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Affaires

Subway devra verser 500 000 $ à la CBC

TORONTO — Subway a été condamné à payer à la CBC près de 680 000 $ en frais juridiques et honoraires à la suite de sa tentative infructueuse de poursuivre le diffuseur public pour diffamation.

Dans sa décision, la Cour supérieure de l’Ontario a attribué une grande partie des retards et de la complexité d’une longue saga judiciaire à l’approche adoptée par la chaîne de restauration rapide dans ce litige.

Subway avait poursuivi la télévision anglaise de Radio-Canada (CBC) pour diffamation à la suite d’un reportage de son émission d’affaires publiques Marketplace, en février 2017, qui portait sur la quantité réelle de poulet dans ses sandwichs. La plus grande chaîne de restauration rapide au monde réclamait 210 millions $ en dommages et intérêts.

La CBC a réussi, en novembre, à faire rejeter par le juge la procédure préliminaire en invoquant la loi contre les poursuites-bâillons, qui vise à protéger la liberté d’expression sur des questions d’intérêt public.

Subway avait tout mis en œuvre pour lutter contre cette requête en révocation de la CBC. L’approche de Subway et la réponse de la CBC ont nécessité un «effort juridique herculéen», qui a eu pour effet d’allonger et de compliquer ce qui aurait dû être une procédure relativement rapide, a estimé le juge Ed Morgan. Résultat : la CBC a accumulé un total de 800 000 $ en frais juridiques, note le juge.

En plus d’ordonner à Subway de verser

500 000 $ à la CBC pour les frais juridiques, l’entreprise devra également payer au diffuseur public 178 000 $ pour honoraires et débours.

Le juge Morgan avait toutefois permis en novembre à Subway de poursuivre pour négligence l’Université Trent, qui avait procédé aux analyses de laboratoire pour le reportage de Marketplace. L’université ontarienne a été condamnée à payer 220 000 $ à Subway.

Affaires

Corona critiquée pour une pub semblant faire référence au coronavirus

NEW YORK — Corona USA, qui distribue aux États-Unis la célèbre bière mexicaine Corona, s’est retrouvée sous le feu des critiques pour une publicité semblant associer le nom de la boisson à celui du coronavirus.

Dans cette courte vidéo, diffusée lundi sur Twitter et visionnée plus de 7 millions de fois, Corona USA fait la promotion de nouvelles canettes d’eau gazeuse alcoolisée et parfumée, qu’elle va bientôt commercialiser sur le marché américain.

Alors que les craintes d’une propagation à grande échelle de l’épidémie de pneumonie virale se sont renforcées ces derniers jours, un message avertit du «débarquement imminent» de ce produit.

Sur Twitter, de nombreux internautes ont réagi pour dénoncer une publicité de «très mauvais goût».

«Je suis désormais certain que je n’en achèterai plus jamais», a commenté un utilisateur du réseau social, particulièrement remonté.

Constellation Brands, la maison mère de Corona USA, n’avait pas répondu immédiatement aux sollicitations de l’AFP.

Une étude de 5W Public Relations, diffusée jeudi et menée auprès de 737 amateurs américains de bière, montre que

38 % d’entre eux n’ont pas l’intention d’acheter de Corona dans les circonstances actuelles. 14 % ont confié qu’ils n’oseraient pas commander la boisson en public et 16 % ont dit ne pas savoir si la Corona était liée ou non au coronavirus.

Selon un autre sondage YouGov publié mercredi, la cote de popularité de la bière Corona aux États-Unis est en chute libre depuis que le premier cas de coronavirus a été recensé fin décembre. Les intentions d’achat sont elles à leur plus bas en deux ans.

Constellation Brands a rappelé à plusieurs reprises depuis le début de l’épidémie de coronavirus qu’il n’y avait aucun rapport entre la bière qu’elle vend et le virus, hormis un nom similaire.

Affaires

Barricade à Listuguj: la Société du chemin de fer de la Gaspésie en situation critique

MONTRÉAL — Le directeur général de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), Luc Lévesque, craint désormais pour la survie de son entreprise si les autorités ne parviennent pas à une entente avec les Wet’suwet’en qui permettrait la levée de la barricade de Listuguj, en Gaspésie.

En entrevue avec La Presse canadienne, vendredi, M. Lévesque a indiqué que la situation atteint un seuil critique.

«Après trois semaines, on n’est plus dans les pertes d’argent, de revenus quotidiens. Là on s’approche des pertes de contrats, on s’approche des impacts majeurs à long terme et je vous dirais même qu’on est à la veille d’embarquer dans la survie de l’entreprise», a-t-il affirmé.

«Nos wagons chargés sont pris dans la ligne. Nos wagons vides ne peuvent pas s’en venir. Nos clients ne peuvent plus expédier. J’ai un train de pales d’éoliennes qui doit partir vers les États-Unis de 48 pales qui est bloqué à New Richmond.»

Environ la moitié de la trentaine d’employés de la SCFG a été mise à pied la semaine dernière, ceux qui restent se consacrant à l’administration, l’entretien des voies et du matériel roulant.

Injonction mal reçue

Une porte-parole du conseil de bande des Mi’gmaqs de Listuguj a précisé que la barricade est le fait d’un groupe de membres de la communauté et que le conseil de bande n’est aucunement impliqué. Cependant, celui-ci n’a guère digéré l’approche choisie par le gouvernement du Québec, soit d’aller chercher une injonction ordonnant la levée de la barricade, mardi dernier.

Le conseil de bande, par voie de communiqué, s’est dit déçu de cette approche prise «sans tentative préalable de discuter ou de communiquer» avec la communauté pour résoudre la situation. Le conseil de bande qualifie d’inutile l’injonction et déplore au passage qu’elle n’ait pas été signifiée selon le protocole établi par le Service de police de Listuguj. Il précise qu’il n’a aucune intention de déloger de force des manifestants pacifiques et réitère son espoir de voir la situation résolue par le dialogue respectueux.

150 wagons paralysés

La SCFG dessert plusieurs entreprises, mais trois d’entre elles occupent une place prépondérante dans ses activités, en l’occurrence le fabricant de pales d’éoliennes LM Wind Power de Gaspé, la scierie Temrex de Nouvelle et la cimenterie McInnis de Port-Daniel.

«J’ai à peu près 150 wagons qui sont prêts à partir et qui ne peuvent pas sortir», a expliqué Luc Lévesque.

L’impact le plus visible, littéralement, de l’interruption de service est la présence de plusieurs dizaines de wagons avec des pales d’éoliennes immobiles depuis des semaines, LM Wind Power étant dépendante du rail pour le transport de sa production. Jusqu’ici, on ne rapporte aucune mise à pied à l’usine de Gaspé, mais le syndicat des employés ne cache pas ses craintes à plus long terme.

«Il y a aussi la matière première qui entre en partie par camion, mais aussi beaucoup par train. Donc il va y avoir un impact», avertit Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (CSN) qui représente ces travailleurs.

«Il n’y a pas de mises à pied au moment où l’on se parle. Y en aura-t-il la semaine prochaine ou l’autre après? On ne le sait pas, mais certaines matières premières requises pour la production n’ont pu être livrées depuis trois semaines», fait valoir le syndicaliste.

Chauffeurs recherchés

Du côté de Temrex, on n’a pas rappelé La Presse canadienne, mais il est évident que la situation cause d’importants maux de tête. Sur le site de l’entreprise, on peut lire que celle-ci a «un besoin urgent de transporteurs de bois d’œuvre», avec une carte montrant un court trajet qui correspond à peu de choses près à celui de la voie ferrée.

Chez Ciment McInnis, une porte-parole a précisé que le blocus ferroviaire ne représente qu’un inconvénient marginal, et ce, pour deux raisons. D’une part, l’entreprise expédie 90 % de sa production par bateau et les 10 % restants se divisent entre le transport par camion et le transport par rail. D’autre part, la cimenterie de Port-Daniel est en période d’arrêt de production annuel depuis le début de février pour l’entretien et la mise à niveau de ses équipements.

«Les impacts sont relativement marginaux, mais ça dérange», reconnaît néanmoins Maryse Tremblay, directrice des communications chez Ciment McInnis.

«On est relativement chanceux : je sais qu’il y a des industries qui en arrachent terriblement à cause de ça», ajoute-t-elle, tout en faisant l’éloge du transporteur ferroviaire : «La Société du chemin de fer de la Gaspésie, c’est un partenaire fantastique et on est chanceux de les avoir. Ils font un travail formidable avec nous.»

Affaires

Le coronavirus contamine...les bourses

NEW YORK — Wall Street a clôturé vendredi sur ses plus lourdes pertes hebdomadaires depuis octobre 2008, au pic de la crise financière mondiale, les investisseurs s’affolant de la propagation du coronavirus dans le monde et de ses conséquences économiques.

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 1,39 %, à 25 409,36 points. Il a abandonné plus de 3500 points sur l’ensemble de la semaine.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a baissé de 0,82 %, à 2954,22 points.

Le NASDAQ a lui grappillé 0,01 % à 8567,37 points, limitant ses pertes grâce à plusieurs valeurs technologiques.

Le plus grand indice boursier du Canada a flirté avec une correction vendredi, après avoir plongé pour une sixième séance consécutive, mettant fin à sa pire semaine depuis la crise financière de 2008.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a rendu 454,39 points, pour clôturer à 16 263,05 points, après avoir affiché une perte de 821 points plus tôt dans la séance.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 74,47 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 74,84 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a rendu 2,33 $ US à 44,76 $ US le baril, tandis que celui de l’or a plongé de 75,80 $ US à 1566,70 $ US l’once. Le prix du cuivre a effacé 3,15 cents US à 2,54 $ US la livre.

Les principaux indices new-yorkais, qui ont évolué très nettement dans le rouge toute la séance de vendredi, sont aussi un peu remontés après des déclarations du président de la Réserve fédérale.

Jerome Powell s’est en effet dit prêt à agir pour soutenir l’économie américaine si celle-ci était durement affectée par le coronavirus, laissant la porte ouverte à une prochaine baisse des taux directeurs américains, actuellement dans une fourchette de 1,50 % à 1,75 %.

Sur l’ensemble de la semaine, les pertes restent toutefois colossales à Wall Street, la place new-yorkaise étant officiellement entrée en période de correction en perdant plus de 10 % depuis la clôture de vendredi dernier.  

Dans un marché particulièrement frileux, les investisseurs se sont tournés massivement vers les obligations, jugées moins risquées que les actions.

Le taux à 10 ans sur la dette américaine a ainsi une nouvelle fois atteint vendredi un plus bas historique, à 1,1143 % en cours de séance, tout comme le taux à 30 ans sur les bons du Trésor américain, tombé à 1,6366 %.

Selon Karl Haeling de LBBW, la peur et la panique face au coronavirus ont été les sentiments prédominants chez les investisseurs.

« Une fois que le virus est arrivé en Italie, le marché s’est dit qu’il allait finir par se propager dans le reste du monde », explique l’expert.

« Le marché a anticipé qu’il pourrait y avoir des mises en quarantaine et qu’au bout du compte ça allait faire basculer l’économie mondiale vers une récession, ou du moins une récession technique », précise-t-il.

Rebond des croisiéristes

Si la Chine était jusqu’à peu l’unique foyer mondial de l’épidémie, le risque s’est démultiplié avec l’émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Italie.

Le nombre de cas de ce nouveau coronavirus dans le monde s’élevait à 84 117, dont 2870 décès, dans 59 pays et territoires, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à midi.

Parmi les valeurs du jour, United Airlines a chuté de 5,2 %. La compagnie aérienne a annoncé réduire son nombre de vols vers le Japon, Singapour et la Corée du Sud et maintenir la suspension de ses trajets entre les États-Unis et plusieurs villes chinoises jusqu’à la fin avril.

Honeywell, qui fournit des équipements aux entreprises, a progressé de 1,6 %. L’entreprise a indiqué dans un communiqué faire face à « une flambée de la demande pour des masques de protection du visage en Amérique du Nord, en Europe et en Chine » et assuré avoir augmenté son rythme de production mondiale.

Les croisiéristes Norwegian Cruise Line (+7,3 %) et Carnival (+5,1 %), qui ont particulièrement souffert de l’affolement autour du coronavirus, sont remontés vendredi.

Par ailleurs, la start-up végane Beyond Meat s’est effondrée de 15,6 % après avoir annoncé avoir de nouveau perdu de l’argent au quatrième trimestre, et ce en dépit d’un triplement de ses ventes.

Au rang des indicateurs, l’inflation aux États-Unis est restée quasi stable en janvier par rapport à décembre, à +0,1 %, mais un peu inférieure aux attentes des analystes, selon l’indice PCE publié vendredi.

Affaires

ACEUM: les conservateurs demandent au gouvernement d’indemniser les producteurs laitiers

OTTAWA — L’opposition conservatrice estime que le gouvernement devra indemniser les producteurs laitiers dans les 90 jours suivant l’entrée en vigueur du nouvel accord commercial nord-américain, affirmant que le secteur est le plus grand perdant de ce pacte renégocié.

Cette recommandation est tirée d’une lettre adressée à la vice-première ministre Chrystia Freeland par des députés conservateurs, dont une copie a été obtenue par La Presse canadienne.

La production laitière a été l’un des secteurs les plus controversés en discussion lors de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain que le président des États-Unis Donald Trump a imposé au Canada et au Mexique en 2017.

Le secteur a également des considérations politiques nationales importantes dans toutes les négociations commerciales, et le Canada et les États-Unis ne font pas exception.

M. Trump a critiqué les agriculteurs canadiens pour avoir soi-disant mis les agriculteurs américains au chômage avec ce qu’il considérait comme des pratiques déloyales au Canada. Le président Trump s’est engagé à se battre pour les agriculteurs américains, et la perception de sa réussite ou de son échec sur ce point affectera ses chances de réélection, en particulier dans les principaux États du Midwest tels que le Wisconsin.

La majorité des producteurs laitiers du pays se trouvent au Québec et en Ontario — les deux provinces canadiennes les plus riches en votes.

L’industrie laitière canadienne s’est inquiétée de la façon dont les accords commerciaux érodaient sa part du marché canadien non seulement lors de la renégociation de l’ALENA, mais aussi lors des négociations commerciales précédentes qui ont mené au pacte global du Canada avec l’Union européenne.

«Le plus grand groupe abandonné par votre gouvernement pendant les négociations de l’ACEUM est le secteur laitier canadien», indique la lettre, qui cite une perte de 3,6 % de part de marché au Canada en raison de l’accord.

Ce facteur et l’élimination des classifications des concentrés de protéines de lait, du lait écrémé en poudre et des préparations pour nourrissons «se combinent pour faire du secteur laitier le plus grand perdant de cet accord», indique la lettre.

Industrie automobile

Les conservateurs demandent également au gouvernement de reporter la mise en œuvre du nouvel accord pour l’industrie automobile à janvier 2021, «pour lui permettre de s’adapter au nouveau climat de l’accord».

L’impasse autour des automobiles a été l’un des plus grands obstacles lors de la renégociation de l’ALENA, parce que les États-Unis ont insisté sur de nouvelles règles pour augmenter le niveau de contenu nord-américain pour le secteur automobile.

La propre évaluation des répercussions économiques du nouvel accord par le gouvernement, publiée cette semaine, prévoyait que les exportations canadiennes d’automobiles vers les États-Unis diminueraient de 1,5 milliard $US, note la lettre conservatrice.

Mais l’analyse du gouvernement indique que l’accord était meilleur pour le Canada dans son ensemble et qu’il valait mieux qu’aucun accord commercial du tout.

Les conservateurs s’inquiètent également de l’incidence du nouvel accord sur la capacité des entreprises canadiennes de soumissionner pour des projets d’infrastructure américains, sur le commerce numérique, la culture et la foresterie.

Les États-Unis et le Mexique ont ratifié le nouvel accord, mais il est toujours devant le Parlement canadien.

Affaires

Un gros contrat à la portée de Davie

OTTAWA — Le gouvernement fédéral demande aux chantiers navals canadiens, dont la Davie, de plaider leur cause pour la construction du gros brise-glace qui manque toujours à la flotte de la Garde côtière canadienne.

Le sort de ce prochain brise-glace lourd, que le gouvernement de Stephen Harper avait baptisé déjà John G. Diefenbaker, ex-premier ministre conservateur, demeure incertain depuis que le gouvernement libéral a discrètement retiré, en mai dernier, le projet de 1,3 milliard $ du carnet de commandes du chantier naval Seaspan, de Vancouver.

Le navire avait été promis pour la première fois par le gouvernement Harper il y a plus de dix ans. Sa disparition soudaine de la liste des achats a suscité des questions et des spéculations en haut lieu à Ottawa — on se demandait même si le contrat n’avait pas tout simplement été abandonné.

Selon la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Anita Anand, l’objectif est de faire construire le nouveau brise-glace le plus rapidement possible, car le Diefenbaker doit remplacer le Louis St-Laurent, en service depuis 1969, mais qui serait toujours en bonne condition, assure la Garde côtière. Or, le Diefenbaker, dont le budget de 1,3 milliard $ est à l’étude, devait remplacer le St-Laurent en 2017.

«Aujourd’hui, le gouvernement du Canada a publié une demande de renseignements pour solliciter, auprès de tous les chantiers navals canadiens, de l’information sur leur capacité de construire et de livrer un brise-glace de classe polaire», indique le ministère de l’Approvisionnement dans un communiqué.

«Il s’agit de procédures d’approvisionnement standard et les renseignements recueillis aideront le gouvernement à déterminer la meilleure façon de procéder pour que le brise-glace soit livré de la manière la plus efficace et la plus rapide possible.»

Davie, Seaspan et Irving

Les chantiers navals ont deux semaines pour manifester leur intérêt et démontrer leur capacité de construire et de livrer ce brise-glace. «Vu l’importance des services de déglaçage et de la complexité de cette construction, nous étudions toutes les possibilités envisageables pour faire en sorte que le navire soit livré le plus rapidement possible», a indiqué la ministre Anand.

Cette demande de renseignements devrait déclencher une nouvelle vague de lobbying acharné de la part des trois principaux chantiers navals du Canada : Seaspan, Irving, de Halifax, et Davie, de Lévis. Les trois chantiers sont de redoutables rivaux et n’ont épargné aucun effort au cours de la dernière décennie pour décrocher les précieux contrats du gouvernement fédéral.

Seaspan avait été choisie en 2011 pour construire le Diefenbaker dans le cadre d’une commande plus importante qui comprenait également quatre navires scientifiques pour la Garde côtière et deux navires d’approvisionnement pour la Marine. Le Diefenbaker a toutefois été retiré de ce carnet de commandes pour être remplacé en mai dernier par 16 petits navires polyvalents pour la Garde côtière.

C’est le Chantier Davie qui devrait être le principal rival de Seaspan. Ottawa a annoncé en décembre que le chantier québécois était le seul à se qualifier pour s’ajouter aux deux autres chantiers à la Stratégie de construction navale de plusieurs milliards de dollars du Canada. Dans le cadre de cette stratégie, le gouvernement fédéral fait construire déjà de nouveaux navires de guerre, des patrouilleurs pour l’Arctique et des navires scientifiques pour la Garde côtière.

Bien que cette invitation permette maintenant à la Davie de décrocher des milliards de dollars de travaux fédéraux pour la construction de six brise-glaces moyens, le chantier de Lévis a également déjà fait du lobbying pour le gros Diefenbaker.

Affaires

Tim Hortons visée par une poursuite de franchisés américains

TORONTO — Un groupe qui prétend représenter la majorité des franchisés américains de Tim Hortons a déposé une plainte contre la division américaine du géant de la restauration rapide, sa société mère, certaines de ses sociétés affiliées et son ancien président, alléguant qu’ils se sont livrés à un plan d’affaires illégal et frauduleux.

La Great White North Franchisee Association USA allègue que la société a utilisé des dispositions dans des accords pour facturer aux franchisés Tim Hortons jusqu’à 50 % de plus que ce que leurs concurrents paient pour des fournitures comme le café, les produits de boulangerie, la viande et les produits en papier.

La poursuite déposée devant un tribunal de Floride allègue que le TDL Group, une société affiliée de Tim Hortons, vend des fournitures et des produits à Tim Hortons, qui les vend ensuite à un distributeur, qui les vend à son tour aux franchisés.

Selon l’association, cette chaîne fait en sorte que les franchisés Tim Hortons sont obligés d’acheter des articles à des prix plus élevés. Par rapport aux prix payés par les franchisés de Wendy’s, une autre enseigne de restauration rapide, la somme supplémentaire allongée par les franchisés de Tim Hortons peut atteindre environ 104 $ pour une caisse de bacon fumé au bois de pommier, environ 24 $ pour des boîtes de boissons gazeuses et environ 12 $ pour une caisse de pailles en plastique.

La poursuite se plaint que les prix majorés nuisent aux franchisés et nuit à leur rentabilité.

Ni Tim Hortons ni sa société mère Restaurant Brands International (RBI) n’étaient en mesure de répondre immédiatement aux demandes de commentaires de La Presse canadienne.

Affaires

Accord pour boucler le mégaprocès contre Volkswagen en Allemagne

FRANCFORT — Volkswagen va débourser quelque 830 millions d’euros pour rembourser des clients demandant réparation pour leurs voitures diesel truquées, dans le cadre d’un accord à l’amiable conclu vendredi pour mettre un terme au plus grand procès «dieselgate» en Allemagne.

Volkswagen proposera «entre 1350 et 6257 euros» par véhicule en fonction de son «type et âge», a indiqué l’association de consommateurs VZBV. Requérant unique, elle représente quelque 400.000 clients inscrits à cette première «procédure modèle» allemande similaire à une «class action» à l’américaine.

Parmi ces clients, selon l’association, quelque 260 000 sont éligibles à l’accord et recevront une offre de la part de VW, accusé d’avoir délibérément nui à ses clients en installant à leur insu un logiciel faisant paraître les véhicules moins polluants qu’ils ne l’étaient.

L’accord, qui ne couvre pas, par exemple, les clients résidant à l’étranger, prévoit que la VZBV retire fin avril sa requête devant le tribunal de Brunswick, marquant la fin de cette procédure en Allemagne. Elle s’était ouverte fin septembre et devait durer jusqu’en 2023.

Pour Volkswagen, la directrice juridique, Hiltrud Werner, a loué un «accord équitable et réalisable». Côté VZBV, son président, Klaus Müller, juge avoir négocié le «maximum possible» après des discussions «difficiles».

Il s’agit en substance du même compromis que celui qui a échoué il y a deux semaines en raison d’un désaccord sur les modalités de versement des dédommagements. Volkswagen avait alors proposé d’indemniser ses clients sans participation de l’association.

30 milliards d’euros

Ce scandale à tiroirs remonte à septembre 2015, quand le géant automobile allemand a avoué avoir équipé 11 millions de véhicules de logiciels truqueurs, et hante depuis l’industrie automobile allemande.

Si l’accord tire un trait sur la plus vaste des procédures, Volkswagen reste visé par des dizaines de milliers de requêtes individuelles en indemnisation, dont une partie a déjà abouti à des règlements amiables.

Les clients inscrits avec la VZBV ont d’ailleurs jusqu’au 20 avril pour décider s’ils acceptent l’offre et renoncent ainsi à une démarche individuelle.

Fixer cette limite était «important pour Volkswagen», note la VZBV. Volkswagen veut de la clarté avant le 5 mai, quand la cour fédérale allemande se penchera pour la première fois sur le «dieselgate» et pourrait bousculer la jurisprudence en faveur ou défaveur des clients.

Le montant de 830 millions d’euros peut paraître relativement modeste comparé aux 30 milliards d’euros qu’a déjà coûté le dieselgate au constructeur allemand.

L’essentiel de cette somme — frais juridiques, amendes et dédommagements — a pour l’heure été déboursé aux États-Unis, notamment pour indemniser les clients pour la reprise de leurs véhicules.

Cascade de procédures

En Allemagne, le constructeur n’a payé jusqu’ici que trois amendes d’un total de 2,3 milliards d’euros et conteste avoir causé des dommages aux automobilistes.

Il a d’ailleurs vu reculer l’an dernier les charges exceptionnelles liées au dieselgate — de 3,2 à 2,3 milliards d’euros —, ce qui a aidé son résultat opérationnel à croître de 21,8 %, selon son bilan publié vendredi.

L’accord suscite néanmoins de premières critiques : «Les clients pourraient obtenir des sommes nettement plus grandes», estime Claus Goldenstein. Son cabinet dit représenter 17 800 clients, dont un dossier examiné le 5 mai par la Cour fédérale.

En plus des demandes d’indemnisation de clients, plusieurs dirigeants du groupe, dont l’actuel PDG, Herbert Diess, et le président du conseil de surveillance, Hans Dieter Pötsch, ainsi que l’ancien patron, Martin Winterkorn, et l’ancien patron de la marque Audi, Rupert Stadler, sont visés par des enquêtes pénales.

Dans un procès engagé il y a un an, des investisseurs réclament un dédommagement pour la chute spectaculaire du cours de l’action en Bourse dans les jours qui ont suivi les révélations.

Au-delà du front judiciaire, le scandale a accéléré le déclin du diesel et les voitures de ce type risquent d’être bannies de plusieurs villes allemandes en raison de leur niveau de pollution en oxyde d’azote (NOx).

Volkswagen tente, lui, de tourner la page en investissant plus de 30 milliards d’euros dans la voiture électrique dans la course pour respecter de strictes normes européennes d’émissions de CO2.

Affaires

Coronavirus : pire risque de récession mondiale depuis 2008

WASHINGTON — Le monde s’immobilise à mesure que le nouveau coronavirus se propage. Des avions sont cloués au sol, des écoles ont fermé au Japon et des rassemblements sont interdits en Suisse. L’économie mondiale fait face à son pire risque de récession depuis la crise financière de 2008. Un vent de panique a continué à emporter les Bourses mondiales vendredi.

«À l’exception partielle de la peste noire en Europe au 14e siècle, chaque pandémie majeure a été suivie d’une récession économique», observe le professeur Robert Dingwall, chercheur à l’Université de Nottingham Trent en Angleterre. «Je ne pense pas qu’il y ait de bonnes raisons de penser que ce serait différent cette fois», dit-il.

Bien avant l’éclosion de l’épidémie, le Fonds monétaire international (FMI) avait prévenu que la reprise mondiale serait «poussive», «fragile» et susceptible de vaciller au moindre risque.

Les économistes soulignent que le coronavirus pourrait être «le choc externe» de trop.

D’autant que la liste des mesures radicales pour tenter d’endiguer le nouveau virus s’allonge chaque jour un peu plus, le virus parti de la Chine continentale se propageant comme une traînée de poudre sur tous les continents. Entre autres, la Suisse, inquiète de la propagation de l’épidémie de coronavirus chez ses voisins italiens et allemands, a annulé vendredi le Salon de l’automobile de Genève, les matches de football du week-end et les carnavals, ainsi que tout évènement public ou privé majeur.

Dès janvier, des usines de production avaient été arrêtées en Chine et des villes entières confinées. Vendredi, l’emblématique salon horloger de Bâle a été ajourné et le salon de l’automobile de Genève a été annulé. L’Arabie Saoudite a arrêté d’accueillir les pèlerins à La Mecque. Et des matches de foot se jouent à huis clos en Italie, sans spectateurs.

L’incertitude plane en outre sur la tenue des Jeux olympiques de Tokyo en juillet.

La défiance gagnant des investisseurs affolés des conséquences potentiellement ravageuses pour l’économie mondiale de l’épidémie de coronavirus.

Les marchés asiatiques ont encore durement accusé le coup vendredi, entraînant dans leur sillage les places européennes. Les pertes enregistrées par les grands indices boursiers européens depuis vendredi dernier, autour de 12 %-13 %, sont les plus importantes depuis la crise financière de 2008-2009, où l’économie mondiale était entrée en récession.

À la clôture vendredi, Paris était en recul de 3,38 %, Londres de 3,18 %, Francfort de 3,86 %, Madrid de 2,92 % et Amsterdam de 3,68 %.

Si l’on prend comme points de départ les plus hauts auxquels se situaient encore les marchés il y a une semaine, «arriver à plus de 10 % de baisse en moins de six jours, cela n’est jamais arrivé depuis 1946», rappelle à l’AFP Wilfrid Galand, directeur stratégiste de Montpensier Finance.

Contamination

Au total, 83 670 personnes ont été contaminées par le coronavirus dans le monde. 2 865 en sont mortes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 10h GMT.

Tous les yeux sont désormais rivés sur les États-Unis, jusqu’alors quasi épargnés, mais où les autorités sanitaires américaines s’attendent, elles aussi, à une contamination.

Et le principe d’hyper précaution pourrait être fatal à la première économie mondiale.

S’il y a contamination, «la réaction risque d’être extrême», observe Gregory Daco, chef économiste d’Oxford Economics. «Cela aurait un impact très très négatif. L’économie tomberait en récession immédiatement», dit-il d’autant que dans cette crise, «les marchés financiers agissent comme un agent accélérateur du sentiment de panique».

Au-delà de l’arrêt de la production, des fermetures d’écoles ou d’employés en télétravail, la consommation, qui compte pour 70 % de l’activité aux États-Unis, s’arrêterait brusquement.

Le virus ne sévit pas encore, mais la suspicion est à tous les coins de rue : à Washington, les gens rechignent à se serrer la main lors de conférences, les usagers du métro scrutent inquiets leurs voisins toussotant. Les Américains reportent leurs voyages.

Or si la première économie mondiale tombait en récession, le reste du globe serait affecté.

Le FMI a d’ores et déjà abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour 2020, prenant en compte l’impact sur la Chine, deuxième économie mondiale. Mais c’était avant la contagion au reste du monde.

Il y a beaucoup d’incertitude, reconnaît son porte-parole Gerry Rice. «Cela évolue constamment. [...] Il y a encore beaucoup de choses que nous ignorons», a-t-il résumé jeudi tout en laissant entendre que les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale de la mi-avril, qui drainent chaque année des dizaines de milliers de personnes, ne pourraient sans doute pas se tenir sous leur forme habituelle.

La peur plus dangereuse que le virus 

Face «à l’impact économique évident [...], nous avons besoin d’un leadership professionnel et politique clair, confiant et unifié, ce qui est toujours difficile à réaliser dans un pays où la responsabilité de la santé publique est aussi décentralisée qu’aux États-Unis», constate Robert Dingwall.

Le chercheur britannique note qu’il sera également difficile de gérer la peur de la population dans un environnement politique «aussi acrimonieux» qu’aux États-Unis.

Barry Glassner, sociologue américain à la retraite et auteur d’un ouvrage intitulé La culture de la peur (Culture of Fear), souligne de son côté que «les nations et les individus ont besoin de prendre leurs précautions, dont celle de contrer la peur, qui se répand au moins aussi vite que le virus lui-même».

«C’est potentiellement plus dangereux (car) les populations et les gouvernements apportent souvent des réponses moins rationnelles quand ils sont en proie à la peur», relève-t-il.

Si les enseignants ne sont pas malades, la fermeture d’écoles est d’ailleurs une mesure contestable susceptible d’aboutir à l’effet inverse recherché, observe ainsi le professeur Dingwall.

Elle implique que beaucoup de parents doivent s’absenter de leur lieu de travail là où ils peuvent être utiles. Quant aux enfants plus grands livrés à eux-mêmes, ils risquent tout bonnement de se rendre dans des lieux publics, là où ils seront plus exposés à l’épidémie.

Affaires

Ottawa aurait la marge de manœuvre pour augmenter ses dépenses

OTTAWA — Le directeur parlementaire du budget (DPB) affirme que le gouvernement fédéral — tout comme le gouvernement du Québec, d’ailleurs — dispose de la marge de manoeuvre nécessaire pour augmenter ses dépenses tout en demeurant financièrement viable à long terme, ce qui n’est pas le cas de nombreuses provinces.

Selon le DPB, Yves Giroux, le gouvernement fédéral, sur la base de ses politiques et programmes actuels, pourrait augmenter de façon permanente ses dépenses ou réduire les impôts d’environ 41 milliards $, tout en maintenant à long terme la proportion actuelle de la dette nette par rapport au PIB, qui est de 28,5 %.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Giroux a toutefois prévenu que «cela pourrait changer si le gouvernement modifiait les paramètres des programmes ou se mettait à dépenser sans compter, ou encore s’il créait de nouveaux programmes».

Il s’agit probablement d’une bonne nouvelle pour le gouvernement libéral, qui est souvent critiqué par les conservateurs pour avoir empilé des dizaines de milliards de dollars de dette fédérale supplémentaire au cours des dernières années. Ce rapport du DPB pourra certainement donner aussi des munitions au ministre des Finances, Bill Morneau, qui déposera bientôt son premier budget de gouvernement minoritaire.

L’évaluation faite par le DPB indique par ailleurs que le Québec, la Nouvelle-Écosse et l’Ontario ont toutes une marge de manoeuvre pour augmenter leurs dépenses ou réduire les impôts. Le Québec pourrait ainsi augmenter ses dépenses ou réduire les taxes et impôts de manière permanente dans une proportion correspondant à 1,1 % de son PIB, alors que cette marge de manoeuvre est de 0,1 % en Ontario.

Les mesures requises par le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour assurer sa viabilité financière seraient par contre de 0,7 % du PIB — comme en Alberta. L’évaluation de M. Giroux est moins rose pour le Manitoba, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador, qui risquent d’être submergées par leur dette à long terme, selon lui. Cela s’explique en partie par la hausse des coûts des soins de santé ainsi que par la baisse prévue des transferts fédéraux.

Le gouvernement fédéral pourrait utiliser une partie de sa propre marge financière pour aider ces provinces, en modifiant la formule des paiements de péréquation, croit M. Giroux. Ottawa pourrait aussi réduire ses taux d’imposition pour permettre aux provinces d’augmenter les leurs afin de combler l’écart, a déclaré le directeur parlementaire du budget.

Pas de baisse des dépenses

Le déficit fédéral de l’an prochain devrait atteindre 28,1 milliards $, sans tenir compte des promesses électorales que les libéraux dévoileront dans leur prochain budget — comme le programme national d’assurance-médicaments.

Le ministre Morneau a déclaré au Comité des finances de la Chambre des communes, plus tôt ce mois-ci, qu’il ne prévoyait pas de réduction radicale des dépenses. «De toute évidence, retirer rapidement une part importante de l’économie aurait un impact négatif sur la croissance», disait-il.

Dans son Rapport sur les dépenses fiscales fédérales, déposé aux Communes jeudi, le gouvernement libéral prévoit des dépenses de 304 milliards $ pour le prochain exercice, une évaluation qui ne tient pas compte, toutefois, des promesses électorales ou de toute autre dépense imprévue. Il s’agit d’une augmentation de 5 milliards $ par rapport à la même période l’an dernier — et 28 milliards $ de plus que l’année précédente.

Statistique Canada dévoilera vendredi l’évolution de l’économie au cours des trois derniers mois de 2019. Et la semaine prochaine, la Banque du Canada devrait mettre à jour son taux directeur.

Les prévisions de la banque centrale et de M. Giroux suggèrent que les statistiques de vendredi montreront un ralentissement de l’économie, attribuable en partie à l’arrêt du trafic ferroviaire lors d’une grève du CN en novembre, qui se répercutera aussi sur les premiers mois de 2020.

Par ailleurs, la confluence du coronavirus et des perturbations plus récentes du trafic ferroviaire en appui aux chefs héréditaires de la première nation des Wet’suwet’en ont énervé les regroupements d’entreprises, qui ont demandé au ministre Morneau de revoir son plan budgétaire.

Dans une lettre au ministre, la semaine dernière, le président du Conseil canadien des affaires, Goldy Hyder, estimait qu’»une économie faible rendrait difficile le maintien de services publics vitaux dont dépendent les Canadiens tout en relevant les défis du changement climatique et du vieillissement de la population».

Affaires

Le Massif présente son «camp de base» [VIDÉO]

Le Massif de Charlevoix lance la première phase d’un grand projet de développement immobilier près du village de Petite-Rivière-Saint-François. À terme, ce nouveau Camp de base ajoute 400 unités d’hébergements au pied de la montagne, en plus d’autres services.

«On l’appelle le Camp de base, ce n’est pas pour rien. C’est vraiment le cœur névralgique de tout ce qu’on va faire dans les prochaines années à la montagne pour devenir une montagne quatre saisons», annonce André Roy, vice-président et directeur exécutif du Groupe La Massif.

La première phase du projet devrait permettre la construction de 124 unités à temps pour le lancement du vélo de montagne prévu le 20 juin 2020. Il s’agit du début de la croissance et de la diversification de l’offre estivale autour du Massif de Charlevoix qui est déjà reconnu pour ses pentes de glisse qui permettent de pratiquer plusieurs sports hivernaux. 

Le Camp de base n’est pas le seul projet d’envergure à s’installer près du village de Petite-Rivière-Saint-François. Un Club Med y ouvrira ses portes en 2021. «Il va y avoir le village de Petite-Rivière-Saint-François, le Club Med et le Camp de base. Ça fait une belle continuité. Les gens vont pouvoir profiter de l’ensemble de ces beaux paysages-là», explique André Roy.

Affaires

Vent de panique sur les Bourses

PARIS — Wall Street a terminé dans la tourmente jeudi une rude journée pour les indices boursiers mondiaux, qui se dirigent vers leur pire semaine depuis la crise de 2008 face à la propagation de l’épidémie de nouveau coronavirus à travers la planète.

L’indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, a accéléré ses pertes en toute fin de séance pour s’effondrer de plus de 1000 points, ou 4,4%. Il a plongé de plus de 11% depuis le début de la semaine.

Si cette dégringolade se poursuit vendredi, il s’agirait de sa plus forte perte hebdomadaire depuis le pic de la crise financière mondiale à l’automne 2008.

Mis à rude épreuve depuis lundi, les marchés européens ont aussi tous fini en forte baisse: de Paris (-3,32%) à Londres (-3,50%), de Francfort (-3,19%) à Madrid (-3,55%) ou encore Amsterdam (-3,75%).

En une semaine, l’Euro Stoxx, l’indice boursier rassemblant des grandes valeurs de la zone euro, affiche désormais près de 10% de recul (-9,60%).

Tokyo avait donné le ton en tout début de journée jeudi avec un repli de plus de 2% face aux menaces grandissantes que fait peser la crise sanitaire sur l’organisation des Jeux olympiques.

Le pétrole est aussi en chute libre, le baril coté à Londres (-2,3% à 52,18 $) et celui coté à New York (-3,4% à 47,09 $) tombant à leur plus bas niveaux en plus d’un an après avoir plongé de plus de 10% depuis le début de la semaine.

Et signe d’une ruée des investisseurs vers les actifs jugés plus sûrs, le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américains a décliné jusqu’à 1,2408% en cours de séance, un niveau jamais vu. Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne a de son côté reculé à -0,54%, un plus bas depuis octobre 2019.

Plans d’urgence

«On n’a pas encore de réponses et on ne va pas en avoir pendant un certain temps, sans doute pas avant deux à quatre semaines», remarque Maris Ogg, gestionnaire de portefeuilles pour Tower Bridge Advisors. «Plus il y aura d’infections liées au coronavirus, plus on risque de rester en zone de correction», poursuit-elle.

«L’environnement de marché est assez déprimé. Il n’a pas encore cédé à la panique mais il y a des premiers signes de capitulations d’investisseurs», estime pour sa part Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque.

«On est en train d’enregistrer la pire semaine depuis 2008 sur les marchés. En variation hebdomadaire et en vitesse du mouvement, c’est assez similaire à ce qu’on a pu connaître en 2008», décrit le spécialiste.

Outre les inquiétudes croissantes liées au coronavirus, les marchés affrontent des «vents de panique sur des seuils techniques» qui entraînent «des ventes forcées», c’est-à-dire intervenant automatiquement en se basant sur des algorithmes, explique à l’AFP Laurent Gaetani, gérant chez Degroof Petercam.

Le nouveau coronavirus a contaminé plus de 82 000 personnes et fait plus de 2800 morts dans une cinquantaine de pays et territoires. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé jeudi que l’épidémie avait atteint un «point décisif» et a appelé les pays à agir «rapidement» pour endiguer ce «virus très dangereux».

Face à cette diffusion, plus personne ne doute de l’impact de l’épidémie sur la croissance mondiale, même s’il est encore difficile à évaluer.

Objectifs à la baisse

D’ores et déjà, nombre d’entreprises ont révisé leurs objectifs à la baisse ou fait montre de prudence en faisant sans aucune ambiguïté le lien avec le coronavirus, à l’instar de la banque Standard Chartered, du numéro un mondial de la bière AB InBev, du groupe aérien Air France-KLM ou du géant de l’informatique Microsoft.

Signe des mesures drastiques prises par les entreprises, Facebook a annoncé jeudi l’annulation de sa conférence annuelle des développeurs prévue pour début mai.

Des plans d’urgence avec financement immédiat sont prêts à être déployés, notamment par le Fonds monétaire international (FMI), pour venir en aide aux pays qui ne parviendraient pas à faire face à une épidémie du nouveau coronavirus.

Dans l’Union européenne, Bruxelles envisage de proposer dans un mois, si c’est nécessaire, «des mesures d’accompagnement» aux secteurs économiques fragilisés par le coronavirus, a indiqué jeudi le commissaire européen à l’Industrie, Thierry Breton.

«Une réponse de politique monétaire est possible, les marchés jouent avec l’idée de baisse des taux aux Etats-Unis» pour soutenir l’économie, écrit aussi La Banque Postale Asset Management dans une note.

Affaires

H2O Innovation: un projet humanitaire riche en expérience [VIDÉO]

H2O Innovation a mis sur pied un programme d’aide humanitaire majeur pour sensibiliser et éduquer certaines communautés à un bon traitement d’eau. Un moyen concret de mettre en valeur leur philosophie d’entreprise.

«Comme toute entreprise, on a une mission environnementale, sociale et de bonne gouvernance. On contribue de façon sporadique, on donne aux organismes de charité depuis plusieurs années. Cette fois-ci, on a fait un projet de plus grande envergure, on ne voulait pas simplement donner en argent, mais aussi contribuer de façon concrète avec notre expertise», indique Guillaume Clairet, chef de l’exploitation chez H2O Innovation. 

L’entreprise conçoit et fournit des systèmes sur mesure ainsi que des solutions intégrées de traitement d’eau utilisant les technologies de filtration membranaire, il s’agit d’un des plus gros traiteurs d’eau au Canada, avec des usines un peu partout (Californie, Québec et Angleterre).

Deux employés ont été envoyés pendant deux semaines en Zambie au mois de novembre, ils ont été choisis par l’organisation non gouvernementale CAWST (Center for Affordable Water and Sanitation Technology), grand partenaire du projet. 

«CAWST est particulier dans son approche, ils ne veulent pas seulement donner des biens, creuser un puits d’eau potable ou donner un système de traitement d’eau. Lorsque c’est fait de cette façon-là, les communautés ont de la misère à les entretenir et lorsqu’ils y retournent, il n’y a plus rien qui est en place. Ils favorisent une approche pour rendre les gens capables et compétents pour subvenir à leurs propres besoins. C’est de la formation», explique M. Clairet.

CAWST vise à répondre aux besoins mondiaux en eau potable et en assainissement des eaux, en développant localement les connaissances et les compétences des communautés des pays à faible et moyen revenu.

L’organisme et l’entreprise sont fiers de dire que le projet, qui s’est préparé pendant plus d’un an, est une réussite. Les discussions sont déjà entamées pour poursuivre la même mission l’an prochain. 

À leur retour du voyage humanitaire, les deux employés ont parlé de leur expérience à tous leurs collègues, près de 700 maintenant. «Ça donne beaucoup d’énergie aux équipes de savoir que l’on contribue non seulement en argent, mais aussi en temps et en expertise aux problèmes que vivent certaines communautés moins favorisées», ajoute le chef de l’exploitation.

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Affaires

Timôme et merveilles: la vente spéciale sauve la boutique [VIDÉO]

Françoise Travet a évité la fermeture de Timôme et merveilles en janvier dernier grâce à sa vente spéciale, un autre signe de persévérance de sa part. Seule à tenir une boutique depuis 13 ans, aujourd’hui, elle est prête à laisser partir le «bébé».

Une grande vente spéciale de douze jours a permis à la propriétaire de payer les taxes et le loyer, au travers d’un hiver particulièrement difficile. Cette vente représentait un dernier combat.

«Autrement, il aurait fallu que je ferme. La vente a fonctionné, il y a eu beaucoup de réponses et beaucoup de gens sont venus. C’était pour sauver la boutique, et je reste ouverte pour l’instant.»

La boutique pour enfants de la 3e Avenue a pu compter sur les résidents du secteur qui avaient le désir de sauver un commerce local. Elle demeure ouverte, mais ça ne veut pas dire que les affaires vont bien. 

«Il faut persévérer! Mais je dois aussi réfléchir. Même si je laisse derrière la boutique, j’ai plein de projets. J’y suis arrivée, j’ai ouvert un commerce sans argent et il fonctionne. Plusieurs autres gens d’affaires auraient fermé leurs portes s’ils avaient été à ma place, mais j’y croyais»

Françoise Travet écoutera les propositions sérieuses de tous ceux intéressés par la boutique ou son inventaire. «Quelqu’un avec de l’argent aurait vraiment beaucoup de choses à faire, ce que je n’ai pas. Pour avancer, il faut être sur Instagram, sur Facebook, avoir des webmestres, une boutique en ligne... j’ai tout ça! Mais je suis seule à m’occuper de tout. Je fais des heures pas possibles, et il faut faire des choix», soutient la propriétaire.  

Après s’être dédiée à son «bébé», sa boutique locale, pendant plusieurs années, elle s’avoue vaincue. Les achats en ligne et les grands noms auront eu raison de sa persévérance. 

En attendant que le processus de vente se concrétise, ses portes demeureront ouvertes. 

Affaires

«Fausse viande» et latte: Starbucks s’allie à Beyond Meat au Canada [VIDÉO]

NEW YORK — Les clients de Starbucks au Canada pourront bientôt accompagner leurs frappucinos de sandwich à la «fausse viande».

La chaîne de cafés a annoncé mercredi qu’elle allait bientôt commencer à vendre un sandwich avec une galette végétale Beyond Meat. Les produits de la société d’El Segundo, en Californie, sont déjà proposés dans d’autres chaînes de restauration rapide.

L’action de Beyond Meat prenait plus de trois pour cent sur le Nasdaq, mercredi après-midi.

Plusieurs restaurants se sont empressés d’ajouter des galettes qui imitent la viande à leurs menus pour essayer de stimuler leurs ventes. La chaîne Burger King vend un Whopper farci d’une galette d’Impossible Foods, un concurrent de Beyond Meat. Et la chaîne de cafés Dunkin’ offre déjà un sandwich du petit déjeuner avec une galette Beyond Meat.

Starbucks a précisé que son nouveau sandwich, qui contient également des oeufs et du fromage cheddar, serait offert dans presque tous ses 1500 établissements canadiens en mars. La galette est faite de pois et de riz brun et présente un mélange de fenouil, de romarin et d’autres épices.

Le torréfacteur de Seattle a évoqué la possibilité d’introduire des galettes végétales aux États-Unis, mais ne l’a pas encore fait.

Tous ne se sont pas convertis à la fausse viande. Plus tôt cette année, la chaîne canadienne de cafés Tim Hortons a abandonné la vente de galettes Beyond Meat dans ses 4000 établissements en invoquant la faiblesse de la demande.

Affaires

Ristournes en hausse chez Desjardins, malgré une facture plus salée pour le vol de données

La facture du vol de donnée massif survenu l’an dernier au Mouvement Desjardins s’est révélée plus salée, à 108 millions $, mais cela n’a pas freiné la croissance de ses excédents ainsi que de la ristourne versée à ses membres.

Le groupe coopératif financier a dévoilé mercredi un excédent net avant ristournes aux membres de 2,6 milliards $ pour 2019, en hausse de 11,7 %, sur des revenus d’exploitation qui se sont établis à 17,8 milliards $, en progression de 8 %.

Cette performance financière permettra à Desjardins de retourner 317 millions $ à ses membres, ce qui constitue une hausse de 25 % par rapport à 2018, et le montant le plus élevé depuis 2011.

Initialement, la coopérative établie à Lévis avait estimé que la facture du vol de données effectué par un employé malveillant, qui a finalement touché l’ensemble des quelque 4,2 millions de membres particuliers de Desjardins et 1,8 million de détenteurs de cartes de crédit, s’élèverait à 70 millions $ - une charge de 30 millions $ pour couvrir les dépenses réelles et une provision de 40 millions $.

«Sur 18 milliards $ de revenus, 108 millions $, ça représente moins de 1 % des revenus de Desjardins, a expliqué son président et chef de la direction, Guy Cormier, au cours d’une conférence téléphonique. C’est une somme qui peut paraître importante, mais Desjardins a amplement la capacité d’absorber une dépense comme celle-là.»

Au total, 93 millions $ ont été déboursés alors que la provision représente 15 millions $, a précisé le chef de la direction financière de la coopérative, Alain Leprohon.

Les coûts sont essentiellement liés au bouquet de mesures offert aux membres touchés, comme le service de surveillance de crédit de la firme Equifax pour une durée de cinq ans ainsi que les mesures d’accompagnement en cas de vol d’identité.

Selon M. Cormier, il ne devrait pas y avoir d’autre révision à la hausse de la charge liée au vol de données, qui a plongé la coopérative dans la tourmente depuis qu’il a été révélé, en juin dernier. L’employé malveillant à l’origine du larcin a été congédié et une enquête policière est toujours en cours dans ce dossier.

Du côté de la ristourne, elle a plus que doublé depuis 2016, lorsque M. Cormier a succédé à Monique Leroux. Environ 95 % des membres de Desjardins devraient en bénéficier cette année, comparativement à entre «50 % et 60 %» auparavant, d’après le président de la coopérative. C’est parce que des produits d’assurance (habitation, automobile et assurance vie) sont, pour la première fois, admissibles aux ristournes.

«Je pense qu’ici le raisonnement est simple: plus la coopérative est prospère, plus de membres font affaire avec leur coopérative, meilleure est notre performance et on sera en mesure d’en retourner plus à nos membres», a dit M. Cormier.

Un coup de pouce

En ce qui a trait à la performance financière de Desjardins, la croissance marquée de son excédent net avant le versement de ristournes aux membres tient notamment compte d’un gain non récurrent de 309 millions $ obtenu à la suite de la cession du portefeuille de services Monetico à la société américaine Global Payments annoncé à la fin octobre.

Abstraction faite des éléments non récurrents, l’excédent avant ristournes aux membres a progressé de 4,2 %, à 2,3 milliards $. Les revenus d’exploitation ont totalisé 17,9 milliards $, en progression de 8 %.

Dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises, l’excédent net avant ristournes a progressé d’environ 48 % pour s’établir à 1,9 milliard $, notamment grâce à la croissance du revenu net d’intérêt et de la baisse des provisions pour pertes.

Le portrait a toutefois été différent du côté de la gestion de patrimoine et l’assurance de personnes, où le résultat a été de 729 millions $, en recul de 18,5 % sur un an, ce qui a été attribué à des gains de placement «inférieurs à ceux de 2018» dans la gestion de patrimoine. Quant à l’assurance de dommage, l’excédent net s’est chiffré à 187 millions $, en hausse de 8,1 %.

En date 31 décembre, l’actif total de Desjardins atteignait 313 milliards $, en hausse d’environ 6 % sur un an.

Au quatrième trimestre l’excédent avant ristourne aux membres a été de 672 millions $, en progression d’environ 62 %, puisque c’est au cours de cette période que la transaction avec Global Payments a été annoncée. Les revenus d’exploitation ont bondi de 20 %, à presque 5 milliards $.

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RISTOURNES AUX MEMBRES DES DERNIÈRES ANNÉES

2011 : 320 millions $

2012 : 279 millions $

2013 : 171 millions $

2014 : 217 millions $

2015 : 154 millions $

2016 : 144 millions $

2017 : 202 millions $

2018 : 253 millions $

2019 : 317 millions $

Techno

Cortex: pour des sommets encore plus hauts [VIDÉO]

Le fondateur de Cortex et son associé ont accordé une dernière entrevue avec ce nom d’entreprise. IIs ont aussi capturé une dernière photo avec leur logo. Le studio d’innovation numérique de Québec fusionne avec la firme montréalaise nventive, mais le nom est la seule chose qu’ils perdront dans cette union; pour le reste, tout est à gagner.

«On devient une seule et grande famille. L’objectif de l’entreprise c’est de réaliser un maximum d’impact, notre plus grande force de frappe va nous permettre de résoudre des problèmes technologiques de plus grande envergure, ça va nous permettre d’avoir une position nord-américaine de plus en plus importante», indique Jean-Michel Lebeau, le nouveau vice-président exécutif de Québec et associé chez nventive. 

Affaires

Le Groupe Château Bellevue vise le top 5

Le gestionnaire de complexes pour retraités, Groupe Château Bellevue, vise multiplier par cinq d’ici huit ans son nombre de logements pour aînés. Un objectif ambitieux dans un marché en forte croissance avec le vieillissement de la population.

La réalisation du projet est rendue possible grâce à l’acquisition du groupe par le Fonds immobilier Champlain RPA (Résidences pour aînés). «À terme, le fonds vise à détenir environ une trentaine de résidences pour l’équivalent de près de 10 000 unités locatives», explique-t-on, par voie de communiqué. Groupe Château Bellevue sera chargé de la gestion de ces résidences.

Le Groupe est né en 2006 à Sainte-Marie-de-Beauce. Il compte aujourd’hui huit résidences et 1833 unités pour retraités autonomes et semi-autonomes à Amqui, Donnacona, Pont-Rouge, Saint-Nicolas, Shawinigan, Thetford Mines, Val-Bélair et Valleyfield.

Le Fonds immobilier Champlain détiendra à terme un actif de près de 500 millions $ en équité, écrit-on. Elle souhaite ainsi pouvoir réaliser les 2 milliards $ en projets qui sont sur la table.

Le plan de match prévoit construire de trois à quatre résidences par an pendant les huit prochaines années représentant 8000 nouvelles unités qui s’ajoutent aux 1833 déjà construites.

Ses investissements permettront de faire entrer le Groupe Château Bellevue dans le top 5 des grands groupes de gestionnaires de résidences privées au Québec, précise-t-on. Le Fonds Immobilier Champlain RPA est dirigé par un partenariat regroupant Groupe Camada, une société de capitaux privés de la famille Poulin; BBCF Gestion d’actifs, un regroupement gérant des actifs dans le secteur des résidences pour aînés; Kastellō Immobilier, une société d’investissement de la famille Fortin se spécialisant dans l’immobilier ainsi que la Corporation Financière Champlain, une société de placements privés qui investit dans des petites et des moyennes entreprises en vue de les accompagner dans leur croissance. 

Affaires

Le patron de Disney, Bob Iger, démissionne immédiatement

NEW YORK — Le géant américain du divertissement Walt Disney a annoncé mardi la nomination de Bob Chapek au poste de chef de la direction, en remplacement de Bob Iger, qui quitte le poste immédiatement.

M. Chapek était jusqu’à tout récemment président de la division des parcs d’attractions de Walt Disney.

M. Iger deviendra président exécutif de l’entreprise, et conservera ce poste jusqu’à la fin de son contrat, le 31 décembre 2021.

Le chef de la direction sortant a estimé qu’il s’agissait d’un «moment optimal» pour démissionner, après l’acquisition récente d’actifs de Fox et le lancement de la plateforme de diffusion en continu Disney Plus, en novembre.

M. Chapek n’est que le septième chef de la direction de l’histoire de Disney.

Affaires

Rappel de profiteroles et éclairs congelés: Québec, Louiseville et Ottawa touchées

Les magasins Tigre Géant ont procédé mardi au rappel de profiteroles et éclairs congelés de marque Celebrate en raison d’une contamination possible par la bactérie Salmonella. 

Les consommateurs ne doivent pas consommer les produits visés par le rappel tandis que les détaillants, les restaurants et les établissements ne doivent pas les vendre ni les utiliser.

Produits visés par le rappel:

Profiteroles classiques Celebrate Format 325 g CUP: 8 858762 720009 (tous les codes)

Mini éclairs au chocolat Celebrate Format 365 g CUP: 8 858762 720047 (tous les codes)

Affaires

La déclaration sur papier demeure acceptée par l’Agence du revenu du Canada

OTTAWA - L’Agence du revenu du Canada (ARC) renouvelle son ouverture à l’égard des contribuables canadiens qui préfèrent produire leur déclaration de revenus avec la méthode traditionnelle sur papier.

Dans un communiqué publié mardi, l’Agence reconnaît qu’elle encourage les contribuables à profiter de ce qu’elle qualifie d’avantage de produire leur déclaration en ligne. Cependant, elle affirme qu’il n’est pas question de forcer les déclarants à transmettre leur déclaration par voie électronique, précisant qu’il va de soi qu’elle offre l’option classique sur papier.

L’Agence signale qu’elle a envoyé par la poste la trousse de l’impôt sur le revenu de 2019 aux 1,7 million de particuliers ayant produit une déclaration de revenus et de prestations sur papier l’année dernière. Les trousses ont été reçues à partir du 10 janvier.

Les Canadiens qui n’ont pas reçu d’exemplaire par la poste peuvent en trouver dans les deux langues officielles dans certains des locaux de Service Canada. Ils peuvent aussi en commander un exemplaire sur le site web canada.ca/obtenir-formulaire-arc ou par téléphone au 1-855-330-3310. Ils peuvent aussi en imprimer une copie à partir de canada.ca/impots-trousse-generale.

Les trousses d’impôt ne sont plus disponibles dans les bureaux de Postes Canada ou les succursales de la Caisse populaire Desjardins.

Selon l’Agence du revenu du Canada, près de 90 % des contribuables canadiens choisissent de produire électroniquement leur déclaration de revenus.

La date limite de production des déclarations de revenus et de prestations pour la plupart des Canadiens est le 30 avril 2020. D’ici là, l’Agence prolonge le soir et la fin de semaine les heures de son service téléphonique de demandes de renseignements sur l’impôt des particuliers.

Pour sa part, Revenu Québec affirme que la déclaration de revenus de 2019 peut aussi lui être transmise sur papier, par la poste.

Techno

Semaine NumériQC: aide financière de 900 000 $ sur trois ans de la Ville de Québec [VIDÉO]

La Ville de Québec a annoncé lundi une aide financière de 900 000 $ sur trois ans à la Semaine numériQC, ce qui permettra la tenue de l’événement en 2020, en 2021 et en 2022.

Cette annonce d’aide financière, accordée dans le cadre du volet Soutien aux organismes d’entrepreneuriat, de développement économique et d’accompagnement d’entreprises de la Vision entrepreneuriale Québec 2023, a été faite en présence de Pier-Luc Lachance, conseiller municipal dans Saint-Roch–Saint-Sauveur, de Dominic Goulet, directeur général de Québec numérique, du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire et de Carl-Frédéric De Celles, président du CA de Québec numérique. 

Affaires

Entretien des Airbus A220: une promesse d’Air Canada se précise

Quatre ans après avoir annoncé une commande pour 45 appareils de l’ex-C Series de Bombardier, la promesse d’Air Canada entourant l’entretien des avions maintenant appelés A220 commence finalement à se préciser.

Ce travail devrait s’effectuer à Mirabel par Avianor, a annoncé lundi le transporteur aérien, qui envisage également confier plus de travail à Aircraft Services (AAR), qui effectue déjà la maintenance de ses Airbus A320 et des Embraer E190.

Les lettres d’intention signées avec les deux entreprises sont toutefois liées à la conclusion de l’acquisition de Transat A.T. par Air Canada, qui doit obtenir plusieurs approbations réglementaires et dont la clôture est prévue d’ici la fin juin. Aucun montant n’a été avancé en ce qui a trait aux investissements potentiels. Il en va de même pour les échéanciers des deux projets.

Une porte-parole du plus important transporteur aérien au pays, Pascale Déry, a assuré, dans un courriel, que l’entretien des A220 se ferait en sol québécois même si la prise de contrôle du voyagiste québécois devait avorter.

Lorsque Air Canada avait annoncé sa commande, en février 2016, la société s’était engagée à «réaliser les travaux de révision et d’entretien lourds des cellules de ces appareils au Québec, par un fournisseur de services de maintenance reconnu, pour une période minimale de 20 ans». Cet engagement devait aider «à l’établissement dans la province d’un centre d’excellence» pour la maintenance de cet appareil.

En échange, Québec avait laissé tomber sa poursuite à l’endroit de la compagnie aérienne en lien avec la fermeture de l’entreprise de maintenance Aveos survenue en 2012, qui comptait plus de 2600 employés, dont 1800 à Montréal.

Le premier A220 d’Air Canada est entré en service en janvier. C’est aux États-Unis que Pratt & Whitney effectuera l’entretien des moteurs de ces appareils.

Avianor mène des études et envisage de construire un nouveau hangar d’une superficie de 250 000 pieds carrés à proximité des installations d’Airbus à Mirabel, dans les Laurentides. Chez Avianor, la directrice des communications, Rosalie Côté, n’était pas en mesure de chiffrer précisément l’investissement nécessaire, indiquant qu’il était de «plusieurs millions de dollars».

L’entente avec Air Canada serait d’une durée de 10 ans, ce qui est en deçà des 20 ans promis par la compagnie aérienne, mais elle pourrait être reconduite. Elle permettrait aussi à Avianor de décrocher des contrats auprès d’autres exploitants de l’A220. En Amérique du Nord, Delta Air Lines est l’autre transporteur nord-américain à exploiter l’A220 pour le moment.  

Affaires

Les tensions avec les opposants ont raison du projet Frontier 

VANCOUVER — Les tensions entourant les droits des peuples autochtones, le changement climatique et l’exploitation des ressources naturelles, qui se sont accrues récemment avec les barrages ferroviaires, ont achevé de convaincre Teck Resources d’abandonner son énorme projet de sables bitumineux, a affirmé lundi le chef de la direction de société, Don Lindsay.

«Au cours des derniers jours, il est devenu de plus en plus clair qu’il n’existait pas de voie constructive à emprunter», a-t-il déclaré lundi lors d’une conférence minière en Floride, au sujet de la décision de l’entreprise de suspendre le projet Frontier en Alberta.

«Le projet a carrément atterri à la jonction d’une discussion nationale beaucoup plus large sur le développement énergétique, la réconciliation autochtone et, bien sûr, le changement climatique. Nous reculons donc pour que le Canada puisse avoir cette discussion importante sans que l’échéance réglementaire d’un seul projet lui porte ombrage.»

L’entreprise établie à Vancouver a expliqué qu’elle inscrirait une charge de dépréciation de 1,13 milliard $ liée au projet Frontier. Ce dernier devait créer environ 7000 emplois pour sa construction et 2500 emplois pour son exploitation, en plus de générer des revenus d’impôts fédéraux sur le revenu et le capital d’environ 12 milliards $. Cependant, il devait également produire environ quatre millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre par an pendant 40 ans.

La décision de la société survient alors que le cabinet fédéral devait annoncer cette semaine s’il donnait son feu vert ou non au projet de 20 milliards $. L’avenir de Frontier était encore si incertain que les analystes n’en tenaient toujours pas compte dans leur évaluation de la société.

M. Lindsay a indiqué que Teck n’avait pas d’échéancier pour une éventuelle nouvelle soumission du projet et que l’entreprise se concentrerait sur ses projets prioritaires.

Trudeau montré du doigt

Le chef de l’opposition conservatrice, Andrew Sheer, a attribué la suspension du projet au premier ministre Justin Trudeau et à son inaction face aux manifestations qui paralysent le transport ferroviaire d’un bout à l’autre du pays.

«Il y a un lien direct avec la faiblesse du leadership de Justin Trudeau sur ces barrages illégaux et la décision de Teck. Ne vous y trompez pas, Justin Trudeau a tué Teck Frontier.»

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a estimé dans un communiqué que la décision montrait ce qui survient lorsque les gouvernements n’ont pas le courage de défendre les intérêts des Canadiens. Il faisait référence aux barrages ferroviaires visant à dénoncer la présence de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur le territoire de la nation Wet’suwet’en en Colombie-Britannique, dont les chefs héréditaires s’opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink.

«La situation difficile de Teck montre que même lorsqu’une entreprise dépense plus d’un milliard de dollars sur une décennie pour satisfaire toutes les exigences réglementaires, un processus réglementaire qui privilégie la politique au détriment des preuves et l’érosion de l’état de droit sera fatal pour la confiance des investisseurs», a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Industrie, Navdeep Bains, a fait valoir que la décision soulignait l’importance, pour tous les ordres de gouvernement, de travailler ensemble sur des objectifs climatiques ambitieux, y compris celui visant des émissions nettes nulles d’ici 2050.

Les communautés autochtones divisées

Quatorze communautés des Premières Nations et des Métis avaient signé des accords de participation avec Teck au sujet de la mine. Certaines d’entre elles ont exprimé leur étonnement face à la décision.

Ron Quintal, président des Métis de Fort McKay, a affirmé dans un communiqué que le traitement politique du projet avait été «déplorable».

«C’est un œil au beurre noir pour le Canada. C’est un coup porté à la compétitivité des investissements mondiaux du Canada.»

Le groupe Indigenous Climate Action a cependant estimé que la décision représentait une victoire pour les droits des Autochtones, la souveraineté et le climat.

Le chef Gerry Cheezie, de la première nation de Smith’s Landing, une communauté qui s’est opposée au projet et n’a pas signé d’entente à son sujet, a salué la nouvelle.

«La survie de notre communauté est en jeu. Nous ressentons déjà les impacts du changement climatique et de la dégradation de l’environnement causés par l’industrialisation historique de nos terres et territoires. Nous ne pouvons pas nous permettre un autre projet de sables bitumineux», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Des groupes environnementaux ont également applaudi la décision.

L’incertitude éliminée

La nouvelle de l’abandon du projet a contribué à faire baisser les actions de la société de 2,7 % à la Bourse de Toronto.

L’analyste de la Banque Nationale Shane Nagle a qualifié la décision de neutre, mais a noté qu’elle lèverait probablement une partie de l’incertitude pour la société et qu’elle réduisait, ultimement, son exposition aux sables bitumineux.

«Comme toutes les entreprises du secteur des ressources, une attention accrue sur les fonds destinés à la réduction de l’impact des activités sur le changement climatique devient de plus en plus importante», a expliqué M. Nagle dans une note.

«Comme Frontier aurait nécessité une capacité pipelinière accrue, des prix du pétrole plus élevés et un partenaire important pour faire avancer le développement, il était peu probable que Teck aille de l’avant avec ce projet pour l’instant.»

L’analyste Jackie Przybylowski, de la Banque de Montréal, a toutefois fait valoir que la décision de Teck était négative, puisqu’elle supprimait une augmentation potentielle du titre.

«La longue liste d’initiatives qui pourraient fournir des catalyseurs positifs a été réduite, et nous attribuons maintenant une probabilité plus élevée de nouvelles négatives à court terme.»

Le patron de Teck, M. Lindsay, a indiqué que la décision sur le projet représentait l’intérêt supérieur des actionnaires et de tous les Canadiens, et il espère que cela contribuera à fournir un espace permettant de résoudre les questions cruciales soulevées par les grands projets de ressources naturelles.

«Nous espérons que ce retrait contribuera à créer à la fois l’espace et l’élan nécessaires à l’avancement de cette discussion nationale essentielle.»

Affaires

Le coronavirus souffle un vent de panique sur Wall Street

NEW YORK — La Bourse de New York a plongé lundi sur fond d’accélération du rythme de propagation du coronavirus, les investisseurs s’inquiétant sérieusement des conséquences de l’épidémie sur l’économie mondiale. 

Le Dow Jones Industrial Average est tombé de 3,56 %, à 27.960,80 points. L’indice vedette de la place new-yorkaise a enregistré sa pire séance en plus de deux ans et s’affiche désormais en recul par rapport à son niveau du début de l’année.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lui reculé de 3,71 %, à 9.221,28 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a abandonné 3,35 %, à 3225,89 points. Les deux indices n’avaient plus connu pareille dégringolade depuis octobre 2018.

Sur la place new-yorkaise, comme sur l’ensemble des marchés financiers mondiaux, un vent de panique a soufflé après l’augmentation du nombre de cas de contaminations liées au coronavirus dans des pays comme la Corée du Sud, l’Iran ou l’Italie.

«À chaque épidémie, le marché s’intéresse à sa durée et à sa direction», souligne Quincy Krosby de Prudential.

«Ce qui a retenu l’attention du marché depuis le week-end, c’est que le virus se propage, qu’il migre», poursuit-elle.

Dans ce contexte, les courtiers ont cherché à éviter le risque que représentent les actions, pour se rediriger vers des actifs réputés plus sûrs comme les obligations ou l’or.

Le taux à 10 ans sur les bons du Trésor américains, qui baisse quand le prix des obligations monte, tombait à 1,371 % vers 21H55 GMT, contre 1,471 % à la clôture de vendredi.

Le rendement à 30 ans sur la dette américaine touchait, lui, son plus bas niveau historique, à 1,834 %.

L’or montait pour sa part de près de 1 % et s’affichait au plus haut depuis 2013, à 1658,66 dollars l’once.

«La question qui se pose désormais c’est de savoir quel sera l’effet sur la croissance mondiale si cela continue et quel sera l’effet sur les bénéfices des entreprises», explique Mme Krosby.

«Au bout du compte, on en revient toujours au bénéfice des entreprises», précise-t-elle.

Impact incertain 

Directement concernées par les conséquences de l’épidémie, qui menace les vols internationaux, les grandes compagnies aériennes américaines ont peiné : Delta s’est enfoncé de 6,3 %, American Airlines de 8,5 % et United Airlines de 3,3 %.

Apple, qui fabrique et écoule une grande partie de ses iPhones en Chine, a vu son titre perdre 4,8 %.

Le secteur des semi-conducteurs a reculé, Nvidia cédant 7,1 %, Micron perdant 3,5 % et Texas Instruments lâchant 5,5 %.

Plusieurs entreprises du secteur de l’énergie, comme Chevron (- 4,0 %) et ExxonMobil (- 4,7 %), ont également souffert, tout comme certaines valeurs technologiques, dont les géants Facebook (- 4,5 %) et Microsoft (- 4,3 %).

Les croisiéristes Carnival (- 9,5 %), Norwegian Cruise (- 9,3 %) et Royal Caribbean (9,0 %) ont fait partie des valeurs accusant les plus lourdes pertes lundi.

Interrogé sur la chaîne d’informations financières CNBC, le milliardaire américain Warren Buffett n’a toutefois pas manifesté trop d’inquiétude sur l’impact à long terme du coronavirus.

«Je ne pense pas que ça devrait affecter ce qui se passe sur le marché des actions mais, pour le genre humain, cela fait peur lorsqu’il y a une pandémie», a concédé M. Buffett.

«Nous achetons des entreprises pour 20 ou 30 ans. Nous les achetons intégralement ou en partie... et nous estimons que les perspectives à 20 ou 30 ans ne seront pas modifiées par le coronavirus», a également affirmé le patron de la holding Berkshire Hathaway.

L’économiste de la Maison-Blanche, Tomas Philipson, a, lui, souligné que «les perturbations causées par l’épidémie du coronavirus en Chine auront un effet sur l’économie américaine mais l’ampleur de cet impact reste incertain».

Affaires

Le Groupe MTY rassure les investisseurs

MONTRÉAL — Groupe d’Alimentation MTY a voulu tourner la page sur les allégations soulevées par un prétendu lanceur d’alerte en répétant lundi que celles-ci étaient «sans fondement», sans toutefois offrir plus de détails à ce sujet.

L’examen mené par le comité de vérification du conseil d’administration est venu valider la position du franchiseur et exploitant québécois de restaurants, a estimé son chef de la direction Eric Lefebvre, au cours d’une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du quatrième trimestre.

Même si le patron du propriétaire de marques telles que Thai Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti et Valentine ne souhaitait pas commenter davantage le dossier, il a néanmoins été questionné par les analystes étant donné que le dévoilement des résultats, initialement prévu mardi dernier, avait été repoussé.

«C’est certain qu’en ce qui a trait à la perception, tout le monde est curieux, a expliqué M. Lefebvre, dans le cadre d’une entrevue téléphonique. À partir du moment où l’on dit que les allégations sont non fondées, si on commence à faire la liste (de ce qui était soulevé), on repart avec des discussions sur quelque chose qui n’existe pas.»

Les conclusions de l’examen ont semblé rassurer les investisseurs, puisqu’à la Bourse de Toronto, lundi, en mi-journée, l’action de MTY prenait 10,6 %, ou 5,28 $, pour se négocier à 55,05 $.

C’est le 14 février que MTY avait annoncé le report du dévoilement de ses résultats, sans fournir de détails sur les allégations l’ayant incité à agir de la sorte. Le prétendu lanceur d’alerte est toujours à l’emploi de la compagnie, a indiqué M. Lefebvre, qui a qualifié cette personne de «bon employé».

Si la société avait été mise au courant plus tôt, elle n’aurait peut-être pas eu à retarder le moment pour faire le point sur sa performance financière. Elle avait toutefois jusqu’à vendredi pour le faire en vertu du cadre réglementaire.

Selon M. Lefebvre, l’entreprise a pris la «bonne décision» en agissant de la sorte pour laisser le temps au comité de vérification de se pencher sur la chose.

«On n’aime pas être mêlé à ce genre de chose, a dit le dirigeant de MTY. J’avais envie d’en dire plus. Il faut que je respecte ce qui a été fait. Mais à partir du moment où (les allégations) ne sont pas fondées, il n’y a rien d’autre à discuter.»

S’il peut être «curieux» de voir une entreprise retarder la date de publication de ses résultats financiers en raison d’allégations soulevées par un employé, l’expert en gouvernance et professeur à l’Université Concordia Michel Magnan croit que MTY a agi de façon «correcte».

À son avis, pour l’entreprise, il ne sert à rien d’en rajouter si l’on juge que tout est dans l’ordre.

«En matière de divulgation, c’est correct (de se limiter) à cela dans la mesure où c’est non fondé, a dit M. Magnan. S’ils font un commentaire, la personne qui a soulevé les allégations pourrait aussi décider de se retourner contre l’entreprise.»

Résultats

Quant à sa performance financière, MTY a engrangé un bénéfice net de 20,7 millions $, ou 83 cents par action, au quatrième trimestre terminé le 30 novembre, par rapport à 13,2 millions $, ou 53 cents par action, il y a un an.

Grâce entre autres aux acquisitions, le chiffre d’affaires du réseau a été de 1,02 milliard $, par rapport à 706,4 millions $ il y a un an. Les recettes du réseau tiennent compte des recettes générées par les franchisés. Les revenus de MTY ont été de 150 millions $, en hausse de 29 %.

Les analystes tablaient sur des revenus de 153 millions $ ainsi qu’un profit de 83 cents par action, selon la firme de données financières Refinitiv.

À la fin novembre, le réseau de MTY comptait 7373 établissements, dont 144 exploités par MTY et 7229 franchisés. Environ 55 % des restaurants se trouvent aux États-Unis, contre 38 % au Canada et 7 % à l’international.

Pour l’exercice, le franchiseur et exploitant de restaurants a vu son bénéfice net fléchir d’environ 19 %, à 77,7 millions $, ou 3,08 $ par action, alors que le chiffre d’affaires du réseau a grimpé d’environ 30 %, à 3,6 milliards $.

Affaires

Quand un entrepreneur conseille ses pairs

Alexandre Vézina est propriétaire de trois entreprises. Des bons coups, il en a connu, mais des moins bons aussi, il l’avoue. Avec l’ouvrage au titre accusateur C’est de TA faute, son cinquième destiné aux entrepreneurs, l’homme d’affaires conscientise ses semblables à leur responsabilité devant leurs succès… et leurs échecs.

C’est de ta faute si tu ne réussis pas en business. Voilà la prémisse de base que l’auteur tente d’ancrer dans les mentalités des entrepreneurs qui, selon lui, sont trop souvent portés à chercher des facteurs externes pour justifier leurs malheurs.

Affaires

Teck Resources abandonne son mégaprojet de sables bitumineux en Alberta

VANCOUVER — Teck Resources annonce qu’elle abandonne son mégaprojet d’exploitation de sables bitumineux Frontier, en Alberta. L’entreprise affirme que sa décision a été prise en raison du discours politique en faveur de la lutte aux changements climatiques. 

En renonçant à ce projet, Teck Resources estime qu’elle va absorber une perte de 1,13 milliard $ avec le projet Frontier.

Dans une lettre adressée au ministre fédéral de l’Environnement, le président et chef de la direction Don Lindsay souligne que les investisseurs et les consommateurs réclament des autorités politiques un encadrement réglementaire pouvant concilier l’exploitation des ressources avec la lutte aux changements climatiques.

Selon M. Lindsay, ce cadre «n’existe pas ici en ce moment» et l’intensification du débat sur cet enjeu place «le projet Frontier et toute l’entreprise au coeur d’un problème beaucoup plus grand qui nécessite d’être résolu».

Ce mégaprojet de 20,6 milliards $ annoncé en grande pompe promettait la création de quelque 7000 emplois en construction, 2500 emplois d’opérateurs et environ 12 milliards $ en revenus divers pour le gouvernement fédéral. Toutefois, l’aventure devait émettre quatre millions de tonnes de gaz à effet de serre par année durant 40 ans.

Le projet Frontier était en attente de la décision du gouvernement fédéral, qui devait statuer sur son approbation cette semaine. En attendant, le promoteur avait déjà obtenu l’appui de 14 Premières Nations et communautés métisses.

Les ministres des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, et de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, ont réagi dimanche soir dans un communiqué conjoint. Disant avoir été informés de la décision de Teck Resources, ils ont indiqué que le conseil des ministres ne se prononcerait pas sur la demande d’approbation.

Les deux ministres ont dit reconnaître que la décision prise par l’entreprise a dû être difficile et ils ont semblé entrouvrir la porte à une éventuelle nouvelle version du projet.

«D’importantes parties de l’économie du Canada se sont forgées grâce à notre secteur des ressources naturelles et aux personnes de partout au pays qui travaillent dans ce secteur depuis des générations. Notre gouvernement est fermement résolu à exploiter nos ressources naturelles de manière durable et à créer de bons emplois pour la classe moyenne. Une économie vigoureuse va évidemment de pair avec un environnement sain», peut-on lire dans la déclaration.

Ils ont également salué le travail de consultation mené auprès des communautés autochtones, citant le modèle d’approche de Teck Resources comme «un exemple positif pour les futurs promoteurs».

Grande déception en Alberta

Dans une réaction écrite, le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney a parlé d’une «grande déception» pour les Albertains, mais la décision du promoteur ne l’a pas étonné.

«À la lumière des événements des dernières semaines, cela n’est pas étonnant. C’est ce qui se produit quand les gouvernements n’ont pas le courage de défendre les intérêts des Canadiens devant une minorité militante», a-t-il écrit.

Selon lui, il n’y a pas de coïncidence dans la chronologie des événements. La mobilisation autochtone contre le gazoduc Coastal GasLink sur les terres ancestrales des Wet’suwet’en qui a mené au blocage des voies ferroviaires aurait provoqué l’abandon du projet.

«C’était un projet économiquement viable, comme l’entreprise l’a confirmé cette semaine. Un projet que l’entreprise défendait encore plus tôt cette semaine. Il s’est de toute évidence passé quelque chose très récemment», a soutenu M. Kenney.

«Des semaines d’indécision au gouvernement fédéral sur le processus d’approbation réglementaire et l’inaction face au blocage illégal ont créé davantage d’incertitude pour les investisseurs qui observent le Canada», a-t-il renchéri.

Techno

Droit à la déconnexion: Jean Boulet se dit soucieux, mais n'entend pas légiférer

Alors que de plus en plus de travailleurs se sentent forcés de rester branchés à leurs cellulaires en tout temps, le ministre du Travail, Jean Boulet, tient à mettre le holà.

Il a confié en entrevue à La Presse canadienne être assez «préoccupé» par le «potentiel d'abus» pour mener des travaux dans son ministère sur le droit à la déconnexion, même s'il n'est pas question pour l'instant de légiférer dans le domaine.

Son message : un patron peut exiger que son employé reste connecté en dehors des heures de travail, à condition que ce soit «utile et nécessaire» et que l'employé soit rémunéré en conséquence. «Je ne veux pas assister à des dérapages.»

Sans vouloir forcer les entreprises du Québec à adopter une politique de déconnexion, qui limiterait l'utilisation des outils numériques, il leur demande d'amorcer une réflexion sur le sujet, qui fait de plus en plus l'objet de discussions animées, ici comme ailleurs.

En 2017, la France a innové en adoptant une loi sur le droit à la déconnexion, qui inclut la mise en place par l'entreprise de dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de la vie familiale.

Selon l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec, le droit à la déconnexion a également été porté à l'attention du législateur en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Corée du Sud et aux Philippines.

Le gouvernement sud-coréen a pris les grands moyens : il débranche les ordinateurs le vendredi à 19 heures, afin de forcer les fonctionnaires à quitter leurs bureaux, selon les informations compilées par l'Ordre.

En mars 2018, Québec solidaire déposait un projet de loi similaire à celui de la France, qui prévoyait par contre des amendes pouvant aller jusqu'à 30 000 $ pour les entreprises récalcitrantes. La pièce législative est morte au feuilleton.

En entrevue, le ministre Boulet est clair : même s'il est préoccupé par le potentiel d'abus et «l'usage déraisonnable» des outils numériques professionnels, pas question pour lui de ressusciter le projet de loi solidaire ni d'en présenter un nouveau.

Il cite notamment un rapport d'experts présenté aux ministres du Travail lors d'une rencontre à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, il y a deux semaines. Le rapport recommande au gouvernement fédéral, qui revoit actuellement ses normes du travail, de ne pas légiférer.

«Je ne veux pas imposer, je ne veux pas m'immiscer dans les processus de négociation collective ou même dans les processus de négociation individuelle», a déclaré M. Boulet, un avocat en droit du travail, en entrevue à son cabinet.

«Mais c'est sûr que comme ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, je peux m'exprimer : […] Il faut que chaque entreprise fasse la réflexion qui est appropriée à ses besoins et s'assure que ce qui est demandé aux employés est utile et nécessaire.»

À défaut de légiférer, M. Boulet a demandé à son ministère de recenser dans les conventions collectives les clauses où le droit à la déconnexion a été négocié entre syndicats et employeurs «pour pouvoir m'en inspirer et approfondir ma réflexion».

Cela le mènera à «prononcer des conférences» et à «s'exprimer sur ce droit-là à la déconnexion au Québec», a-t-il dit. «Ça génère énormément d'intérêt avec la multiplication des outils, la complexité des environnements de travail et le foisonnement du télétravail.»

Jean Boulet n'en reste pas moins convaincu de la nécessité de bien rémunérer les personnes qui font du travail «effectif» en dehors des heures normales sur leurs appareils numériques, que ce soit à temps simple ou à temps supplémentaire.

«Ça peut être requis de demeurer connecté, mais mon opinion, c'est qu'il doit y avoir une forme de rémunération. […] Pour moi, ça m'apparaît fondamental.»

Pas de cas d'abus répertoriés, mais...

Pour l'heure, aucun cas d'abus, où l'on obligerait une personne à demeurer connectée alors que ce n’est ni utile ni nécessaire, n'a été rapporté au ministre. Mais «il y en a peut-être», nuance-t-il, en promettant d'être aux aguets.

D'après lui, ce sera éventuellement aux tribunaux de se saisir des cas où, par exemple, un employé subirait des mesures disciplinaires parce qu'il a décidé de fermer son iPhone le soir à la maison.

Il se questionne d'ailleurs sur la provenance de cette pression souvent ressentie par les Québécois de rester rivés à leurs appareils en tout temps. Qui met la pression ? L'employeur ou l'employé ? «C'est vraiment une bonne question», se limite-t-il à dire.

Par ailleurs, Jean Boulet maintient n'avoir jamais vu de réclamation pour maladie professionnelle, ou pour recevoir une indemnité de remplacement du revenu à la suite d'une allégation comme quoi l'épuisement ou la dépression était liée à l'obligation de rester connecté.

«Est-ce que ça peut arriver ? Tout est possible. Il faut demeurer vigilant certainement aux incidences de l'obligation intensive d'une connexion.»

Pour l'instant, il n'est pas nécessaire, selon lui, d'imposer une formation obligatoire en milieu de travail sur l'usage raisonnable des outils numériques. Il serait également prématuré de déployer une campagne de sensibilisation gouvernementale.

Affaires

G20: le coronavirus met en péril la reprise de l’économie mondiale

RYAD — La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a estimé dimanche que le nouveau coronavirus mettait «en péril» la reprise de l’économie mondiale lors d’une réunion du G20 à Ryad, qui s’est dit prêt à agir pour limiter les «risques» sur la croissance.

Le virus a fait plus de 2400 morts en Chine, coupant les transports, perturbant les échanges commerciaux et attisant l’inquiétude des investisseurs, les entreprises étant obligées de suspendre leur activité. Il a également touché une trentaine de pays et territoires y faisant 24 morts.

«Le virus Covid-19, une urgence sanitaire mondiale, a perturbé l’activité économique en Chine et pourrait mettre en péril la reprise», a déclaré Kristalina Georgieva devant les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales des vingt premières économies dans la capitale saoudienne.

En janvier, le FMI avait prédit une croissance globale de 3,3 % pour 2020, contre 2,9 % en 2019. Lors du sommet à Ryad, Mme Georgieva a affirmé que l’impact du virus sur la croissance serait d’environ 0,1 point.

«La reprise de l’économie prévue […] est fragile», a ajouté la cheffe du FMI, citée dans un communiqué.

La croissance chinoise s’établirait à 5,6 % en baisse de 0,4 point comparé aux estimations de janvier.

«J’ai informé le G20 que, même en cas d’endiguement rapide du virus, la croissance en Chine et dans le reste du monde serait touchée», a déclaré Mme Georgieva.

La cheffe du FMI a averti que l’économie mondiale était confrontée à d’autres risques, notamment l’augmentation du niveau d’endettement de certains pays ainsi que le changement climatique, mais elle a en particulier exhorté les pays du G20 à coopérer pour contenir la propagation du virus.

«Le G20 est un forum important pour aider à mettre l’économie mondiale sur une base plus solide», a insisté Mme Georgieva.

«Renforcer la surveillance»

«Nous continuerons d’examiner les risques et de consulter toutes les parties […] pour surveiller ces risques et se préparer à intervenir avec les politiques nécessaires pour les limiter», a déclaré Mohammed al-Jadaan, ministre des Finances de l’Arabie saoudite, premier pays arabe à assurer la présidence du G20.

Les responsables réunis à Ryad se sont engagés à «renforcer la surveillance mondiale des risques» de la récente épidémie, selon le communiqué final du G20 publié à l’issue de la réunion.

«Le risque est maintenant confirmé, l’impact sur la croissance mondiale également, et c’est désormais une véritable préoccupation de l’ensemble des membres du G20», a souligné à l’AFP le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire.

Dans ce contexte, «nous avons décidé […] de garantir un suivi attentif et quotidien de l’épidémie et de son développement […] assuré par la présidence du G20 et par le Fonds monétaire international», a-t-il ajouté.

Outre un plan d’action visant à protéger l’économie mondiale de l’impact de l’épidémie, les dirigeants financiers des 20 premières économies du monde ont également discuté des moyens de parvenir à un système de taxation mondial sur le numérique plus équitable et des moyens de lutter contre le changement climatique.

De ce point de vue, «c’était un G20 utile» et des progrès «importants» ont été faits, s’est félicité M. Le Maire.

Sur le sujet de la taxation des grands groupes internationaux, et notamment des géants du numérique, «il y a désormais un consensus pour reconnaître la nécessité d’avancer sur une solution globale, dans le cadre de l’OCDE» (l’Organisation pour la coopération et le développement économiques), a détaillé le ministre, affichant sa satisfaction que l’Europe ait fait «front commun» face aux États-Unis.