Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Affaires

Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
La semaine dernière, le bœuf haché extra-maigre était offert à 3,88 $ la livre chez Super C, alors que le même produit coûtait 6,99 $ pour la même quantité chez IGA. Et la semaine suivante, les prix reviendront à la normale chez ces deux détaillants et un autre offrira la livre de bœuf haché extra-maigre à prix réduit. Comment sont-ils déterminés, ces rabais?

La réponse est loin d’être simple, selon Sylvain Charlebois, économiste et professeur titulaire à la Faculté en management et en agriculture de l’Université Dalhousie, à Halifax, interrogé par Le Soleil. Surtout avec plus de 39 000 produits vendus en moyenne dans les épiceries.

«C’est une dynamique assez imposante qui dépend des détaillants et du temps de l’année. Il y a beaucoup de négociation entre les distributeurs et les détaillants», dit-il.

Il confirme que la meilleure stratégie pour les consommateurs est d’être à l’affût des rabais que les chaînes d’alimentation consentent à leurs clients. Et de ne pas se gêner de ne pas aller toujours à la même chaîne d’alimentation pour faire son épicerie.

Par ailleurs, plusieurs chaînes d’alimentation ont une politique de prix par laquelle elles s’engagent à égaler les prix de leurs concurrents. Par contre, certains détaillants veulent s’en défaire, comme Walmart qui mettra fin à cette pratique le 15 octobre.

«C’est là où arrive la stratégie des circulaires. Et surtout au Québec, on maîtrise assez bien cet art-là! Si, par exemple, un détaillant veut vendre des côtelettes de porc à tant de la livre, il va les mettre dans le coin en haut en première page de la circulaire. Et dans les grandes chaînes d’alimentation, on est en mesure de mesurer la demande, de savoir combien de livres ou de kilos on va être en mesure de vendre», ajoute-t-il.

Un entrepôt de jeux de société prend la place du Tomas Tam

Le Mag

Un entrepôt de jeux de société prend la place du Tomas Tam

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
LE MAG / On sait maintenant qui prendra la place du restaurant Tomas Tam du boulevard Pierre-Bertrand, forcé de fermer ses portes à la mi-août en raison de «défis imposés par le contexte économique actuel».

C’est la boutique de jeux La Revanche, bien connue dans le quartier Saint-Roch, qui occupera désormais une partie des locaux laissés vacants pour y installer un entrepôt de plus de 6000 jeux de société et casse-têtes en plus d’un point de ramassage permanent et d’une boutique éphémère pour la période des Fêtes.

Le jeudi 8 octobre, la boutique-café-pub ludique du boulevard Charest ouvrira sa deuxième succursale dans ce nouvel espace d’environ 2000 pieds carrés. On s’affaire déjà à préparer le déménagement des nombreuses boîtes de jeux rangées dans le volumineux entrepôt qui se cachait jusqu’ici derrière son adresse actuelle.

«Pour nous, ce sera un second point de vente plus accessible à la clientèle. On sera proche de l’autoroute et des bureaux. Les gens pourront s’arrêter chez nous en rentrant du boulot, explique le copropriétaire Dany Simard. On sera activé bien à temps pour la période des Fêtes. Les portes de notre entrepôt seront ouvertes à tous. Les gens seront surpris de voir à quel point on a du stock!»

À LIRE : Le restaurant Tomas Tam de Pierre-Bertrand ferme ses portes

La clientèle pourra commander en ligne et aller récupérer jeux et casse-têtes sur place. Quant à la boutique éphémère, il est possible qu’elle perdure au-delà du temps des Fêtes : «peut-être, on verra», indique l’homme d’affaires.

Que les habitués se rassurent, le commerce du boulevard Charest — ouvert en 2014 et agrandi en 2016 — ne ferme pas pour autant. Le magasin (qui contient plus de 1000 jeux) et le café-pub poursuivront leurs activités. Les commandes en ligne pourraient toutefois accuser quelques jours de retard pendant le sprint du déménagement, un délai dont les clients seront avisés au moment de l’achat.

«La vente en ligne nous a sauvés»

On le sait, la crise liée à la COVID-19 a fait mal à bien des commerçants. Toutefois, les magasins de jeux de société bien implantés sur Internet ont réussi à tirer leur épingle du jeu, du moins en partie. C’est que les règles de confinement et de distanciation sociale se seraient avérées propices au divertissement de table.

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«Les jeux de société ont carrément explosé. On a noté une très grosse augmentation pendant le confinement, surtout au printemps, dit M. Simard. Le boum du printemps nous a permis de tripler notre inventaire. Encore aujourd’hui, on garde une bonne croissance. Tout ça grâce au Web. On peut facilement dire que la vente en ligne nous a sauvés.»

D’ailleurs, La Revanche a récemment remis à jour son site Internet — lancé en 2018 —, ajoutant quelques fonctionnalités supplémentaires tout en revoyant la place donnée aux images et à certains renseignements utiles.

Adresse : 325, rue Marais, à Québec.

Info : boutique.larevanche.ca

Plaisirs Gourmets: propulsé par le mouvement d’achat local [PHOTOS ET VIDÉO]

En avant, en région

Plaisirs Gourmets: propulsé par le mouvement d’achat local [PHOTOS ET VIDÉO]

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Initiative de journalisme local - Le Soleil
EN AVANT, EN RÉGION / NEUVILLE — Plus de peur que de mal pour Plaisirs Gourmets, un grossiste spécialisé en fromages artisanaux. Malgré la crise, l’entreprise connaît une croissance fulgurante. Une exception à la règle, pourrait-on croire. «On a été propulsé par le mouvement d’achat local», lance la présidente, Nancy Portelance.

Mme Portelance nous accueille dans les bureaux de l’entreprise. Une chaise sur deux est vide. «Ça ne paraît pas, mais ça fourmille», nous assure-t-elle. La moitié de ses employés sont en télétravail.

Depuis mars, aucune mise à pied n’est survenue, grâce surtout aux aides gouvernementales, souligne-t-elle.

Car le chiffre d’affaires du mois d’avril se montrait très, très inquiétant. Une baisse de 40 % par rapport à l’an passé. En plus de l’inventaire dans l’entrepôt qui s’accumulait.

Mme Portelance a aussitôt pris le téléphone et contacté ses 16 fournisseurs, des fromagers artisans situés aux quatre coins de la province, des Îles-de-la-Madeleine jusqu’en Estrie.

Mot d’ordre : Ralentir la production.

Plus précisément, Mme Portelance a demandé aux fromagers d’orienter leur production vers des fromages à pâte ferme, dont l’affinage est plus long. «Il fallait qu’ils sécurisent leur inventaire, un peu comme s’ils faisaient un placement.»

Pour écouler ses inventaires, Plaisirs Gourmets a également mis en place une boutique éphémère sur sa plateforme Web avec des promotions.

Mais ce ralentissement de la production s’est vite retourné contre eux, pour le meilleur.

Une relance inespérée

La panique a été de courte durée. La saison touristique estivale arrivée, les commandes sont reparties, voire, ont explosé. «On avait même de la difficulté à répondre à la demande», se souvient Mme Portelance.

Malgré le contexte économique actuel, les chiffres de l’entreprise sont excellents. Pour juillet et août, Mme Portelance note une hausse réelle de la demande de 30 %, bien que Plaisirs Gourmets n’ait pu répondre qu’au tiers de cette hausse. En raison des limites de capacité pour certains producteurs, mais aussi, de certains fromages produits en quantité moindre en raison de l’incertitude printanière.

Une hausse qu’elle attribue à deux facteurs : le mouvement d’achat local et le désir des consommateurs de se «faire plaisir». «Normalement, les gens font plus de sorties et de voyages. Mais là, une partie de leur budget a été réorienté vers des choix de consommation différents.»

Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

Affaires

Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le premier trimestre de l’année financière en cours s’est soldé par un déficit d’environ 4,9 milliards $ pour l’État québécois, alors que la pandémie de COVID-19 a engendré d’importantes dépenses et fait plonger les revenus puisque l’économie tournait au ralenti.

Ce montant, qui figure dans le Rapport mensuel des opérations financières pour la période d’avril à juin, dévoilé vendredi en fin d’après-midi, tient compte d’un versement de 589 millions $ au Fonds des générations - un outil visant à réduire la dette de la province. Le manque à gagner est de 4,3 milliards $ en excluant cette somme.

À la même période l’an dernier, un surplus de 824 millions $, après versement au Fonds des générations, avait été dégagé. La crise sanitaire provoquée par la propagation du nouveau coronavirus est venue tout chambouler. Ainsi, au premier trimestre, Québec a vu ses revenus consolidés fléchir à 25,4 milliards $, en baisse de 11 % par rapport à il y a un an.

Toutes les catégories figurant dans le tableau des revenus autonomes - les recettes qui ne sont pas générées par les entreprises du gouvernement - ont affiché des baisses. Les reculs les plus importants ont été observés du côté de l’impôt des sociétés (-33,7 %) et des taxes à la consommation (-26,2 %).

Les revenus des sociétés d’État ont plongé d’environ 60 % pour s’établir à 372 millions $ étant donné que la pandémie a provoqué de nombreuses fermetures temporaires de casinos, salons de jeux et de points de vente exploités par Loto-Québec. La baisse de la consommation d’énergie dans la province et le recul des prix à l’exportation figurent parmi les éléments ayant affecté Hydro-Québec.

À l’inverse, les dépenses de portefeuille ont bondi de 11 %, à 27,8 milliards $, stimulées essentiellement par un bond de 21,3 % du côté de la santé et des services sociaux, qui ont été fortement sollicités dans le contexte de la pandémie.

Québec a toutefois vu les transferts fédéraux grimper de 15,6 %, à 6,8 milliards $, entre autres grâce aux sommes liées à la santé.

Pour l’exercice en cours, le gouvernement Legault table sur un déficit de 14,9 milliards $, qui tient compte sur une provision de 4 milliards $ visant à faire face aux besoins provoqués par une deuxième vague du nombre d’infections à la COVID-19. Québec se tournera vers la réserve de stabilisation pour équilibrer le budget.

Économie: «une chaîne de valeur» qui doit innover, dit Investissement Québec  

Affaires

Économie: «une chaîne de valeur» qui doit innover, dit Investissement Québec  

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Alors que le gouvernement Legault réitérait plus tôt cette semaine sa volonté d’accélérer de certains projets d’infrastructure, Investissement Québec s’engage aussi dans la relance économique. «Passez dès maintenant à l'action», incite l'initiative Productivité innovation lancée vendredi pour améliorer la compétitivité et accélérer la croissance des entreprises d’ici.

Numérisation, automatisation, robotisation et intelligence artificielle font désormais partie du paysage technologique. «Passer dès maintenant à l’action», encourage Investissement Québec pour accroître la productivité des entreprises et les rendre plus compétitives, notamment dans cette reprise graduelle des marchés post-pandémie.

La crise aura eu du positif chez les entreprises, croit le président-directeur général d’Investissement Québec, Guy LeBlanc. Les difficultés économiques liées à la pandémie rencontrées au cours des derniers mois pourraient les inciter à se lancer dans la modernisation. «La plupart des compagnies pensaient qu'elles devaient passer par l'innovation, aujourd'hui c'est clair que c'est absolument nécessaire, c'est une question de survie.»

L’initiative Productivité innovation est une nouvelle mouture de l’Initiative manufacturière qui existe depuis 2016. Le programme faisait alors appel uniquement aux entreprises du secteur manufacturier avait permis de financer à hauteur de 2,4 milliards $ plus de 1000 projets soumis. Au total, 8 milliards de dollars ont été investis dans la transformation de joueurs manufacturiers, contribuant à «rattraper le retard» du Québec dans son niveau de productivité, estime Guy LeBlanc, président-directeur général d’Investissement Québec.

Une meilleure maîtrise des technologies constitue le premier critère de différenciation des entreprises à succès à travers le monde, et ce, dans tous les secteurs d'activités, estime l’organisation. Ainsi, avec le nouveau plan d’action, peu importe leur secteur d’activité, de la construction au commerce de détail en passant par le transport et les services de gestion des déchets, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprise de toutes les régions de la province sont invités à soumettre des projets.

«Comme les manufacturiers oeuvrent en interconnexion avec une foule d’autres entreprises, l’initiative interpellera aussi les entreprises des secteurs qui gravitent autour du manufacturier et qui vivent des enjeux similaires », explique-t-on.

«[L’économie] c’est une chaîne de valeur, on ne peut pas s’attaquer à un maillon de la chaîne. On doit en couvrir l’ensemble […] il n’y a pas de secteur qu’on va ignorer», précise M. LeBlanc. La cible de financement est fixée à 2,4 milliards de dollars d’ici 2024, mais pourrait être excédée.

Le Québec doit, pour arriver à être concurrentiel, augmenter ses exportations pour compétitionner sur les marchés mondiaux tout en réduisant ses importations «dans des secteurs où on pense qu’on peut être productifs», estime le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon. Pour l’instant, ajoute-t-il, une douzaine de ces secteurs d’activité ont été identifiés par le gouvernement provincial.

Accompagnement

L’enjeu pour des entrepreneurs qui souhaitent entamer un virage vers l’innovation, remarque Investissement Québec, n’est pas le financement, mais plutôt le manque de ressources pour les aider à y arriver. Des prêts d’un montant minimal de 50 000$ sont offerts aux entreprises pour financer leurs projets et l’accompagnement sera au cœur de la démarche, laisse entendre M. LeBlanc, par le biais de forums d’échanges virtuels et d’un soutien technologique personnalisé entre autres.

Étranglées, les compagnies aériennes jouent la carte des prix bas

COVID-19

Étranglées, les compagnies aériennes jouent la carte des prix bas

Sonia Wolf
Agence France-Presse
PARIS — Les compagnies aériennes, étranglées par la crise de la COVID-19 et les incertitudes qui pèsent sur son évolution, jouent la carte des prix bas pour attirer des passagers déboussolés, dans un contexte de reprise du trafic plus lente que prévu.

Avec des caisses vidées par des semaines de confinement et les fermetures de frontières qui ont cloué leur flotte au sol, les compagnies veulent voir les passagers revenir au plus vite dans les avions, et déploient une panoplie de mesures sanitaires pour les rassurer et affichant des prix alléchants pour faire craquer les réticents.

Depuis juin, les avions ont fait un retour timide dans le ciel européen avec un trafic plus solide en juillet, porté par les vacances estivales, qui a plafonné en août et tend à repartir légèrement à la baisse en septembre (-54 % sur les trois premières semaines), selon les données d’Eurocontrol qui se dit plutôt pessimiste pour octobre par rapport au scénario de reprise envisagé au printemps (une baisse de 57 % contre -30 % prévus en avril).

Selon une étude du cabinet d’analyse sur le tourisme ForwardKeys publiée jeudi et portant sur les prix des billets au départ de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Grande-Bretagne vers les quatre principales destinations d’Europe du sud — la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne —, les prix ont été inférieurs de 15 % en août à ceux de la même période l’an dernier.

Les prix les plus bas ont été relevés sur les liaisons entre le Royaume-Uni et la Grèce, avec -35% par rapport à 2019.

Les vols entre la Grande-Bretagne vers l’Italie ou l’Espagne, d’Allemagne vers la Grèce ou le Portugal ou encore de France vers la Grèce ou des Pays-Bas vers l’Espagne ont vu les prix tomber de 25 % par rapport à l’an dernier, constate Forward Keys.

Ne pas rester les bras croisés

Seuls les vols en partance d’Allemagne pour l’Italie, un marché d’où les compagnies à bas coûts s’étaient retirées massivement, ont atteint des tarifs élevés, selon la même source.

Les prix bas «stimulent le trafic» et «à un moment donné on ne peut pas rester les bras croisés, espérer que tout ira bien et compter sur les politiques», expliquait début septembre à l’AFP Eddie Wilson, PDG de Ryanair D.A.C. alors que la compagnie venait de lancer une vente «flash» de billets à prix cassés.

Jeudi, la low-cost irlandaise a lancé une nouvelle campagne de promotion.

«Il faut inciter nos voyageurs à reprendre l’avion et le prix est un facteur», a confirmé dans un entretien à l’AFP Reginald Otten, directeur général adjoint de la compagnie britannique easyJet.

Mais au-delà des prix bas, il s’agit aussi pour les compagnies de se concentrer sur les routes les plus rentables, ajoute-t-il.

Un choix compliqué quand les autorités de ces destinations phares mettent en place des restrictions allant de la fermeture des frontières jusqu’au placement en quarantaine des arrivants en passant par des tests, difficiles à obtenir.

Les compagnies répondent à l’effondrement du trafic «avec les outils qu’elles ont sous la main : réduire les capacités et faire des offres promotionnelles, mais elles n’ont aucun contrôle sur l’évolution de la pandémie et sur les politiques de restriction de circulation», estime Olivier Ponti, vice-président de ForwardKeys.

«L’effet du prix attractif sera donc limité, surtout que les consommateurs restent inquiets quant à l’interruption de leurs projets et au remboursement rapide des billets en cas d’annulation», ajoute-t-il.

Et à plus long terme, «il y aura peut-être un peu moins de volumes pendant un certain temps, peut-être moins d’opérateurs — parce que la crise est extrêmement profonde pour les opérateurs, pour l’industrie- et donc il y aura aussi probablement une hausse du prix des billets d’avion», notait il y a quelques jours le ministre français délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

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Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

Agence France-Presse
NEW YORK — Le fabricant automobile allemand BMW a été mis à l’amende jeudi par le gendarme boursier américain, la SEC, à hauteur de 18 millions de dollars, pour avoir artificiellement gonflé ses ventes dans le but de séduire des investisseurs.

Il est reproché à la filiale nord-américaine du groupe d’avoir fourni des informations fausses et trompeuses au moment d’émissions obligataires d’un montant total de 18 milliards de dollars, a détaillé dans un communiqué la Securities and Exchange Commission (SEC). 

De 2015 à 2019, BMW a falsifié ses chiffres de ventes en utilisant une réserve de voitures qu’elle ne déclarait pas, sauf quand il en avait besoin pour atteindre ses objectifs

Le groupe allemand a également fait état de ventes fictives de véhicules et a ajusté ses ventes réalisées en 2015 et 2017. 

«Les entreprises qui utilisent les marchés américains pour des augmentations de capital ont l’obligation de fournir aux investisseurs des informations fiables», a déclaré une responsable de la SEC, Stephanie Avakian, citée dans le communiqué. 

«À travers la diffusion répétée d’informations frauduleuses, BMW a induit les investisseurs en erreur sur ses ventes au détail aux États-Unis et sur la demande des clients pour les véhicules BMW sur le marché américain tout en levant des capitaux aux États-Unis», a-t-elle fustigé. 

BMW s’est dit «heureux» de résoudre ce litige et a fait remarquer, dans une déclaration transmise à l’AFP, que la SEC l’avait félicité pour sa coopération dans le cadre de l’enquête.  

«Une grande partie des faits montrés du doigt […] se sont produits il y a plus de trois ans», a déclaré le groupe allemand. «Il n’y a aucune allégation ni conclusion sur une faute intentionnelle de BMW».

Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

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Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

Tara Deschamps
La Presse Canadienne
OTTAWA — Le gouvernement libéral a dévoilé un plan pour encadrer les géants de la technologie dans son discours du Trône cette semaine, mais des experts estiment qu’encore plusieurs éléments devraient y être intégrés.

Dans le discours prononcé mercredi, le gouvernement a signalé qu’il voulait lutter contre l’évasion fiscale des géants du numérique, s’assurer que leurs revenus sont partagés plus équitablement avec les créateurs canadiens et obliger les entreprises de technologie à contribuer à la création, à la production et à la distribution de contenu canadien. 

«Les géants du web empochent l’argent des Canadiens et imposent leurs propres priorités», affirmait le discours du Trône du gouvernement. «Les choses doivent changer et elles vont changer.» 

Les références à la technologie dans le discours du Trône surviennent alors que les géants internationaux de ce secteur — notamment Facebook, Google, Apple, Twitter et Netflix — engrangeant des dizaines de milliards de dollars chaque année depuis au moins une décennie, tout en évitant les réglementations en matière de fiscalité, de concurrence et de gouvernance et en faisant pression sur les médias canadiens et les revenus des créateurs. 

Alors que de nombreux experts ont convenu jeudi de la nécessité de réglementer davantage ces entreprises, ils pensent que les priorités du gouvernement pourraient nécessiter quelques ajustements. 

«C’est assez peu développé et cela ressemble plus à des idées générales avec un peu de rhétorique», a estimé Dwayne Winseck, directeur du Canadian Media Concentration Research Project (Projet de recherche sur la concentration des médias canadiens). 

M. Winseck n’a aucun problème avec la volonté du gouvernement de s’attaquer à l’évasion fiscale ou à la taxation des services de visionnement numérique en continu comme Disney+ ou Netflix, puisqu’il estime que cela aurait dû être fait « depuis longtemps » et que cela pouvait rapporter de l’argent. 

Cependant, il aimerait que le gouvernement examine certaines des mesures envisagées par l’Australie. 

Le pays a appliqué un code de conduite pour s’assurer que les entreprises de technologie n’utilisaient pas leur pouvoir significatif pour réduire la concurrence dans les médias et la publicité et envisage également une loi pour forcer les géants de la technologie à payer les entreprises de médias pour le contenu hébergé sur leurs plateformes d’ici le début octobre. 

Facebook a indiqué qu’il pourrait bloquer le contenu du pays plutôt que de se plier à la nouvelle loi et de respecter le code de conduite. 

M. Winseck n’est pas d’accord avec toutes les propositions de l’Australie, mais il apprécie que le plan demande aux géants d’informer à l’avance les entreprises utilisant leur technologie avant de changer leurs algorithmes et de modifier les modèles commerciaux, tout en soulignant la domination de Google et Facebook sur le marché de la publicité. 

«La reconnaissance de l’important pouvoir de marché dans certains secteurs de l’économie des médias, je crois, est vraiment une bonne chose, qui est attendue depuis longtemps», a-t-il dit, ajoutant que ce n’était pas une mauvaise idée pour le Canada. 

Interrogé sur le discours du Trône, Facebook a indiqué jeudi à La Presse canadienne, dans un courriel, qu’elle se félicitait de toute nouvelle réglementation qui « soutienne l’innovation, la libre expression et l’économie numérique ». 

Pendant ce temps, Google a indiqué à La Presse canadienne qu’il envoyait ses utilisateurs vers des sites d’actualités 24 milliards de fois par mois et que les actualités représentaient environ 1,5 % du total des requêtes sur l’offre de recherche de Google au Canada. 

Google a généré environ 9 millions de revenus grâce aux clics sur les publicités par l’entremise de requêtes liées à l’actualité et a précisé qu’il se conformait à toutes les lois fiscales en vigueur. Il s’est aussi dit enthousiaste à l’idée d’explorer de nouvelles façons de soutenir l’écosystème des médias et des créateurs canadiens. 

Le porte-parole de Twitter Canada, Cam Gordon, a expliqué que son entreprise ne commentait pas le discours du Trône, mais Netflix Canada a indiqué qu’elle était « déterminée à être un bon partenaire » et qu’elle se réjouissait « de travailler avec le gouvernement sur cette question à mesure qu’il fera progresser la législation ». 

Gestion des données d’utilisateurs

Selon le directeur général de l’économie numérique du Center for International Governance Innovation, Bob Fay, le gouvernement devrait réfléchir à ce qu’il peut faire pour contrer la façon dont les géants de la technologie obtiennent les données des consommateurs, les agrègent et les utilisent pour s’assurer des positions bien établies sur le marché et difficiles à contester. 

Pour contrer ces positions, M. Fay croit que le gouvernement pourrait exiger que les utilisateurs des plateformes obtiennent plus de contrôle sur les informations qu’ils fournissent aux entreprises technologiques et pourrait même empêcher les géants de fonctionner selon leurs propres règles. 

«Honnêtement, je ne peux pas comprendre la situation où nous leur permettons simplement de se gouverner eux-mêmes. Je pense qu’il est maintenant temps que les gouvernements agissent», a affirmé M. Fay. 

Le fondateur de BlackBerry et président du Conseil des innovateurs canadiens, Jim Balsillie, a fait valoir dans un courriel à La Presse canadienne que le pays avait besoin de mettre à jour ses règles fiscales, mais que l’accent devrait d’abord être mis sur la distinction entre l’évasion fiscale et les stratégies fiscales. 

«Les entreprises technologiques canadiennes à forte croissance utilisent les options d’achat d’actions comme un élément clé de leurs stratégies de rémunération dans la guerre mondiale pour les meilleurs talents technologiques», a-t-il affirmé. 

«Le fait de limiter leur capacité à rivaliser avec leurs homologues dans le monde n’entraînera que de mauvais résultats économiques pour le Canada, alors j’espère que le gouvernement n’utilisera pas un instrument brutal sur ce front.»

Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

Affaires

Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

Agence France-Presse
NEW YORK — Amazon a annoncé jeudi le lancement de Luna, sa plateforme de jeux vidéo à la demande qui permettra aux joueurs d’accéder directement à leurs titres préférés via le nuage (informatique à distance) sur l’appareil de leur choix.

Avec ce nouveau service, le groupe de Jeff Bezos entend rivaliser, dans un marché évalué à plusieurs milliards de dollars, avec Google, qui a lancé sa propre plateforme de jeux vidéo dématérialisés en novembre, Stadia, et Microsoft, qui a récemment ajouté le service Cloud Gaming pour les abonnés de sa bibliothèque de jeux en ligne.

Deux abonnements ont été annoncés : un forfait Luna+, avec un prix de départ de 5,99 dollars par mois, donnant notamment accès à un nombre illimité d’heures de jeu et un vaste catalogue de titres ainsi qu’une chaîne Ubisoft, en partenariat avec l’éditeur français de jeux vidéo, dont le prix n’a pas encore été dévoilé.

À titre de comparaison, l’abonnement Stadia Pro de Google coûte 9,99 dollars par mois et le Xbox Game Pass Ultimate, qui inclut la plateforme de jeux à distance de Microsoft, est facturé 14,99 dollars par mois.

Une manette Luna sera commercialisée pour 49,99 dollars. Elle sera directement compatible avec un PC, un Mac ou une Fire TV ainsi qu’avec des applications pour iPhone et iPad et, ultérieurement, pour Android.

«Nous avons créé Luna pour qu’il soit facile de jouer à des jeux excellents sur les appareils que les clients possèdent déjà et qu’ils aiment», a déclaré dans un communiqué Marc Whitten, vice-président chez Amazon responsable des services et des produits de divertissement.

«C’est le Jour un pour Luna-nous sommes impatiens de travailler avec les joueurs, les streamers et des éditeurs comme Ubisoft et Remedy Entertainement pour bâtir une expérience de jeu formidable pour tout le monde», a ajouté M. Whitten.

L’accès en avant-première à la nouvelle plateforme d’Amazon n’est pour l’heure disponible que sur invitation pour les clients américains.

Luna sera opéré grâce à Amazon Web Services (AWS), le titanesque service de «cloud» du groupe de Seattle, leader sur ce marché.

Le service intégrera par ailleurs Twitch, la populaire plateforme de streaming de parties de jeux vidéo d’Amazon.

L’automatisation des entreprises menace davantage l'emploi des femmes

Affaires

L’automatisation des entreprises menace davantage l'emploi des femmes

La Presse Canadienne
OTTAWA — Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de voir leur emploi affecté par l’automatisation, selon une étude de Statistique Canada.

«La pandémie de COVID-19 pourrait accélérer l’implantation de nouvelles technologies, car les entreprises pourraient vouloir rendre la production et la livraison de leurs biens, de même que la prestation de leurs services, plus souples à l’avenir», a souligné l’agence fédérale dans un rapport publié jeudi. 

Les résultats s’appuient sur les données de l’Étude longitudinale et internationale des adultes réalisée en 2016, soit bien avant la pandémie qui a obligé les entreprises à fermer leurs portes et a fait grimper le chômage. 

«Alors que les travailleurs qualifiés pourraient devenir plus productifs en complétant les tâches exécutées grâce aux nouvelles technologies ou en travaillant directement avec elles, d’autres pourraient avoir besoin de se perfectionner», a ajouté Statistique Canada. 

Dans tous les cas, les emplois peuvent être transformés, les robots et les algorithmes informatiques prenant le relais de tâches routinières non cognitives, tandis que les humains se spécialisent davantage dans les tâches cognitives non routinières. 

L’étude, décrite par l’agence comme la première à examiner en détail le risque de transformation des emplois liée à l’automatisation, a révélé que les changements risquaient d’affecter les femmes et les hommes différemment, en fonction des tâches qu’ils accomplissent et de leur automatisation. 

Les hommes et les femmes étaient tout aussi susceptibles de faire face à un risque élevé de transformation professionnelle liée à l’automatisation, dans une proportion de 11 %. Cependant, 44 % des femmes étaient susceptibles d’être exposées à un risque modéré à élevé, contre près de 35 % des hommes. 

Un risque élevé est défini comme une probabilité de 70 % ou plus, tandis qu’un risque modéré à élevé est de 50 % ou plus. 

Dans l’ensemble, l’écart demeurait à peu près le même lorsque l’on comparait les femmes et les hommes ayant des caractéristiques similaires, comme l’âge, le niveau de scolarité, l’industrie et la profession. 

Cependant, plusieurs caractéristiques étaient associées à un risque accru d’automatisation — être âgé de 55 ans ou plus, ne pas avoir de diplôme d’études postsecondaires, avoir de faibles niveaux de compétence en littératie ou en numératie, être né au Canada, avoir une incapacité, être un travailleur à temps partiel, ne pas être syndiqué et être employé dans une petite ou moyenne entreprise. 

Les hommes âgés de 55 ans ou plus étaient également moins susceptibles de courir un risque modéré à élevé que les femmes du même groupe d’âge. En effet, 34 % des hommes de ce groupe étaient dans cette situation, contre 59 % des femmes. 

En outre, 76 % des femmes sans diplôme d’études postsecondaires étaient confrontées au risque d’automatisation, contre 60 % des hommes, a précisé l’agence fédérale dans son rapport. 

Les femmes handicapées qui n’étaient pas syndiquées ou qui travaillaient dans une entreprise de 10 employés ou moins étaient également plus susceptibles que leurs homologues masculins de faire face à un risque modéré à élevé de transformation de leur emploi en raison de l’automatisation. 

Selon Statistique Canada, les différences pourraient indiquer que les femmes et les hommes exécutent des tâches différentes qui ne sont pas prises en compte dans les données. 

Des recherches antérieures ont déjà révélé que les femmes étaient plus susceptibles de déclarer accomplir des tâches répétitives que les hommes exerçant la même profession, de sorte qu’il est possible qu’elles courent un risque accru de transformation de leur emploi en raison de l’automatisation. 

Malgré les risques, il existe plusieurs raisons — notamment financières et juridiques — pour lesquelles les employeurs ne peuvent pas remplacer immédiatement les humains par des robots. 

«Par conséquent, un risque élevé d’automatisation ne signifie pas nécessairement un risque élevé de perte d’emploi.»

L'incertitude entourant l'Halloween pourrait effrayer les acheteurs de bonbons

Affaires

L'incertitude entourant l'Halloween pourrait effrayer les acheteurs de bonbons

Brett Bundale
La Presse Canadienne
HALIFAX - Une soirée d'Halloween qui tombe à la fois un samedi et une nuit de pleine lune serait normalement idéale pour les ventes de bonbons, de costumes et de décoration.

Mais des experts craignent que la hausse des cas de COVID-19 puisse jeter un mauvais sort sur les réjouissances, freinant la demande pour des produits qui génèrent généralement des marges bénéficiaires intéressantes pour les détaillants, des épiciers aux magasins éphémères spécialisés.

Expansion et construction pour la Distillerie du St. Laurent

L'Est du Québec

Expansion et construction pour la Distillerie du St. Laurent

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Distillerie du St. Laurent franchit une nouvelle étape de son développement en amorçant la construction d’une nouvelle distillerie située en bord de mer dans le secteur de Pointe-au-Père à Rimouski. Selon les plans conçus par l’Atelier Pierre Thibault de Québec, le nouveau bâtiment sera construit au coût de 9,5 millions$. À terme, le projet permettra l’embauche de 25 nouveaux employés.

Le projet permettra à l’entreprise rimouskoise de tripler sa capacité de production, tout en améliorant la qualité d’accueil de ses visiteurs. Un chai de vieillissement, un café-bar avec terrasse, un espace de dégustation et une boutique s’ajouteront aux installations de production. 

«Les murs de l’entrepôt à barils étant perméables, les spiritueux en vieillissement seront fortement influencés par l’air salin du large et les variations de températures extrêmes du Québec», explique le cofondateur de la Distillerie du St. Laurent, Jean-François Cloutier. Il s’agira, selon celui qui se définit comme étant le «capitaine de la production», d’une innovation qui contribuera au désir «d’embouteiller notre terroir».

Faire rayonner la région

«C’est notre volonté de développer et de faire rayonner la région qui nous motive à aller de l’avant avec ce projet d’expansion, fait valoir le cofondateur et «amiral de la marque», Joël Pelletier. On sait que le Bas-Saint-Laurent est le plus grand producteur d’orge au Québec et l’un des plus importants producteurs de sirop d’érable. Avec ces nouvelles installations, on se donne les moyens de faire de notre région l’épicentre de la production de whisky et d’acérum au Québec.»

La Distillerie du St. Laurent, qui a été l’une des premières à s’inscrire dans le mouvement des spiritueux artisanaux du Québec, produit notamment le Gin St. Laurent, infusé à la laminaire, une algue cueillie dans le Saint-Laurent. Ses produits sont distribués dans plus de douze pays. 

Deux employés de Shopify congédiés en lien avec un vol de données des clients

Affaires

Deux employés de Shopify congédiés en lien avec un vol de données des clients

La Presse Canadienne
OTTAWA — Shopify Inc. affirme avoir licencié deux employés «malhonnêtes» impliqués dans un stratagème visant à obtenir illégalement des dossiers liés à certains de ses marchands.

La porte-parole de la société, Rebecca Feigelsohn, a confirmé leur congédiement dans un courriel adressé à La Presse canadienne mercredi, un jour après que l'entreprise établie à Ottawa a révélé cette fuite de données.

Shopify a précisé dans son message que les employés en question n'avaient plus accès à son réseau. Le dossier a été transmis aux forces de l'ordre et l'entreprise collaborera avec la police fédérale américaine (FBI) pour l'enquête.

Les données des clients auxquelles les employés ont accédé sont liées à moins de 200 marchands, que Shopify a refusé d'identifier, mais qui ont été informés de la situation, selon l'entreprise.

Les données volées comprennent des informations de base telles que des adresses courriel, des noms et des adresses, ainsi que des détails sur les produits et services achetés.

Shopify assure que les numéros complets de cartes bancaires et d'autres informations personnelles ou financières sensibles n'ont pas été compromis. L'entreprise affirme aussi ne pas avoir trouvé de preuve que les données subtilisées aient été utilisées à des fins frauduleuses.

Shopify a précisé que l'incident n'était pas le résultat d'une vulnérabilité technique de sa plateforme et a souligné que la grande majorité de ses clients n'étaient pas touchés par cet incident.

Les géants du web acceptent de réguler les contenus haineux

Affaires

Les géants du web acceptent de réguler les contenus haineux

Daniel Hoffman
Agence France-Presse
WASHINGTON — Après des campagnes de boycott, les grands réseaux sociaux ont conclu mercredi un accord avec les annonceurs pour combattre les discours haineux en ligne mais des experts le jugent «insuffisant» pour réduire les contenus nocifs.

Le texte a été signé entre, d’une part, Facebook, Twitter et YouTube et, de l’autre, la Fédération mondiale des annonceurs (WFA), un réseau qui dit représenter 90 % des dépenses publicitaires planétaires.

Il porte sur l’adoption d’un ensemble commun de définitions précisant ce qui relève des discours haineux et d’autres contenus préjudiciables, sur le développement de critères permettant de détecter les discours haineux; sur l’établissement d’une surveillance indépendante; et sur le déploiement d’outils pour ne pas afficher de publicités sur ces contenus litigieux, a affirmé la WFA dans un communiqué.

Définir correctement ce que sont les discours haineux en ligne permettra, selon la WFA, d’éviter que chaque plateforme utilise ses propres critères, ce qui rend difficile pour les entreprises de décider où placer leurs publicités.

«Être responsable est notre priorité numéro un et nous nous engageons à travailler avec l’industrie publicitaire pour créer un écosystème numérique plus soutenable et plus sain pour tout le monde», a affirmé Debbie Weinstein responsable des solutions globales chez YouTube.

«Il s’agit d’un jalon important pour reconstruire la confiance en ligne», a pour sa part commenté Luis Di Como, vice-président exécutif des médias mondiaux chez le groupe agroalimentaire Unilever, un important annonceur.

«Bien que le changement ne se produise pas du jour au lendemain, aujourd’hui marque une étape importante dans la bonne direction», a-t-il poursuivi.

«Bien qu’il s’agisse de premiers pas et que de nombreux détails doivent encore être résolus, nous saluons l’annonce d’aujourd’hui des plateformes de réseaux sociaux, qui se sont enfin engagées à surveiller et à contrôler les contenus haineux», a réagi Jonathan Greenblatt, le président de la Ligue anti-diffamation (ADL).

M. Greenblatt a ajouté que ces engagements devraient être suivis d’effets «pour s’assurer qu’ils ne sont pas le genre de promesses creuses que nous avons vu trop souvent de la part de Facebook.»

«Pas suffisant»

L’annonce de cette entente intervient après une campagne d’ampleur contre la diffusion de messages haineux et de désinformation sur les grandes plateformes Internet, souvent accusées de laxisme.

En juillet, plus de 1000 entreprises, y compris des marques grand public comme Adidas, Levi’s ou Coca-Cola, avaient suspendu leur publicité sur Facebook dans le cadre de la campagne #StopHateForProfit («Arrêtons la haine au service du profit»), affirmant que le géant des médias sociaux devait agir davantage.

Et plus tôt ce mois-ci, plusieurs célébrités — dont Kim Kardashian, Leonardo DiCaprio et Katy Perry — ont cessé d’utiliser Facebook et Instagram pendant 24 heures, pour faire passer un message similaire.

Pour leur part, Facebook et les autres plateformes ne cessent de marteler leur volonté de ne pas véhiculer de discours de haine sur leurs pages et communiquent fréquemment pour faire part de leur activisme face aux comptes jugés violents ou manipulateurs.

La Ligue antidiffamation (ADL) a assuré qu’elle continuerait de faire pression sur les grands réseaux sociaux afin que des changements réels aient lieu au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

Toutefois, pour Jennifer Grygiel, qui enseigne la communication à l’université de Syracuse, «ce nouvel accord n’est pas suffisant pour réduire les risques sociétaux que posent les plateformes.»

L’universitaire note notamment que les plateformes refusent de prendre des mesures radicales contre la diffusion de contenus liés au terrorisme ou au suicide pourtant «considérés de manière universelle comme nocifs.»

«Il faudrait que les entreprises de réseaux sociaux s’engagent de manière collective dans l’autorégulation à la manière de ce que fait l’industrie publicitaire», ajoute Jennyfer Grygiel, qui juge «nécessaire que Facebook, Twitter et YouTube s’intéressent à autre chose que de générer des profits grâce à leurs clients.»

«Tout le monde est d'avis que GNL-Québec apporterait énormément» dit le gouvernement

Affaires

«Tout le monde est d'avis que GNL-Québec apporterait énormément» dit le gouvernement

Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
«Tout le monde est d'avis» que le projet controversé de GNL-Québec «peut apporter énormément pour l'économie des régions», selon le gouvernement Legault.

Les consultations sur l'impact environnemental de cette usine de liquéfaction de gaz naturel sont actuellement en cours au Saguenay, mais les caquistes ont ainsi déjà tranché.

Le premier ministre François Legault avait déjà exprimé son appui au projet, tout en ajoutant qu'il était sujet à l'acceptabilité sociale. Mercredi cependant, la ministre déléguée au Développement économique des régions, Marie-Ève Proulx, a affirmé que GNL-Québec faisait l'unanimité.

«Tout le monde est d'avis que ça peut apporter énormément pour l'économie des régions, a-t-elle déclaré en Chambre. Je suis d'avis qu'il faut arriver à diversifier notre économie, mais ce projet-là est un projet porteur pour l'avenir du Québec.»

Jean Coutu: 700 travailleurs de l'entrepôt à Varennes en grève pour 24 heures

Affaires

Jean Coutu: 700 travailleurs de l'entrepôt à Varennes en grève pour 24 heures

Jessica Beauplat
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — En négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les 700 travailleurs et travailleuses de l'entrepôt central de Jean Coutu à Varennes ont déclenché une grève de 24 heures pour faire pression sur leur employeur.

Le syndicat demande notamment que l'on tienne compte de l'ancienneté dans l'attribution de certaines tâches et de nouvelles responsabilités. Il revendique aussi plus de formation pour soutenir l'avancement professionnel.

La présidente du syndicat, Audrey Benoit, a précisé que la question salariale n'a pas encore été discutée entre les parties.

Un conciliateur a été nommé au dossier le printemps dernier.

Le syndicat critique notamment le fait que des salariés permanents doivent travailler la fin de semaine.

L'employeur, de son côté, s'est dit déçu du recours à la grève, alors que les discussions avaient connu des progrès, selon lui. «Nous sommes déçus de la décision du syndicat de déclencher la grève alors que nous avons déjà acquiescé à de nombreuses demandes et que le syndicat est essentiellement resté sur ses positions», a énoncé le Groupe Jean Coutu dans un communiqué.

L'employeur souligne que «leurs conditions de travail se comparent avantageusement à celles de l'ensemble des concurrents».

Sagami investit 20 M$ pour des tomates bio et son siège social

Affaires

Sagami investit 20 M$ pour des tomates bio et son siège social

La Presse Canadienne
MIRABEL — Les Serres Sagami ont annoncé mercredi un investissement de 20 millions $ pour procéder à la phase 2 de leurs installations de Mirabel, où seront cultivées des tomates, ainsi que pour refaire à neuf leur siège social.

L'investissement devrait entraîner la création de 50 emplois et ajouter quatre hectares de culture biologique à la production du propriétaire des marques Savoura et Savoura Bio.

Les tomates, cultivées selon la norme canadienne encadrant la réglementation biologique, seront destinées à l'approvisionnement des marchés québécois, canadien et nord-américain, a précisé la société dans un communiqué.

L'entreprise serricole, spécialisée dans la culture de tomates, de concombres et de fraises, avait annoncé la semaine dernière un partenariat avec Nexolia qui entraînera la production de 1800 tonnes de tomates par année sur trois hectares à Chapais, dans le Nord-du-Québec.

Discours du Trône: des mesures pour favoriser les véhicules zéro émission

Auto

Discours du Trône: des mesures pour favoriser les véhicules zéro émission

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Le gouvernement du Canada veut rendre les véhicules zéro émission plus abordables et favoriser le déploiement des réseaux de recharge pour les véhicules électriques. Voici une des mesures entendues dans le discours du Trône, rédigé par le bureau du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et prononcé par la gouverneure générale, Julie Payette.

Selon ce discours, Ottawa compte favoriser la fabrication des véhicules électriques et de batteries, en créant notamment un fonds des énergies propres et en réduisant les impôts pour les entreprises fabricant des technologies propres.

Le spécialiste du paiement électronique montréalais Nuvei fait une entrée record en bourse

Techno

Le spécialiste du paiement électronique montréalais Nuvei fait une entrée record en bourse

Tara Deschamps
La Presse Canadienne
TORONTO - Le spécialiste des solutions de paiements Nuvei a conclu le plus important premier appel public à l’épargne jamais réalisé par une société du secteur technologique à la Bourse de Toronto, au cours duquel un produit brut de 805 millions $ US a été mobilisé.

La société montréalaise a obtenu 730 millions $ US dans le cadre de l’opération, tandis que son actionnaire Novacap a touché 75 millions $ US, en offrant plus de 30 millions d’actions à droit de vote subalterne au prix de 26 $ US par action.

Nuvei espérait initialement mobiliser 600 millions $ US, mais cet objectif a continué à croître avec l’intérêt pour l’entreprise. La souscription à l’offre initiale a été supérieure de 20 % aux attentes, puis les 14 preneurs fermes ont acheté plus de quatre millions d’actions au moyen des options d’achat d’actions dont ils disposaient.

Le premier appel public à l’épargne (PAPE) survient 17 ans après la fondation de l’entreprise par Philip Fayer, alors qu’il était à la recherche d’options de paiement pour une autre entreprise dans laquelle il était impliqué.

M. Fayer a indiqué à La Presse Canadienne qu’il ne s’était jamais donné pour objectif d’établir un record avec son PAPE, mais qu’il était ravi que cela se soit produit.

«Les gens vont trouver cela fou, mais j’étais en ligne le lendemain matin, à 6h, comme je le suis tous les jours», dit-il.

«J’aime toujours vivre tourné vers l’avenir, pas le passé (...). Je suis plus enthousiasmé par ce qui s’en vient que par ce qui est passé.»

Selon lui, un PAPE est une bonne façon de récompenser les employés pour leur travail acharné, avec les 100 000 $ en options d’achat d’actions qui leur ont été octroyées, et de constituer des capitaux pour de futures fusions et acquisitions - la pierre angulaire de la stratégie de l’entreprise.

Nuvei a finalisé en août son acquisition, pour 889 millions $, d’une société de paiement britannique et est en train d’acheter Smart2Pay, une entreprise néerlandaise spécialisée dans les paiements.

David Lewin, associé principal de Novacap, s’est dit satisfait de l’entrée en Bourse de Nuvei et souhaite que sa stratégie actuelle demeure.

«Ce que j’espère, c’est un peu plus la même chose, parce que nous avons tellement d’occasions devant nous (...) si nous continuons simplement à aller de l’avant», a-t-il affirmé.

La pandémie

M. Lewin surveille attentivement l’entreprise en raison de la pandémie de COVID-19, qui a accéléré la transition vers le commerce électronique et créé un buzz autour des valeurs technologiques.

La pandémie a vu Shopify, établie à Ottawa, dépasser la société la mieux valorisée au pays, la Banque Royale, sur le parquet torontois.

L’entreprise montréalaise de technologie Lightspeed POS a également réussi récemment à mobiliser 305 millions $ US en faisant son entrée à la Bourse de New York.

Au 31 août, 211 sociétés technologiques étaient inscrites à la fois à la Bourse de Toronto et à la Bourse de croissance TSX, avec une valeur boursière combinée de 289 milliards $.

M. Lewin s’inquiète toujours des entreprises dans lesquelles il est impliqué lors de leur introduction en Bourse, mais l’intérêt pour les entreprises technologiques et la pandémie de COVID-19 ont joué de nouveaux rôles dans ce processus, a-t-il souligné.

«L’entreprise résiste très bien à cette situation, mais personne n’a de boule de cristal pour ce qui est de certains des impacts qui pourraient survenir.»

Offre pour Cogeco: la Caisse de dépôt critique Rogers et Altice

Affaires

Offre pour Cogeco: la Caisse de dépôt critique Rogers et Altice

Julien Arsenault
La Presse canadienne
Habituellement discrète sur la place publique, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est sortie de sa réserve en décochant une flèche à Rogers et Altice pour la manière dont les deux sociétés ont dévoilé leur offre non sollicitée de 10,3 milliards $ visant à mettre le grappin sur Cogeco et sa principale filiale.

En partie propriétaire de la division américaine de l’entreprise québécoise, le bas de laine des Québécois s’est dit, mercredi, «tout à fait aligné» avec la famille Audet, l’actionnaire de contrôle de Cogeco et Cogeco Communications grâce à ses actions à droit de vote multiple, qui a rejeté la proposition dont les modalités ont été rendues publiques le 2 septembre dernier.

«On peut même s’interroger sur l’approche hostile qui a été prise dans un forum public comme cela a été fait alors que la famille avait très clairement dit non», a expliqué son porte-parole, Maxime Chagnon, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui-ci ne s’est toutefois pas avancé sur la possibilité que le gestionnaire de régimes de retraite puisse intervenir dans ce dossier. Toutefois, selon des informations qui ont pu être colligées par La Presse Canadienne, la CDPQ a été plutôt active en coulisses depuis le début du mois et celle-ci a exprimé le fond de sa pensée au géant torontois des télécommunications ainsi que son partenaire américain.

Dans une déclaration envoyée par courriel, Rogers n’a pas commenté directement les remarques de la Caisse, mais a dit croire que la proposition dévoilée avec Altice USA constituait «la meilleure façon de préserver l’héritage de Cogeco tout en regardant vers l’avenir du Québec».

«Le réseau 5G de Rogers, le plus important au pays, non seulement changera la donne en matière de croissance et de productivité dans tout le Québec, mais il a le potentiel de permettre au Québec d’être un leader mondial dans l’économie du savoir pour les générations à venir», a fait valoir la compagnie.

Cette sortie de la CDPQ survient au lendemain de l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une motion unanime soulignant notamment le «rôle important» joué par Cogeco dans les secteurs des médias et des télécommunications au Québec et «l’importance du maintien du siège social» de la société dans la province.

Plusieurs intérêts

La Caisse ne détient aucune action de Cogeco et Cogeco Communications, mais elle possède 21 % de leur division américaine, Atlantic Broadband, depuis 2017 à la suite d’un investissement de 315 millions $ US. L’offre non sollicitée de Rogers et Altice confère une valeur d’environ 1 milliard $ CAN à cette participation.

Elle possède également 10,7 millions d’actions subalternes de Rogers, ce qui lui confère une participation de 2,72 % dans le géant torontois des télécoms en plus d’être actionnaire d’Altice USA.

Pour la CDPQ, Atlantic Broadband, qui se présente comme le neuvième câblodistributeur en importance dans le marché américain grâce à sa présence dans 11 États de la côte est, représente un actif qui «performe très bien».

«On pense que c’est une plateforme de croissance qui est très intéressante pour l’avenir», a souligné M. Chagnon, en référence à la stratégie de la compagnie visant à réaliser des acquisitions afin d’accroître son empreinte dans le marché américain.

La mécanique de l’offre d’Altice USA et Rogers prévoyait un partage des actifs de Cogeco et de sa principale filiale. Atlantic Broadband se retrouverait dans le giron de l’entreprise américaine alors que les actifs canadiens seraient vendus à Rogers. On propose 800 millions $ à Gestion Audem, la société de la famille Audet, en échange de ses actions à droit de vote multiple.

Depuis l’annonce de l’offre non sollicitée, Trois-Rivières et Burlington, qui abritent les sièges sociaux opérationnels de Cogeco au Québec et en Ontario, où travaillent plusieurs centaines de personnes, se sont rangées derrière la famille Audet.

Fromagerie Victoria ouvre une succursale à Beauport

Affaires

Fromagerie Victoria ouvre une succursale à Beauport

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
Malgré la pandémie et les soubresauts que traverse le secteur de la restauration, Fromagerie Victoria poursuit son expansion dans la région de Québec. L’établissement spécialisé dans le fromage en grains et la poutine ouvrira d’ici la fin de l’année une succursale dans le secteur Beauport. La compagnie compte aussi s’établir sous peu sur le boulevard Duplessis, près du Cinéplex Odéon.

En entrevue au Soleil, Nicolas Roux, directeur du développement de Fromagerie Victoria, dont la maison mère est à Victoriaville, explique que la succursale de Beauport sera située dans l’ancien local du Burger King, rue Clémenceau. Les travaux de rénovation ont commencé la semaine dernière. «Si tout va bien», l’ouverture est prévue pour le début décembre.

Au cours des dernières années, Fromagerie Victoria a ouvert quatre restaurants dans la région de Québec et sur la Rive-Sud, soit sur la rue Bouvier, aux Galeries de la Capitale, à Lévis et à Saint-Nicolas. L’établissement de Beauport, qui sera sous la direction de Mikaël Girard, sera le 15e de la chaîne.

L’ouverture d’un autre restaurant est également prévue sur le boulevard Duplessis. «C’est notre prochaine visée. Nous sommes en attente des opportunités», explique Nicolas Roux. La compagnie démontre aussi un intérêt pour le secteur de Val-Bélair, près de la base militaire. Ailleurs en province, la compagnie compte ouvrir un établissement à Sherbrooke.

Malgré la crise sanitaire, Fromagerie Victoria, en affaires depuis 1946, avoue tirer son épingle du jeu. Les ventes vont mieux que prévu. «On a fermé une semaine ou deux parce qu’on n’avait pas le choix. Mais quand on a rouvert, on a maintenu notre chiffre d’affaires, même que depuis [cet été] on est en augmentation sur la même période l’an dernier.»

«On était prêts à faire face à la pandémie en raison de notre secteur d’activités. Ç’a très bien été malgré le contexte. C’est de la restauration rapide, il n’y a pas de service aux tables, explique M. Roux. Tous nos restaurants offrent le service à l’auto.»

Développement économique: des comités de «champions» pour appuyer les régions

Affaires

Développement économique: des comités de «champions» pour appuyer les régions

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Les 17 régions administratives du Québec pourront dorénavant compter sur des «champions» afin de les épauler au niveau de leur développement économique. Investissement Québec et le ministère de l’Économie et de l’Innovation ont annoncé la mise en place de comités dont le but sera de favoriser la prospérité de chaque région.

Les comités de développement économique régional auront pour mission de cibler les entreprises de leur région qui ont un potentiel de retombées importantes dans leur milieu et de les mettre en lien avec les experts d’Investissement Québec. Ils devront également favoriser l’élaboration et la sélection des projets susceptibles d’accroître le développement économique de la région et les recommander à Investissement Québec. Chaque année, les comités devront proposer les priorités d’investissement pour leur région.

«Depuis plus d’un an, nous travaillons à la transformation d’Investissement Québec pour mieux soutenir les entrepreneurs, faciliter leurs projets d’investissement et réduire les démarches d’accès aux programmes de financement», a expliqué par voie de communiqué Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie et de l’Innovation. «Aujourd’hui, nous franchissons un pas important dans la mise en œuvre de notre vision pour la prospérité des régions du Québec. Avec nos champions sur le terrain, nous serons en mesure de mieux repérer et accompagner les entreprises qui vont contribuer au développement de notre économie et créer des emplois payants.» 

Une douzaine de personnes siégeront sur les comités. On y retrouvera des représentants de l’écosystème local de chaque région, soit des acteurs du monde des affaires reconnus dans leur milieu professionnel, possédant une grande connaissance des enjeux de leur région et au fait des défis de l’entrepreneuriat et de l’offre de services destinée aux entrepreneurs. Ces membres auront été choisis par un comité de sélection mis en place par Investissement Québec parce qu’ils ont une bonne connaissance des enjeux socioéconomiques et financiers du Québec, qu’ils possèdent de l’expérience en optimisation de la productivité des entreprises, en innovation et en recherche et développement et à cause de leur de leurs connaissances en entrepreneuriat collectif, en économie sociale et en repreneuriat. Des représentants du ministère de l’Économie et de l’Innovation et d’Investissement Québec complèteront les cadres de chaque comité qui pourra profiter d’expériences et de savoir-faire diversifiés et complémentaires.

Stephan/H: des vêtements d'ici qui s'envolent vers Hollywood [PHOTOS ET VIDÉO]

MODE

Stephan/H: des vêtements d'ici qui s'envolent vers Hollywood [PHOTOS ET VIDÉO]

Caroline Grégoire
Caroline Grégoire
Le Soleil
Forte de son style, de son design et de la qualité de sa confection, une entreprise de Québec a réussi à développer une collaboration avec des designers de costumes pour la télévision et le cinéma. Jusqu'ici, les habits techniques Stephan/H ont été utilisés dans Les 100, Killjoys, la quatrième saison de Winnona Earp, The Expanse, Away, La Matrice 4 (sortie prévue en 2022), Godzilla vs Kong (sortie prévue en mai 2021) et The Rescue (sortie prévue en 2021).

Fidèles au modèle d’affaires qui propose un produit taillé et modifié selon les besoins de sa clientèle, les créations sont adaptées aux besoins du film ou de la série et confectionnées selon les mensurations de l’acteur.

Marie Turgeon, vice-présidente au développement explique par exemple que pour la série Away, présentée sur Netflix, les poches de la combinaison Rotor sont déplacées et les jambes du pantalon sont plus fuselées. L’entraînement en apesanteur du cosmonaute ne permet pas de porter la coupe de jambe originale…

Qui est derrière cette marque?

Stéphan Huot est un homme d’affaires de la région qui œuvre dans plusieurs secteurs. Pilote d’hélicoptère d’expérience à la recherche d’un habit de vol, li ne trouvait rien qui correspondait à ses attentes de qualité et de style. Il a ainsi créé en 2012 sa propre marque, Stephan/H. La marque propose des vêtements haut de gamme, développés pour le vol en hélicoptère. Ces vêtements techniques peuvent également s’adapter pour les policiers, ambulanciers, pilotes d’avion, spécialistes en recherches et sauvetages ou travailleurs de plateforme pétrolière.

Tesla veut réduire de moitié le coût des batteries des voitures électriques

Automobile

Tesla veut réduire de moitié le coût des batteries des voitures électriques

Juliette Michel
Agence France-Presse
NEW YORK — À défaut de révolutionner la batterie, Tesla a annoncé mardi une série d’améliorations techniques censées lui permettre de diviser par deux son coût de production et de proposer un véhicule électrique à 25 000 dollars d’ici trois ans.

«De combien d’années pouvons-nous accélérer l’adoption de l’énergie durable? C’est la réelle mesure du succès», a martelé M. Musk.

Face au changement climatique, «nous devons agir», a-t-il affirmé.

Dans cette optique, l’entrepreneur s’est dit «confiant» en la capacité du groupe à offrir rapidement une voiture électrique à 25 000 dollars, une réduction d’au moins 10 000 dollars par rapport au modèle de base qu’il propose actuellement à la vente.

Y parvenir passe par une réduction du coût des batteries.

Pour ce faire, Tesla a, lors d’une présentation assez technique, exposé plusieurs avancées à divers stades de la conception de la batterie: sur la conception des cellules, sur la chaîne de fabrication, sur l’utilisation du silicone, sur la fabrication de la cathode et les métaux utilisés, et sur l’intégration dans la voiture elle-même.

Tout cela devrait au final permettre de diminuer de 56% le coût de production d’un kilowattheure.

Elon Musk «n’a pas révolutionné la nature de la batterie ou la façon dont elle fonctionne», remarque Karl Brauer, analyste pour le site spécialisé iSeeCars. «Mais une façon plus efficace de produire la batterie et de générer et conserver l’énergie à l’intérieur de la batterie.»

Lancement discret

Le groupe a présenté «une multitude de petites avancées sur la conception de la batterie ou de la voiture autour de la batterie, lui permettant de réduire son coût significativement, d’augmenter la vitesse de production et la distance qu’elle peut parcourir», souligne-t-il auprès de l’AFP.

Les deux éléments les plus intéressants sont à ses yeux le recours accru au silicone, un matériau facilement disponible, et l’utilisation de la batterie comme un élément structurel de la voiture.

Elon Musk a toujours eu en tête de convaincre le conducteur d’adopter en masse les véhicules électriques.

«Nous n’avons pas encore de voitures vraiment peu chères, mais nous y parviendrons», a-t-il affirmé mardi.

QS peu emballé par la Stratégie d’achat d’aliments québécois

Affaires

QS peu emballé par la Stratégie d’achat d’aliments québécois

Caroline Plante
La Presse Canadienne
Les écoles, les hôpitaux, les garderies et autres établissements sous la responsabilité de l'État devront tous s'être fixé une cible d'achat de produits locaux d'ici 2025.

C’est ce qu’a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, lors de la présentation de sa Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois.

Une stratégie tout à fait «enlevante», s’est réjoui le ministre, tandis que la porte-parole de Québec solidaire en matière d’agriculture, Ruba Ghazal, la qualifiait de «strict minimum».

«Que nos institutions publiques aient des cibles d’achat local en 2020, c’est vraiment le strict minimum. Ça aurait dû être fait il y a plus de dix ans», a-t-elle réagi.

Le ministre Lamontagne souhaite que d’ici 2023, 85 % des institutions publiques se soient dotées d’une cible d’achat de produits locaux au sein de leurs services alimentaires. Elles devront choisir elles-mêmes leur cible.

À l’heure actuelle, environ 45 % des aliments achetés par les institutions publiques provinciales ont été produits au Québec, évalue-t-il, en disant espérer faire passer ce taux global à 60 % d’ici cinq ans.

«Concrètement pour le secteur agricole, c’est 180 millions $ de plus de ventes agricoles. Si on veut traduire en termes d’emplois, à terme ça représente 3000 emplois directs et indirects», a-t-il déclaré.

Le gouvernement Legault veut se diriger vers une plus grande autonomie alimentaire. Il a campé son annonce mardi sous le signe de la «mobilisation» et s’est dit prêt à accompagner les institutions publiques.

Pour l’heure, les institutions qui ne font «pas vraiment d’efforts» achètent environ 30 % de produits québécois. Celles qui sont «le moindrement organisées» peuvent dépasser la barre du 50 %, a souligné M. Lamontagne.

Wall Street voit rouge dans un climat d’incertitudes

Affaires

Wall Street voit rouge dans un climat d’incertitudes

Agence France-Presse
NEW YORK — Wall Street a entamé la semaine en repli lundi, dans le sillage de trois baisses hebdomadaires consécutives, dans un marché paralysé par des craintes économiques, politiques et sanitaires.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 1,84% à 27 147,70 points et l’indice élargi S&P 500 de 1,16% à 3281,06 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a limité ses pertes en fin de séance, mais a tout de même cédé 0,13 % à 10 778,80 points.

Pour Peter Cardillo de Spartan Capital Securities, la baisse de lundi s’explique par «une combinaison d’inquiétudes sanitaires et politiques.»

Sur le front médical, les investisseurs ont manifesté leurs «craintes face à un nouveau confinement dans certains pays d’Europe et face au fait que nous avons 200 000 morts dus au coronavirus aux Etats-Unis», indique l’expert.

Dans le monde, la pandémie a fait plus de 961 500 morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles lundi en milieu de journée.

Côté politique, le décès vendredi de la doyenne de la Cour Suprême des États-Unis Ruth Bader Ginsburg laisse envisager une âpre bataille politique et de vives tensions pour son remplacement. Le président Donald Trump entend désigner dès cette semaine son remplaçant malgré les critiques des démocrates.

Cette situation fait s’éloigner la perspective d’une adoption de nouvelles mesures budgétaires pour soutenir l’économie américaine avant l’élection présidentielle de novembre.

Les grands noms de la tech ont pour leur part connu des fortunes diverses: si Facebook (-1,73 %) et Alphabet (-1,44 %), la maison mère de Google, ont baissé, Apple, l’entreprise la plus chère de Wall Street, s’est repris en fin de séance pour finalement gagner 3,03 %.

Microsoft de son côté a progressé de 1,07 %. Le géant de l’informatique a annoncé lundi le rachat de ZeniMax, la maison mère du groupe de jeux vidéos Bethesda Softworks qui développe notamment les séries «The Elder Scrolls» et «Fallout», pour 7,5 milliards $US.

Plusieurs grands noms du secteur bancaire ont souffert après des révélations d’une enquête internationale affirmant que des montants astronomiques d’argent sale avaient transité durant des années par ces institutions: JPMorgan a chuté de 3,09 %, Wells Fargo de 4,34 % et Citigroup a lâché 2,07 %.

Le fabricant de camions électriques et à hydrogène Nikola a dégringolé (-19,33 %) avec l’annonce de la démission de son fondateur Trevor Milton, en pleine tourmente après de graves accusations selon lesquelles le groupe est bâti sur des mensonges.

Oracle (+1,79 %) et Walmart (+1,32 %) ont profité de l’accord annoncé durant le week-end visant à en faire les partenaires, technologique pour le premier, commercial pour le second, du réseau social TikTok aux États-Unis.

Ce projet, qui pourrait aussi voir les deux groupes prendre des parts de TikTok, a été approuvé par Donald Trump.

Le président américain a cependant précisé lundi qu’il exigeait que les entreprises américaines aient le contrôle total de l’application de vidéos légères, propriété du groupe chinois ByteDance.

L’usine de Bombardier à La Pocatière en panne de contrats

Affaires

L’usine de Bombardier à La Pocatière en panne de contrats

Julien Arsenault
La Presse canadienne
L’histoire se répète pour l’usine de Bombardier Transport à La Pocatière, alors que l’absence de commandes fait craindre le pire aux employés, qui sollicitent une fois de plus les gouvernements dans l’espoir d’éviter un dénouement malheureux.

Une fois la seconde commande des voitures Azur du métro de Montréal complétée, vers le mois de juin, on ne retrouvera qu’entre 40 et 60 travailleurs, comparativement à près de 420 actuellement, sur ce site situé dans le Bas-Saint-Laurent, s’inquiète le président du syndicat des employés, Claude Michaud, au cours d’un entretien téléphonique.

«Dans quelques mois, on va être en panne de contrats, a-t-il déploré mardi. On craint la mise à pied de nombreux travailleurs si rien n’est fait rapidement.»

On retrouvait plus de 1400 travailleurs sur le site au début des années 2000. Depuis, le couperet est tombé à maintes reprises. Pas plus tard qu’en 2018, le gouvernement libéral de Philippe Couillard avait déposé un projet de loi afin de devancer une commande de nouvelles voitures Azur pour épauler Bombardier.

M. Michaud a pris part mardi à une sortie effectuée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représente les travailleurs de La Pocatière, à laquelle participait le maire Sylvain Hudon, afin de réclamer un coup de pouce pour que l’usine puisse poursuivre ses activités lorsqu’elle passera dans le giron d’Alstom - qui exploite déjà un site à Sorel-Tracy - au début de la prochaine année.

Une autre mauvaise nouvelle les attendait puisque Bombardier et Via Rail ont confirmé, en début de journée, l’annulation d’un contrat de 54 millions $ octroyé à l’entreprise québécoise en 2018 pour la rénovation de voitures.

«[Cela] représente une érosion additionnelle pour notre usine, a souligné une porte-parole de la société québécoise, Annick Robinson. Nous devons redoubler nos efforts pour obtenir des contrats supplémentaires pour ainsi stabiliser la masse critique nécessaire pour la continuité du site.»

Pénurie de logements:  Airbnb essuie un revers à Paris

Affaires

Pénurie de logements:  Airbnb essuie un revers à Paris

Céline Le Prioux
Agence France-Presse
Rebecca Frasquet
Agence France-Presse
BRUXELLES — La Ville de Paris a remporté mardi une victoire dans la bagarre qui l’oppose à Airbnb, après la validation mardi par la justice européenne de la loi française qui régule les locations de courte durée.

Cette décision, à propos d’un différend entre la capitale française et deux propriétaires de studios parisiens utilisant Airbnb, était très attendue.

En effet, nombre de métropoles européennes, confrontées comme Paris à une pénurie de logements, ont tenté de légiférer pour encadrer les locations touristiques sur les plateformes comme Airbnb ou ses concurrents comme Abritel/Homeaway.

Dans son arrêt, la Cour de justice de l’UE, basée à Luxembourg, estime qu’«une réglementation nationale soumettant à autorisation la location, de manière répétée, d’un local destiné à l’habitation pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile est conforme au droit de l’Union».

«La lutte contre la pénurie de logements destinés à la location de longue durée constitue une raison impérieuse d’intérêt général justifiant une telle réglementation», ajoute-t-elle.

La maire de Paris et les hôteliers français ont applaudi à cet arrêt.

«Cette victoire, attendue par de nombreuses métropoles, marque un tournant pour l’encadrement des locations saisonnières et constitue une avancée pour le droit au logement pour tous», a réagi Anne Hidalgo.

«C’est une excellente décision […] Les personnes qui proposent des logements à la location meublée doivent le faire de façon légitime […] Tous les propriétaires qui proposent leur logement sans enregistrement sont définitivement dans l’illégalité», a déclaré Didier Chenet, président du GNI, qui représente les hôteliers indépendants français.

De son côté, la plateforme a déclaré «se féliciter de cette décision qui contribuera à clarifier les règles applicables aux hôtes qui louent leurs résidences secondaires à Paris».

«Nous espérons travailler en étroite collaboration à l’avenir avec les autorités locales pour élaborer un cadre réglementaire proportionné», a-t-elle ajouté.

«Contrôleurs supplémentaires»

La loi française conditionne la mise en location de certains logements sur des plateformes comme Airbnb à une autorisation préalable de la mairie dans les villes de plus de 200 000 habitants et de la petite couronne parisienne.

Les résidences principales ne peuvent pas être louées plus de 120 jours par an, les autres logements doivent obtenir une «autorisation de changement d’usage» auprès de la mairie.

Les juges européens avaient été saisis en 2018 par la Cour de cassation, juridiction suprême en France, de plusieurs questions portant sur des dispositions du code de la construction et de l’habitation.

Cette dernière avait été elle-même saisie par les deux propriétaires de studios parisiens, condamnés au total à 40 000 euros (62 523 $) d’amende pour avoir mis leurs biens en location sans l’autorisation préalable de la mairie.

L’affaire en France n’est pas terminée : le juge français va devoir vérifier que la Ville de Paris apporte bien les preuves d’une pénurie de logements.

Et la municipalité va devoir justifier le caractère «raisonnable, transparent et accessible» du mécanisme mis en place pour les résidences secondaires à Paris, dit de «compensation».

Par ce dispositif très dissuasif, une autorisation de location n’est délivrée au propriétaire que s’il achète un local commercial de surface équivalente au bien, qu’il doit ensuite transformer en habitation afin de compenser «la perte de logement».

La décision de la Cour de justice de l’UE a un premier effet concret : «Elle va nous permettre de récupérer toutes les amendes pour les locations illégales qui étaient gelées», a indiqué à l’AFP l’adjoint à la maire de Paris responsable du Logement, Ian Brossat (Parti communiste).

Selon lui, ces amendes (que Paris ne pouvait toucher, les tribunaux français étant suspendus à la décision du Luxembourg) s’élèvent à «plusieurs centaines de milliers d’euros». Cette somme «permettra de financer des postes de contrôleurs supplémentaires», a-t-il dit, alors que Paris compte actuellement une quarantaine d’agents sur le terrain.

Selon Airbnb, le nombre de logements loués à l’année via ses services s’élève à quelque 4100 (soit moins de 10 %). La municipalité parisienne estime en revanche leur nombre «entre 25 000 et 30 000».

L'industrie aérienne doit s'armer de patience en attendant le plan d'Ottawa

COVID-19

L'industrie aérienne doit s'armer de patience en attendant le plan d'Ottawa

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA — L'industrie aérienne qui espère un plan de relance d'Ottawa devra prendre son mal en patience. Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a indiqué lors d'une récente entrevue avec La Presse Canadienne que le gouvernement fédéral était toujours en train d'étudier ses options pour venir en aide aux transporteurs aériens qui ont la vie dure avec les déplacements qui sont en chute libre depuis le début de la pandémie.

«Il faut que nos prises de décisions soient basées sur où le besoin est le plus grand et ça prend du temps pour faire ces choses-là. Mais je peux vous dire qu'en tant que ministre des Transports, […] on essaie de faire la chose la plus intelligente dans les circonstances. Notre réflexion et notre travail d'analyse ne sont pas terminés», a-t-il déclaré.

Jusqu'à maintenant, le Canada s'est refusé à mettre sur pied un plan de relance spécifique au secteur de l'aviation à l'instar d'autres pays, comme les États-Unis et la France. On lui a bien sûr offert la subvention salariale et un congé de loyers des aéroports jusqu'à la fin de l'année — en plus des billets non remboursés —, mais ce ne serait pas suffisant.

L'industrie, qui a grandement besoin de liquidités, tente maintenant par tous les moyens de faire entendre raison au gouvernement fédéral à l'approche du discours du Trône à Ottawa.

La semaine dernière, c'est Airbus Canada qui plaidait, dans le quotidien Le Devoir, l'urgence d'un soutien spécifique au secteur pour le bien de tout l'écosystème aéronautique au pays. Même le commandant Robert Piché, retraité d'Air Transat, a publié une lettre ouverte dans La Presse pour déplorer le manque de dialogue entre le gouvernement et le secteur aérien.

L'Association internationale du transport aérien (IATA, en anglais), qui représente les plus grands transporteurs aériens au monde, a également exhorté la semaine dernière le Canada à assouplir ses critères aux frontières afin de réduire la durée de quarantaine des voyageurs internationaux, sans quoi les conséquences seraient désastreuses.

[GÉRER LA CRISE] Clic Québec: se lancer en affaires pendant la crise

Affaires

[GÉRER LA CRISE] Clic Québec: se lancer en affaires pendant la crise

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
La pandémie de coronavirus a tout changé pour les entrepreneurs d’ici qui en ont souffert mais qui ont aussi rebondi dans la tempête, faisant parfois jaillir de nouvelles façons de faire. À l’heure de la seconde vague, nous poursuivons les rencontres de cette série «Gérer la crise».
  • Entreprise: Clic Québec 
  • Type d’entreprise: école d’enseignement des langues 
  • Contact: William Caron, propriétaire franchisé