La Capitale

Le rêve d’une église verte

Pour l’abbé Julien Guillot, le recyclage et l’environnement étaient une priorité bien avant l’encyclique Laudato si’ du pape François en juin 2015. Aujourd’hui, le curé de la paroisse Saint-François-de-Laval et recteur du Sanctuaire de Notre-Dame-de-Roc-Amadour se met même à rêver à une église verte.

«Je crois que des notions comme le recyclage entre autres sont un peu plus intégrées dans les églises protestantes, mais moi, depuis mon arrivée ici il y a quatre ans, j’essaie de les intégrer davantage», raconte l’abbé Guillot, qui participait à la conférence de presse soulignant la première sortie de l’Écocentre mobile de la Ville de Québec dans le Vieux-Limoilou. Le prêtre avait emporté, entre autres, un vieux radio qui ne fonctionnait plus et quelques vieilles machines qui n’avaient pas servi depuis plusieurs années.

«Oui, je rêve d’une église verte. D’ailleurs, depuis un an, la boutique souvenir liée au sanctuaire met en valeur des notions comme la diminution de l’emballage, le recyclage et l’achat local. Nous vendons aussi des sacs fabriqués par la Maison de charité sous le clocher», indique le prêtre natif de Beauport qui a exercé son ministère dans plusieurs paroisses de Charlevoix et de Québec. 

Justice et faits divers

Trois personnes arrêtées dans une affaire de proxénétisme à Beauport

Trois personnes originaires de la région de Montréal ont été arrêtées vendredi à Québec dans une affaire de proxénétisme dans laquelle trois femmes dans la vingtaine vivaient sous l’emprise des suspects et devaient leur remettre tout l’argent provenant de leur prostitution.

Une information du public a mené les policiers dans une résidence du boulevard Sainte-Anne, à Beauport, où ils ont trouvé deux femmes âgées dans la vingtaine en compagnie de trois suspects. Selon la police de Québec, les victimes étaient sous l’emprise des suspects, se prostituaient et leur remettaient tout l’argent recueilli. Une troisième victime, également dans la vingtaine, a aussi été identifiée mais n’était pas sur les lieux au moment du passage des policiers. 

Interrogés par la police, les trois suspects ont comparu samedi matin par vidéoconférence. Un homme de 19 ans, Mohamed-Lamroui Bouaoukaz, a été accusé de proxénétisme alors qu’une femme de 24 ans, Dlarele Abellard, a été accusée d’avoir obtenu un avantage matériel provenant de la prestation de services sexuels. Une personne d’âge mineur a pour sa part comparu pour avoir fait sciemment de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution.

Étienne Doyon, porte-parole de la police de Québec, ne pouvait établir quand le groupe avait débuté ses «activités» dans la capitale. Comme les accusés, les victimes dans ce dossier seraient essentiellement originaires de la région de Montréal. L’enquête est toujours en cours et de nouvelles accusations pourraient être soumis au procureur ultérieurement.

Actualités

Hit the Floor: les «Boys» de la danse

Un garagiste, un professeur, un agent d’assurances, un comptable, un employé d’Hydro-Québec, des cheveux grisonnants, quelques crânes dégarnis : le Dad’s Crew a davantage l’air d’une équipe de hockey «de garage» que d’une troupe de danse. Et pourtant, la troupe est à prendre au sérieux à l’événement de danse Hit The Floor qui a lieu au Centre des congrès de Lévis.

Car même s’ils n’ont pas la grâce d’un Baryshnikov ou le look d’enfer des frères Laurent «Lil Beast» et Larry Nicolas «Ca Blaze» Bourgeois, ces 10 Lévisiens de 38 à 52 ans qui pratiquent la danse hip-hop depuis huit ans ne sont pas venus comme spectateurs.

«Au début, on faisait ça comme loisir, mais notre prof Marie-Odile Haince-LeBel a décidé de nous inscrire à une compétition et on a gagné!», lance Frédéric Aubin, enseignant au primaire. Les gars ont donc décidé de continuer. Au «Showcase» 2014 de Hit The Floor, cette bande de papas dont les filles les ont amenés vers la danse a pris la deuxième place.

«Nos filles dansaient et il y avait déjà des troupes de parents à l’école de danse District.Mao, mais aucune troupe d’hommes. On nous a demandé si on pouvait former une troupe», explique Karl Guay, le jeunot du groupe, qui a embarqué à fond dans le projet avec quatre autres papas. Le groupe n’a ensuite pas cessé de grossir.

Pas si facile

«Ça nous tentait d’essayer. Moi, ça ne me tentait pas de faire des roues latérales, mais de la danse hip-hop, pourquoi pas?», lance Jean-François Leclerc.

Les frères Michel et Pierre Thibault, eux, pratiquaient déjà la danse sociale avec leurs conjointes. Les dames se sont lassées et ont abandonné, mais les messieurs voulaient continuer. Quoi de plus naturel que de se joindre au Dad’s Crew alors?

«Au départ, on pensait que ça allait être facile...», avoue Frédéric. «Mais on a vite vu que c’était beaucoup de mémorisation, de la vitesse et de la justesse dans le mouvement», ajoute Éric Lavoie.

Des filles enchantées

Évidemment, leurs filles ne pouvaient être plus enchantées de voir leurs pères les suivre dans leur activité préférée. «C’est vraiment une belle activité père-fille. On passe de beaux moments», souligne Frédéric. «Ma fille capotait! Par contre, mes frères et mes sœurs ont ri de moi!», avoue Jean-François en éclatant de rire.

«Nos chums préféreraient qu’on joue au hockey avec eux, mais moi, je ne joue pas au hockey. J’aime bien mieux danser avec le Dad’s Crew!», avoue Marc-André Desmeules, une des deux «recrues» du groupe.

À l’image des «Boys» du film de Louis Saia, le Dad’s Crew met toujours la franche camaraderie et le plaisir au sommet de tout même si les compétitions sont sérieuses.

«À notre âge, les possibilités de faire carrière là-dedans sont assez minces, je dirais. En tout cas, Beyoncé n’a pas encore appelé!», blague Marco Parent, indiquant que le groupe s’entraîne à raison d’une heure et demie par semaine.

Les gars, dont la majorité ne se connaissait pas avant le Dad’s Crew, sont devenus des amis et font aussi d’autres activités ensemble comme des voyages de pêche. Et dans certains cas, leurs filles ont cessé la danse, mais les papas continuent!

Préjugés

Les préjugés demeurent tout de même tenaces cependant quand il est question d’hommes d’âge mûr pratiquant la danse hip-hop. «J’étais censé me joindre à eux la première année, mais ça a pris quatre ans... Je n’étais pas prêt. Mais à un moment donné, c’est ma fille qui m’a dit qu’elle aimerait que j’embarque», confie Jean-François, qui ne pouvait donc plus dire non.

«Il y en a qui rient quand on dit qu’on danse, on se fait agacer un peu, surtout moi, qui travaille dans le domaine de l’automobile», ajoute Éric Pineau, qui n’a clairement pas le look d’un danseur.

«Ça arrive que mes collègues de travail me demandent si j’ai amené mes leggings!», ajoute Jean-François, un travailleur de la construction. «Mais je peux vous dire que les gens arrêtent de rire quand on leur dit qu’on fait de la compétition et, surtout, quand on leur montre nos vidéos sur YouTube», enchaîne Frédéric.

Tout cela peut aussi donner lieu à des situations parfois cocasses, comme cette occasion où Frédéric avait dit qu’il dansait à une connaissance et que celle-ci avait cru qu’il était danseur nu! «Je lui ai vite expliqué que ça n’avait rien à voir!», conclut-il en riant. 

Bref, quelques moqueries, mais rien cependant qui ne vient diminuer le plaisir de ces «Boys» qui ont autant de plaisir sur scène que l’équipe de Stan sur la glace!