Trafiquants de mère en fils

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Une mère et son fils ont été reconnus coupables de trafic de drogues au palais de justice de La Tuque, mardi. Nancy Perkison a plaidé coupable de possession en vue de trafic de métamphétamine alors que son fils Mike Perron a avoué avoir eu du cannabis en sa possession en vue de le vendre.

En juin 2019, les policiers se sont présentés à l’appartement occupé par les deux individus à la suite d’informations et de surveillances. Ils sont entrés avec un mandat de perquisition.

Nancy Perkison a été fouillée et les policiers ont découvert 121 comprimés de métamphétamine dans ses poches. Une somme d’argent de plus de 5000 $ a également été trouvée.

«Madame avait un problème de consommation. Elle pouvait consommer jusqu’à quatre comprimés par jour», a indiqué son avocat, Me Sébastien Talbot.

En décembre 2019, Nancy Perkison s’est fait prendre à nouveau avec des comprimés de métamphétamine. Les policiers ont saisi plus de 50 comprimés et une somme de 1000 $.

Nancy Perkison a été déclarée coupable par la juge Guylaine Tremblay. Cette dernière a ordonné la confection d’un rapport présentenciel. Les observations sur la peine auront lieu en avril.

Mike Perron, quant à lui, a plaidé coupable d’avoir eu du cannabis en sa possession en vue de le vendre. Il a également reconnu avoir mal entreposé une arme à feu et d’avoir eu en sa possession une arme à feu sans les permis nécessaires concernant les événements de juin 2019. Les policiers ont, entre autres, saisi plus de 40 grammes de cannabis dans sa chambre. Un cellulaire a également été trouvé. À l’intérieur, les autorités ont trouvé des conversations dans lesquelles l’accusé offrait de dépanner certaines personnes avec du cannabis.

«Ce n’est pas du trafic de très grande importance. On parle de quelques transactions. C’est plus du dépannage entre connaissances», a expliqué au tribunal son avocat, Me Sébastien Talbot.

Lors de la perquisition, une arme de calibre 410 non sécurisée a également été saisie.

La juge Guylaine Tremblay a condamné Mike Perron à 18 mois de probation dans le cadre d’un sursis de sentence. Il devra également effectuer 100 heures de travaux communautaires. Il s’agissait d’une suggestion commune des deux avocats.