Affaires

Canac investira environ 20 millions $ en 2019

Le Groupe Canac ne lâche pas l’accélérateur. La chaîne de quincailleries et de matériaux de construction prévoit injecter plus de 20 millions d’ici la fin de 2018 et en 2019, dont une dizaine de millions serviront pour l’agrandissement de son centre de distribution, à Drummondville.

«Nous sommes en croissance. Il faut avoir l’espace nécessaire pour notre marchandise», indique au Soleil le patron de la compagnie, Jean Laberge. Ces investissements s’inscrivent dans son plan annoncé en 2015 de 100 millions $ sur cinq ans.

Le chantier de Drummondville, qui devrait commencer «en février ou en mars», consiste à un agrandissement de 200 000 pieds carrés du centre de distribution. Ce dernier devrait atteindre une superficie de 550 000 pieds carrés. Des dizaines d’emplois seront créés.

Le vent dans les voiles, Canac souhaite également poursuivre, l’année prochaine, son plan visant à remettre au goût du jour ses succursales à travers la province. Le magasin sur la rue Bernier, à Charlesbourg, est le prochain sur la liste. La facture sera de 2 millions $.

Pour le moment, la direction n’est pas en mesure de fournir un échéancier précis concernant les travaux, car le dossier «n’est pas complété». Une transaction pour l’acquisition d’un terrain adjacent est sur la table. Afin de réaliser ce chantier, l’établissement devrait fermer ses portes pour une période de trois mois. 

L’espace consacré à la vente passera de 16 000 à 24 000 pieds carrés et la cour arrière où les consommateurs retrouvent les matériaux de construction doublera sa superficie, pour atteindre 25 000 pieds carrés.  

«Au total, j’agrandis mon terrain d’environ 200 000 pieds carrés. Le stationnement sera plus grand ainsi que la cour à bois. Ce sont de grosses rénovations», affirme M. Laberge, concédant que cet établissement avait besoin d’amour. «Le stationnement était compliqué; tout était compliqué. C’est une bonne chose qu’on réussisse finalement à accoucher de ce dossier», poursuit-il.

Par ailleurs, la succursale de Saint-Georges-de-Beauce subit actuellement plusieurs coups de marteau. Un chantier d’environ 2 millions $. 

«L’entrepôt a été agrandi au mois de novembre. Là, nous travaillons sur le magasin», note l’homme d’affaires, qui espère ne pas être contraint de fermer boutique durant les travaux. «Cela va être difficile, mais je vais essayer de ne pas le faire, car il n’y a pas d’autre Canac dans ce secteur. Si je n’ai pas le choix, je vais peut-être fermer deux ou trois jours par semaine», ajoute-t-il.  

Ouvertures

Comme quoi Canac a le pied sur l’accélérateur depuis 2015, l’entreprise procédera au cours des prochains jours à l’inauguration de sa succursale à Shawinigan. Il s’agit du 28e magasin du groupe. Il est situé sur les terrains de l’ancienne aluminerie Alcan Rio Tinto. L’investissement de 7 millions $ permettra la création de 90 d’emplois.

Au total, l’enseigne québécoise aura investi une vingtaine de millions de dollars en 2018, notamment pour l’ouverture de points de vente à Shawinigan, à Saint-Augustin-de-Desmaures et à Thetford Mines.  

Cet automne, Canac a aussi annoncé la construction d’un magasin à Notre-Dame-des-Prairies, dans Lanaudière. L’ouverture est prévue pour le printemps 2019. 

L’ensemble de ce développement devrait nécessiter des investissements de 7 millions $. 

Quant aux projets du côté de l’Ontario et de Pont-Rouge, ils sont retardés de «quelques années».

Initialement, le président du Groupe Canac souhaite réaliser ses premiers pas chez nos voisins de l’ouest en 2019. Maintenant, la cible est plus 2020-2021. 

«J’ai acheté mon terrain à Hawkesbury, mais le développement ne sera pas réalisé durant la prochaine année», souligne le patron, qui a aussi comme projet de rénover «à moyen terme» ses succursales de Chicoutimi et de Lévis. 

«Là, on parle de rénovations mineures. Je pense bien qu’on va atteindre nos prévisions de 100 millions d’investissements très rapidement», conclut le président, qui n’a pas l’intention de mettre le grappin sur les sites de RONA qui fermeront au cours des prochains mois.

Pour le point de vente de Pont-Rouge, situé sur la route de la Pinière, l’objectif est dorénavant 2020.

Au cours des derniers mois, Canac, qui sert de gagne-pain à 3300 travailleurs, a également injecté 5 millions $ pour déménager son siège social à Lebourgneuf. 

L’entreprise a aujourd’hui retapé plusieurs succursales, dont celles de L’Ancienne-Lorette, de Beauport et d’Henri-Bourassa, dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou. 

Affaires

Cominar veut une rue piétonne à l’Îlot Mendel

Le Fonds de placement immobilier Cominar a présenté à la population, mardi soir, une nouvelle mouture de son projet commercial dans le secteur Duplessis. Le promoteur envisage l’aménagement sur le site d’un marché de Noël en 2019 et il souhaite intégrer une rue piétonne entre la rue Mendel et le cœur de son développement, soit la place centrale.

Cette présentation s’inscrivait dans une rencontre d’information organisée par le conseil de quartier de Cap-Rouge portant sur des modifications réglementaires proposées pour mieux encadrer le développement de ce secteur commercial, qui héberge déjà l’enseigne suédoise IKEA. Une consultation publique devrait avoir lieu le 17 décembre prochain.

Au cours des derniers mois, Québec a, entre autres, demandé à Cominar de bonifier de 10 % à 12 % l’aire verte du projet l’Îlot Mendel.

Cette modification représente une augmentation de la superficie pour accueillir des arbres ou du gazon de plus de 3950 mètres carrés, avance la Ville, pour un total de 23 690 mètres carrés (255 000 pieds carrés). Pour information, la réglementation actuelle obligeait le promoteur à planter 254 arbres sur le site d’environ 3 millions $ de pieds carrés.

Québec a également revu certaines de ses exigences concernant l’utilisation des matériaux durables et écologiquement responsables, la limitation de la pollution lumineuse ainsi que l’aménagement d’infrastructures de transport conviviales.

Lors de sa présentation, le promoteur immobilier a assuré que le Fonds avait déjà dans ses cartons des cibles similaires que celles de la municipalité. La direction a indiqué que son développement offrira, entre autres, 370 mètres linéaires de piste cyclable reliant le projet au boulevard Chaudière. Environ 200 supports à vélo et des abris couverts seront également aménagés.

Dans la phase 1 du chantier, 20 bornes de recharge pour véhicules électriques seront installées et, à terme, une trentaine. Le vice-président exécutif, projets de développement chez Cominar, Jean Laramée, mentionne qu’afin de limiter la pollution lumineuse, «l’éclairage de type DEL à intensité variable» aura priorité.

Affaires

Postes Canada: une loi spéciale «dans les prochains jours»

Ottawa reconduit le mandat du médiateur spécial dans le conflit chez Postes Canada, tout en se disant prêt à déposer un projet de loi spéciale s’il n’y a pas de résolution dans les prochains jours.

Le gouvernement fédéral a déclaré mardi ne pas prendre «à la légère» cette option d’une loi spéciale pour un retour au travail.

La ministre du Travail, Patricia Hajdu, a indiqué par communiqué que le gouvernement avait «confiance en la procédure de négociation collective», et a annoncé avoir reconduit le mandat de Morton Mitchnick, un ancien président de la Commission des relations de travail de l’Ontario.

«Progrès limités»

Soulignant qu’il y avait déjà eu des conciliateurs, des médiateurs et l’offre d’un arbitrage volontaire dans le conflit qui perdure depuis près d’un an, la ministre a déploré «des progrès limités».

«Nous avons épuisé toutes nos options», a-t-elle soutenu.

Des grèves tournantes ont lieu un peu partout au pays pour la cinquième semaine consécutive, mais les deux parties disent rester à la table de négociations.

Postes Canada avait proposé, lundi matin, une trêve jusqu’au 31 janvier avec une reprise des négociations et un arbitrage obligatoire à compter de cette date si aucune entente n’intervenait.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) avait rejeté la demande dans les heures suivantes.

Des retards inévitables

Même si des négociations devaient aboutir à une entente cette semaine, Postes Canada estime que les Canadiens devront s’attendre à des retards dans la livraison des colis et du courrier jusqu’au début de la nouvelle année en raison des grèves tournantes.

Les pires retards pour les entreprises et les particuliers se manifesteraient dans le sud et le sud-ouest de l’Ontario, en raison d’un arriéré de centaines de remorques de transport au centre de tri principal à Toronto, a indiqué la société d’État.

«Notre objectif à travers le pays est de traiter et de livrer autant que possible selon le principe du premier entré, premier sorti», a expliqué par courriel un porte-parole de Postes Canada, Jon Hamilton.

Les centres de distribution à Vancouver, Edmonton et Montréal connaissent également un arriéré important et des colis sont refoulés aux frontières, malgré l’appel lancé par Postes Canada à ses partenaires internationaux pour qu’ils suspendent les envois, a indiqué le porte-parole.

Affaires

Les Cinémas Guzzo ont les yeux sur le reste du Canada

MONTRÉAL - Les Cinémas Guzzo visent une expansion hors du Québec et comptent ouvrir des salles dans d’autres grandes villes canadiennes.

La chaîne de cinémas montréalaise affirme étudier des occasions d’affaires dans certaines régions, incluant Vancouver et Calgary.

Le président des Cinémas Guzzo, Vincent Guzzo, dit espérer que l’expansion lui permettra de tirer profit des occasions qui se présenteront dans d’autres villes et de trouver de nouvelles synergies pour ses activités, qui comprennent aussi celles d’une entreprise de construction et les restaurants Giulietta Pizzeria.

Malgré les difficultés propres aux chaînes de cinémas ces dernières années - dans le contexte de croissance des services de diffusion en continu - M. Guzzo estime que l’industrie connaît un «boom» et il croit que la diffusion en continu ne fait qu’encourager les consommateurs à rechercher des façons plus personnelles de consommer les films.

L’expansion des Cinémas Guzzo placera la chaîne en concurrence avec certains géants du divertissement comme Cineplex, qui détient plus de 150 complexes de cinémas.

Pour tenter de contrer la volatilité du box-office et les entreprises de diffusion en continu, Cineplex a diversifié son offre pour aller au-delà des cinémas, avec les bannières de complexes de jeux et de restauration Rec Room et Playdium.

Affaires

Québec déposera sa mise à jour économique le 3 décembre

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, déposera sa toute première mise à jour économique le lundi 3 décembre.

M. Girard avait affirmé qu’il voulait attendre de voir la mise à jour économique de l’Ontario, publiée la semaine dernière, et celle du gouvernement fédéral, qui sera rendue publique mercredi, avant de dévoiler ses propres chiffres.

Son cabinet a confirmé mardi que la date du 3 décembre avait été retenue.

Le dépôt de la mise à jour économique et financière du gouvernement Legault surviendra donc au beau milieu de la brève session parlementaire, qui ne durera que deux semaines à compter du 27 novembre.

On s’attend alors au dépôt de projets de loi portant notamment sur une diminution de la taxe scolaire, la hausse de l’âge légal pour consommer du cannabis, qui passera de 18 à 21 ans, et une diminution des seuils d’immigration de 20 pour cent, qui limiterait l’accueil à un maximum de 40 000 immigrants par année.

Depuis quelques semaines, M. Girard et le premier ministre François Legault s’affairent à baisser les attentes des contribuables, qui pourraient espérer recevoir une part des quelques milliards de surplus accumulés dans les coffres de l’État.

Affaires

Bombardier peut espérer se sortir de sa mauvaise passe

Bombardier a encore la marge de manoeuvre requise pour se remettre de l’effondrement du cours de son action, malgré les inquiétudes des investisseurs concernant les défis financiers du géant des transports, ont estimé mardi des analystes du secteur.

«Bombardier est un investissement à haut risque, mais le désinvestissement récent est, à notre avis, excessif», a souligné Kevin Chiang, de Marchés mondiaux CIBC.

Les actions de Bombardier ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis juillet, en raison de l’endettement élevé de la société et de sa capacité à générer les flux de trésorerie disponibles promis.

Le titre de la société montréalaise a progressé mardi de 6 cents, soit 2,9%, pour clôturer à 2,13 $. Il se négocie malgré tout à un niveau inférieur à celui du début 2015, alors que la rentabilité de l’entreprise a presque doublé depuis.

Même avec le rebond de 24% opéré lundi par l’action, qui l’a portée à 2,07 $, l’analyste Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, affirme dans un rapport que le désinvestissement est injustifié. Il maintient son cours cible sur le titre à 5,50 $.

L’analyste critique notamment ceux qui disent que les vieilles habitudes de Bombardier refont surface parce que ses résultats ne sont pas à la hauteur, en particulier au chapitre des flux de trésorerie disponibles.

«Nous estimons que cela est injuste et soulignons que Bombardier est sur la bonne voie pour atteindre ou dépasser les objectifs de 2020 définis lors de la journée des investisseurs de la société à la fin de 2015.»

Bombardier maintient son objectif de générer des flux de trésorerie disponibles d’entre 750 millions $ US et 1 milliard $ US en 2020.

Partenariat avec Airbus

L’analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marché des Capitaux, a indiqué qu’il demeurait optimiste quant à la valeur à long terme de Bombardier, mais qu’il s’attendait à ce que ses actions restent volatiles jusqu’à ce que les investisseurs reprennent confiance en sa capacité à générer des flux de trésorerie disponibles.

«Nous notons également que le marché ne semble attribuer aucune valeur au partenariat A220 avec Airbus, une occasion sous-évaluée à notre avis», a-t-il écrit.

Compte tenu des conditions du marché, les analystes s’attendent à ce que Bombardier retarde le rachat de la participation de 27,5 pour cent de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans sa division ferroviaire, évaluée à plus de 2 milliards $ US, au-delà de la date de février où elle peut agir.

La société ne prendra aucune mesure qui risquerait d’aggraver sa situation de trésorerie, a fait valoir M. Chiang.

Les analystes ont en outre qualifié l’enquête menée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) du Québec sur le plan d’actionnariat des hauts dirigeants de Bombardier de «bruit», ajoutant qu’elle pourrait prendre quelques mois à se résoudre.

Affaires

Les affaires express

Nuages à l’horizon au-dessus de Québec

Le Conference Board du Canada a publié, mardi, son rapport Notes de conjoncture métropolitaine portant sur la situation financière des principales agglomérations urbaines canadiennes. Le produit intérieur brut (PIB) de Québec devrait augmenter de 2,6 % en 2018. La croissance avait été de 2,7 % l’an dernier. Pour les prochaines années, le Conference Board ne prévoit pas une performance de cette ampleur. «La croissance moyenne annuelle moyenne du PIB devrait être de 1,7 % de 2019 à 2022, dont un gain de 1,9 % en 2019», signale le Conference Board. «La hausse des taux d’intérêt et le vieillissement de la population  freineront la croissance dans les années à venir», précise-t-on. Par ailleurs, l’organisme estime que les perspectives sont bonnes sur le front de l’emploi. Ainsi, l’emploi dans la capitale devrait augmenter d’un «vigoureux» 3,1 % cette année. Le taux de chômage devait afficher un creux «inédit» de 3,8%. «Nous pensons que l’emploi baissera modestement en 2019 et que le taux de chômage augmentera légèrement pour passer à 4 %», écrit le Conference Board.  Gilbert Leduc

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Un nouveau partenaire pour ComediHa! 

En 2012, le créateur de contenus humoristiques de Québec avait réussi à attirer le Fonds de solidarité FTQ dans son camp. C’est maintenant au tour de Québecor de s’associer avec ComediHa!. La société de communication vient d’acquérir une participation minoritaire dans l’entreprise de Québec. «Nous avons adopté un plan stratégique ambitieux afin de faire face aux nombreux défis qui transforment l’industrie mondiale du divertissement», a souligné Sylvain Parent-Bédard, président-fondateur et chef de la direction de ComediHa!. «L’arrivée de Québecor constitue un levier important pour soutenir la croissance de ComediHa! et lui permettre de se positionner comme véritable leader de l’industrie de l’humour.» Pour Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor, «nous pourrons, ensemble, renforcer notre positionnement en divertissement et miser sur la complémentarité de nos secteurs d’activités de façon à multiplier et créer de nouveaux contenus qui pourront être diffusés sur encore plus de plateformes.»  Gilbert Leduc

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Cominar embauche 187 employés remerciés par le Groupe Dallaire

Pour répondre aux besoins de sa nouvelle division de construction, le Fonds de placement immobilier Cominar a mis le grappin sur 187 des 400 employés à Québec et à Montréal qui travaillaient auparavant chez le Groupe Dallaire. Ce qui signifie que le divorce entamé en début d’année entre les deux compagnies aura coûté 213 emplois. 

Selon des données fournies au Soleil par Cominar, ce sont 125 travailleurs de la construction à Montréal appartenant au Groupe Dalcon, une division du Groupe Dallaire, qui ont changé de patron au cours des dernières semaines. 

Ce mouvement des effectifs a été effectué alors que le Groupe Dallaire souhaitait se départir de sa division de construction dans la métropole. Également, 32 employés de bureau ont été réembauchés pour servir dans les nouveaux locaux administratifs de Cominar Construction, à Montréal. 

Lors d’une entrevue au mois de mai, le président du Groupe Dallaire, Michel Dallaire, avançait que sa branche de construction à l’autre bout de l’autoroute 20 représentait un total de 300 paires de bras. 

«Groupe Dallaire ne servait que Cominar à Montréal. La décision qui a été prise, c’est de fermer cette division et que Cominar reprenait en grande partie nos 300 employés. C’était surtout des équipes qui travaillaient pour l’aménagement de locaux», avait-il dit.

Pour ses activités dans la région de Québec, Cominar prévoit faire appel à 30 travailleurs de la construction provenant du Groupe Dallaire, a noté la porte-parole, Caroline Lacroix. 

Plus de la moitié

Jeudi dernier, M. Dallaire mentionnait que plus «de 50 % des gens remerciés» devaient changer de clan. 

Sa direction a annoncé la semaine dernière à 65 travailleurs sur les chantiers qu’ils allaient devoir quitter l’organisation d’ici trois semaines et à 35 employés de bureau qu’ils devaient partir en janvier. 

En tout, ce sont 400 travailleurs de Québec et de Montréal qui auront été touchés par la fin de ce partenariat d’affaires.  Jean-Michel Genois Gagnon

Affaires

Dégringolade générale à Wall Street

NEW YORK — Wall Street a chuté mardi à la clôture, déstabilisée à nouveau par la fébrilité entourant le géant technologique Apple et par un plongeon des sociétés pétrolières après une dégringolade de plus de 6 % des cours du brut.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a lâché 2,21 %, à 24 465,64 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a cédé 1,70 %, à 6908,82 points.

L’indice élargi S&P 500 a abandonné 1,82 %, à 2641,89 points.

Le Dow Jones et le S&P 500 ont terminé sous leur niveau du début d’année, le NASDAQ ayant réussi à se maintenir juste au-dessus.

Frappés par la crainte d’un pétrole trop abondant, les cours du brut ont plongé de plus de 6 % et entraîné dans leur baisse les sociétés liées à cette industrie.

Membres de l’indice Dow Jones, les majors ExxonMobil et Chevron ont respectivement perdu 2,84 % et 2,78 %. La société de services pétroliers Schlumberger et le groupe parapétrolier Halliburton ont, quant à eux, plongé de 2,92 % et 4,70 %.

«La rapidité et l’ampleur de la chute ont surpris les investisseurs et n’ont laissé aucune chance aux entreprises du secteur», a observé JJ Kinahan, de TD Ameritrade.

Résultats décevants

Les trois principaux indices de Wall Street ont également été affaiblis par la poursuite de la chute d’un de leurs principaux membres, Apple, qui a perdu 4,78 % mardi, et 23,7 % depuis son record début octobre.

Depuis la publication de ses résultats trimestriels début novembre, assortis de prévisions jugées décevantes, le fabricant de l’iPhone est acculé par une succession de notes d’analystes revoyant à la baisse leurs prévisions concernant les ventes du téléphone emblématique de la marque ou son cours de Bourse dans les semaines ou mois à venir.

Dernière en date, celle de la banque Goldman Sachs mardi qui a abaissé sa perspective sur le cours de l’action.

Alors qu’elles dégringolaient également en début de séance, les autres vedettes technologiques des «FAANG» ont limité leur chute : Amazon a seulement perdu 1,11 %, et Netflix 1,34 %. Facebook a même gagné 0,67 %, et Alphabet (maison mère de Google) 0,29 %.

Leur recul est toutefois lourd depuis leurs récents plus hauts : Netflix a lâché 26 %, Alphabet 20 %, Amazon 27 % et Facebook 39 %.

«Dans un environnement incertain, les investisseurs réévaluent le prix des actions, mais on ne peut pas dire qu’ils le fassent dans un mouvement de panique généralisé», a estimé M. Kinahan.

Les indices boursiers ont également souffert d’une nette progression du dollar, considéré comme plus sûr par les investisseurs dans l’environnement d’instabilité croissante.

La hausse du billet vert renchérit le prix des biens américains vendus à l’étranger et pèse sur les comptes des entreprises.

L'avenir incertain de l'empire Renault-Nissan

PARIS - Le conseil d’administration de Renault s’est retrouvé mardi soir pour mettre en place une gouvernance intérimaire, alors que le PDG, Carlos Ghosn, a passé une deuxième journée en garde à vue au Japon sur des soupçons de malversation, une chute brutale suscitant des interrogations sur l’avenir de l’empire automobile qu’il a construit avec Nissan et Mitsubishi Motors.

Rien n’a filtré dans l’immédiat de cette réunion, qui s’est terminée peu avant 21H30. Auparavant mardi, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, avait demandé à Renault, dont l’État détient 15%, de mettre immédiatement en place cet intérim puisque «M. Ghosn est aujourd’hui empêché de diriger l’entreprise».

De sources proches du dossier, l’instance devrait confier les rênes du constructeur à un tandem intérimaire formé par l’administrateur référent, Philippe Lagayette, et le numéro deux du groupe automobile, Thierry Bolloré.

Le conseil d’administration de Nissan se prononcera, lui, sur le limogeage de son président jeudi matin. Mitsubishi Motors (MMC) entend également le «démettre rapidement».

Lâché de toutes parts, Carlos Ghosn, considéré à 64 ans comme un des plus puissants capitaines d’industrie au monde, est toujours détenu à Tokyo, où il a été arrêté lundi en descendant de son jet privé.

Le parquet japonais reproche au Franco-libano-brésilien d’avoir «conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015», en ne déclarant que 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d’euros) contre près de 10 milliards de yens sur la période.

Dans une conférence de presse d’une brutalité hors du commun, le président exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, a également mentionné lundi «de nombreuses autres malversations, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles», qui auraient été découvertes après plusieurs mois d’enquête interne.

M. Ghosn aurait en outre, selon la chaîne publique NHK, empoché des sommes déclarées au nom d’autres administrateurs.

La rémunération de ce patron aussi puissant que secret a déjà donné lieu à bien des polémiques, tandis que son train de vie a également pu susciter des commentaires, à l’image par exemple de sa réception de mariage en grande pompe au château de Versailles en 2016.

Carlos Ghosn touchait quelque 15 millions d’euros par an au titre de ses diverses fonctions, un montant particulièrement élevé pour un industriel européen ou japonais, bien que très éloigné des faramineux salaires versés par exemple dans la finance aux États-Unis.

Fragile équilibre

Au-delà du sort personnel de M. Ghosn, c’est toute l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, dont il orchestrait le fragile équilibre, qui tangue à la suite de ce coup de tonnerre.

Il n’y a qu’à entendre les mots très durs de M. Saikawa, contre celui qui fut son mentor et une figure très respectée au Japon: «c’est un problème que tant d’autorité ait été accordée à une seule personne», a-t-il lâché, dénonçant «le côté obscur de l’ère Ghosn».

L’affaire survient au moment où le PDG de l’ensemble aux 10,6 millions de véhicules travaillait, selon le Financial Times, à une fusion entre Renault et Nissan, une opération que le constructeur japonais rejetait et cherchait à bloquer de crainte qu’elle ne grave dans le marbre son statut de «second ordre» dans la structure, toujours selon le quotidien.

M. Ghosn voulait rendre les liens «irréversibles» entre Renault et Nissan, a commenté dans une note Kentaro Harada, analyste chez SMBC Nikko Securities.

«Nous ne pouvons pas exclure la possibilité que l’alliance se retrouve affaiblie». «Cela va-t-il changer l’équilibre du pouvoir (entre les parties française et japonaise), c’est la principale question», souligne-t-il.

L’agence de notation Standard and Poor’s a d’ailleurs annoncé mardi qu’elle envisageait de baisser la note de la dette à long terme de Nissan, en raison en particulier des doutes autour de ce mariage à trois. De son côté, Renault tentait de se montrer rassurant, affirmant mardi soir vouloir continuer à faire progresser son alliance avec ses partenaires.

De même, les gouvernements français et japonais ont réaffirmé mardi dans un communiqué commun leur «important soutien» à l’alliance entre les constructeurs Renault et Nissan.

Les déboires judiciaires de M. Ghosn ont néanmoins suscité l’inquiétude d’employés rencontrés par l’AFP à l’usine de Flins (Yvelines), dont la moitié de la production est constituée de Nissan, témoin de l’étroite imbrication des deux entreprises.

A Paris, le titre Renault a terminé mardi sur un recul de 1,19%, après avoir déjà dévissé de plus de 8% lundi.

Les actions des constructeurs japonais ont souffert mardi à Tokyo, terminant en baisse de 5,45% pour Nissan et de 6,84% pour MMC.






Affaires

Le marché immobilier du Québec en voie de connaître une année record

MONTRÉAL - Après avoir établi un record de ventes en 2017, le marché immobilier du Québec devrait faire encore mieux cette année, puis toucher un nouveau record en 2019, selon les nouvelles perspectives de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Tous les marchés immobiliers résidentiels de la province sont en voie d’afficher cette année une hausse du nombre de transactions par rapport à l’an dernier, à l’exception de celui de Trois-Rivières, a précisé mardi l’organisme.

L’activité sur le marché résidentiel du Québec progresse de cinq pour cent cette année, ce qui se compare notamment à une baisse de 23 pour cent en Colombie-Britannique et un recul de 18 pour cent en Ontario. Québec affiche en outre la meilleure performance de toutes les provinces au chapitre de la croissance des prix, avec une progression de cinq pour cent, toutes catégories de propriétés confondues.

Plus de pouvoir pour les acheteurs à Québec

Les conditions favorisent les vendeurs de propriétés dans les régions métropolitaines de Montréal et de Gatineau, tandis que les acheteurs ont plus de pouvoir dans celles de Québec, de Sherbrooke et de Saguenay. La région de Trois-Rivières est toujours considérée comme la plus abordable pour l’achat d’une propriété, et son marché est considéré par la FCIQ comme «équilibré».

Le marché montréalais se distingue des autres de la province avec des délais de vente en forte baisse, des augmentations de prix soutenues et une surenchère «bien présente» dans certains secteurs. Les ventes de copropriétés y connaissent la plus forte hausse du nombre de ventes, mais la croissance des prix est plus forte du côté des «plex».

Les ventes de propriétés québécoises devraient être soutenues l’an prochain par la bonne performance du marché de l’emploi, la progression du revenu disponible et le niveau de confiance élevé des consommateurs, a indiqué la FCIQ.

Ralentissement prévu

Cependant, même s’il est prévu que l’année 2019 commence en force, la vigueur du marché devrait ralentir progressivement au deuxième semestre, poursuit l’organisme, en raison de la hausse graduelle des coûts de l’emprunt. Les taux d’intérêt hypothécaires à cinq ans affichés par les principales institutions financières devraient terminer 2019 aux environs de 6,0 pour cent, calcule la FCIQ.

Selon la fédération, le nombre de transactions devrait avancer d’un pour cent l’an prochain au Québec, pour atteindre le nouveau record de 87 650 transactions. Le prix médian des maisons unifamiliales devrait quant à lui croître de 3,0 pour cent à 257 000 $.