Affaires

Les syndiqués de TVA rejettent l’offre patronale

Les syndiqués de TVA à Montréal ont rejeté par une faible majorité l’offre de leur employeur alors qu’ils étaient réunis mercredi soir en assemblée générale, à l’aube du déclenchement d’une possible d’une grève.

Ils se sont prononcés dans une proportion de 51,4 % contre l’offre globale et finale déposée mardi par la direction à ses 830 travailleurs, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.

Ceux-ci sont tant des journalistes que des techniciens, caméramans, monteurs, réalisateurs, employés de bureau et autres, qui travaillent à Montréal.

Les syndiqués se sont déjà dotés d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à compter du 22 septembre, soit samedi.

Par voie de communiqué, le syndicat affirme souhaiter retourner à la table de négociation immédiatement.

«Il y a moyen d’éviter un conflit, estime le SCFP. Nous pensons qu’une entente est à notre portée. On attend l’appel du côté patronal.»

Recours aux briseurs de grève

Les syndiqués demandent d’ores et déjà aux partis politiques de ne pas collaborer avec la station ni de franchir des lignes de piquetage si un conflit de travail éclate durant la présente campagne électorale.

Ils soulignent que le travail serait alors effectué par des cadres, mais également par des travailleurs de remplacement, aussi appelés briseurs de grève.

La pratique est interdite par le Code du travail du Québec, mais autorisée par le Code canadien du travail qui régit les employés des stations télévision, un secteur d’activité fédéral.

«On demande aux politiciens de respecter les valeurs du Québec et de ne pas encourager une pratique antisyndicale», a déclaré le conseiller syndical Réal Leboeuf.

Le coeur du litige porte sur la protection des emplois, et non sur les salaires. Le SCFP veut contrer les abolitions de postes et le transfert des emplois de TVA vers d’autres filiales de TVA ou de Québecor, comme les studios Mel’s.

La direction de TVA se défend d’agir ainsi lorsqu’elle a la capacité de faire le travail à l’interne. Elle affirme que la convention collective actuelle lui permet de recourir à des producteurs indépendants lorsque cela n’entraîne pas de mises à pied.

Auto

L’ Audi e-tron chargé à 80 % en 30 minutes, oui, mais…

Audi a procédé au dévoilement officiel de son VUS 100 % électrique, l’e-tron. Le constructeur fait état de la possibilité de charger 80 % de la batterie en 30 minutes, si elle est vide.

Oui, mais recharger les 80 % de la grosse batterie de l’e-tron — 95 kWh — ne se fera pas en 30 minutes, surtout avec les bornes du Circuit électrique d’Hydro-Québec, comme on a pu lire dans certains médias. Simple question de mathématiques.

Affaires

McDonald’s épargné malgré ses astuces fiscales

BRUXELLES — L’Union européenne (UE) a jugé légal mercredi le traitement fiscal avantageux accordé par le Luxembourg à McDonald’s, épargnant ainsi le roi du Big Mac, contrairement à d’autres géants américains, comme Apple, condamnés à rembourser des impôts non payés.

La Commission européenne, la gardienne de la concurrence dans l’UE, a ainsi mis fin, sans prendre de sanctions, à une enquête ouverte en décembre 2015.

Elle a «conclu que l’absence d’imposition de certains bénéfices de McDonald’s au Luxembourg n’a pas entraîné d’aide d’État illégale, étant donné qu’elle était conforme à la législation fiscale nationale et à la convention sur les doubles impositions entre le Luxembourg et les États-Unis».

«Le Luxembourg n’a pas enfreint les règles», a-t-elle conclu.

«La Commission a manqué une occasion de s’attaquer à McDonald’s», a regretté l’ONG britannique de lutte contre la pauvreté War on Want, à l’origine de la plainte, début 2015, avec trois fédérations syndicales internationales, qui avait débouché sur cette enquête.

L’ONG et les syndicats avaient accusé le géant de la restauration rapide d’avoir mis au point une stratégie d’optimisation fiscale qui lui aurait permis d’éviter de payer environ un 1,5 milliard $ d’impôts entre 2009 et 2013 en Europe.

Selon l’enquête de la Commission, McDonald’s a transféré au Luxembourg certains bénéfices réalisés en Europe, avant d’expliquer au Grand-Duché que ces revenus ne pouvaient pas être soumis à l’impôt, car ils seraient taxés aux États-Unis.

Mais cela n’a pas été le cas, permettant au groupe de bénéficier au final d’une double non-imposition.

En rendant sa décision mercredi, la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a convenu que «McDonald’s n’avait payé aucun impôt sur les bénéfices en cause — ce qui n’était pas conforme au principe d’équité fiscale».

«C’est pourquoi nous accueillons avec une grande satisfaction le fait que le Luxembourg prenne des mesures législatives pour remédier au problème qui s’est posé dans cette affaire et éviter que de tels cas ne se reproduisent à l’avenir», a poursuivi Mme Vestager, surnommée «Tax Lady» par le président américain Donald Trump, justement pour avoir sanctionné de nombreux groupes américains en raison de leurs combines fiscales illégales.  

Affaires

De nouveaux systèmes de paye pour remplacer Phénix testés sous peu

OTTAWA — Les essais de prototypes pour remplacer le système de rémunération problématique du gouvernement fédéral commenceront dans quelques semaines. Il n’y a toutefois pas encore de date fixée pour le lancement complet d’un nouveau logiciel, a déclaré mercredi le ministre chargé de trouver une solution de rechange à Phénix.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a déclaré qu’il espérait avoir une meilleure idée d’ici le début de 2019 du nouveau système de paye qui sera utilisé.

Mais le gouvernement ne veut pas répéter les erreurs du passé en procédant au remplacement trop rapidement, a ajouté M. Brison lors d’une conférence de presse à Ottawa, mercredi.

Tout nouveau système qui remplacera Phénix devra être entièrement testé et les employés devront être correctement formés pour le faire fonctionner avant son lancement officiel, a-t-il précisé.

L’un des plus grands syndicats fédéraux de la fonction publique, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, a demandé au gouvernement d’accélérer ses efforts pour trouver des solutions de rechange à Phénix. Les libéraux ont prévu 16 millions $ à cet effet dans leur plus récent budget.

Phénix a causé d’énormes complications à plus de la moitié des fonctionnaires fédéraux du pays, qui ont été surpayés, sous-payés ou pas payés du tout.

M. Brison a dit ignorer combien coûtera le nouveau système de paye.

Selon les estimations, Phénix aura coûté plus d’un milliard de dollars aux contribuables, ce qui comprend le démarrage initial du système et les mesures adoptées depuis pour tenter de résoudre ses problèmes.

Le gouvernement libéral continue d’être empêtré dans l’imbroglio causé par Phénix. Le Centre des services de paye de la fonction publique de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, comptait 313 000 fichiers de paye en surplus de sa charge de travail normale en date de 22 août, selon les derniers chiffres disponibles. Le mois précédent, on en dénombrait 316 000.

Affaires

Premier Tech mise sur le numérique

Jusqu’à maintenant, Premier Tech n’avait démontré aucun appétit (ou presque) pour des acquisitions dans le domaine numérique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Elle vient d’avaler l’entreprise Manevco Management, située à Bromont, au Québec.

«Notre planification stratégique sur l’horizon 2023 a identifié les aspects numériques comme étant au cœur du futur de Premier Tech», avance Jean Bélanger, président et chef de l’exploitation. «L’acquisition de Manevco vient s’ajouter à la création récente de notre unité d’affaires Premier Tech Digital et agira comme un moteur de la transformation numérique de nos offres et produits dans nos divers métiers et segments de marchés», poursuit-il.

Les 25 employés de Manevco Management, qui conserveront leur chaise à Bromont, viennent s’ajouter à la famille Premier Tech qui compte maintenant 4500 travailleurs, dont 1300 sont en poste au siège social de Rivière-du-Loup. Son personnel est réparti  dans 25 pays.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.

Spécialisée dans la conception et l’implantation de solutions connectées, Manevco Management brasse des affaires au Québec, aux États-Unis, en Europe, en Afrique du Nord et en Asie. Le produit phare de cette entreprise permet de suivre et de documenter en temps réel la transformation en usine des matières premières en produits finis.

Affaires

Une tour de 12 étages dans Lebourgneuf

Le promoteur immobilier de Montréal, le Groupe Brivia, débarque dans la capitale. Il réalisera en collaboration avec le Groupe Bolduc la construction d’une tour de 12 étages dans le secteur de Lebourgneuf.

L’édifice de 219 appartements sera construit à proximité de l’autoroute Laurentienne, au 7615, rue des Métis. La première pelletée de terre a été réalisée, mercredi. 

Le bâtiment possèdera une salle d’entraînement, une piscine intérieure, un lounge et un stationnement intérieur. 

«Nous sommes fiers de réaliser notre premier projet immobilier dans la région de Québec en partenariat avec le Groupe Bolduc», a déclaré dans un communiqué Kheng Ly, président du Groupe Brivia. «Le marché immobilier de la région de Québec est en bonne santé et très prometteur, particulièrement dans des secteurs vibrants comme celui de Lebourgneuf qui proposent une offre commerciale et résidentielle riche et variée», poursuit-il. 

Les locataires pourront emménager à partir de l’automne 2019. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé. Les plans seront présentés à la population au cours des prochaines semaines. 

Du côté de Montréal, le Groupe Brivia est entre autres derrière l’imposant projet YUL Condominiums, qui comprend notamment deux tours de 38 étages et plus de 800 unités.

Affaires

Cineplex: des effets de neige et de parfum dans les salles de cinéma

TORONTO — Cineplex a annoncé mardi avoir signé une entente avec la compagnie de cinéma immersif CJ 4DPLEX pour implanter la technologie 4DX dans 13 de ses salles de cinéma.

Grâce à cet accord avec l’entreprise de Séoul, Cineplex pourra offrir pour la première fois les effets de mouvement, de vent, de brouillard, de pluie, d’éclair, de neige, de bulles, de vibrations et de parfum de 4DX dans les salles de cinéma de certains marchés à l’extérieur de Toronto.

Cineplex a indiqué qu’elle identifierait les villes qui profiteront de la technologie 4DX dans les mois à venir, mais qu’elle s’intéressait notamment aux villes comme Montréal et Vancouver.

Le Scotiabank Theatre Chinook de Cineplex, à Calgary, sera l’un des premiers à être équipé de cette technologie.

L’entente avec CJ 4DPLEX survient quelques jours après que Cineplex a annoncé son partenariat avec la société de technologie VRstudios pour l’implantation d’entre 30 et 40 installations de réalité virtuelle au Canada.

La société a récemment fait pression pour diversifier ses activités au-delà des salles de cinéma afin de lutter contre la volatilité du box-office, les services de visionnement en continu, dont Netflix, et la baisse de l’achalandage.

Techno

Facebook accusé de discrimination dans la diffusion d’offres d’emploi

WASHINGTON — Facebook est accusé aux États-Unis de discrimination, en raison de son système de publicité qui permet de diffuser des offres d’emploi ciblées selon le genre ou l’âge, a-t-on appris mercredi.

Une plainte a notamment été déposée mardi par la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), au nom de trois femmes en recherche d’emploi et d’un groupe de «milliers» d’utilisateurs représentés par des syndicats.

Selon eux, certaines offres d’emploi de la plateforme de Facebook sont diffusées uniquement auprès de jeunes hommes, ce qui prive les femmes de la possibilité de postuler à des emplois de conductrice de poids lourd par exemple, ou de mécanicienne, mais excluent également des hommes plus âgés.

Dix sociétés qui utilisent la plateforme sont également visées par la plainte qui accuse donc Facebook de laisser les employeurs faire des publicités basées sur le genre et l’âge, ce qui est illégal aux États-Unis.

«Je ne devrais pas être privée de l’opportunité de voir une offre d’emploi juste parce que je suis une femme», a déploré Bobbi Spees, l’une des trois femmes citées dans la plainte.

Le porte-parole de Facebook Joe Osborne a assuré dans un communiqué à CNNMoney que la société ne tolérait aucune discrimination.

«C’est strictement interdit par nos politiques et l’an dernier nous avons renforcé nos systèmes pour les protéger de mauvais usages», a-t-il ajouté.

Cadre marketing 

L’ACLU a concédé que les plateformes en ligne comme Facebook ne sont en général pas responsables du contenu publié par des tiers.

«Mais, dans ce cas, Facebook fait davantage que simplement publier du contenu créé par d’autres. Il a construit l’architecture de ce cadre marketing discriminant, l’a mis en place, a encouragé les employeurs à l’utiliser et fourni le service de publicité», estime l’association.

Le ministère américain du Logement a accusé en août Facebook d’enfreindre la loi en laissant des agences immobilières ou des propriétaires utiliser son système de publicité ciblée de manière à exclure certains acheteurs ou locataires potentiels.

Le plus gros réseau social au monde avait alors supprimé 5.000 options de son programme de publicité ciblée, afin d’empêcher la discrimination raciale ou religieuse.

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Affaires

Demande d’action collective contre la Banque CIBC

TORONTO — Une action collective au sujet des commissions de suivi versées à des courtiers exécutants pour des fonds communs de placement a été proposée contre la Banque CIBC et la Compagnie Trust CIBC.

La poursuite allègue que les investisseurs qui détiennent les fonds communs de placement par l’entremise de firmes de courtage réduit n’ont obtenu aucune valeur pour les commissions de suivi qu’ils ont payées.

Les allégations n’ont pas été prouvées devant un tribunal.

L’affaire déposée par Siskinds LLP et Bates Barristers PC réclame une indemnisation pour ces investisseurs.

Les avocats de Siskinds et de Bates ont déjà déposé deux cas semblables liés à des commissions de suivi pour des fonds communs de placement vendus par l’intermédiaire de firmes de courtage réduit.

Les sociétés ont proposé des actions collectives contre Gestion d’actifs 1832, de la Banque Scotia, ainsi qu’une autre contre Gestion de placements TD, fiduciaire et gestionnaire des fonds communs de placement TD.

Affaires

ALENA: les États-Unis jettent du lest

WASHINGTON - Les États-Unis ont renoncé à leurs demandes controversées d’inclure des clauses «Buy American» pour les lucratifs marchés publics dans le cadre de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), a appris La Presse canadienne.

Le Mexique et le Canada se félicitent chacun de leur fermeté face au plan des États-Unis, qui aurait limité la capacité de leur pays respectif à soumissionner pour de précieux projets d’infrastructure du gouvernement américain.

Plusieurs sources, qui se sont exprimées sous le couvert de l’anonymat, ont cité les revendications concurrentes des deux pays comme un exemple de l’animosité qui a surgi entre le Canada et le Mexique depuis que le gouvernement mexicain a conclu sa propre entente de principe sur l’ALENA avec l’administration Trump le mois dernier.

Le Canada et les États-Unis tentent de renégocier leur partie du pacte commercial entre les trois pays, mais les principaux points de blocage tels que les produits laitiers, le règlement des différends et la culture demeurent.

Le Canada a reconnu que le Mexique avait fait des concessions importantes dans son accord avec les États-Unis sur les automobiles et avait permis des augmentations salariales importantes pour les travailleurs de l’automobile mexicains.

Mais des sources affirment que le Mexique a pesé le plus lourd dans la balance pour amener les Américains à renoncer à leur souhait de limiter la capacité des entreprises canadiennes et mexicaines à soumissionner pour des projets d’infrastructure américains, tout en favorisant un meilleur accès des entreprises américaines aux marchés publics canadiens et mexicains.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait savoir mercredi à Ottawa que le Canada en voulait plus de ses partenaires de négociation avant de signer un nouvel ALENA.

Il a estimé que le gouvernement avait exprimé très clairement son intérêt pour ce qui pourrait être une bonne affaire pour le Canada, mais qu’un certain nombre de choses devraient bouger avant d’y arriver. Le premier ministre canadien a dit espérer voir cette progression.

Freeland de retour à Washington

De son côté, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland était de nouveau à Washington mercredi pour poursuivre les discussions sur l’ALENA.

Mme Freeland est arrivée dans la capitale américaine mardi, alors qu’un des principaux alliés du président Donald Trump au sein du Congrès indiquait clairement que certains législateurs américains commencent à en avoir assez de ce qu’ils considèrent être l’intransigeance du Canada.

Le représentant Steve Scalise, un républicain de la Louisiane, a mis en garde contre une «frustration croissante» face à ce qu’il a appelé «les tactiques de négociations» du Canada.

Des observateurs précisent que le Congrès souhaite que le Canada fasse partie d’un accord commercial tripartite, mais pas nécessairement au prix de l’entente préliminaire conclue avec le Mexique. Cette entente doit être approuvée par le Congrès avant le 1er décembre, puisque le nouveau gouvernement mexicain qui prendra le pouvoir à cette date a exprimé certaines réserves à son égard.

Le Canada, pendant ce temps, résiste aux échéanciers que tente de lui imposer l’administration Trump pour en venir à une entente - tout d’abord la fin août, puis maintenant la fin septembre.

Tandis que le Canada préconisait une formulation de l’ALENA visant à renforcer la protection du travail et l’égalité entre les sexes, les négociations d’ensemble auraient bloqué en raison de l’insistance du Canada pour que l’accord prévoie un mécanisme indépendant de règlement des différends.

Justin Trudeau a également promis de protéger le système canadien de gestion de l’offre des produits laitiers et de la volaille contre les demandes américaines visant à accroître l’accès de ses agriculteurs au marché laitier canadien. Selon des sources proches des discussions, le Canada aurait offert des concessions limitées sur l’accès au marché, tout en protégeant le système lui-même.Il a estimé que le gouvernement avait exprimé très clairement son intérêt pour ce qui pourrait être une bonne affaire pour le Canada, mais qu’un certain nombre de choses devraient bouger avant d’y arriver.

Gardez votre calme...

Par ailleurs, des photos, publiées sur Twitter et prises à l’aéroport d’Ottawa mardi soir, montre la chef de la diplomatie arborant ce T-shirt alors qu’elle va prendre son avion pour Washington.

«C’est un cadeau de ses enfants! Elle le porte tout le temps», a confirmé son porte-parole Adam Austen, joint par l’AFP.

Le message, «Keep Calm and Negotiate NAFTA», est un énième détournement humoristique d’un slogan placardé sur des affiches par le gouvernement britannique en 1939, «Keep calm and carry on», («Gardez votre calme et continuez») pour préparer la population à d’éventuelles attaques aériennes allemandes au début de la Seconde guerre mondiale.

Les médias canadiens ont immédiatement vu dans ce T-shirt un message subliminal: le Canada n’est pas prêt à céder aux pressions de l’administration Trump.

Mercredi matin, peu avant la reprise des négociations avec le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer, prévues en fin de matinée, Mme Freeland arborait une tenue plus classique: robe noire et collier de perles.

La renégociation pour moderniser l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui lie depuis 1994 les économies américaine, canadienne et mexicaine, a été imposée en août 2017 par le président américain Donald Trump, qui considère ce traité comme «le pire» de l’histoire pour avoir détruit des emplois américains, notamment dans le secteur automobile.

Les discussions entre Ottawa et Washington achoppent notamment sur la protection du secteur laitier canadien et sur le dispositif de règlement des litiges commerciaux (dit chapitre 19), tous deux remis en question par l’administration Trump.