Le poète et chroniqueur David Goudreault a offert un dernier hommage poignant au Québec, avec des mots toujours bien choisis.

Lever du drapeau officiel: une nouvelle tradition à Québec

Alors que le thème de cette Saint-Jean 2019 est «Un monde de traditions», en voilà une nouvelle qui s’installe dans la capitale : le lever du drapeau officiel. À compter de 12h30 lundi, 10 fleurdelysés se sont levés dans les airs au parc de l’Amérique-Française à Québec.

Lors de l’activité, qui en est à sa troisième édition, Debbie Lynch-White a adressé son dernier discours en tant que porte-parole officielle de la Fête, devant plus d’une centaine de personnes.

«C’est ici que mon mandat se termine. Je me rappelle quand j’étais jeune, autour de 9 ou 10 ans, quand j’ai compris la signification de la Fête nationale, que ce n’était pas juste d’aller voir un spectacle, qu’il y avait une réelle fierté, une réelle envie de se célébrer et d’être ensemble. Ce sentiment-là a été fortement ravivé cette année en tant que porte-parole», évoque-t-elle. 

La comédienne est d’ailleurs revenue sur le spectacle de la veille, sur les plaines d’Abraham, où elle y a offert un touchant discours patriotique. Ce moment est d’ailleurs devenu son plus beau souvenir de Saint-Jean, elle restera marquée par l’incroyable sensation de se trouver devant tant de personnes afin de livrer un message qui se veut important.

Ce qu’elle veut que les Québécois retiennent, c’est qu’il faut rester ouverts les uns aux autres. 

«J’étais très fière et touchée de lire le discours. Ce qui est important, c’est juste d’être ensemble. Il faut continuer d’aller vers l’autre, de ne pas perdre notre ouverture d’esprit, notre côté chaleureux. Il faut écouter les autres. Ce n’est pas acquis à 100 % tout ça. C’est de se souvenir de notre force et d’arrêter de penser qu’on est né pour un petit pain. Il faut se souvenir d’où on vient», ajoute-t-elle.

Lundi, 10 fleurdelysés se sont levés dans les airs au parc de l’Amérique-Française à Québec.

Hommage poignant

Le poète et chroniqueur David Goudreault a offert un dernier hommage poignant au Québec, avec des mots toujours bien choisis. L’auteur n’en était pas à ses premiers textes sur le Québec et ses patriotes, il s’est dit toutefois inspiré par le thème des traditions.

«Ça me force à me renouveler, j’ai beaucoup écrit sur la langue, le français québécois, j’ai écrit des textes souverainistes. Quand on me relance avec une demande pour un texte original, ça me force à me questionner, où j’en suis par rapport à ma culture et mon identité», exprime-t-il. 

«Dans l’idée des traditions, ce que je voulais surtout dire c’est qu’on a une histoire dont on peut être fier, et qu’on doit regarder vers l’avenir. Ne pas être pris avec cette fausse impression que nous avons été de méchants colons. On est un peuple exceptionnellement chaleureux et accueillant, il faut être fier de qui on est pour aller plus loin.» 

L’artiste Émile Bilodeau s’est donné en court spectacle après les allocutions. L’auteur-compositeur-interprète a fait plaisir aux citoyens en interprétant quelques-uns de ses morceaux à succès, dont J’en ai plein mon cass.

La vice-première ministre et députée de Louis-Hébert Geneviève Guilbault, le député solidaire de Jean-Lesage Zol Zanetti, le conseiller du district Robert-Giffard de la Ville de Québec Jérémie Ernould ainsi que le directeur général du Mouvement national des Québécoises et Québécois, Étienne-Alexis Boucher, se sont aussi adressé aux citoyens présents au parc.