Justice et faits divers

Procès du pasteur Claude Guillot: une leçon bien apprise [VIDÉO]

Tout ce que Claude Guillot faisait était pour notre bien. C’est ce que Jimmy* va répéter lorsqu’il sera convoqué au poste de police. Si l’enquêteur insiste, le garçon répond qu’il ne veut pas en dire plus, pour ne pas faire de tort à son pasteur, qu’il aime comme un père.

17 décembre 2014. Jimmy arrive parfaitement préparé à sa rencontre avec le sergent-détective David Gionet du SPVQ. Cahier de notes ouvert sur les cuisses, crayon en main, l’adolescent de 17 ans veut tout noter de la rencontre, comme un bon élève.

L’enquêteur Gionet lui conseille gentiment de fermer son cahier et d’enlever son manteau d’hiver. Ils  en ont pour un moment.

fait divers

Armes de poing: le vol de Magog serait relié à ceux de Sherbrooke et Alma

Plusieurs armes de poing à autorisation restreinte ont été volées chez Pronature, à Magog. Le méfait commis dans ce commerce pourrait être lié à deux vols d’armes survenus au Québec en octobre, dont un à Sherbrooke.

Selon les informations obtenues, deux individus se sont introduits à l’intérieur du commerce de plein air chasse et pêche en «forçant la porte arrière» vers 23 h mardi. Ils sont repartis avec une quinzaine d’armes qui se trouvaient dans un présentoir en verre fermé à clé sans toucher à d’autres produits dispendieux qui étaient placés sur des tablettes tout près.

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La valeur de la marchandise disparue se situerait entre 10 000 et 15 000 $.

«L’alarme a sonné durant la nuit et j’ai été rapidement informé de ce qui venait de se produire, note Jean Dufresne, propriétaire du commerce Pronature de Magog. Ce genre de chose est toujours désolant. Mais, quand on voit ce qu’ils sont prêts à faire pour entrer, on comprend que c’est difficile de les arrêter. Et puis c’est seulement la deuxième fois que ça nous arrive en 18 ans d’opération.»

M. Dufresne note que, il y a quelques années, un malfaiteur avait osé fracasser une vitre à l’avant de son commerce, bordant une artère très passante, pour perpétrer un vol similaire. «Il fallait être cowboy pour faire ça», lance-t-il, en précisant que des vitres incassables ont depuis été installées en façade du magasin.

On peut par ailleurs rappeler que des voleurs ont carrément percé un trou dans un mur pour s’introduire dans le commerce Lachance chasse et pêche, à Sherbrooke, le 23 octobre dernier. Une vingtaine de pistolets se sont alors retrouvés entre de mauvaises mains, potentiellement des membres du crime organisé.

Politique

Les régions gagneront 5000 fonctionnaires

D’ici cinq ans, 5000 postes de fonctionnaires qui travaillent à Québec et à Montréal seront déménagés en région. Le gouvernement caquiste profitera des départs à la retraite pour parvenir à cette décentralisation.

Le premier ministre François Legault a réitéré son engagement pris en campagne électorale devant les élus de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) mercredi. 

«Il y a des enjeux où on est bien mieux placé quand on est en région pour comprendre les solutions que quand on est dans un bureau à Québec», a indiqué M. Legault, tout en précisant que «c’est pas nécessaire de forcer des gens à déménager».

La Capitale

Jean Rousseau veut forcer l’enfouissement des fils

Le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, réclame que la mairie se dote des outils légaux à sa portée pour lancer un grand projet d’enfouissement des fils d’électricité et de télécommunication dans les quartiers centraux de la capitale.

La Charte de la Ville de Québec autorise déjà la municipalité à créer une commission des services électriques, souligne l’élu. Celle-ci aurait le pouvoir d’ordonner aux entreprises utilisant les poteaux pour suspendre leurs fils à les redéployer sous terre, dans des conduites municipales ou privées.

«Actuellement, on ne peut pas forcer. C’est au bon vouloir», note M. Rousseau. À Montréal, par contre, un tel organisme a été mis sur pied en 1910 et a coordonné l’enfouissement de quelque 770 kilomètres de fils.

Des efforts ont été investis dans le Vieux-Québec par les administrations municipales qui se sont succédé à la mairie, poursuit Jean Rousseau. «On ne peut pas imaginer le Vieux-Québec avec des poteaux et des fils partout.»

Il serait maintenant temps de s’attaquer au quartier Saint-Jean-Baptiste, mais aussi au secteur du Cap-Blanc, à Limoilou, à Saint-Sauveur, selon lui. Une façon d’embellir, de libérer les trottoirs encombrés, de protéger le réseau des intempéries.

Faire payer les compagnies

M. Rousseau se dit conscient que la facture promet d’être salée. Mais il assure que plusieurs programmes de subventions pourraient aider. Et ajoute que la Charte de la Ville permet de facturer un loyer aux compagnies qui utiliseront les conduites souterraines pour passer les câbles.

Il se dit aussi conscient que tous les fils ne disparaîtront pas du jour au lendemain : «On comprend que ça ne se fera pas le lendemain matin. […] Les rues on ne les ouvre pas pour le plaisir.» La création d’une commission des services électriques donnerait cependant l’impulsion au projet d’enfouissement et offrirait une vision d’ensemble des travaux à réaliser.

Le conseiller municipal indépendant Yvon Bussières appuie la démarche de l’élu de Démocratie Québec. Les deux ont déposé un avis de motion au conseil municipal du 5 novembre dans l’espoir de mettre leur projet à l’ordre du jour d’une prochaine rencontre des conseillers municipaux. Ils entendent en débattre avec l’équipe du maire Régis Labeaume lundi prochain.