Des citoyens de Saint-Roch dénoncent l’abattage d’arbres dans leur quartier.

Arbres rares menacés: des citoyens de Saint-Roch inquiets

Des citoyens du quartier Saint-Roch craignent la disparition des rares arbres plantés en bordure de rue dans leur secteur densément bâti. Ils demandent à la Ville d’imposer à un propriétaire de terrain-développeur de construire son futur immeuble en conservant la végétation.

Nous nous entretenons avec Pierre Duchesne. Il réside sur la rue Turgeon, une petite voie du triangle formé par Saint-Vallier Est au nord, la falaise de la haute-ville au sud et le boulevard Langelier à l’Ouest. M. Duchesne est aussi membre du collectif Verdir et Divertir.

Posons-lui la question : C’est quoi le problème? «Il y a quatre lilas, qui sont des arbres matures, que la Ville a plantés il y a une vingtaine d’années», explique-t-il. Pas des «fouets», plutôt des lilas japonais d’une certaine envergure, précise-t-il.

Les végétaux se dressent en bordure des trottoirs des rues Christophe-Colomb Est et Turgeon. Le reste du lot sert de stationnement.

Le propriétaire du terrain projette, selon lui, d’ériger un immeuble de plusieurs logements sur le terrain. Il aurait reçu l’accord de la municipalité pour abattre les arbres.

Sur sa page Web, Verdir et Divertir étaye son argumentaire : «Ce terrain est au cœur d’un îlot de chaleur, dans un secteur où l’indice de canopée verte est le plus bas de la ville. Nous estimons qu’il est absurde d’abattre des arbres matures alors que nos quartiers urbains denses ont un besoin croissant de verdissement pour faire face aux changements climatiques.»

«Ces arbres-là sont particulièrement importants», évalue Pierre Duchesne. Il demande donc à la Ville d’exiger des changements aux plans du promoteur pour que la construction soit faite en conservant les arbres.

Au moment d’envoyer cet article, en soirée jeudi, la Ville ne nous avait pas recontactés pour répondre à nos interrogations. Baptiste Ricard-Châtelain