement dominé la saison. L’équipe de l’Espagnol Carlos «Ocelote» Rodriguez avait notamment impressionné en éliminant en demi-finale les triples champions du monde SKT, qui comptent dans leur rang «Faker», considéré comme le plus grand joueur de tous les temps sur League of Legends.

«En général, c’est une équipe hyper plaisante à regarder. Ils ne sont pas statiques, ils sont combatifs», déclare Laura, fan de G2.

Dans les allées de Bercy, remplies de fans en cosplay, la pratique qui consiste à se déguiser en un personnage du jeu vidéo, pas évident de croiser un seul supporter de l’équipe chinoise.

Le soutien de la foule bruyante et colorée, les clappings géants, les chants et les olas, n’ont donc pas été suffisants pour Rasmus « Caps » Winther et ses coéquipiers, submergés par l’agressivité de Kim Tae-sang, aka « Doinb », et Gao « Tian » Tian-Liang, élu MVP du match.  

Tour Eiffel et Louis Vuitton

La finale des «Worlds» de League of Legends, « LoL » dans le jargon des gamers, est considérée comme le Graal des compétitions d’esport, c’est-à-dire les tournois compétitifs de jeux vidéo. Les champions du monde sont repartis avec plus de 800 000 dollars.

« Si vous venez pour l’argent et pour rien d’autre, ne venez pas ! », a toutefois lancé «Doinb» à destination des fans de jeux vidéo qui se rêveraient en gamers professionnels.

Depuis une dizaine d’années, le titre édité par le studio américain Riot Games fait figure de locomotive de l’esport, un secteur passé en quelques années d’un petit loisir de geeks à une industrie florissante. L’esport n’est plus une niche mais un phénomène « mainstream » global et LoL en est le champion.

Signe du prestige et de l’importance de l’événement, League of Legends s’était installé au premier étage de la Tour Eiffel pour sa conférence de presse de présentation. Et le trophée a été remis dans une malle de la marque de luxe Louis Vuitton, comme pour la Coupe du monde de football l’an dernier en Russie.

Pour cette finale, un écran géant avait été installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et l’audience en ligne de la finale devrait dépasser les 100 millions de spectateurs de l’an dernier.

Affaires

L’oléoduc Keystone est remis en service après un déversement au Dakota du Nord

CALGARY — L’oléoduc Keystone a été remis en service après une fuite ayant provoqué le déversement d’environ 1,4 million de litres de pétrole dans le nord-ouest du Dakota du Nord à la fin du mois dernier, a annoncé son propriétaire.

Selon TC Energy Corporation, cette décision survient dans la foulée de l’approbation de son plan de réparation par la US Pipeline and Hazardous Material Safety Administration, qui a ordonné la fermeture de l’oléoduc en attendant que l’entreprise canadienne prenne les mesures correctives nécessaires.

Elle a annoncé son intention d’exploiter l’oléoduc à une pression réduite tout en augmentant progressivement le volume de pétrole acheminé.

Cet oléoduc, qui a été mis en service en 2011, a été construit pour transporter du pétrole brut de l’Alberta vers les raffineries de Patoka, dans l’Illinois, et de Cushing, dans l’Oklahoma.

Le déversement a affecté une superficie d’environ 2900 mètres carrés près d’Eninburg au Dakota du Nord.

TC Energy dit continuer à travailler en étroite collaboration avec les autorités américaines et celles du Dakota du Nord afin de trouver les causes de ce déversement.

L’entreprise compte communiquer ses plans à ses clients et souhaite continuer de travailler en étroite collaboration aec eux lorsque tout reviendra à la normale.

Affaires

La bonne recette d’Animora

Parfois, entreprendre, ce n’est pas plus compliqué que d’essayer de se mettre aux fourneaux pour créer une nouvelle recette avec des canneberges. C’est ce qu’ont fait André-Ann Adam et Jean-Philippe Côté pour mettre au point non pas une sauce aux atocas, mais bien un gel dentaire pour animaux!

Mais commençons par le vrai début. André-Ann Adam, après une technique en santé animale, poursuit ses études en microbiologie à l’Université Laval. Pendant un stage de recherche à la Faculté de médecine dentaire, elle en découvre plus sur les propriétés de la cannelle et de la canneberge sur la santé dentaire - humaine, celle-là.

En grande amie des animaux, elle a un déclic : pourquoi ne pas utiliser ces connaissances pour les bêtes à poil? «Les gens ont beaucoup de difficultés à prendre soin de la santé buccale de leurs animaux», explique-t-elle. Durant ses études collégiales, elle a souvent vu des détartrages finir avec des dents arrachées. Brosser les dents de son animal de compagnie, c’est essentiel, mais ce n’est pas évident, admet-elle.

«J’ai commencé à en parler avec mon conjoint [Jean-Philippe]. Il est en train de finir son bac en biochimie et il a aussi fait sa pharmacie, ça nous a vraiment aidés. On a juste commencé à aller acheter des ingrédients à l’épicerie. On a commencé à faire le mélange, à essayer de trouver la bonne texture, le bon goût. C’est vraiment venu petite étape par petite étape. On n’avait pas en tête de devenir entrepreneurs», raconte la moitié féminine du duo. 

Ils se sont intéressés aux propriétés de l’extrait de canneberge, un antibactérien reconnu. «L’extrait de canneberge n’est pas là pour la saveur, c’est vraiment l’ingrédient actif, poursuit-elle. Ça vient tapisser et faire une pellicule protectrice qui empêche les bactéries de s’accrocher aux dents. Quand on vient empêcher les bactéries, la plaque donc, qui devient du tartre, on vient agir à la source du problème et empêcher l’inflammation de la gencive.»

Les premiers tests en collaboration avec une clinique vétérinaire sont concluants : le produit a fait effet, en 30 jours seulement. La chatte du couple, Trixie, première testeuse, en est aussi devenue accro. L’avantage du gel dentaire Animora, c’est qu’il colle aux dents. Pas besoin de l’appliquer directement ou de brosser, bien que ce soit possible. Pour les animaux récalcitrants, on peut la déposer dans le bol de nourriture ou sur un jouet de dentition, et l’effet sera présent aussi. 

Des coups de pouce

Voilà pour l’histoire, voilà pour l’idée. La commercialisation d’un produit, c’est encore une autre recette à apprendre pour les deux scientifiques. Ils ont profité de tous les cours et concours possibles, à l’Université Laval, entre autres, sur la plateforme de sociofinancement La Ruche, et même à l’émission Dans l’œil du dragon, où on les a vus en mai dernier. 

Ils y ont décroché une entente, qui ne s’est finalement pas concrétisée hors d’ondes, les partenaires n’ayant pas la même vision d’avenir pour l’entreprise. L’effet de cette visibilité sur les ventes du produit, par contre, a été phénoménal. «On a fait 70 % de notre chiffre d’affaires en trois semaines», raconte André-Ann. 

Le couple a toutefois tenté de garder la tête froide, craignant un effet passager. Or, la demande n’a fait que croître depuis. Animora a aussi remporté le mois dernier un nouveau concours organisé par Bureau en gros, «C’est ma façon de faire évoluer mon entreprise». En terminant au premier rang à travers le Canada, ils ont gagné une bourse pour utiliser les services aux entreprises du détaillant, mais aussi une séance de mentorat à Toronto avec l’homme d’affaires Joe Mimran, derrière les marques de vêtements Club Monaco et Joe Fresh.

André-Ann Adam parle encore avec des étoiles dans les yeux de cette rencontre. «On est présentement en croissance, on a beaucoup de décisions stratégiques à prendre. Ça nous a vraiment aidés d’avoir un regard extérieur sur les avenues à prendre en premier, sur ce qu’on devrait prioriser. Ça nous a vraiment donné un gros coup de pouce», souligne-t-elle. 

Vrai que les décisions seront nombreuses pour les deux entrepreneurs de Québec durant la prochaine année. Comme ils sont encore seuls maîtres à bord, à tout faire de A à Z, ils devront penser à embaucher de l’aide pour suffire à la demande. À trouver de nouveaux locaux, aussi. Et à développer de nouveaux produits dans le même domaine. Ah! Et à finir leurs études, dans quelques mois. Mais à respectivement 27 et 25 ans, André-Ann Adam et Jean-Philippe Côté sont en droit de penser qu’ils partent avec les bons ingrédients. 

Pour infos : animora.ca

Affaires

Pétrole: l’Alberta revoit ses règles

EDMONTON — L’Alberta adapte ses règles sur les limites de production de pétrole pour inciter les entreprises à forer davantage de puits conventionnels.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a déclaré que dès maintenant, tout pétrole produit à partir d’un nouveau puits ne sera pas soumis aux limites de production.

La province s’attend à ce que le changement incite les producteurs à forer des centaines de nouveaux puits et que chaque puits crée environ 145 emplois.

«Alors que nous voulons une sortie ordonnée du resserrement de la production, nos communautés et notre secteur du forage ne peuvent attendre, a déclaré Mme Savage lors d’une conférence de presse au parlement vendredi. C’est pourquoi nous prenons cette mesure aujourd’hui pour encourager les investissements et ramener des emplois.»

En septembre, l’Alberta produisait 480 000 barils de pétrole conventionnel par jour. Environ un cinquième de cette production provenait d’entreprises appliquant les règles de restriction.

Des exemptions sont déjà en place afin que les petits producteurs ne soient pas affectés par les limites.

L’annonce de vendredi est la plus récente mesure prise par le gouvernement pour tenter d’accroître les investissements et la création d’emplois dans l’industrie pétrolière et gazière de l’Alberta et inverser les années de recul du secteur du forage.

En raison de goulots d’étranglement du côté des pipelines, l’ancien gouvernement néo-démocrate avait limité la production des entreprises pour éviter un excédent, comme celui de l’année dernière qui a entraîné une réduction brutale des prix du pétrole albertain.

Le gouvernement du Parti conservateur uni a depuis prolongé la limite d’un an jusqu’à la fin de 2020.

Mais Mme Savage a dit s’attendre vendredi que d’ici au moment où le pétrole extrait des nouveaux puits sera prêt à être expédié, il y aura une plus grande capacité de pipeline, notamment par la ligne 3 rénovée d’Enbridge vers le Midwest américain, et davantage de wagons. Cela devrait permettre d’éviter un autre excédent qui ferait baisser les prix du pétrole albertain, a-t-elle déclaré.

Affaires

La semaine en affaires

Un prix pour Madame Labriski

Mériane Labrie, alias Madame Labriski, continue de faire du chemin avec ses galettes et sa purée de dattes. La citoyenne de Québec a été désignée Femme d’affaires de l’année dans la catégorie «nouvelle entrepreneure» par le Réseau des Femmes d’affaires du Québec. Depuis la sortie de son premier livre de recettes de galettes sans sucre raffiné, Ces galettes dont tout le monde parle, elle a publié un autre livre et commercialisé une dizaine de produits alimentaires, vendus en épiceries. Elle a aussi récemment fait paraître un premier roman jeunesse, Mini Labriski. Isabelle Houde

Affaires

Lebel-sur-Quévillon: l’usine de Domtar relancée

Le projet de relance de l’usine de pâte Kraft de Lebel-sur-Quévillon, dans le Nord-du-Québec, a été officialisé par le premier ministre François Legault, vendredi, 14 ans après le dur coup pour la région de la cessation des activités de Domtar.

M. Legault a annoncé une contribution de 138 millions $ du gouvernement du Québec, pour un projet totalisant des investissements de 342 millions $.

Quelque 300 nouveaux emplois doivent être créés au sein de l’usine Nordic Kraft, qui transformera ses copeaux en pâte kraft, étant donné qu’il existe une demande croissante notamment pour les produits hygiéniques, contrairement à une baisse de la demande pour le papier journal.

Nordic Kraft est une société en commandite qui a été constituée en 2017 par l’entreprise Chantiers Chibougamau, qui fabrique et commercialise des produits forestiers. Chantiers Chibougamau emploie déjà plus de 900 personnes au Québec, dont environ 700 dans la région du Nord-du-Québec.

«Emplois payants»

Lors de l’annonce à Lebel-sur-Quévillon, le premier ministre a mis l’accent sur des «emplois payants», selon lui — les 300 travailleurs auront en moyenne un salaire de 90 000 $ par année —, et en a profité pour se féliciter de son approche en immigration attaquée de toutes parts ces derniers temps.

«Nous avons besoin de se réconcilier avec la richesse, on a le droit d’en faire une priorité. On a le droit, aussi, de s’assurer que les nouveaux arrivants répondent d’abord aux besoins du marché du travail au Québec», a déclaré M. Legault.

«Je suis content de voir une application pratique. Il va arriver ici en janvier 30 Philippins qui travaillent là-bas dans le même secteur, électriciens, mécaniciens, etc. Ce sont des travailleurs comme ça qu’on a besoin au Québec. [...] On veut qu’ils ne s’installent pas tous à Montréal, qu’ils s’installent dans chacune des régions du Québec», a-t-il ajouté.

En mêlée de presse après l’annonce, M. Legault s’était montré peu ouvert à revoir les changements largement critiqués au Programme de l’expérience québécoise (PEQ), disant simplement que s’il y a des programmes absents de la liste et «où il y a des pénuries d’emplois, on va les ajouter». Pourtant, peu de temps après, on apprenait la suspension de la réforme controversée modifiant l’accès au PEQ au terme d’une semaine extrêmement difficile pour le gouvernement caquiste.

«Un bon deal»

Les produits de l’usine Nordic Kraft seront vendus à Cascades, Kruger et «directement à l’extérieur du Québec, dans toutes sortes de domaines, produits hygiéniques, papier industriel, étiquetage», a souligné M. Legault.

La reprise des activités de l’usine est prévue d’ici l’été 2020.

Unifor a négocié une nouvelle convention collective pour les membres de l’usine, le syndicat parlant de «conditions salariales maintenant équivalentes à celles négociées dans d’autres usines de pâte comme celle de Saint-Félicien notamment qui est détenue par Produits forestiers Résolu».

La section locale 1212 du syndicat Unifor représente actuellement près d’une centaine de membres qui travaillent à remettre en marche cette usine.

M. Legault a aussi salué le travail du chef de la direction de Chantiers Chibougamau, Michel Filion, et de sa famille pour la relance de l’usine.

«C’est beaucoup d’argent, mais en même temps, sachez que rebâtir une usine comme ici, ça coûterait 1 milliard et demi de dollars. C’est un bon deal pour les Filion, un «bon deal» pour les employés, un bon deal pour le Nord-du-Québec, un bon deal pour tout le Québec», a déclaré le premier ministre.

Affaires

Une entente entre Charlevoix et Portland

Une entente se dessine entre les régions de Charlevoix et de Portland, une belle façon de tisser des liens et d’ouvrir les marchés à l’étranger.

La députée de Charlevoix-Côte-de-­Beaupré, Émilie Foster, a même qualifié cette entente d’«historique».

«C’est la première fois qu’on a une région qui signe une entente avec une région américaine. On s’insère à l’intérieur de l’entente Maine-Québec», a-t-elle indiqué.

Le comité officiel qui relève du ministère des Relations internationales, l’entente restera donc en place s’il advenait un changement de gouvernement ou de député dans l’avenir. 

Vendredi, la députée et le représentant de la législature du Maine pour Part of Scarborough, Christopher Caiazzo, ont signé une déclaration qui donne naissance à une alliance. 

«À l’heure de la globalisation, il y a un besoin de revenir à nos racines régionales, je pense que l’agrotourisme est un exemple. On va ouvrir nos marchés à l’étranger, c’est une occasion pour innover», a aussi expliqué Mme Foster

L’entente s’est bâtie à la suite d’une visite à Portland pour un festival. Mme Foster y a rencontré plusieurs acteurs du milieu et plusieurs représentants du coin. D’ailleurs, l’entente devient officielle au moment où commence le Festival Cuisine, Cinéma et Confidences de Baie-Saint-Paul.

«J’ai transformé cette visite-là en mission économique et politique. J’ai rencontré un paquet de monde pour tisser des liens.»

Les gens des deux régions bien différentes, mais qui se ressemblent sur plusieurs aspects, pourront se réunir au moins deux fois par année pour développer des relations plus étroites et échanger sur divers sujets. L’objectif est de créer des liens entre les entreprises, les institutions et les politiciens.

Pour les gens de Portland, il y aura entre autres la possibilité de visiter Charlevoix afin d’y découvrir les produits du terroir.

Affaires

Magasiner en ligne… en magasin

Il y a 15 ans, Meubles South Shore a été une des premières compagnies québécoises à trouver une planche de salut dans un virage à plein régime vers le commerce en ligne. La voilà qui fait un peu le chemin inverse en proposant un nouveau concept en partenariat avec la chaîne Clément pour accroître sa présence physique en magasin.

Dans les succursales Clément du boulevard Pierre-Bertrand et de Place Sainte-Foy, ainsi qu’à Place Rosemère et aux Promenades Saint-Bruno dans la région de Montréal, on pourra dorénavant trouver un aménagement spécial aux couleurs de Meubles South Shore. Une sorte de maisonnette de bois servira à mettre en valeur quelques items de la collection de mobilier Yodi, exclusive à la chaîne. On y trouvera aussi une borne intelligente pour explorer l’offre complète de South Shore chez Clément. 

«C’est une réponse à ce qu’on entend des consommateurs», explique Sophie Drouin, directrice marketing chez South Shore. «Une bonne portion préfère encore acheter en magasin. C’est donc une solution mitoyenne», ajoute-t-elle. Certains aiment acheter en ligne, mais après avoir pu toucher le produit, le voir en vrai, note-t-elle. 

Le partenariat entre Clément et Meubles South Shore dure depuis longtemps. «Nous sommes deux entreprises québécoises partenaires de longue date, et aussi des entreprises familiales de quatrième génération», souligne Sophie Drouin. Les deux compagnies s’apprêtent d’ailleurs à fêter leur 80e anniversaire d’existence. «Nous partageons aussi l’intérêt pour pousser des produits locaux», note-t-elle. 

Meubles South Shore possède toujours une usine et son siège social à Sainte-Croix-de-Lotbinière, en plus d’une usine à Coaticook et d’une autre au Mexique. Elle a aussi installé dans les dernières années des centres de distribution aux États-Unis, qui lui permettent de livrer efficacement ses meubles, literies et autres objets déco. 

Affaires

Investissement Québec: les placements pétroliers en chute libre

CARLETON — Selon une compilation effectuée par le groupe écologiste Environnement vert plus, les placements d’Investissement Québec dans les entreprises pétrolières évoluant en Gaspésie ont perdu 92,24 % de leur valeur boursière depuis 2012. La valeur a été compilée le 7 novembre.

La perte de valeur totalise au moins 21 107 150 $, soit 11 589 690 $ pour les actions acquises de Pétrolia, et 9 517 460 $ pour les actions acquises de Junex. Pétrolia a plus tard été acquise par la firme albertaine Pieridae, tandis que Junex a d’abord été acquise par Cuda Pétrole et Gaz, une autre société albertaine dont l’actif québécois, et non les actions, a été acheté en septembre par Ressources Utica.

Une somme de 12 881 800 $ a été investie en actions dans la firme Pétrolia-Pieridae. Une première tranche de 10 millions $ a été injectée en mai 2012, pour les projets d’exploration Haldimand et Bourque, et Investissement Québec a acquis un second bloc d’actions valant 2 881 800 $ en septembre 2015, associé au projet Bourque. Mercredi, ces actions valaient 1 292 110 $, soit 10,03 % de leur valeur à l’achat.

Le cas de Junex-Cuda est pire, selon Pascal Bergeron, qui milite depuis des années pour que le bras financier de l’État québécois retire ses mises dans le secteur pétrolier gaspésien.

«Investissement Québec a injecté deux tranches de 5 millions $, une en 2012 et une en 2015, dans les projets de Junex à Galt. L’action valait encore 4 $ quand Cuda a acheté Junex [en juin 2018]. L’action vaut 38 cents. Les 10 millions $ valent 482 460 $ aujourd’hui», précise-t-il. C’est une perte de 95,18 % de la valeur initiale.

Environnement vert plus s’interroge aussi sur la valeur de deux autres placements d’Investissement Québec dans la filière pétrolière, à savoir 9 418 800 $ dans Pétrolia-Pieridae pour une quote-part dans le projet Bourque, un montant versé en septembre 2015 et mai 2016, de même que 8,4 millions $ de quote-part en août 2017 dans le projet Galt, de Junex-Cuda, ce projet maintenant mené par Ressources Utica. Une quote-part n’est pas du capital-actions, mais une proportion de participation dans un projet.

Exploitation par fracturation

«Dans le cas des 9,4 M$ de Pétrolia-­Pieridae à Bourque, l’argent a vraisemblablement été dépensé. Il y a eu deux forages et un forage coûte généralement autour de 5 M$. On ne connaît pas le pourcentage de la quote-part d’Investissement Québec dans le projet. L’autre élément, c’est que ce projet devra sans doute recourir à la fracturation pour qu’il y ait exploitation. Mais la fracturation ne jouit pas de l’acceptabilité sociale en Gaspésie. Donc, ou bien le gouvernement, par le biais d’Investissement Québec, retire son argent de ce projet, ou bien il force la réalisation d’un projet de fracturation pour espérer garder la valeur de son placement», analyse Pascal Bergeron.

Les pertes de valeur des placements d’Investissement Québec dans la filière pétrolière gaspésienne dépasseraient légèrement 30,5 M$ si cette mise de 9,4 M$ dans la propriété Bourque ne vaut plus rien.

Pascal Bergeron croit qu’Investissement Québec et sa filiale Ressources Québec peuvent encore sauver les 8,4 M$ de quote-part investis en 2017 dans le projet Galt, maintenant mené par Ressources Utica. La quote-part s’établit à 17,46% du projet.

«Il restait encore récemment environ 8,2 M$ de ce montant. Le gouvernement est sorti d’Anticosti et il peut sortir de Galt et récupérer une bonne partie de ses 8,4 M$. Un contrat, ça se rompt. Il est en mesure de briser ce contrat sans grande compensation […] Quand le projet sera amorcé, Investissement Québec devra suivre. Ces 8,4 M$ ne forment pas un montant fini. Disons qu’on aurait pu appuyer des beaux projets de développement régional en Gaspésie avec 30 M$», affirme M. Bergeron.

Capital de risque

Questionnée au sujet de la pertinence que le bras financier de l’État québécois reprenne ses quotes-parts et vende ses actions dans la filière d’hydrocarbures, la ministre responsable de la Gaspésie, Marie-Ève Proulx, s’est montrée prudente lors de sa dernière visite dans la région.

«On ne peut parler de pertes, car c’est un projet en construction», dit-elle, en faisant principalement référence au projet de Galt. Elle note que l’argent injecté par Investissement Québec est du capital de risque.

«Il y a un risque qu’on gagne, et un risque qu’on perde. Tous les projets seront analysés sous l’angle de l’acceptabilité sociale», ajoute-t-elle.

Pascal Bergeron précise qu’Investissement Québec devrait vendre ses actions de Cuda Energy pour une raison supplémentaire. «Ressources Utica n’a pas acquis d’actions de Cuda, mais bien son actif au Québec. Comme Cuda n’a plus l’intention de mener d’activités au Québec, et que les nouvelles règles interdisent à Investissement Québec d’injecter de l’argent dans des initiatives pétrolières hors du Québec, il serait judicieux de se débarrasser de ces actions de Cuda valant encore 482 460 $, avant qu’elles ne perdent encore de la valeur», conclut-il.

Une autre aventure pétrolière a coûté cher à l’État québécois, qui a dû verser un peu plus de 100 M$ aux firmes engagées dans l’exploration d’hydrocarbures à l’île d’Anticosti, à l’été 2017. Junex et Pétrolia-Pieridae étaient du nombre.

Affaires

De Paris à Shanghai, fièvre spéculative autour des baskets rares

PARIS — Parfois revendues à des milliers d’euros sur de véritables bourses ayant essaimé des États-Unis à la Chine, les paires de baskets rares ou «sneakers» ont donné naissance à un marché de plusieurs milliards de dollars, entre fièvre spéculative et lutte contre la contrefaçon.

Réservé à quelques collectionneurs passionnés à ses débuts dans les années 1990, le marché de la revente de baskets en édition limitée a explosé.

«On était cinquante ou cent à se voir à chaque nouvelle sortie de paire il y a une dizaine d’années. Maintenant c’est presque 10 000» rien qu’en France, affirme Julien Ojea, alias Larry Deadstock, l’un des principaux revendeurs français de baskets à Paris.

Exemple avec la dernière Air Jordan, issue d’une collaboration de Nike avec le rappeur américain Travis Scott, arrivée mi-octobre sur ses étals. Vendue 250 euros à une poignée d’élus tirés au sort dans une boutique à Paris, elle se revendait quelques heures après à plus de 900 euros sur la plateforme américaine StockX.

Face à cette envolée des  prix, pour les faussaires, «l’incitation est très grande», reconnaît Scott Cutler, à la tête de cette «Bourse» de la revente valorisée désormais plus d’un milliard de dollars.

Plus-value de 5000 %

StockX réfléchit désormais à se lancer sur le marché chinois, en plein boom.

La plateforme de revente spécialisée chinoise Poizon affiche par exemple un volume annuel d’échanges de 15 milliards de yuans (un peu plus de 2,8 milliards $), selon la société spécialisée iiMedia Research.

L’engouement est tel que l’antenne à Shanghai de la banque centrale chinoise a émis un avertissement en octobre sur le risque d’une spéculation excessive, quand la plus-value issue de la revente d’une paire particulièrement convoitée sur une plateforme peut atteindre ... 5000 %.

«Le marché des actions est risqué, et le marché immobilier est gelé, les investisseurs se tournent donc vers la spéculation sur les biens de consommation», analyse Zhang Yi, analyste chez iiMedia Resarch.

En tête de gondole, les «Air Jordan» de Nike, fruit d’un partenariat avec l’ancien basketteur éponyme, et les «Yeezy» d’Adidas, avec le rappeur Kanye West.

Face à de tels montants, les opérateurs de ces «Bourses des sneakers» sont bien conscients du risque de voir échanger sur leurs plateformes des modèles contrefaits.

«Notre image dépend de notre capacité à maintenir la relation de confiance, particulièrement entre les acheteurs et nous», estime M. Cutler, qui affirme débusquer chaque année plusieurs milliers de faux modèles.

StockX a mis en place cinq bureaux d’authentification, aux États-Unis, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, où des centaines d’employés traquent les faux.

Flairer les faux 

Pour les flairer : vérification de la boîte, des coutures, de l’étiquette, de la semelle, des lacets, et de certains détails propres à chaque griffe. Parfois même l’odeur du cuir et du plastique.

En Chine, Poizon et Nice, autre plateforme très connue, emploient aussi des spécialistes pour débusquer les faux. Selon le vice-président de Nice, Sun Qi, seulement 0,01 % des modèles échangés sur sa plateforme se révèlent des copies.

Signe que le commerce de la revente n’est pas près de se tarir, la société d’investissement américaine Cowen y a consacré récemment une note, relayée dans les médias américains, affirmant qu’il pourrait représenter 6 milliards de dollars d’ici 2025 en Amérique du Nord, contre 2 milliards aujourd’hui.

En France, la plateforme de vente Rakuten (ex Price Minister), qui a monté il y a dix ans une équipe dédiée à la contrefaçon, reconnait recevoir la visite de «grandes marques» qui distillent des secrets de fabrication à même de faciliter la détection du faux.

Selon elle, 5 % des faux produits décelés sur ce site de ventes sont des baskets, souvent en provenance de Chine, derrière principalement le matériel hi-fi et les jouets.

Le circuit de la contrefaçon est par ailleurs encouragé, en bout de chaîne, par certains consommateurs. «Certains se fichent complètement de porter une fausse et d’autres ne font pas la différence», affirme Tex Lacroix, collectionneur et ancien consultant pour Nike.

Affaires

Amazon : 300 emplois dans le futur centre d'expédition à Montréal

MONTRÉAL— Le détaillant en ligne Amazon Canada annonce vendredi son intention d'ouvrir son premier centre d'expédition au Québec qui devrait permettre la création de plus de 300 emplois.

Le nouvel emplacement sera situé dans l'arrondissement Lachine, à Montréal. Amazon Canada précise que ces installations entreront en activité à temps pour la période du magasinage des Fêtes de 2020.

Le personnel de ce nouveau centre effectuera la cueillette, l'emballage et l'expédition d'articles destinés aux clients.

Alexandre Gagnon, vice-président d'Amazon Canada, affirme que ce centre permettra de mieux servir les clients de tout le Québec.

La compagnie possède déjà plusieurs centres d'expédition au Canada, tous situés en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario.

Affaires

Pénurie de main-d’œuvre: Québec ignore le manque à gagner fiscal

Québec n’a aucune idée du manque à gagner financier et fiscal causé par la pénurie de main-d’œuvre et pourtant, les retombées pourraient être «extrêmement importantes».

On estime que le nombre de postes à combler avoisine les 130 000 au Québec, donc autant de salaires, mais aussi d’impôts et de taxes qui ne sont pas versés, cependant le gouvernement Legault ne dispose d’aucune donnée sur cet enjeu.

«Non, mais nous allons le faire, c’est une excellente suggestion», a déclaré le ministre des Finances, Eric Girard, lors de la présentation de sa mise à jour économique et financière jeudi après-midi, à Québec.

En s’adressant à son sous-ministre Pierre Côté, assis sur sa droite, M. Girard a dit : «Vous n’avez pas eu de questions [pendant la conférence de presse], mais vous allez avoir du travail.»

L’ancien ministre libéral des Finances, Carlos Leitao, a confirmé qu’une telle étude est faisable et souhaitable. Il n’a pu évaluer l’ampleur du manque à gagner, mais ce calcul peut se faire, a-t-il dit en entrevue avec La Presse canadienne. «Peut-être que l’estimation n’existe pas, mais ça peut se faire. Le ministère des Finances a les modèles [économiques] et les outils pour le faire.»

Connu pour avoir redressé les finances publiques du Québec de 2014 à 2018, M. Leitao, qui était auparavant un prévisionniste, soutient par ailleurs que de combler la pénurie de main-d’œuvre comporterait plusieurs effets bénéfiques.

«Cela pourrait donner des retombées fiscales extrêmement importantes», a-t-il affirmé, parce que non seulement il y aurait plus de personnes au travail, mais de surcroît, cela exercerait une pression à la hausse sur les salaires, selon lui.

En outre, un afflux de personnes sur le marché du travail contribuerait à réduire encore davantage le taux de chômage déjà très bas, a-t-il poursuivi.

Le dossier de la main-d’œuvre met d’ailleurs le gouvernement particulièrement sur la défensive cette semaine, en raison de la controverse qui entoure la réforme de l’immigration présentée par le ministre Simon Jolin-Barrette. 

Affaires

Semafo suspend ses activités à Boungou

MONTRÉAL — Le producteur d’or québécois Semafo a annoncé jeudi la suspension des activités à sa mine de Boungou, au Burkina Faso, au lendemain d’une attaque meurtrière qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de ses employés.

«Le site de la mine Boungou demeure sécuritaire, mais nous avons suspendu les opérations par respect pour les victimes et les gens touchés par cet événement, et dans le but de s’assurer que les opérations se déroulent dans les conditions les plus sécuritaires, explique le président et chef de la direction de Semafo, Benoit Desormeaux, dans un communiqué. Nous continuons de travailler activement avec toutes les autorités concernées afin d’assurer la sûreté, la sécurité et le bien-être de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs.»

L’entreprise montréalaise ne fait pas allusion à son autre site minier au Burkina Faso, à Mana.

Au moins 37 personnes ont été tuées et plus de 60 autres ont été blessées lorsqu’un convoi de cinq autobus escorté par des militaires est tombé dans une embuscade, mercredi, sur une route publique. L’attentat est survenu à une quarantaine de kilomètres de la mine de Boungou, un des deux sites exploités par Semafo dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Le véhicule militaire qui se trouvait à l’avant du convoi aurait roulé sur un engin explosif. À la suite de la déflagration, le reste du convoi a été la cible de coups de feu par des «individus armés non identifiés», selon un communiqué du gouverneur de la région de l’est, le colonel Saïdou Sanou.

Pas revendiqué

L’attentat n’a toujours pas été revendiqué, mais le bilan élevé et le choix de prendre pour cible une entreprise étrangère donnent à penser que les auteurs sont des djihadistes bien armés.

«Nous offrons nos plus sincères sympathies aux familles et aux collègues des victimes, écrit le pdg Desormeaux jeudi. Notre priorité est d’assurer leur sûreté, leur sécurité et leur bien-être. Compte tenu de l’ampleur de l’attaque, il faudra du temps pour y faire face comme il se doit et nous ferons tout en notre pouvoir pour soutenir ceux qui ont été affectés.»

Établie à Montréal, Semafo, qui compte 1200 salariés, dont 85 expatriés, à ses sites de Mana et Boungou, avait déjà été confrontée à des enjeux de sécurité dans le passé sur des routes menant à ses installations. La minière a alors déployé des mesures supplémentaires — comme le transport de ses employés non burkinabés par hélicoptère — pour assurer la sécurité du personnel.

Affaires mondiales Canada a réitéré jeudi que rien n’indique jusqu’ici que des citoyens canadiens aient été «affectés par l’incident».

Le cours de l’action de Semafo avait chuté de plus de 5 %, jeudi midi, à la Bourse de Toronto, après avoir perdu environ 11 % à la clôture la veille.

Une vague d’attentats

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a déclaré jeudi que les forces de sécurité poursuivraient «les terroristes et tous leurs complices» après cette attaque — la plus meurtrière depuis l’apparition d’islamistes dans ce pays en 2015.

La capitale du pays, Ouagadougou, a été frappée pour la première fois par des violences extrémistes en janvier 2016. Au moins 30 personnes ont été tuées lorsque des militants ont pris pour cible un café fréquenté par les étrangers. En août 2017, 18 personnes, dont deux Canadiens, ont perdu la vie lors d’un attentat contre un restaurant turc dans la capitale.

Les activités minières ont également été ciblées par des hommes armés dans le passé. En août 2018, un employé de Semafo et un sous-traitant ont été tués dans l’attaque d’un autobus transportant des travailleurs. Quelques jours auparavant, cinq policiers et un employé avaient été tués lors d’une autre attaque.

Affaires

Projet majeur pour la tête des ponts à Lévis [PHOTOS+VIDÉO]

S’il n’en tient qu’à la volonté du Groupe Humaco, le visage de la tête des ponts sur la rive-sud changera complètement dans les prochaines années. Le développeur immobilier a dévoilé jeudi un ambitieux projet de 315 millions $, Cocité Lévis, pour occuper un espace de 600 000 pieds carrés situé entre la route Marie-Victorin, les piliers du pont Pierre-Laporte et le fleuve.

Condos, maisons de ville, commerces, bureaux, hôtel, restaurants, équipements de loisirs, stationnements souterrains et étagés, priorité aux déplacements à pied et en vélo, accès au fleuve pour la population, boisés conservés, aménagement de placettes… Dans le plan ambitieux présenté par le Groupe Humaco et la firme Provencher Roy, c’est un quartier dense qui lèvera de terre dans les sept prochaines années. Un projet pour retourner à «une vie de quartier où le temps reprend sa place», a précisé David Leblond, directeur et associé chez Humaco Stratégies. 

Le premier bâtiment à lever de terre sera un immeuble de condos situé le long de la falaise surplombant le fleuve, avec une terrasse pour profiter du point de vue sur les ponts. Il s’agira d’une copropriété de 88 unités sur 10 étages, comprenant un rez-de-chaussée commercial, conçue par la firme d’architecture STGM. En conférence de presse, mercredi, l’architecte Stéphan Langevin a présenté un design inspiré de la mouvance du fleuve et de la structure des ponts. Les ventes seront lancées dans les prochaines semaines, a mentionné David Leblond, et la construction devrait commencer au printemps prochain. 

Techno

Téléphonie mobile: pas de forfaits illimités chez Vidéotron

MONTRÉAL — En dépit d'une concurrence qui s'accentue continuellement dans la téléphonie mobile, Québecor n'a pas l'intention d'emboîter le pas à ses principaux rivaux en proposant à sa clientèle des forfaits de données illimitées.

Pour le président et chef de la direction de la filiale Vidéotron, Jean-François Pruneau, les modalités entourant les forfaits prévoyant des quantités illimitées de données à un prix mensuel fixe offerts notamment par Bell, Rogers et Telus ne constituent pas la meilleure option en matière d'expérience client.

Généralement, on offre un plafond mensuel avec une utilisation de données à pleine vitesse. Passé ce plafond, les données ne coûtent rien de plus, mais la vitesse est réduite.

«Lorsque vous consommez d'importantes quantités de données, une fois que l'on réduit votre vitesse, l'expérience devient si mauvaise que vous ne l'appréciez pas», a expliqué M. Pruneau, jeudi, au cours d'une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du troisième trimestre de Québecor.

Vidéotron a connu un bon trimestre en accueillant 56 800 nouveaux abonnés, ce qui a surpassé la prévision de plusieurs analystes, qui tablaient sur un ajout d'environ 43 000 clients. En date du 30 septembre, l'entreprise comptait 1,28 million de clients dans le secteur de la téléphonie mobile.

Toutefois, la facture moyenne par abonnée a été de 53,28 $, en recul de 1,8 pour cent, notamment en raison de la popularité des forfaits de type «apportez vos appareils» qui sont offerts aux consommateurs.

M. Pruneau a expliqué que Vidéotron préférait opter pour des forfaits mensuels accompagnés d'une «assurance» de 100 gigaoctets pour le reste de l'année.

«Une fois que vous avez atteint votre limite avant la fin du mois, vous pouvez piger dans ce panier, a-t-il dit. C'est une façon différente d'approcher le marché, mais le service est toujours à pleine vitesse et offre toujours la meilleure expérience client.»

Au troisième trimestre, Québecor a affiché un bénéfice net de 178,5 millions $, ou 70 cents par action, en recul par rapport à 187,1 millions $, ou 80 cents par action, à la même période lors de l'exercice précédent.

L'entreprise a notamment attribué ce recul à une augmentation de sa charge d'impôt sur le bénéfice et un amortissement d'instruments financiers.

De leur côté, les revenus ont été de 1,07 milliard $, en hausse de 1,9 pour cent. Dans le secteur des télécommunications, la locomotive du conglomérat, le chiffre d'affaires a été de 876,7 millions $, en progression de 2,6 pour cent.

Abstraction faite des éléments non récurrents, le profit ajusté lié aux activités poursuivies a été de 173,8 millions $, ou 68 cents par action, comparativement à 141,5 millions $, ou 61 cents par action, il y a un an.

Cette performance trimestrielle a surpassé les attentes des analystes, qui tablaient sur un bénéfice ajusté par action de 60 cents, d'après la firme de données financières Refinitiv.

«Le nombre d'abonnés est élevé dans la téléphonie mobile alors que la société demeure concurrentielle malgré les plans de données illimitées offerts par (les autres fournisseurs)», a observé l'analyste Maher Yaghi, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

Au cours de la conférence téléphonique, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, ainsi que M. Pruneau, ont également décoché des flèches au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Pour le dirigeant de Vidéotron, les orientations des autorités réglementaires canadiennes «l'empêchent de dormir la nuit».

«Parce que je ne peux pas contrôler cela, a dit M. Pruneau. Évidemment, ce que nous voyons de la part des autorités réglementaires, y compris le CRTC, nous n'aimons pas cela.»

Vidéotron fait partie du groupe des entreprises de télécommunications qui se sont tournées vers les tribunaux dans l'espoir de faire invalider une décision de l'organisme réglementaire d'abaisser les prix que les plus petits fournisseurs internet doivent payer pour utiliser leurs réseaux.

À la Bourse de Toronto, l'action de catégorie B de Québecor a clôturé à 30,90 $, en hausse de 63 cents, ou 2,08 pour cent.

Affaires

Drake et Canopy Growth collaborent pour lancer More Life Growth

TORONTO — La société Canopy Growth fait équipe avec Drake pour lancer un producteur de cannabis autorisé basé à Toronto, More Life Growth.

En vertu de cet accord, Drake détiendra 60 pour cent du capital de More Life Growth, et Canopy Growth possédera les 40 pour cent restants.

Canopy Growth assurera toutes les opérations quotidiennes et la maintenance de l’installation de production de cannabis de More Life Growth à Toronto et conservera tous les droits de distribution du produit cultivé sur place.

Drake a accordé à More Life Growth le droit d’utiliser exclusivement certaines propriétés intellectuelles et marques pour contribuer à la croissance et à la vente de cannabis et de produits, accessoires, marchandises et articles dérivés au Canada et à l’étranger.

Le maintien des droits non canadiens après 18 mois dépendra de la réalisation de certains objectifs de performance.

Canopy Growth pourra nommer deux administrateurs au conseil d’administration de More Life Growth.

Affaires

Taxation du numérique: Commissaire européenne à la Concurrence se dit optimiste sur le projet de l'OCDE

LISBONNE — La proposition de l’OCDE sur la taxation des géants du numérique et des multinationales a permis une avancée «rapide et ambitieuse», a estimé jeudi la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

«Habituellement, il n’y a pas de quoi être optimiste quand il s’agit d’impôts […], mais en ce qui concerne la taxation du numérique, l’avancée a été rapide et assez ambitieuse au niveau de l’OCDE», a-t-elle déclaré à Lisbonne en marge du Web Summit, grand salon européen des startup et des nouvelles technologies.

Mi-octobre, les ministres des Finances du G20 réunis à Washington ont ouvert la voie à des négociations cruciales et complexes au sein de l’OCDE sur ce dossier, avec l’objectif de parvenir à un accord mondial d’ici le mois de juin.

Grâce à ce soutien, l’OCDE peut engager les discussions avec 135 États sur son «approche unifiée» présentée une semaine auparavant et qui repose sur 3 piliers déterminant le champ d’application de la taxe, ses critères et une garantie juridique pour les multinationales.

Cette proposition «a été accueillie avec pas mal d’enthousiasme, y compris en dehors de l’Europe», a estimé Margrethe Vestager, reconduite dans le nouvel exécutif bruxellois avec le portefeuille du Numérique en plus de celui de la Concurrence.

«J’espère que cela apportera (à l’OCDE) un soutien suffisant […] pour que nous puissions avoir un accord, peut-être l’année prochaine», a-t-elle ajouté.

Dans le cas contraire, la Commission «essaiera de reprendre [son] travail pour permettre une taxation à l’échelle européenne également sur les entreprises du numérique».

Selon le directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE, Pascal Saint-Amans, également présent au Web Summit, «concevoir des changements fondamentaux en si peu de temps, ce n’est pas évident et il ne faut pas se tromper».

«Mais je pense que c’est faisable parce qu’il y a tellement de pression politique que les pays veulent une solution […]. Le sujet est extrêmement politique, les gens ne veulent plus attendre», a-t-il souligné dans un entretien à l’AFP.

La taxation des géants du numérique et des multinationales constitue un enjeu majeur pour adapter la fiscalité mondiale à la numérisation de l’économie de ces dernières décennies. Elle permettrait aux États de percevoir des taxes même si les groupes ne sont pas physiquement présents sur leur territoire.

Affaires

Projet de copropriétés de 18 millions $ sur Charest Est

Un nouveau projet de Synchro immobilier poussera dans la basse-ville de Québec. Un immeuble de 12 étages abritant quelque 71 copropriétés résidentielles et deux locaux commerciaux sera érigé sur un stationnement du boulevard Charest Est, dans le quartier Saint-Roch.

«Notre objectif est de commencer les travaux le printemps prochain», annonce la directrice des ventes, Anne Julie Nadeau. Ainsi, l’érection du bâtiment de béton, d’une valeur de 18 millions $, serait terminée pour juin 2021.

L’entreprise Synchro est connue pour sa tour de bois Origine à la Pointe-aux-Lièvres. Aussi pour les deux autres lézards de sa trilogie résidentielle de la Basse-Ville : les copropriétés du Kaméléon sises sur le boulevard Charest Ouest et les logements du Gecko en construction sur Saint-Vallier Est.

Ces autres projets urbains ont guidé la création du Caïman, note Mme Nadeau. «Notre clientèle a changé beaucoup, le marché des acheteurs a changé beaucoup.» 

L’expérience aurait enseigné que les premiers acheteurs cherchent du neuf, un peu de luxe même. Mais n’ont pas nécessairement un budget pour acheter de grands appartements. Voilà pourquoi autour des trois quarts des copropriétés seront des 3 ½. «La moyenne est en bas de 200 000 $.»

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Techno

La vie privée des internautes, nouveau marché de l'économie numérique

LISBONNE — Le nombre croissant d’internautes soucieux de protéger leur vie privée et leurs données personnelles est devenu un marché incontournable, selon les lanceurs d’alerte, pionniers de l’économie numérique et jeunes entrepreneurs rassemblés au Web Summit.

«Indéniablement, nous assistons à un mouvement qui pousse les gens à vouloir reconquérir leur droit à la vie privée», déclare à l’AFP l’Irlandais Paddy Cosgrave, organisateur de cet important salon des startup et des nouvelles technologies qui se tient cette semaine à Lisbonne.

Et en conséquence, «l’offre de chiffrement individuel de chaque appareil, pour rendre tout message pianoté illisible par un tiers, est en expansion», cite-t-il en exemple.

«Il y a tout un nouveau secteur d’activité autour de l’identité numérique, la gestion des données et leur monétisation par chacun d’entre nous», affirme pour sa part l’Américaine Brittany Kaiser.

«Les gens se sentent vraiment inquiets», insiste l’ancienne responsable repentie de la société Cambridge Analytica qui, au printemps 2018, s’est retrouvée au coeur du scandale d’utilisation de données Facebook pour faire gagner le Brexit au Royaume-Uni et Donald Trump à la présidentielle américaine en 2016.

Elle a depuis créé la fondation «Own your data» («Possédez vos données») et ne cesse de dénoncer les abus d’un secteur qui fait des bénéfices de l’exploitation des données personnelles des internautes à leur insu.

«Sphère protectrice»

Lors d’une des conférences à laquelle elle participait, parmi la trentaine consacrée à cette thématique, le public semble sensible à ses arguments. À la question «les réseaux sociaux ont-ils détruit notre vie privée ?», trois quarts des participants ont répondu oui.

Brittany Kaiser admet toutefois qu’il sera «difficile» de faire que les produits et les services répondant à cette nouvelle inquiétude atteignent le seuil d’une «adoption de masse».

Mais «les minorités peuvent transformer les marchés», argumente Brendan Eich, chantre d’une «confidentialité par défaut».

Créateur d’un des langages de programmation les plus utilisés, il est venu à Lisbonne vanter les mérites de Brave, un navigateur internet censé permettre aux internautes de se protéger contre la collecte de leurs données personnelles et la publicité non désirée.

«La prise de conscience prend de l’ampleur et ne disparaîtra plus», affirme à l’AFP ce cofondateur de Mozilla, organisation à but non lucratif à l’origine du navigateur indépendant Firefox.

Présenté comme l’inventeur de la première monnaie virtuelle, David Chaum estime lui aussi que l’économie numérique traverse «un moment historique». Selon lui, «il est très difficile de régler tous les problèmes de confidentialité, mais il est nécessaire et suffisant de créer une sphère protectrice pour chaque personne».

Avec son projet Elixxir, il planche sur une application de messagerie mobile couplée à un système de paiement virtuel de type WeChat, plateforme phare du géant chinois Tencent, mais qui serait inaccessible aux gouvernements.

«Exigence de base»

Dans le sillage de ces pionniers déçus par l’évolution de l’économie numérique, le Britannique James Chance vient à 30 ans de quitter Google pour lancer sa startup yourself.online, qui propose aux internautes de retrouver des données personnelles restées publiques sans leur consentement.

«Le plus choquant, c’est l’échelle du problème, dit-il à l’AFP devant son petit stand au Web Summit. Nous trouvons des données personnelles pour 80 % des personnes qui nous sollicitent. Cela peut-être un numéro de téléphone, une adresse courriel ou une date de naissance.»

«Certaines entreprises recueillent les traces que nous laissons sur le web et les utilisent pour déterminer si quelqu’un peut obtenir un emploi ou un emprunt», affirme-t-il.

Vilipendé partout dans le monde pour ne pas assez sécuriser ses données, Facebook a promis récemment de chiffrer les conversations de sa plateforme de messagerie instantanée Messenger de bout en bout, comme l’est déjà son autre application WhatsApp.

La protection de la vie privée est devenue «une exigence de base des usagers», reconnaît Jay Sullivan, embauché l’été dernier par Facebook pour travailler chez Messenger en tant que directeur de la confidentialité et de l’intégrité.

L’époque où son nouveau patron Mark Zuckerberg pouvait affirmer crânement que la volonté de sauvegarder sa vie privée ne faisait plus partie de la «norme sociale» semble révolue. C’était il y a presque dix ans.

Affaires

L'économie mondiale accuse un endettement record

WASHINGTON — L’économie mondiale accuse un endettement record largement alimenté par le secteur privé, non sans risque, a mis en garde jeudi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

La dette mondiale des secteurs public et privé confondus a atteint le montant inédit de 188 000 milliards de dollars, soit environ 230 % du Produit intérieur brut mondial, a dévoilé la nouvelle dirigeante du Fonds monétaire international lors d’une conférence consacrée à la dette.

La dette mondiale s’est ainsi accrue de 14,6 % comparé à l’estimation d’avril 2018 du FMI (164 000 milliards).

«Le secteur privé est un des principaux moteurs de cette accumulation, qui représente actuellement près des deux tiers du niveau total de la dette», a souligné Mme Georgieva.

En outre, la dette publique des économies avancées est à des niveaux inédits depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle ajouté.

«La dette publique des marchés émergents a atteint les niveaux enregistrés lors de la crise de la dette des années 80. Et le fardeau de la dette des pays à faible revenu a fortement augmenté au cours des cinq dernières années», a-t-elle relevé.

Si les crédits bancaires et les marchés à crédits ont un rôle essentiel pour la prospérité en aidant les familles à acquérir un logement et les entreprises à investir, «un endettement élevé ne représente pas seulement un risque pour la stabilité financière, il peut être un poids pour la croissance», a-t-elle alerté.

Elle a rappelé la nécessité de s’assurer des capacités à rembourser: «cela signifie qu’il faut procéder avec prudence quand il s’agit de contracter de nouvelles dettes en se concentrant davantage sur l’attraction des investissements en actions, tels que les investissements directs étrangers, augmenter les recettes fiscales et intensifier la lutte contre la bureaucratie et la corruption».

Elle a recommandé en outre de s’assurer que les pratiques d’emprunt et de prêts sont «plus transparentes».

«Dans de nombreux pays, il est possible de renforcer de manière significative les institutions qui enregistrent, surveillent et déclarent la dette», a-t-elle dit.

Elle a enfin exhorté à «une meilleure collaboration entre les pays emprunteurs et les prêteurs».

Techno

Jeux en ligne : la Chine impose le couvre-feu pour les mineurs

PÉKIN — La Chine prend des mesures radicales pour combattre la dépendance aux jeux en ligne chez les jeunes : les moins de 18 ans se voient désormais interdire de jouer après 22 heures, selon une réglementation publiée cette semaine.

Le couvre-feu sur les jeux en ligne est applicable entre 22 h et 8 h et les mineurs ne peuvent plus s’adonner à leur passion plus de 90 minutes d’affilée par jour, selon ces directives divulguées mardi par le gouvernement central.

Objectif dans un pays devenu le premier marché mondial des jeux vidéo : mettre le holà à la dépendance précoce aux jeux électroniques, accusés de causer des troubles du sommeil ou de l’attention et de favoriser la myopie chez les accros.

Pékin impose en outre une limite aux sommes d’argent que les mineurs peuvent dépenser sur des jeux en ligne: pas plus de 200 yuans (38 $) par mois pour les moins de 16 ans et pas plus de 400 yuans pour les 16-18 ans.

Les nouvelles règles supposent que tous les joueurs utilisent leur véritable identité pour s’inscrire à des jeux en ligne, en précisant leur date de naissance et leur numéro d’identité.

Le régime communiste appelle aussi les concepteurs de jeux d’ordinateur à «modifier les contenus, fonctions ou règles» susceptibles de favoriser la dépendance chez les jeunes.

Ces mesures ne passent pas inaperçues: le mot-dièse concernant la réglementation avait enregistré jeudi plus de 210 millions de vues sur le réseau social Weibo.

«Cette annonce signifie tout simplement que les adolescents n’ont plus le droit de jouer en ligne puisque la plupart d’entre eux sont à l’école ou sur le chemin de l’école entre 6 h 30 et 22 h tous les jours», dénonçait un internaute.

Un autre disait douter de l’efficacité des mesures gouvernementales, faisant valoir qu’il est facile d’obtenir sur internet de faux numéros d’identité.

Le gouvernement chinois s’attaque depuis l’an dernier à l’industrie en plein boom des jeux vidéo: Pékin a ainsi gelé pendant de longs mois les autorisations de nouveaux titres, au grand dam des entreprises du secteur.

La thématique des jeux est également dans le collimateur, la presse étatique dénonçant volontiers leurs contenus violents ou licencieux.

Le groupe chinois Tencent, numéro un mondial du jeu en ligne, a  imposé en mars «un verrou numérique» pour limiter l’usage de certains jeux vidéo par les moins de 13 ans.

Restaurants

Un seul PFK subsiste à Québec

Il ne reste désormais qu’un seul restaurant PFK à Québec. Après trois fermetures dans la région en avril, voilà que deux autres franchises ont cessé leurs activités récemment, à Charlesbourg et à Sainte-Foy. Seul l’établissement de Vanier, situé sur le boulevard Wilfrid-Hamel, peut maintenant contenter les amateurs de poulet frit.

Une vague de fermeture affecte la chaîne depuis plusieurs années, partout dans la province. En avril, ce sont les succursales du boulevard de l’Ormière, des Galeries de la Capitale et de la route du Président-Kennedy à Lévis qui avaient fermé leurs portes. Ces derniers jours, les habitués ont eu le déplaisir de se river le nez sur des portes closes au 3309, chemin Sainte-Foy, et au 9460, boulevard Henri-Bourassa. Lors du passage du photographe du Soleil, mercredi, des ouvriers étaient déjà à pied d’œuvre pour effacer l’identité du commerce de Charlesbourg.

À l’enseigne du 581 boulevard Wilfrid-Hamel, la seule succursale encore ouverte dans la ville de Québec, l’effet de ces fermetures s’est fait sentir par un achalandage accru, ont confirmé des employés au Soleil. Des clients y étaient justement pour «donner un peu d’amour» à la chaîne, lors de notre passage. Pour l’instant, aucun signe ne pointait vers une fermeture pour le restaurant de Vanier.

Yum! Brands Canada, gestionnaire des PFK, Pizza Hut, Wing Street et Taco Bell au pays, a indiqué par courriel au Soleil que les fermetures à l’échelle de la province ont été faites dans «un effort pour revitaliser la marque PFK». «Nous sommes dans un processus de refranchisage. Notre nouveau partenaire souhaite ouvrir de 10 à 15 nouveaux restaurants dans la province au cours des prochaines années. Une somme importante sera aussi investie dans la rénovation et l’amélioration des restaurants existants durant la même période», a fait savoir Jamie Hood, directeur du développement pour PFK Canada et Yum! Brands.

Techno

Airbnb promet de vérifier ses sept millions de locations

SAN FRANCISCO — Airbnb, la plateforme de partage de logements de particuliers, a décidé de vérifier d'ici fin 2020 l'exactitude des informations concernant la totalité des 7 millions de locations proposées sur son site, après plusieurs incidents, dont une fusillade qui a fait cinq morts en Californie.

La vérification doit commencer de suite, a précisé l'un des cofondateurs de la société, Brian Chesky, dans un courriel adressé mercredi à l'ensemble du personnel. Elle devra être achevée le 15 décembre 2020.

Affaires

Agropur licencie 125 employés au Canada

La coopérative québécoise Agropur a annoncé en fin de journée mercredi qu’elle licencie 125 de ses employés dans le cadre d’une «revue organisationnelle» de ses activités canadiennes.

L’organisation affirme que sa stratégie de croissance passe par «l’optimisation de ses structures opérationnelles et de coûts».

Ces licenciements devraient également permettre, selon l’entreprise, d’investir dans son développement.

Cette annonce survient après que la coopérative eut annoncé la fermeture de son usine de crème glacée de Lachute, dans les Laurentides, en août 2020, qui compte 177 employés, et le départ à la retraite de son chef de la direction, Robert Coallier.

Il sera remplacé par Émile Cordeau.

L’entreprise compte 8800 employés dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 6,7 milliards $ l’an dernier.

Techno

La Californie veut forcer Facebook à la transparence

SAN FRANCISCO — Le procureur général de Californie a saisi la justice mercredi pour qu’elle oblige Facebook à fournir des documents requis dans le cadre d’une enquête sur ses pratiques en matière de respect de la vie privée, alors que l’étau se resserre sur le géant des réseaux sociaux.

«En un an et demi, nous avons émis sept requêtes pour obtenir des documents et réponses de la part de Facebook», a expliqué Xavier Becerra lors d’une conférence de presse.

Mais la réponse de l’entreprise a été «largement inappropriée», selon le procureur, qui lui reproche notamment de n’avoir «ni fourni, ni même cherché, les courriels de Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg [respectivement numéros un et deux du groupe]» liés à l’enquête.

«Il ne nous reste pas d’autre choix que de demander au tribunal de forcer Facebook à répondre de façon adéquate à nos injonctions», a indiqué M. Becerra.

«Nous avons pleinement coopéré avec l’enquête de l’État de Californie. À ce stade, nous avons fourni des milliers de pages de réponses écrites et des centaines de milliers de documents», a réagi Will Castleberry, un vice-président de Facebook.

La Californie a commencé à s’intéresser à Facebook au printemps 2018, après la révélation du scandale de Cambridge Analytica.

Cette firme britannique a récupéré les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook pour mener des campagnes de manipulation politique, notamment aux États-Unis pendant la présidentielle de 2016.

«Lentement»

En juin 2018, la Californie avait envoyé à la plateforme une première série de requêtes, à laquelle le groupe a «lentement répondu, prenant plus d’un an» pour fournir les documents nécessaires.

En juin 2019, l’État américain a formulé une deuxième série de questions, notamment sur les réglages du réseau en termes d’accès aux données pour les applications tierces (celles qui proposent à leurs utilisateurs de se connecter via leur compte Facebook).

«Nous avons aussi demandé à connaître les communications entre les dirigeants du groupe sur la nécessité d’inspecter l’accès des développeurs à des données d’usagers [...], la relation entre les dépenses publicitaires et l’accès aux données, et la mise en place de nouvelles règles sur la vie privée», a précisé Xavier Becerra.

Le procureur veut déterminer si Facebook a enfreint la loi californienne, «notamment en trompant les utilisateurs et en déguisant ses pratiques sur la vie privée».

«Ce sont des accusations graves quand on considère toutes les informations que nous remettons à Facebook au quotidien», a-t-il ajouté, avant de rappeler que sept adultes américains sur dix utilisaient Facebook, dont les trois quarts tous les jours.

«Plus de contrôle»

Le magistrat compte sur la nouvelle loi californienne sur la vie privée pour donner plus de pouvoir aux usagers, au moins dans cet État.

Le «California Consumer Privacy Act», qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020, exige notamment que les entreprises rendent public les types de données qu’elles collectent et permettent aux consommateurs de refuser à ce qu’elles soient utilisées à des fins commerciales.

«Les consommateurs californiens auront plus de pouvoir et de contrôle sur leurs données», a affirmé M. Becerra. «Les Européens ont une loi similaire, mais aux États-Unis, aucun autre État n’offre ce niveau de protection en matière d’utilisation d’Internet».

Facebook et d’autres géants de la tech, dont Google, sont également dans le viseur de plusieurs enquêtes menées par les États américains et certaines autorités fédérales — ministère de la Justice et FTC, l’autorité américaine de régulation des communications.

Ils s’inquiètent du pouvoir important qu’ils ont acquis dans les communications et de leur façon de gérer les données personnelles.

Facebook a ainsi été condamné fin juillet à une amende record de 5 milliards de dollars par la FTC pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs.

Le géant des technologies a multiplié ses efforts pour regagner la confiance des utilisateurs et des autorités.

Affaires

Une attaque contre des employés de la minière québécoise Semafo au Burkina Faso fait plusieurs morts

Des travailleurs du producteur d’or québécois Semafo ont une fois de plus fait l’objet d’une attaque au Burkina Faso, mercredi, qui s’est soldée par la mort d’au moins 37 personnes en plus de faire 60 blessés.

Cet événement meurtrier est survenu à environ 40 kilomètres de la mine de Boungou, un des deux sites exploités par la compagnie dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, lorsqu’un convoi de cinq autobus accompagné d’une escorte militaire s’est retrouvé dans une embuscade.

Le véhicule militaire qui se trouvait à l’avant aurait heurté un engin explosif. À la suite de la déflagration, le reste du convoi a été la cible de coups de feu par des «individus armés non identifiés», selon un communiqué signé par le gouverneur de la région de l’est, le colonel Saïdou Sanou.

«Un ratissage des forces de défense et de sécurité est en cours dans la zone», a-t-il souligné.

À la Bourse de Toronto, la nouvelle a fait dégringoler le titre de Semafo, qui a abandonné 44 cents, ou environ 11 %, pour clôturer à 3,49 $.

Site «sécuritaire»

«Le site de la mine Boungou demeure sécuritaire et nos opérations n’ont pas été affectées, a indiqué Semafo, dans un communiqué. Nous travaillons activement avec toutes les autorités concernées afin d’assurer la santé et la sécurité de nos employés, entrepreneurs et fournisseurs.»

Personne n’était disponible du côté de l’entreprise en fin d’après-midi pour fournir d’autres détails. On ignorait l’origine des victimes.

Établie à Montréal, Semafo, qui compte 1200 salariés, dont 85 expatriés, à ses sites de Mana et Boungou, avait déjà été confrontée à des enjeux de sécurité dans le passé sur des routes menant à ses installations. Cela avait incité la minière à déployer des mesures supplémentaires — comme le transport de ses employés non burkinabés par hélicoptère — pour assurer la sécurité de son personnel.

«Jusqu’à présent, nous n’avons pas de rapport concernant des citoyens canadiens affectés par l’incident», a écrit une porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Angela Savard, dans un courriel envoyé à La Presse canadienne, dans lequel elle «condamne fermement l’attaque».

Violences

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso est le théâtre de violences attribuées à des mouvements djihadistes. Lundi, cinq gendarmes et au moins cinq autres civils avaient perdu la vie à la suite d’une attaque survenue dans le nord du pays, à proximité de la frontière avec le Mali.

En août 2018, un employé de Semafo ainsi qu’un sous-traitant avaient notamment été tués lorsque l’autobus transportant des travailleurs avait été ciblé par des bandits et cinq gendarmes avaient perdu la vie lors d’une autre attaque quelques jours plus tôt.

Puis, en décembre 2018, le producteur d’or avait indiqué que les forces de sécurité gouvernementales avaient été la cible d’une attaque sur une route située à environ 40 kilomètres de sa mine de Boungou, ce qui avait coûté la vie à cinq personnes.

Semafo n’est pas la seule minière canadienne à être présente au Burkina Faso. Iamgold et Roxgold emploient respectivement 2200 et 800 salariés dans ce pays.

Affaires

Déversement: l’oléoduc Keystone reste fermé jusqu’à ce qu’un correctif soit apporté

BISMARK, Dakota du Nord - Les autorités de réglementation fédérales ont ordonné la fermeture de l’oléoduc Keystone jusqu’à ce que son propriétaire prenne des mesures correctives pour déterminer la cause d’une fuite de pétrole estimée à 1,4 million de litres dans le nord-est du Dakota du Nord.

L’administration de la sécurité des pipelines et des matières dangereuses a publié cet ordre, mardi, à TC Énergie, de Calgary. Le déversement du pipeline, qui touche une région d’environ 2090 mètres carrés près d’Edinburg, dans le comté de Walsh, a été découvert il y a une semaine.

L’oléoduc est fermé depuis le 29 octobre. Il est conçu pour transporter du pétrole brut en Saskatchewan et au Manitoba, ainsi que dans le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas et le Missouri, en direction des raffineries de Patoka, dans l’Illinois, et de Cushing, en Oklahoma.

En vertu de l’ordre, la société devra envoyer la partie affectée du pipeline en acier de 76 centimètres à un laboratoire indépendant pour y subir des tests. TC Énergie devra également élaborer un plan de redémarrage de la ligne et de restauration.

TC Énergie, anciennement connue sous le nom de TransCanada, a indiqué dans un communiqué qu’elle prévoyait de faire excaver la partie endommagée du pipeline d’ici la fin de la semaine.

La société a précisé qu’environ 200 personnes travaillaient sur le site 24 heures sur 24 et «se concentraient sur les activités de nettoyage et de remise en état».

«Nous continuons de surveiller la qualité de l’air autour du site et des environs tout au long du nettoyage», a affirmé l’entreprise.

Karl Rockeman, directeur de la division de la qualité de l’eau du Dakota du Nord, a indiqué mercredi qu’environ 954 000 litres de pétrole brut avaient été récupérés.

M. Rockeman a ajouté que certaines zones humides avaient été touchées, mais aucune source d’eau potable.

TC Énergie cherche à construire son projet Keystone XL évalué à 8 milliards $ US, qui acheminerait le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries du Texas. La proposition du pipeline Keystone XL fait face à l’opposition de groupes de personnes qui craignent des dommages environnementaux.