Lancé lundi, le projet Jardinons nos balcons! permettra d’équiper 1000 balcons de jardinières et de tout le nécessaire pour se créer un petit jardin chez soi partout dans la région.
Lancé lundi, le projet Jardinons nos balcons! permettra d’équiper 1000 balcons de jardinières et de tout le nécessaire pour se créer un petit jardin chez soi partout dans la région.

Du jardinage de balcon pour briser l’isolement des aînés

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Les aînés vivant en logement social et communautaire dans la région de Chaudière-Appalaches pourront briser l’isolement lié à la pandémie de COVID-19 en devenant jardinier le temps d’un été.

Lancé lundi, le projet Jardinons nos balcons! permettra d’équiper 1000 balcons de jardinières et de tout le nécessaire pour se créer un petit jardin chez soi partout dans la région. Un millier d’aînés pourront donc «occuper leur quotidien avec un projet personnel positif» grâce à cette initiative qui vise à «briser l’isolement», à «redonner de l’espoir» et à «favoriser la saine alimentation», précise le CISSS de Chaudière-Appalaches dans un communiqué.

«Nous croyons que le jardinage de balcon est une avenue prometteuse pour favoriser le bien-être et réduire les impacts psychologiques néfastes. De plus, il s’agit d’une solution aux jardins communautaires et collectifs qui pourront difficilement ouvrir avec plusieurs mesures de protection, ce qui limitera l’utilisation pour les aînés. Les jardins de balcon sont donc une solution pour faciliter cette activité dans le nouveau contexte», explique la directrice de la santé publique de Chaudière-Appalaches, la Dre Liliana Romero.

Le directeur général de l’Office municipal d’habitation de Lévis, François Roberge, rappelle que «les aînés en logement social et communautaire ont vécu plusieurs petits deuils en plus du confinement». Il cite notamment la fermeture de leurs salles communautaires et l’annulation de leurs activités sociales. Selon lui, le projet Jardinons nos balcons! permettra «de gâter nos aînés et de leur redonner un peu d’espoir».

Pour la députée de Lotbinière-Frontenac, Isabelle Lecours, cette initiative est une manière de «contribuer à réduire les inégalités accentuées par la pandémie» et de «promouvoir la santé mentale».

Le projet a été rendu possible grâce au Comité des partenaires régionaux du soutien communautaire en logement social et communautaire de Chaudière-Appalaches, au Mouvement Desjardins, à la compagnie Garant de Saint-François-de-la Rivière-du-Sud, à la Table de concertation des aînés de Chaudière-Appalaches et à la Société d’habitation du Québec. 

Serres, centres jardins, organismes communautaires, municipalités et bénévoles ont aussi apporté leur «précieuse collaboration», mentionne le CISSS dans son communiqué.