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Télétravail : un site Web qui imite les bruits de votre boulot

Le Mag

Télétravail : un site Web qui imite les bruits de votre boulot

Le silence du télétravail vous pèse? L’ambiance du boulot vous manque? Un studio suédois a peut-être trouvé la solution toute simple à votre nostalgie : un site Web qui permet de reproduire et d’ajuster les sons de votre bureau. Ajoutez des sonneries de téléphone et le bruit des conversations, baissez le volume de l’imprimante, augmentez le cliquetis des claviers et votre maison se transforme en salle de travail!

The Sound of Colleagues, qu’on peut traduire littéralement par Le son des collègues, est apparu sur la toile et sur le service de streaming musical Spotify le mois dernier. Sa devise est simple, apparente dès le départ : Nous nous sommes tant ennuyés du son de nos collègues que nous avons créé ce site Web comme substitut.

Sur la page d’accueil — l’unique page, en fait — se trouvent des curseurs qui permettent de modifier l’intensité ou le volume de neuf sons distincts (voir le lien à la fin du texte). Au programme acoustique, on trouve le son d’ambiance (qui se résume pas mal au bruit de la ventilation), la machine à café, les collègues, l’imprimante, la pluie qui tambourine sur la fenêtre, les claviers, le chien du bureau (?), les téléphones et le ronronnement du trafic à travers une fenêtre ouverte.

Un peu plus de l’un, un peu moins de l’autre et vous obtenez une atmosphère sonore assez fidèle, faut-il l'avouer. Une belle idée pour ceux qui ont besoin de ce type de «bruit blanc» pour mieux se concentrer, même à la maison.

En temps de pandémie, les commerçants se tournent vers les réseaux sociaux

Affaires

En temps de pandémie, les commerçants se tournent vers les réseaux sociaux

«90 % de notre publicité est passée par les réseaux sociaux», constate la directrice générale de La Maison Smith, Mathilde Plante St-Arnaud. Quand le confinement a commencé, c’est elle qui a pris le relais pour la gestion des comptes Facebook et Instagram de l’entreprise, parce qu’elle «sentait que ça se passait là». Et elle n’est pas la seule.

«C’était aussi notre moyen le plus direct de communiquer avec les clients. Suite à leurs commentaires, on était en mesure d’ajuster notre offre rapidement. On a pu constater que ce lien direct avec notre clientèle serait à conserver», continue Mme Plante St-Arnaud.

La Maison Smith dépensait déjà pour de la publicité ciblée sur Facebook, mais la directrice générale précise qu’ils ont augmenté leur budget qui y était alloué. Elle a d’ailleurs remarqué une hausse importante de la réactivité des utilisateurs : le nombre de publications partagées, d’abonnés et de «likes» a connu une forte augmentation. 

Outre Facebook et Instagram, leur site Web et leurs informations sur Google ont été mis à jour. Elle a aussi doublé la fréquence de son infolettre électronique.

Auparavant, l’entreprise engageait une agence externe pour s’occuper des réseaux sociaux, mais Mme Plante St-Arnaud souhaite, lorsque la situation le permettra, créer un poste aux communications à l’interne. «Le fait d’avoir quelqu’un sur place, ça fait toute la différence au niveau de l’instantanéité et de la réactivité», remarque-t-elle.

«Je ne suis pas très actif sur les réseaux sociaux, mais là je me force»

Si chaque année Étienne Morin, copropriétaire de la boulangerie La Boule Miche, souhaitait être plus présent sur les réseaux sociaux, le confinement l’y aura obligé. Avant la pandémie, il publiait quatre à cinq fois par année sur la page Facebook de son commerce. Depuis, il fait une publication par semaine. «Il y a eu une très grosse augmentation de ma part», souligne-t-il.

«Au début, on informait notre clientèle qu’on suivait les consignes afin d’éviter le mécontentement de leur part. On a aussi mis à jour nos heures d’ouverture. Ensuite, on a essayé de communiquer avec ceux qui ne voulaient pas sortir pour leur dire qu’on avait un système de livraison. Puis, on a mis notre catalogue de produits disponible en ligne et en magasin.»

Suite à la vague d’engouement sans précédent pour le pain maison au début du confinement, il se souvient de l’une de ses publications présentant leur sélection de farine biologique moulue disponible au comptoir, laquelle a été partagée plusieurs fois.

Pour le futur, il espère maintenir une présence soutenue sur les réseaux sociaux : «On devrait continuer de publier au moins une fois par semaine. Ça nous aiderait à garder contact avec les gens qui restent à la maison.»

De l’industrie du métal à la vente de masques

Affaires

De l’industrie du métal à la vente de masques

On dit souvent qu’un tout petit geste peut changer le monde. Pour Métallifer, une entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution de pièces industrielles de métal, le don d’une boîte de masques N95 à l’Hôtel-Dieu de Lévis a été le début d’une belle aventure qui lui a permis de vendre jusqu’ici près de 2 000 000 de masques qu’elle a importés de Chine.

«On n’est d’aucune façon dans les masques», insiste Michel Filion, président de Métallifer. Nous sommes dans le métal. Mais on a vu une occasion de faire notre part afin d’aider les gens en ce temps de crise. On a un bureau en Chine depuis presque 13 ans et que je fais affaire avec les Chinois depuis 1999. J’avais donc les contacts pour me trouver des masques. Et comme on reçoit en moyenne à tous les jours presque deux conteneurs venant de la Chine, on avait aussi la logistique pour les emmener au Québec.

«On ne pensait cependant pas que notre initiative aurait tant de succès. Si on m’avait dit en novembre ou en décembre dernier que l’on serait dans le marché des masques, j’aurais répondu : “de quoi me parlez-vous?”. Et après avoir commandé nos premiers masques, je n’aurais jamais pensé que nous en vendrions autant.»

C’est quelques semaines après avoir fait don de masques N95 à l’Hôtel-Dieu de Lévis que Métallifer a reçu une première commande de 5000 masques de la Ville de Lévis, bien au parfum du don fait par l’entreprise à l’Hôtel-Dieu de Lévis. Surpris par la demande, Michel Filion promit cependant de s’occuper du dossier. Et deux jours plus tard, il confirmait à la Ville de Lévis l’arrivée prochaine des masques qu’elle avait demandés. 

«Quand on a reçu les masques, ce n’était plus 5000 que la Ville voulait avoir, c’était 15 000. On s’est alors intéressés à la vente de masques et rapidement, notre carnet de commandes a atteint les 50 000 masques. Et avant même qu’ils arrivent au Québec, on était back order de 50 000. Plusieurs de nos clients corporatifs comme Cascade, Agnico Eagle et Bombardier produits récréatifs nous en avaient demandé.»

Centres commerciaux: plus rien ne sera comme avant

Consommation

Centres commerciaux: plus rien ne sera comme avant

Le plaisir de magasiner dans un centre commercial risque d’être émoussé, quand on prend connaissance de la longue liste des consignes sanitaires qui seront désormais en vigueur.

Dès le 1er juin, les clients pourront recommencer à fréquenter leur centre commercial préféré, sauf dans la grande région de Montréal et Joliette. Pour ces régions, la date demeure inconnue.

Le gouvernement va attendre de voir si les clients font preuve de discipline en région avant de fixer une date pour Montréal et Joliette.

La liste des consignes à observer désormais dans les centres commerciaux, rendue publique mardi par le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, inclut «des vérifications quotidiennes que chaque commerçant et chaque propriétaire de centres commerciaux doivent respecter».

Quelques exemples :

- Le nombre de clients présents dans chaque commerce et dans l’ensemble du centre commercial sera limité.

- Des cloisons pleines seront installées aux caisses, aux kiosques d’information et aux comptoirs des restaurants, qui n’offriront que des mets pour emporter. Pas question de s’asseoir au resto entre deux virées dans les boutiques.

- On recommande d’offrir un sens de circulation unique.

- La distanciation de deux mètres devra être respectée partout. Au besoin, des agents de sécurité se chargeront de rappeler à l’ordre les clients, qui seront invités à «limiter la durée des visites».

- Les clients qui présentent des symptômes apparentés au virus de la COVID-19 seront invités à quitter les lieux.

- Le port du masque sera «fortement recommandé pour tous les clients», a indiqué le ministre, en point de presse.

Restaurants : plus tard

Il est encore trop tôt, par ailleurs, pour réserver une table au restaurant.

Le gouvernement n’est toujours pas prêt à fixer une date de réouverture des restaurants et terrasses, même si le ministre Fitzgibbon dit subir «des pressions très fortes» pour donner le feu vert.

Le ministre a jugé par ailleurs «inacceptable» d’apprendre que des restaurateurs reçoivent des avis d’éviction pour non-paiement de loyer durant la crise pandémique.

Il a dit vouloir suspendre cette procédure durant la crise sanitaire, grâce à l’adoption prochaine d’un règlement.

Le ministre note aussi que les restaurateurs ont fait «un travail extraordinaire de proposer des protocoles [de réaménagement des lieux] qui sont maintenant évalués par la Santé publique».

On s’attend également à ce que le gouvernement annonce mercredi l’ouverture prochaine des terrains de camping.

Un conflit éclate entre les cinq syndicats de la construction

Affaires

Un conflit éclate entre les cinq syndicats de la construction

Alors que Québec souhaitait devancer les négociations des conventions collectives dans l’industrie de la construction, pour éviter d’autres conflits, celles-ci sont bien mal parties, puisqu’un litige vient d’éclater entre les cinq organisations syndicales du secteur.

Ainsi, les quatre organisations les plus représentatives — FTQ-Construction, Conseil provincial (International), Syndicat québécois de la construction et CSD-Construction — accusent la moins représentative des cinq, la CSN-Construction, de faire obstruction à la conclusion d’un protocole de négociation entre elles.

La loi stipule qu’un tel protocole d’entente doit être conclu entre les syndicats, afin de mener les négociations face aux quatre associations patronales de l’industrie.

Or, la CSN-Construction ne représente que 6 % des travailleurs de l’industrie et elle ne veut pas signer.

Irrités, les quatre qui représentent 94 % des travailleurs ont transmis au ministre du Travail et de l’Emploi, Jean Boulet, le protocole de négociation dûment signé par eux.

«Nous, on est prêt à commencer à négocier, dès le mois de juin, comme l’a demandé le ministre», a affirmé en entrevue avec La Presse canadienne Éric Boisjoly, directeur général de la FTQ-Construction.

En effet, le ministre Boulet avait indiqué en entrevue qu’il avait pris la peine de rencontrer les organisations syndicales des mois à l’avance, l’hiver dernier, pour leur demander de devancer ces négociations afin de donner plus de temps aux parties pour s’entendre.

Ces conventions collectives n’arrivent à échéance que le 30 avril 2021. Mais les dernières négociations 2017-2021 avaient été particulièrement difficiles et le ministre souhaitait améliorer le climat, éviter les lois spéciales et les grèves.

«La CSN-Construction n’a pas voulu reconduire le protocole qui avait servi lors de la dernière négociation. On trouve ça malheureux. On s’enfarge dans le protocole, alors on ne pourra pas négocier», a déploré M. Boisjoly.

Plutôt que de signer, la CSN-Construction va demander à un arbitre de trancher le litige - ce qui prendra un certain temps.

«Le ton monte. C’est un petit peu d’arrogance du côté de la CSN-Construction», a déploré M. Boisjoly.

Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

Affaires

Québec donne le feu vert à un prêt de 280 M$ au Cirque du Soleil

Québec vient à la rescousse du Cirque du Soleil en lui offrant un prêt de 280 millions $CAN — accompagné d’une disposition lui permettant d’éventuellement acquérir l’entreprise de divertissement — si la restructuration proposée par les actionnaires actuels se concrétise.

Une entente est intervenue entre Investissement Québec (IQ), le bras financier du gouvernement québécois, et les actionnaires existants, soit le fonds d’investissement texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ).

«Dans les circonstances, c’est une très belle transaction, a affirmé le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, mardi, en effectuant l’annonce dans le cadre d’une mêlée de presse qui portait sur la réouverture des centres commerciaux. La raison pour laquelle nous avons supporté les actionnaires existants, c’est que nous voulions ancrer la reprise du Cirque au Québec. Un jour, le Cirque va redevenir détention québécoise.»

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Le prêt sera exécutoire seulement si c’est le plan de relance des actionnaires actuels qui est retenu, a expliqué M. Fitzgibbon. Ainsi, si un nouvel acquéreur n’avait pas besoin d’un coup de pouce gouvernemental, l’argent ne serait pas versé.

«Si, dans le processus, d’autres actionnaires [devaient acquérir] le Cirque, cet argent-là [le 280 millions $] pourrait aussi être disponible», a toutefois signalé le ministre.

[GÉRER LA CRISE] Surmesur: personnaliser la relation styliste-client 

COVID-19

[GÉRER LA CRISE] Surmesur: personnaliser la relation styliste-client 

La pandémie de coronavirus change tout pour les entrepreneurs d’ici qui en souffrent, mais qui rebondissent aussi devant la tempête, se serrent les coudes avec leurs employés et, parfois, font jaillir de nouvelles façons de faire. Nous allons à leur rencontre dans cette série «Gérer la crise».
  • Entreprise: Surmesur 
  • Type d’entreprise: boutiques de vêtements pour hommes 
  • Contact: Louis-Charles Plante, directeur général
COVID-19: le choc économique fera grimper l’endettement, dit Poloz

COVID-19

COVID-19: le choc économique fera grimper l’endettement, dit Poloz

OTTAWA — Les mesures mises en place en réponse à la pandémie de COVID-19 vont «sans aucun doute accroître l’endettement» une fois le choc économique passé, a indiqué lundi le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

Le gouverneur a notamment évoqué la baisse des taux d’intérêt, ce qui devrait normalement stimuler la croissance économique à court terme grâce à une augmentation des emprunts — mais ces emprunts feront grimper les niveaux d’endettement au sujet desquels la banque centrale a déjà lancé des avertissements.

La distanciation muselle l’opposition aux oléoducs, admet une ministre albertaine

Affaires

La distanciation muselle l’opposition aux oléoducs, admet une ministre albertaine

EDMONTON — La ministre de l’Énergie de l’Alberta estime que l’actuelle pandémie représente un bon moment pour construire un pipeline, alors que les restrictions de santé publique limitent les manifestations.

Sonya Savage a eu ce commentaire vendredi dans un balado hébergé par l’Association canadienne des entrepreneurs en forage pétrolier. La ministre albertaine était interrogée sur l’avancement du projet d’expansion de Trans Mountain, qui est en cours de construction entre Edmonton et Vancouver.

La Commission européenne se dit préoccupée par l'acquisition de Transat

Affaires

La Commission européenne se dit préoccupée par l'acquisition de Transat

La prise de contrôle de Transat A.T. par Air Canada pourrait se traduire par des prix plus élevés et une diminution de l'offre, s'inquiète la Commission européenne, qui a décidé de se pencher de manière approfondie sur la transaction.

Selon les autorités réglementaires européennes, qui doivent également donner leur aval au regroupement afin qu'il puisse aller de l'avant, la concurrence pourrait s'amenuiser sur 33 liaisons entre le Canada et le Vieux Continent.

Par voie de communiqué, lundi, la Commission européenne a indiqué qu'elle se donnait jusqu'au 30 septembre pour trancher dans ce dossier.

«C'est une période difficile, en particulier sur les marchés gravement affectés par la pandémie [de COVID-19], mais le retour à la normale […] doit se faire sur des marchés qui demeurent concurrentiels», a souligné la responsable de la politique de la concurrence, Margrethe Vestager.

Par voie de communiqué, une porte-parole d'Air Canada, Pascale Déry, a indiqué que le processus réglementaire suivait son cours et que le transporteur aérien n'avait «aucun autre commentaire à formuler à ce stade-ci».

Transat A.T. n'avait pas offert de réaction, lundi avant-midi.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois plongeait de 7,7 %, ou 58 cents, pour se négocier à 6,95 $, soit bien en deçà du prix de 18 $ par action proposé par Air Canada dans le cadre de son offre de 720 millions $.

En mars, le Bureau de la concurrence avait également réservé un accueil défavorable à la transaction, en estimant qu'elle risquait d'avoir une incidence négative sur 83 liaisons, dont 49 entre le Canada et l'Europe, ainsi que 34 autres vers les destinations soleil, en Floride, au Mexique, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Le rapport de l'organisme fédéral avait été remis au ministre des Transports Marc Garneau. Il devait être analysé, en compagnie de plusieurs autres documents, afin de permettre au gouvernement Trudeau de se prononcer — ce qui n'a toujours pas été fait.

Ensemble, Air Canada et la société mère du transporteur Air Transat détiendraient une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevaucheraient sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Le transport aérien durement touché en mars 

COVID-19

Le transport aérien durement touché en mars 

OTTAWA — Les ravages de la crise de la COVID-19 dans l'industrie canadienne du transport aérien se confirment lundi avec de nouvelles données publiées par Statistique Canada.

L'agence fédérale rapporte que pour l'ensemble du mois de mars dernier, les principaux transporteurs aériens du pays ont transporté 4,3 millions de passagers sur leurs vols réguliers et d'affrètement, 44,1 % de moins qu'en mars 2019.

C'était la plus forte baisse jamais enregistrée pour les statistiques mensuelles sur l'aviation civile.

Statistique Canada ajoute que la pleine ampleur des répercussions de la pandémie sur l'industrie se fera plus évidente au cours de la période d'avril à juin.

D'une année à l'autre, la circulation aérienne a fléchi de 45 % à 10,9 milliards de passagers-kilomètres en mars. Par conséquent, les recettes d'exploitation totales déclarées par ces compagnies aériennes se sont chiffrées à 1,3 milliard $ en mars, en baisse de 41 % par rapport au même mois un an plus tôt.

Le 16 mars, le gouvernement du Canada a annoncé que deux jours plus tard, il y aurait fermeture de la frontière à la majorité des voyageurs étrangers dans le but de freiner la propagation de la pandémie de COVID-19. Certaines des principales compagnies aériennes canadiennes ont alors suspendu toutes leurs activités, alors que d'autres les ont réduites dans une mesure allant de 85 % à 90 %.

Statistique Canada ajoute par ailleurs que le volume de carburant à turbomoteurs consommé a diminué de 26,9 % d'une année à l'autre pour se chiffrer à 507,1 millions de litres, alors que le nombre d'heures de vol a fléchi de 27,6 % à 147 000 heures.

L'agence rappelle que l'industrie du transport aérien génère des recettes minimales, mais fait face à des dépenses d'exploitation soutenues.

Le marché international détraqué, il faudra entreposer l’abondant sirop d’érable

Affaires

Le marché international détraqué, il faudra entreposer l’abondant sirop d’érable

La saison 2020 du sirop d’érable a été généreuse… mais la COVID-19 détraque le marché. Les producteurs acéricoles sont donc à la recherche d’entrepôts pour stocker l’or blond le temps que la tempête pandémique passe.

«La bonne nouvelle là-dedans, c’est que le sirop d’érable n’est pas périssable!» remarque la directrice des communications corporatives de leur syndicat, Hélène Normandin. «Donc, on travaille présentement à avoir des entrepôts pour pouvoir entreposer ça. On veut s’assurer d’être capable, en attendant de pouvoir tout vendre, de mettre ça en entrepôt.»

C’est que la nature a été agréable avec les acériculteurs québécois ce printemps. Le bilan final sera publié incessamment. Mme Normandin peut néanmoins déjà s’avancer : «On s’attend à ce que ça va avoir été une très bonne saison.»

Les informations reçues du terrain laissent présager des quantités appréciables, ajoute-t-elle.

FlipNpik: une application qui veut promouvoir l’achat local

Techno

FlipNpik: une application qui veut promouvoir l’achat local

En ces temps incertains, les commerçants pourront compter sur une nouvelle application pour accroître leur visibilité. Déjà 300 commerces de la ville de Québec sont inscrits sur FlipNpik et 1500 autres pourraient s’y ajouter d’ici une semaine.

L’application, disponible partout au Canada, répertorie entre 7000 et 8000 commerces recommandés par les utilisateurs. FlipNpik se veut «un réseau social basé sur un contenu créé par la communauté et visant à payer les utilisateurs pour faire la promotion de leurs commerces préférés», explique Nadira Hajjar, cofondatrice de l’application.

En gros, chaque fois qu’une personne recommande un établissement, elle reçoit des «Flip Social», des points échangeables contre des rabais et des offres dans les commerces inscrits. Les utilisateurs pourront aussi recevoir des «boîtes à surprises», promotion exclusive d’un commerce dans le but d’attirer une nouvelle clientèle.

Pour apparaître sur FlipNpik, les commerces doivent avoir été recommandés par les utilisateurs ou les ambassadeurs. Ces derniers, qu’ils soient des personnalités publiques, des blogueurs ou des influenceurs, sont au cœur de l’application. «Leurs profils étant publics, on peut aller voir leurs commerces préférés pour s’en inspirer», précise Mme Hajjar. 

Dans la région de Québec, la créatrice de contenu Kamélia Gill a choisi de participer au projet, car elle a «toujours eu à cœur d’encourager les commerces locaux». Suivie par plus de 23 000 abonnés sur Instagram, elle confirme que cette préoccupation est au cœur de son contenu. 

Originaire de la Montérégie, mais résidant à Québec pendant ses études, Kamélia reçoit des questions sur une base régulière, à savoir quels sont ses restaurants et cafés préférés à Québec, quelles activités à faire, etc. «Avec FlipNpik, je trouve ça génial parce que je peux partager toutes mes recommandations sur une seule et même page», affirme-t-elle.

Parmi les commerces quelle a récemment inscrits sur l’application, notons Bols et Poké, le Nektar Caféologue de la rue St-Joseph, ou encore la boutique de plantes Folia Design.

Guy Laliberté tentera de racheter le Cirque du Soleil

Affaires

Guy Laliberté tentera de racheter le Cirque du Soleil

Le fondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté souhaite racheter l’entreprise qu’il a créée il y a une quarantaine d’années. C’est ce qu’il a confirmé à l’émission de télévision Tout le monde en parle, dimanche soir.

«Aujourd’hui, j’ai pris la décision d’embarquer dans un processus d’achat», a annoncé l’homme d’affaires à propos du cirque, qui traîne une dette de plus de 900 millions $US et qui est sur la corde raide en raison de la pandémie de la COVID-19.

L’animateur Guy A Lepage lui a demandé pour quelles raisons, il souhaitait «se lancer dans une telle aventure alors qu’il a vendu le reste de ses actions il y a à peine deux mois»

«D’abord par ce que le Cirque m’a tellement donné et si je peux aider, on va être là», a répondu Guy Laliberté.

Le fondateur du Cirque du Soleil avait cédé sa participation restante de 10 % dans le Cirque à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en février dernier. Le montant de la transaction n’avait pas été dévoilé, mais la valeur de ce bloc d’actions était estimée à bien plus de 100 millions.

Guy Laliberté dit avoir reçu le soutien de Franco Dragone et Robert Lepage, notamment, qui aimeraient l’aider «à la relance du Cirque».

Celui qui a créé le Cirque du Soleil en 1984 affirme avoir «une équipe extraordinaire et plusieurs personnes qui peuvent financièrement ramener ça».

La semaine dernière, le ministre Pierre Fitzgibbon a confirmé que le gouvernement du Québec discutait avec de potentiels investisseurs dans le but de relancer le Cirque du Soleil et de conserver son siège social au Québec.

Jusqu’à présent, Québecor a manifesté un intérêt à l’endroit du Cirque, disant vouloir participer à un sauvetage de la compagnie avant d’injecter des «centaines de millions» afin de rapatrier l’actionnariat au Québec.

En entrevue à Tout le monde en parle, Guy Laliberté a laissé savoir que l’intérêt montré par Québecor pour l’institution qu’il a fondée l’a convaincu de se lancer dans un processus pour racheter le Cirque.

Il a précisé que son équipe avait l’intention de garder le siège social du Cirque à Montréal et d’avoir une organisation principalement québécoise.

Il y a une vingtaine de jours, Guy Laliberté avait laissé entendre qu’il pourrait s’impliquer dans le sauvetage de l’entreprise de divertissement, par l’entremise d’une lettre ouverte.

Après son passage à l’émission Tout le monde en parle, l’homme d’affaires a publié un communiqué dans lequel il indique que la relance passera par un parfait équilibre entre trois aspects qu’il considère essentiels pour une saine reprise.

«La santé financière de l’entreprise, le feu sacré dont sont investis ceux qui sont le coeur du Cirque et l’amour du public pour notre fleuron.»

Il a ajouté que «l’avenir du Cirque sera probablement construit par une équipe composée de jeunes pousses de la relève, qui pourront être inspirées et bénéficier du transfert de connaissances et d’expériences de grands créateurs du Cirque. Et bien sûr, cette relance devra se refaire à juste prix. Et non pas à tout prix.»

Avec une dette de plus de 900 millions $US, le Cirque a récemment obtenu un financement d’urgence de 50 millions $US auprès de ses trois principaux actionnaires - TPG Capital (60 %) la société chinoise Fosun (20 %) et le bas de laine des Québécois (20 %).

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur, acquéreur ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Spotify se positionne en n° 1 de la balado, mais ne fait pas que des heureux

Techno

Spotify se positionne en n° 1 de la balado, mais ne fait pas que des heureux

NEW YORK — Fort de l’acquisition de la première balado américain cette semaine, Spotify se positionne désormais comme premier acteur mondial et accélère la transformation de ce format, suscitant quelques résistances au passage.

En à peine 16 mois, la plateforme audio suédoise a investi plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu, pour passer d’acteur anecdotique à géant incontournable.

Mardi, elle a annoncé avoir acquis l’exclusivité de la baladodiffusion n° 1 aux États-Unis, la Joe Rogan Experience, qui revendique 190 millions de téléchargements par mois, pour plus de 100 millions de dollars, selon le Wall Street Journal.

«Un peu après l’annonce, le directeur d’un gros podcast m’a texté: jeu, set, et match. Difficile de le contredire», a commenté Nicholas Quah, créateur du blogue Hot Pod.

Selon le cabinet MIDiA Research, Spotify avait déjà dépassé Apple, référence historique, comme premier support d’écoute de balados au premier trimestre en Amérique du Nord et au Royaume-Uni.

«Ils ont réussi à faire bouger les choses vraiment rapidement», observe Mark Mulligan, directeur de MIDiA Research.

Néanmoins, les retombées directes sont pour l’instant faibles, dit-il, estimant que les podcasts ne pèsent actuellement que 1 % du chiffre d’affaires de Spotify, en publicité.

«La balado est le gros pari de Spotify pour diversifier ses revenus», explique-t-il. «Mais cela va prendre beaucoup de temps pour y arriver.»

Le modèle économique lui est favorable à long terme, car si elle a déboursé des sommes colossales pour bâtir sa propre production, la plateforme ne verse pas de droits aux baladodiffuseurs, à la différence de la musique.

Autre avantage, dans sa version gratuite, Spotify place des publicités avec les podcasts, «sans que rien de cet argent n’aille aux créateurs», souligne Nick Hilton, cofondateur de la maison de production de podcast britannique Podot.

Dès lors, dit-il, «je ne serais pas surpris que l’acquisition de Joe Rogan déclenche une réaction d’opposition».

Écosystème perturbé

«J’emmerde Spotify et n’importe quel podcast qu’on ne peut écouter que sur une app», a d’ailleurs réagi, le jour de l’annonce, sur Twitter, Marco Arment, créateur de la plateforme de podcast Overcast.

Les anciens du format mais aussi beaucoup d’utilisateurs actuels sont ainsi très attachés à l’architecture ouverte, qui a longtemps permis à n’importe quelle plateforme de proposer toutes les émissions balados.

Mais depuis un peu plus d’un an, des nouveaux venus tentent de se signaler par des contenus exclusifs, en premier lieu Luminary ou Majelan, qui parient sur une formule par abonnement payant, un autre pavé dans la mare.

«Dans une certaine mesure, nous devrions nous inquiéter du fait que Spotify réussisse à verrouiller des pans entiers de cet écosystème ouvert», a prévenu Marco Arment dans son émission balado, Accidental Tech Podcast.

«Ce ne serait pas bon du tout si on en arrivait au point où pour monétiser son émission, il fallait passer par Spotify», poursuit-il.

La crainte vaut pour les producteurs de podcasts, qui se verraient privés d’une partie des revenus publicitaires, captés par Spotify, mais surtout pour les plateformes concurrentes, dont la survie même pourrait être en jeu.

À la différence de Luminary, dont Bloomberg affirmait récemment qu’il n’aurait que 80 000 abonnés, Spotify disposait, avant même de se lancer dans le podcast, d’un portefeuille de plus de 200 millions d’utilisateurs.

Les autres poids lourds, la radio publique NPR, le géant de la radio iHeart, ou le New York Times ne pratiquent pas cette politique de l’exclusivité et sont disponibles partout pour les quelque 104 millions d’Américains qui écoutent au moins un podcast par mois (37 % de la population selon Edison Research et Triton Digital).

Outre les Luminary, Stitcher ou Castbox, Nick Hilton voit bien quelques-uns des géants de la tech monter en puissance, notamment Amazon avec Audible, déjà bien positionné, mais aussi Apple, dont il attend une entrée dans la production de contenu audio.

De l’avis général, si Spotify inquiète plus d’un acteur du podcast, il ne menace pas la diversité des contenus.

Le gâteau de la publicité est déjà limité à moins de 1 % des podcasts, qui sont aujourd’hui plus d’un million selon le moteur de recherche Listen Notes.

Derrière les programmes les plus populaires, beaucoup d’autres s’appuient sur les contributions financières directes des auditeurs, obligatoires ou non.

«Et le reste, cela a toujours été des amateurs qui investissent du temps, mais pas d’argent», et ne tirent aucun revenu de leur podcast, rappelle Nick Hilton.

«Ce sera une combinaison de grands et petits», anticipe Mark Mulligan, «un marché plus segmenté, mais pas uniquement l’un ou l’autre.»

L'impact économique de la COVID-19 au Québec ne respecte aucun modèle

COVID-19

L'impact économique de la COVID-19 au Québec ne respecte aucun modèle

Les résultats d'un sondage mené auprès d'entrepreneurs de partout au Québec laissent perplexe l'économiste Frédéric Laurin, auteur de l'enquête, selon qui l'impact de la pandémie ne respecte aucun modèle économique habituel.

Un sondage en ligne mené par l'Institut de recherche sur les PME (INRPME) en collaboration avec la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ) a permis d'obtenir le pouls de 1238 entreprises réparties dans chacune des régions au sujet des conséquences de la COVID-19 sur les affaires.

Certaines des régions les plus affectées par la crise économique provoquée par la crise sanitaire seraient, selon les données recueillies, l'Estrie, Lanaudière et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il semble bien difficile d'expliquer ce constat.

Pour la première fois, SpaceX va envoyer des astronautes dans l'espace

Techno

Pour la première fois, SpaceX va envoyer des astronautes dans l'espace

WASHINGTON — Après le fret, les hommes : la société spatiale américaine SpaceX va lancer deux astronautes de la Nasa mercredi prochain vers la Station spatiale internationale, une première qui se double d’un autre jalon historique: ce sera le premier vol habité lancé depuis les États-Unis en neuf longues années.

Le président Donald Trump lui-même se rendra au centre spatial Kennedy en Floride pour assister au lancement, maintenu malgré le confinement des derniers mois. Le grand public, lui, a été appelé à suivre la retransmission sur internet.

Ce programme a été lancé par Barack Obama, mais son successeur y voit un symbole de sa stratégie de domination américaine de l’espace, aux plans militaire (création de la Space Force) et civil : il a ordonné à la Nasa de retourner sur la Lune en 2024, un calendrier improbable, mais qui a donné un coup de fouet à la vieille agence spatiale.

En 22 ans d’existence, seuls deux vaisseaux développés par les agences russe et américaine s’étaient amarrés à la station orbitale (ISS). Dans les années 2010, la Nasa a confié à deux entreprises privées, le géant Boeing et la jeune SpaceX fondée par un trentenaire ayant fait fortune en créant le site PayPal, le Sud-Africain Elon Musk, le soin de concevoir et de construire des capsules qui prendront le relais des illustres navettes spatiales américaines.

Les navettes étaient d’immenses appareils ailés, extrêmement complexes, qui ont assuré le transport de dizaines d’astronautes pendant trente ans. Mais son coût faramineux (200 milliards $US pour 135 vols) et deux explosions en vol ont eu raison du programme.

La dernière navette, Atlantis, a atterri le 21 juillet 2011. En attendant son remplacement, les astronautes de la Nasa ont appris le russe et voyagé dans les Soyouz russes, depuis le Kazakhstan. La coopération a survécu aux tensions américano-russes. La Russie fait payer les sièges 80 millions l’aller-retour.

Le hiatus aura finalement duré neuf ans au lieu de quatre.

Mauvais temps

À 16 h 33 mercredi, une fusée Falcon 9 de SpaceX décollera du pas 39A du centre Kennedy, sur la côte floridienne, avec à son sommet la capsule Crew Dragon, développée par les ingénieurs d’Elon Musk grâce à plus de trois milliards de contrats accordés par la Nasa depuis 2011.

Y seront sanglés Bob Behnken, 49 ans, et Doug Hurley, 53 ans, aguerris aux voyages spatiaux — Hurley pilota Atlantis dans son dernier voyage.

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La pandémie pourrait être fatale aux centres commerciaux américains

COVID-19

La pandémie pourrait être fatale aux centres commerciaux américains

NEW YORK — Les centres commerciaux américains commencent à rouvrir leurs portes, mais ils devront convaincre les clients d’arpenter de nouveau leurs allées désormais vidées de nombreux magasins, la pandémie ayant donné le coup de grâce à certaines enseignes en difficulté.

Ces temples de la consommation, dont la situation était déjà précaire depuis plusieurs années, doivent désormais faire face à des difficultés en cascade, et beaucoup pourraient ne pas survivre.

Se promener au milieu de personnes masquées et avec une odeur d’eau de javel, dans des allées parfois fantômes, a en effet de quoi décourager les plus téméraires.

Car beaucoup de boutiques vont se retrouver vides: le confinement a précipité les faillites de chaînes de vêtements comme J. Crew ou l’emblématique JC Penney, mais aussi de luxe comme Neiman Marcus.

La chaîne de lingerie Victoria’s Secret, très prisée au début des années 2000, mais désormais confrontée à des difficultés financières, a annoncé mercredi la fermeture de 250 magasins en Amérique du Nord, et a averti que d’autres pourraient suivre dans les deux prochaines années.

Quant aux grands magasins, qui attiraient autrefois les consommateurs vers les «malls», mais peinent à garder la tête hors de l’eau depuis l’essor des ventes sur internet, ils sont désormais au bord du gouffre financier.

La chaîne Macy’s, qui avait annoncé avant même la pandémie la fermeture de 125 magasins, a dû placer ses 130 000 employés en chômage technique à partir de mars. La perte attendue au premier trimestre pourrait dépasser le milliard $US. 

La crise de la COVID-19 «accélère de plusieurs années la chute des détaillants», selon un rapport de Green Street Advisors qui prévoit que plus de la moitié des grands magasins en centre commercial fermeront d’ici 2021.

La moitié des loyers payés

Et pour les gérants de centres commerciaux, ces fermetures ne sont que le début des soucis : les enseignes qui restent peuvent, dans la plupart des baux, demander un allègement de leur loyer lorsque plusieurs magasins phares s’en vont.

Ces rescapés peuvent aussi user des clauses de «force majeure» ou «acte de Dieu» («Act of God») pour justifier du non-paiement de leur loyer, ce qui pourrait entraîner une vague de litiges.

Retail Properties of America, une société d’investissement immobilier basée dans le Maryland (est) qui possède plus de 100 centres commerciaux, n’a perçu que 52 % de ses loyers d’avril, et même moins de 10 % de la part des chaînes de vêtements, librairies et cinémas.

Le gérant de centres commerciaux Acadia Realty Trust n’a touché que la moitié de ses loyers en avril. Ceux qui ont été en mesure de payer sont les magasins alimentaires, restés ouverts, comme Target ou Trader Joe’s.

Toutefois, parmi la moitié qui n’a pas pu s’acquitter de son loyer, 5 à 10 % seulement des locataires sont considérés comme «à surveiller», a relevé le PDG Kenneth Bernstein lors d’une conférence téléphonique

Consommateurs frustrés

La crise devrait ainsi être fatale à un certain nombre de centres commerciaux, avertit Nick Shields, analyste au cabinet de conseil Third Bridge.

Ceux qui bénéficient d’enseignes comme Apple et Nike feront mieux, avance-t-il, mais le coup porté aux sociétés immobilières par les pertes de loyers sera «significatif».

Les Américains, frustrés pendant le confinement, auront envie de retrouver leurs magasins lorsqu’ils rouvriront.

Mais «la grande question est de savoir si les consommateurs seront prêts à retourner en intérieur de sitôt», a souligné Nick Shields. Selon lui, il pourrait s’écouler plusieurs mois avant qu’ils ne se sentent de nouveau à l’aise dans une cabine d’essayage.

Et se posera alors la question, pour les enseignes, de la nécessité de garder ces coûteuses boutiques, face aux ventes sur internet.

«Nous pourrions ne pas avoir besoin d’autant de magasins physiques pour pouvoir survivre», relève Maghan Oroszi, responsable des opérations du bijoutier Mignon Faget, dont les trois boutiques de Louisiane ont pu rouvrir en début de mois.

Elles ont enregistré des ventes plus faibles que la normale, mais les ventes en ligne ont augmenté.

Les crèmeries et les casse-croûtes se réajustent pendant le (dé)confinement

Actualités

Les crèmeries et les casse-croûtes se réajustent pendant le (dé)confinement

Enfin, l’arrivée du beau temps! Quoi de mieux qu’une bonne poutine au casse-croûte du coin, ou encore, une petite molle à la crèmerie du quartier. Avec le (dé)confinement, chacun de ces commerces s’en sort différemment, et chacun s’ajuste à sa manière.

Malgré la dizaine de personnes qui attendent patiemment en file devant le Glacier Aberdeen, la propriétaire Nancy Pouliot constate « un petit peu moins de monde » qu’à l’habitude. « Quand j’ai rouvert, je me demandais ce qui allait se passer. Je ne pensais pas qu’on aurait autant de gens, donc ça va bien », affirme-t-elle, tout en déplorant l’absence d’élèves et de fonctionnaires parmi ses clients. Elle souhaite également que les restaurants de la rue Cartier rouvrent bientôt, qui selon elle, lui apporteront plus de clientèle. 

Au Casse-Croûte Chez Gaston, le propriétaire Antoine Paquin remarque une nette diminution depuis le confinement. Il estime qu’en avril ses ventes ont baissé de 85 %. «Notre gros marché, c’était les gens qui sortent la nuit et les employés des tours à bureaux. Mais le nightlife n’existe plus et les tours de bureaux sont fermées. Alors on a dû se réajuster», témoigne-t-il. Avec le déconfinement, ses ventes ont toutefois augmenté légèrement. Même s’il envisage qu’en mai il fera 35 % à 40 % moins de ventes qu’à l’habitude.

Savoir s’adapter

Pour pallier la baisse des ventes, M. Paquin a acheté une voiture grâce aux mesures d’aide financière pour les entreprises et mis sur pied un système de livraison. Il s’est aussi inscrit sur les services de livraison comme Ubereats, et a réduit ses heures d’ouverture. Depuis, il les a progressivement allongés : «Je fais le suivi au quotidien. Je consulte les gens sur Facebook, j’en parle aux clients et je demande à mes employés combien de personnes sont passées et ont appelé. Pas le choix, il faut qu’on s’ajuste au jour le jour.»

Le propriétaire du Casse-Croûte Chez Pierrot dans Limoilou, Ghislain Boulet, a aussi dû revoir ses heures d’ouverture. Même chose pour les horaires de livraison qui ont été réduits. «On suit et on s’ajuste. On est comme le gouvernement, on se donne des dates, mais on n’est pas sûr», ajoute-t-il. Néanmoins, avec un système de take-out et de livraison bien établi, M. Boulet constate que ses ventes durant le confinement ont été bonnes. Au début, le propriétaire a dû mettre à pied une trentaine d’employés, mais au fil des semaines il a réajusté son personnel, car il manquait de livreurs. Depuis le déconfinement progressif, il remarque que ses ventes sont presque revenues à la normale. 

Quant au Bar Laitier Maguire, il s’en sort très bien depuis sa réouverture le 1er mai. La copropriétaire Mireille Rheault-Leclair remarque deux fois plus d’achalandage par rapport à l’an dernier. Elle confirme même qu’ils vont devoir engager une personne de plus. Elle attribue ce succès au fait que les centres commerciaux et les écoles soient fermés. « Avec notre comptoir extérieur, c’est parfait. Les gens font juste passer et s’en vont après », ajoute-t-elle. 

Nouvelle vocation pour l’église Saint-Michel-de-Percé

L'Est du Québec

Nouvelle vocation pour l’église Saint-Michel-de-Percé

L’église Saint-Michel-de-Percé pourrait accueillir des congrès internationaux au cours des prochaines années. La municipalité multiplie les démarches afin de donner une nouvelle vocation au bâtiment historique pour en faire un lieu prisé pour les conférences et les événements.

Dans les cartons depuis 2005, le projet de transformation de l’église découle de la volonté du milieu, selon la mairesse de Percé, Cathy Poirier. «Ça fait longtemps qu’on a beaucoup de demandes, autant pour des congrès régionaux que nationaux et internationaux», explique-t-elle. À terme, l’église pourrait contenir entre 200 et 300 congressistes. La municipalité compte aussi inclure d’autres installations dans le projet, notamment le Pratto, un bâtiment patrimonial aujourd’hui désaffecté à un jet de pierre de l’église, et le bâtiment touristique de la rue du Quai. 

En plus de s’inscrire dans le plan stratégique de la ville qui sera bientôt dévoilé, la conversion de l’église répond à l’appel des autorités religieuses qui souhaitent offrir une nouvelle vie à des églises qui sont de moins en moins fréquentées et de réduire leur parc immobilier. Seulement sur le territoire de Percé, on y retrouve cinq églises. «Ce projet-là va nous permettre de concilier la préservation d’un site patrimonial et le développement économique de Percé », soutient Mme Poirier. 

Allonger la saison touristique 

Avec le projet à visées économiques et patrimoniales, la ville souhaite diversifier ses sources de revenus et allonger sa saison touristique en s’appropriant les saisons des congrès du printemps et de l’automne. «Ce qu’on veut vendre, c’est le concept du congrès-évasion», explique l'urbaniste et agente de développement du patrimoine de Percé et la chargée du projet, Lisa-Marie Gagnon. Déjà reconnu comme une destination touristique prisée, Percé souhaite proposer de «joindre l'utile à l’agréable», notamment en vantant son espace.

Comme la petite municipalité a l’habitude d’accueillir un important nombre de touristes, plus d’un demi-million de visiteurs par année, de nombreuses infrastructures nécessaires à la mise en place d’un espace des congrès y sont déjà installées. «On a pas besoin de construire un complexe hôtelier comme on a déjà plusieurs entreprises d’hébergement déjà en place», explique la mairesse. 

Carnet de santé

Si les résultats du bilan de santé de la structure commandée par la ville ne sont pas surprenants ; d’importants travaux seront à faire, Percé s’attendait à devoir mener des réparations beaucoup plus importantes au bâtiment. La ville est aussi toujours en attente d’un bilan de santé en ce qui a trait à l'ingénierie.

Comme lorsqu’elle avait été rénovée en 1996, le principal défi provient de la pierre avec laquelle elle est construite. Si elle peut se vanter d’être ultra-locale, la pierre qui provient de Cannes-de-Roches, une communauté du grand percé, est extrêmement friable, ce qui la rend plus fragile au fil des années. Comme elle est exposée aux éléments, la façade principale est particulièrement détériorée. «Il y a du travail à faire, mais on a espoir de prendre en charge le bâtiment juste au bon moment», ajoute Mme Gagnon. 

Au cours des dernières années, l’église Saint-Michel-de-Gaspé a accueilli plusieurs événements, notamment le congrès de l'Association Touristique Régionale, la Traversée de la Gaspésie ainsi que la projection de la première du film La maison du pêcheur.

Chefs d’entreprises, êtes-vous bien entourés pour surmonter la crise ?

Affaires

Chefs d’entreprises, êtes-vous bien entourés pour surmonter la crise ?

Le déconfinement progressif est en cours, mais la pandémie est loin d’être terminée. Aussi, les chefs d’entreprises se posent mille et une questions ces jours-ci.

Dois-je réembaucher mes employés malgré l’incertitude d’un reconfinement ? La durée de cette crise économique liée à la pandémie me permet-elle de prendre le risque de mobiliser mes employés ? Quel soutien gouvernemental est avantageux pour mes salariés et moi, pour combien de temps ? Puis-je demander à mes salariés ou à mes cadres de reprendre le travail dans cette incertitude ?

La charge est telle actuellement sur les épaules de nos dirigeants qu’ils sont plus sujets à se sentir seuls et démunis. Les temps sont difficiles, mais l’occasion est idéale pour repenser leur système de gouvernance afin d’être bien entouré pour traverser la crise.

Notre équipe de recherche s’intéresse aux pratiques de management et aux mécanismes de gouvernance en contextes humanitaires. La situation pandémique à Montréal, dans certaines zones et institutions, dépasse largement les capacités institutionnelles de protéger ou de venir en aide à certains secteurs de la population, transformant ainsi la situation en crise humanitaire sectorielle.

Maîtriser l’immaîtrisable

Deux tournants majeurs ont été vécus par nos organisations. D’abord, le 13 mars a marqué un tournant symbolique important pour chaque Québécois avec la fermeture des écoles et le début d’un éloignement social préventif. Pour nos entrepreneurs, une intense escalade décisionnelle s’est alors enclenchée, visant à garder leur entreprise en vie et tenter de maîtriser l’immaîtrisable.

Puis, un plan de déconfinement graduel a été présenté le 28 avril. Mais, malgré un certain espoir de relance économique, les dirigeants demeurent inquiets. Plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) voient leurs activités compromises par les difficultés d’approvisionnement de l’étranger, le défi de mobiliser la main-d’œuvre ou le prolongement du confinement pour des activités considérées non essentielles.

Affaires express

Affaires

Affaires express

LE CANADA A REÇU ENVIRON LA MOITIÉ DE SES TRAVAILLEURS ÉTRANGERS AGRICOLES

Malgré le portrait optimiste brossé par Ottawa, les producteurs agricoles devront composer avec un manque criant de travailleurs étrangers dans les champs cette année.

Le Canada a fait venir quelque 30 000 travailleurs étrangers agricoles cette année jusqu'à maintenant, a déclaré le ministre fédéral de l'Immigration, Marco Mendicino, lors de son passage virtuel devant le comité sur l'agriculture, vendredi après-midi.

Bon an, mal an, ce sont entre 50 000 à 60 000 travailleurs étrangers qui viennent travailler dans le secteur agricole et de l'alimentation chaque année, selon les chiffres fournis par le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Cette tendance inquiétante est reflétée au Québec, qui a reçu environ la moitié des travailleurs étrangers escomptés, selon l'Union des producteurs agricoles (UPA).

À titre d'exemple, seulement 5090 travailleurs étrangers temporaires du Guatemala et du Mexique sont arrivés sur les 12 660 attendus d'ici la fin juin. À ce moment-ci, ils devraient être 9737, ce qui équivaut à 52 % de la main-d'oeuvre espérée.

Des partis fédéraux ont recours à la subvention salariale pour leurs employés

Affaires

Des partis fédéraux ont recours à la subvention salariale pour leurs employés

OTTAWA — Des partis politiques fédéraux ont recours à la subvention salariale d'urgence pour éviter de licencier leurs employés alors que les dons se tarissent pendant la pandémie de COVID-19.

Les partis libéral et conservateur ont tous deux été approuvés pour recevoir la subvention salariale de 75 %.

Le NPD et le Parti vert ont présenté une demande, mais n'ont pas encore été approuvés.

Le Bloc québécois a pour sa part affirmé vendredi qu'il n'a pas demandé cette subvention et qu'il n'en a pas besoin.

Dans le cadre du programme de 73 milliards $, le gouvernement fédéral couvrira 75 % des salaires - jusqu'à un maximum de 847 $ par semaine, par employé - pour les entreprises et organisations admissibles.

Le programme devait initialement s'appliquer à la période du 15 mars au 6 juin, mais il a été prolongé jusqu'à la fin août.

Pour être admissible, une entreprise ou une organisation doit avoir eu une baisse de revenu de 15 % en mars ou de 30 % en avril ou mai, selon différentes méthodes de calcul - des conditions que quatre des cinq partis fédéraux croient respecter.

Les partis politiques comptent beaucoup sur les dons pour financer leurs opérations, mais ils ont dû suspendre leurs activités de collecte de fonds en personne depuis la mi-mars, lorsque le confinement a été imposé partout au pays pour freiner la propagation de la COVID-19.

Ils ont également diminué, ou arrêté complètement, leurs collectes de fonds auprès de leurs supporteurs, reconnaissant que beaucoup d'entre eux ont perdu leur emploi et des revenus en raison de la pandémie et ne sont pas en mesure de donner de l'argent aux partis politiques.

«La santé et la sécurité des Canadiens sont toujours notre priorité absolue, et tous les événements de collecte de fonds en personne ont été suspendus au début de mars», a déclaré le porte-parole du Parti libéral, Braeden Caley, ajoutant que les communications du parti avec ses supporteurs pendant la pandémie ont mis l'emphase sur les programmes d'aide d'urgence qui leur sont offerts, plutôt que sur les demandes de dons qui se font habituellement.

«Comme cela a également été le cas pour d'autres partis, le Parti libéral du Canada a satisfait aux critères d'admissibilité à la Subvention salariale d'urgence du Canada au cours des dernières semaines et a reçu cette aide.»

M. Caley a déclaré qu'environ 75 à 100 salaires d'employés à temps plein et à temps partiel sont subventionnés par le gouvernement fédéral.

Le porte-parole du Parti conservateur, Cory Hann, a indiqué que la subvention aide son parti à maintenir 60 employés sur la liste de paie.

«En tant qu'organisation, nous comptons beaucoup sur les dons des individus, en particulier pour nos opérations quotidiennes qui sont financées à 100 % par nos donateurs. Nous comprenons que de nombreux Canadiens ne sont pas en mesure de donner pour le moment, c'est pourquoi nous avons adopté une approche différente en ce qui concerne les demandes de dons et les opérations qui en tiennent compte», a-t-il déclaré.

Mais ce ne sont pas que les dons qui se sont taris. M. Hann a soutenu que la pandémie «a entraîné des dépenses imprévues qui permettent que notre personnel ait la capacité et les moyens technologiques nécessaires pour faire du télétravail pendant une période prolongée».

«Nous avons demandé et avons été jugés admissibles à la subvention salariale fédérale, et avec des employés à travers le Canada qui a des familles jeunes et élargies qui dépendent de notre organisation, nous voulons faire tout notre possible pour maintenir nos activités habituelles et continuer d'éviter des licenciements.»

Le Bloc québécois, troisième parti en importance en nombre de sièges, s'est pour sa part indigné que des partis politiques «utilisent les fonds publics pour payer des salaires partisans et ainsi préserver leur cagnotte électorale alors qu'ils n'ont pas besoin d'argent».

«Ils veulent que les contribuables se cotisent pour subventionner le salaire de gens dont le travail est de récolter du financement, tout cela alors que ces partis ont des coffres pleins et s'opposent même au financement public des partis politiques», a affirmé le leader parlementaire Alain Therrien dans une déclaration transmise par sa formation politique.

Questionné par La Presse canadienne quant à son admissibilité même au programme fédéral, le parti dont la taille a explosé depuis un an a répondu ne pas avoir vérifié si c'était le cas et ne pas avoir l'intention de le faire non plus.

Du côté du NPD, la directrice nationale, Anne McGrath, a déclaré que son parti venait de demander la subvention pour une trentaine d'employés à temps plein et à temps partiel et attend la réponse du gouvernement.

«Nous avions un plan de collecte de fonds pour cette année. Il allait même mieux que prévu, puis la pandémie a frappé, a-t-elle déploré. Nos revenus de collecte de fonds ont connu une baisse importante.»

Mme McGrath a dit s'attendre à ce que les partis politiques ayant recours à un programme de subventions salariales qui a été adopté par tous les députés affiliés à des partis fassent l'objet de critiques.

Elle estime cependant que les partis politiques sont un élément fondamental de la démocratie canadienne et méritent d'être traités de la même manière que les autres organisations admissibles, notamment les organismes de bienfaisance et les organismes sans but lucratif.

«Personnellement, je pense que c'est la chose responsable et juste à faire. C'est pour cela que le programme a été conçu. Nous faisons partie de cette société, nos travailleurs méritent d'être protégés autant que n'importe quel autre travailleur.»

Le directeur exécutif du Parti vert, Prateek Awasthi, a déclaré que son parti avait demandé la subvention salariale, mais ne l'avait pas encore reçue.

«Nos dons ont baissé et nous sommes une organisation à but non lucratif et prenons au sérieux nos responsabilités pour protéger les emplois de notre personnel», a-t-il déclaré.

L'ampleur des impacts de la pandémie sur les démarches de collecte de fonds des partis politiques demeure inconnue pour le moment.

Les derniers rapports financiers déposés auprès d'Élections Canada portaient sur les trois premiers mois de 2020, et ne couvraient donc que quelques semaines du ralentissement provoqué par la pandémie.

Un premier tronçon du pipeline controversé Keystone XL complété

Affaires

Un premier tronçon du pipeline controversé Keystone XL complété

BILLINGS, Mont. — TC Énergie a construit la première partie du pipeline de sables bitumineux Keystone XL qui traverse la frontière américaine jusqu'en Alberta et a commencé à préparer des camps de travail au Montana et au Dakota du Sud. Mais il n'a pas résolu un revers judiciaire qui pourrait compliquer la fin du projet de 8 milliards $ US.

Le pipeline de 1900 kilomètres qui doit relier l'Alberta et le Nebraska a été bloqué pendant une grande partie de la dernière décennie avant que le président américain Donald Trump soit élu et commence à essayer de le mener à terme.

Des écologistes et des Premières Nations sont amèrement opposés à la canalisation en raison des inquiétudes suscitées par les éventuels déversements de pétrole et par le fait que la combustion du carburant aggraverait le changement climatique.

Les travaux ont finalement commencé en avril, près du poste-frontière dans le nord du Montana. Cette section de 1,9 kilomètre est maintenant terminée, à l'exception de certaines activités de remise en état du site, a indiqué une porte-parole de TC Énergie, Sara Rabern.

L'entreprise établie à Calgary a commencé à préparer les camps de travail près de Baker, Montana et Philip, dans le Dakota du Sud, mais elle n'a pas encore fixé de date pour les occuper.

Les responsables du Montana n'ont pas encore reçu les plans demandés à la société pour s'assurer qu'elle puisse prévenir la propagation du coronavirus dans les camps, a souligné Erin Loranger, porte-parole du gouverneur du Montana, Steve Bullock. L'État s'attend à recevoir les plans avant l'occupation des camps, a-t-elle précisé.

Mais le calendrier de construction de trois ans de l'entreprise a été mis en doute à la suite d'une décision rendue le 15 mai par un juge fédéral du Montana, qui a annulé un permis clé obtenu auprès du U.S. Army Corps of Engineers. Le permis est nécessaire pour construire la ligne en travers de centaines de ruisseaux, de zones humides et d'autres plans d'eau qui se trouvent le long de son tracé.

La décision a affecté toutes les nouvelles constructions de pipelines de pétrole et de gaz naturel et a été portée en appel par l'administration Trump et TC Énergie.

«Nous attendons avec impatience une résolution qui nous permettra de faire progresser notre construction en 2020 sans plus tarder», a affirmé Mme Rabern.

Le travail au Dakota du Sud a commencé au milieu de fortes tensions entre la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, et deux tribus autochtones qui se sont farouchement opposées au pipeline.

La gouverneure tente de forcer les deux tribus - les tribus sioux de Cheyenne River et la tribu sioux d'Oglala - à supprimer les points de contrôle pour le coronavirus qu'elles ont mis en place sur les routes fédérales et d'État afin de protéger leurs réserves d'éclosions de COVID-19.

Les autoroutes surveillées par les tribus sioux de Cheyenne River se connectent à plusieurs chantiers de construction potentiels du tracé du pipeline, qui longe leurs terres. La tribu a pour politique de ne pas autoriser les véhicules de compagnies pétrolières sur la réserve et avec les points de contrôle mis en place, ils arrêteraient ces véhicules.

Mme Noem a d'abord menacé de poursuivre les tribus. Cette semaine, elle a fait appel à la Maison-Blanche pour qu'elle enquête sur l'affaire.

Des membres de plusieurs tribus du Montana et du Dakota du Nord se sont rendus au poste-frontière pour une petite manifestation contre le pipeline plus tôt ce mois-ci, a indiqué Angeline Cheek, militante de la tribu Fort Peck du Montana et organisatrice du groupe de défense des libertés civiles ACLU au Montana.

Mme Cheek a souligné que TC Énergie semblait profiter de la pandémie «pour passer par-dessus nous» alors que l'attention du public se concentrait sur le virus.

[GÉRER LA CRISE] Bougeotte et Placotine: poursuivre sa mission personnalisée 

Affaires

[GÉRER LA CRISE] Bougeotte et Placotine: poursuivre sa mission personnalisée 

La pandémie de coronavirus change tout pour les entrepreneurs d’ici qui en souffrent, mais qui rebondissent aussi devant la tempête, se serrent les coudes avec leurs employés et, parfois, font jaillir de nouvelles façons de faire. Nous allons à leur rencontre dans cette série «Gérer la crise».
  • Entreprise: Bougeotte et Placotine 
  • Type: centres d’entraînement spécialisés dans la en mise en forme périnatale
  • Contact: Sarah Baribeau, propriétaire

Q Votre situation avant la crise?

R Bougeotte et Placotine se spécialise en mise en forme périnatale. Je suis kinésiologue et j’ai une maîtrise en périnatalité. J’ai développé une expertise pour l’entraînement pendant la grossesse et dans la rééducation postnatale. J’ai créé un environnement basé sur des faits scientifiques pour que la nouvelle maman n’ait pas de séquelles en lien avec son accouchement et qu’elle puisse être active et avoir de saines habitudes de vie. Dans la région de Québec, je suis propriétaire de trois gyms situés dans Lebourgneuf, à Sillery et à Lévis dans le secteur Saint-Nicolas. En janvier 2019, une première franchise a été ouverte à Montréal et en août à Sherbrooke. Chaque succursale a deux salles d’entraînement et un petit espace café. Avant la crise, j’avais 22 travailleurs autonomes. J’ai pu en réengager trois.

Q Comment avez-vous réagi à la crise?

R Quand la COVID est arrivée, tout le monde a mis en ligne des entraînements gratuits. Personnellement, j’étais vraiment contente d’avoir une niche. Mon objectif était de rapidement offrir quelque chose à ma communauté, car j’avais des mamans qui étaient déjà inscrites à des sessions. Après une semaine, on s’est dit «go» et on a mis des cours en ligne en direct sur la plateforme Zoom. Et comme toutes les entraîneuses chez Bougeotte et Placotine sont des kinésiologues, nous n’étions pas gênées de demander un coût pour nos cours en ligne.

La force de Bougeotte et Placotine, c’est son côté personnalisé. C’est la raison pour laquelle je ne voulais pas faire du préenregistré. Avec Zoom, on voit nos mamans, on les corrige, on répond à leurs questions. 

Q Comment les mamans ont-elles réagi?

R Nous avons eu près de 200 inscriptions pour nos premières sessions 100 % Zoom en mai. Depuis le début de la COVID, j’ai démarré cinq cohortes de mon cours de rééducation postnatale qui s’appelle Premier pas de maman. En moyenne, 32 femmes s’y sont inscrites pour une période de quatre semaines. Et ce qu’il y a de merveilleux, c’est que j’ai maintenant des mamans de Trois-Rivières, de Gaspé, de Montréal. Ça m’a permis de constater que nous avions maintenant une réputation qui nous permettait d’aller chercher des mamans d’un peu partout.

Les premières semaines, on a aussi donné un accès illimité à des cours en ligne et lors de certains cours, 56 mamans y prenaient part. On a vraiment eu une belle réponse. On s’est rendu compte qu’avec un bébé, ça peut être le fun de sortir, mais qu’à l’occasion, c’est plus simple de rester à la maison.

Q La crise vous a-t-elle permis de travailler sur de nouveaux projets?

R Ça fait longtemps que je collabore avec le CHUL. Je donne des formations aux médecins et je les mets à jour sur les nouvelles études scientifiques quant à l’activité physique postnatale. J’ai donc proposé des cours gratuits d’éveil musculaire pour les femmes qui sont alitées, les femmes à grossesse à risque. Et le CHUL m’a ouvert la porte.

Q Êtes-vous optimiste pour l’avenir à court terme?

R Je suis confiante. Je me dis que si ça va bien, le gouvernement permettra bientôt tous les rassemblements extérieurs de 10 personnes. À ce moment-là, je pourrai offrir des cours extérieurs et réembaucher tranquillement mon monde. 

Q Comment voyez-vous le retour à la «normale» ?

R Je vois une réouverture très graduelle de nos centres. J’ai de petites salles de cours. Nous devrons avoir de petits groupes. On se croise les doigts qu’à l’automne, avec toutes les mesures d’hygiène qui seront en place, on pourra revenir à un ratio de huit personnes dans nos salles de cours.

C’est certain que nous allons continuer à offrir des cours en ligne. Ils me permettent d’avoir une offre complémentaire et de rejoindre des mamans en néonatalité ou qui n’ont pas le temps ou l’énergie pour venir dans un cours de groupe et d’autres de régions où nous n’avons pas de centre. Ils me donnent aussi l’occasion de faire du démarchage pour éventuellement ouvrir d’autres franchises. Je veux aussi continuer à offrir mes services au CHUL.

Nous avons aussi plein d’idées de nouveaux cours que nous pourrions offrir aux mamans, des cours originaux qui nous permettront de nous distinguer.

Les pêcheurs impatients, dans l'attente d'instructions

L'Est du Québec

Les pêcheurs impatients, dans l'attente d'instructions

BONAVENTURE — S’il y a une activité propice à la distanciation sociale, c’est bien la pêche au saumon, à plus forte raison quand elle se pratique à gué. À neuf jours de l’ouverture des rivières aux pêcheurs sportifs, tout le monde de ce milieu trépigne de hâte de mettre sa ligne à l’eau, ou d’impatience pour obtenir des règles claires sur la conduite de l’activité en contexte de pandémie.

En Gaspésie, la pêche au saumon passionne, tant les gens sur place que les visiteurs, qui sont quelques dizaines de milliers à fréquenter une vingtaine de rivières. L’intérêt pour cette activité est tel que les deux gestionnaires de rivières auxquels Le Soleil a parlé rapportent que les annulations pour cause de coronavirus sont négligeables ou nulles jusqu’ici.

De son côté, Jean-Guy Boudreau, un septuagénaire de Carleton pratiquant la pêche au saumon depuis des décennies, tient à peine en place à quelques jours de l‘ouverture.

«J’ai hâte, Bon Dieu. Dimanche, je pars avec un ami, Luc Henry, pour la ZEC des Anses, près de Chandler; je ne suis jamais allé là. C’est un lac, en attendant les rivières. J’ai appelé la Sûreté du Québec. On a le droit d’y aller même si on n’est pas de la même famille, on portera nos masques dans le pick-up», explique M. Boudreau.

Adepte de la pêche à gué, Jean-Guy Boudreau croit que la pêche au saumon est l’activité idéale en contexte de pandémie.

«C’est bien rare qu’on est collés ensemble. On est au moins de 50 à 100 pieds l’un de l’autre. Sur la batture, on a toujours une bonne distance entre nous. Et puis les gens, à force de se le faire dire, adoptent des bonnes habitudes», ajoute-t-il.

Sur la ZEC de la rivière Bonaventure, le directeur général, Ronald Cormier, échafaude des scénarios depuis mars, en l’absence de directives du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP).

Air Canada révise sa politique de remboursement pour les vols annulés

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Air Canada révise sa politique de remboursement pour les vols annulés

MONTRÉAL — Visée par la frustration croissante des consommateurs, Air Canada a révisé sa politique d'annulation, offrant aux voyageurs l'option d'un bon de voyage sans date d'expiration ou de points Aéroplan au rabais dans l'éventualité où le transporteur annulait leur vol en raison de la pandémie de COVID-19.

La ligne aérienne a indiqué que la nouvelle politique - dans la précédente, les bons de voyage expiraient après 24 mois et l'option des points Aéroplan n'existait pas - s'appliquait aux billets non remboursables délivrés jusqu'à la fin juin, avec une date de voyage initiale entre le 1er mars 2020 et le 30 juin 2021.

La nouvelle approche d'Air Canada intervient alors que des défenseurs des droits des consommateurs et des milliers de passagers continuent de réclamer leur argent pour des services qu'ils ont payés, mais n'ont pas reçus.

Trois pétitions avec plus de 89 000 signatures demandent la mise en oeuvre de remboursements complets avant l'octroi d'une aide financière aux compagnies aériennes, dont deux ont été présentées à la Chambre des communes au cours des 11 derniers jours.

«Air Canada continue de contourner ses obligations de rembourser les quelque 2,6 milliards $ qu'elle doit aux passagers», a affirmé Gabor Lukacs, défenseur des droits des passagers.

M. Lukacs fait valoir que la loi oblige les compagnies aériennes à rembourser les clients, ajoutant que les tarifs pourraient bien augmenter dans la prochaine année, réduisant la valeur des bons de voyage.

Air Canada a indiqué avoir remboursé près d'un milliard $ aux clients depuis le 1er janvier, essentiellement aux voyageurs qui ont payé pour des billets remboursables.

«Le monde a réalisé de grands progrès dans sa lutte contre la COVID-19; mais nous sommes conscients que nous devons demeurer vigilants, ce qui implique aussi de la flexibilité», a affirmé vendredi la directrice commerciale Lucie Guillemette.

L'option de points du programme de fidélisation permet aux clients de convertir la valeur résiduelle de leur billet en milles Aéroplan «à un taux bonifié de 65 %», a-t-elle ajouté.

Aucune des grandes compagnies aériennes canadiennes n'offre de rembourser les passagers pour les centaines de milliers d'annulations de vol depuis la mi-mars, optant plutôt pour des bons - dont la durée de vie est généralement d'un maximum de deux ans.

Pressé sur la question jeudi, lors de sa conférence de presse quotidienne, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que le gouvernement devait avoir «des discussions très prudentes avec les compagnies aériennes» ainsi qu'avec les Canadiens pour maintenir un équilibre où les voyageurs sont «traités équitablement» et le secteur reste intact.

Plusieurs décisions rendues par l'Office des transports du Canada au cours des sept dernières années semblent affirmer le droit des voyageurs aériens à un remboursement, qu'une annulation de vol échappe ou non au contrôle de la compagnie aérienne, a indiqué M. Lukacs.

Une décision de 2014 réitère «le droit des passagers à être remboursés pour les portions inutilisées de leurs billets si le transporteur n'est pas en mesure d'assurer le transport sur ses services ou sur les services d'autres transporteurs dans un délai raisonnable».

Dans une décision de 2013 concernant Porter Airlines, l'Office a conclu qu'«il (était)déraisonnable pour Porter de refuser de rembourser le tarif payé par un passager en raison de l'annulation d'un vol, même si la cause est un événement indépendant de la volonté de Porter».

Les compagnies aériennes ont fourni des vols de rapatriement et offrent des bons aux clients, mais en général, elles n'annoncent aucune politique de remboursement pour les itinéraires annulés.

Le site web de WestJet met en évidence les futurs bons de voyage pour les vols annulés, mais affirme: «Nous n'effectuons pas de remboursement selon le mode de paiement initial pour l'instant.»

L'avertissement intervient même si le tarif de la compagnie - le contrat entre la compagnie aérienne et le passager - stipule que «la portion inutilisée du (des) billet(s) du passager sera remboursée» selon le mode de paiement initial, «si le transport alternatif proposé par le transporteur ne rencontre pas la satisfaction du passager».

Vendredi, Air Canada a également annoncé qu'elle regarnissait son horaire d'été, même si la quantité de vols offerts reste néanmoins inférieure de plus de 50 % à celle de l'an dernier, la pandémie de COVID-19 continuant de peser sur l'industrie du transport aérien.

Les 97 destinations se comparent aux 220 de l'été dernier, mais marquent une amélioration par rapport aux six dernières semaines, alors que 95 % de ses vols étaient toujours suspendus.

Canada Goose met à pied 125 employés

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Canada Goose met à pied 125 employés

TORONTO — De nouveaux détaillants en activité au Canada mettent à pied des employés et ferment des magasins alors qu’ils tentent de s’ajuster à l’impact de la pandémie de COVID-19.

Le fabricant de parkas de luxe Canada Goose annoncé jeudi la mise à pied de 125 de ses employés, soit environ 2,5 % de son effectif de 5000 personnes. Il n’a pas voulu préciser dans quelles installations travaillaient les employés touchés ni combien d’entre eux travaillaient au Canada.

Remboursement des vols annulés: Ottawa cherche des pistes de solutions

Affaires

Remboursement des vols annulés: Ottawa cherche des pistes de solutions

Ottawa cherche des pistes de solutions afin de s’assurer que les transporteurs aériens respectent les consommateurs qui s’estiment floués avec l’annulation de leur vol et qui demandent un remboursement.

Questionné à ce sujet, jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a dit que son gouvernement allait travailler avec les compagnies aériennes et les groupes de Canadiens préoccupés par cet enjeu.