Blocage forestier : les machines déménagent

Produits forestiers Résolu (PFR) a demandé à toutes ses équipes de quitter le secteur forestier Mistassini, bloqué par le Collectif Mashk Assi, pour éviter la confrontation. Les opérations ont donc pu reprendre dans les secteurs brulés déjà alloués et ailleurs sur le territoire.


« Nous discutons avec le collectif et nous évitons toute confrontation, mais c’est réellement avec le gouvernement et le conseil de Mashteuiatsh qu’ils semblent vouloir discuter », souligne Louis Bouchard, le porte-parole de PFR.

L’entreprise a demandé à toutes ses équipes de sortir du secteur problématique, bloqué par le collectif Mashk Assi, où avait lieu des activités de récolte de bois affecté par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). Selon les membres du collectif, il n’y avait pas de TBE dans le secteur. C’est pour éviter la coupe de bois vert qu’ils ont bloqué la route, exigeant que la récolte se fasse dans le bois brulé.

« On demande l’arrêt de toutes les activités forestières dans le secteur, tant et aussi longtemps que toutes les machines qui récoltent le bois vert ne sont pas sorties du bois », a déclaré Mike Paul, un membre du collectif, lors du passage du Quotidien sur le site du blocus lundi.

Certaines des machines qui opéraient dans le bois brulé ont pu reprendre les opérations et d'autres machines forestières ont changé de secteur.

Pour l’instant, PFR ne peut récolter le bois brûlé qui était déjà dans les plans de récolte et l’entreprise attend l’autorisation de Québec pour mettre toutes ses équipes dans le bois brulé dès que possible, mais ces autorisations se font toujours attendre.

Plus d’une cinquantaine de machines ont été évacuées du secteur dès mardi matin pour éviter les problèmes. La récolte a alors pu reprendre dans les secteurs déjà brulés à proximité.

« Nos activités de récolte et de voirie sont redémarrées dans le secteur, confirme Louis Bouchard. Nos activités de transport, elles, demeurent affectées, mais je n’ai pas le détail à savoir dans quelle mesure elles le sont. »

Une partie des équipes a été déplacée dans des secteurs moins problématiques. C’est notamment le cas des équipes de la Coopérative forestière de Girardville qui récoltent le bois pour PFR. « On a dû déplacer nos machines en catastrophe en faisant six heures de fardier », souligne Stéphane Gagnon, le directeur général de la coopérative.

Pour l’instant, ses équipes opèrent dans le secteur de la Branche Ouest en attendant d’avoir les approbations pour entamer la récolte dans le feu.

Des forestiers qui préfèrent garder l’anonymat craignent maintenant que le collectif ne bloque d’autres secteurs.