Politique

Nouveau-Brunswick: Brian Gallant a rencontré la lieutenante-gouverneure

FREDERICTON - Le premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a rencontré mardi matin la lieutenante-gouverneure de la province, au moment où le chef progressiste-conservateur Blaine Higgs et lui se disputent le pouvoir après une élection qui a vu leurs partis terminer pratiquement à égalité.

Après le dépouillement de tous les votes lundi, les progressistes-conservateurs récoltaient 22 sièges et les libéraux 21.

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M. Higgs doit prendre la parole au cours des prochaines heures. Avant d’entrer rencontrer la lieutenante-gouverneure Jocelyne Roy-Vienneau, M. Gallant a révélé qu’il a seulement parlé au chef du Parti vert, David Coon, depuis l’élection.

«Les autres partis et lui ont dit qu’ils sont prêts à collaborer avec les autres partis, alors maintenant c’est une question de voir comment les pièces vont se placer et qui obtiendra la confiance de la législature», a-t-il expliqué.

«Je veux que les Néo-Brunswickois comprennent qu’on n’a rien vu de tel depuis une génération. Mais je veux que les gens se réconfortent en sachant que des choses similaires se sont produites dans d’autres juridictions. C’est la façon de fonctionner de notre système de Westminster, donc nous continuons à être le gouvernement jusqu’à ce que nous perdions la confiance de la législature.»

Une représentante de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a dit qu’aucune rencontre n’est prévue entre M. Higgs et le chef de la formation Kris Austin.

Les Verts et l’Alliance ont chacun engrangé trois sièges.

Les tractations qui se dérouleront en coulisses au cours des prochaines heures et des prochains jours détermineront si un gouvernement de coalition durable peut être assemblé, ou si les Néo-Brunswickois seront rappelés aux urnes avant Noël.

Selon le politologue Mario Levesque, un professeur associé à l’Université Mount Allison, la province risque en effet de revivre des élections dans quelques mois seulement.

«Un gouvernement minoritaire au Canada ne dure pas plus que deux ans, mais ici, considérant les résultats serrés, je crois que ça va durer au maximum six mois», a avancé M. Levesque.

La lieutenante-gouverneure devrait offrir au premier ministre sortant, Brian Gallant, la chance de former un gouvernement. M. Gallant pourrait alors se tourner vers le Parti vert. En cas d’échec, M. Higgs pourrait tenter de s’entendre avec l’Alliance.

M. Higgs avait prédit tard lundi soir que son rival et lui se rencontreraient mardi matin à la porte de la résidence de la lieutenante-gouverneure.

Si aucune des deux formations n’arrive à assembler une coalition qui obtient la confiance de l’assemblée législative, celle-ci sera dissoute et une nouvelle élection organisée.

Erin Crandall, une politologue de l’université Acadia, a expliqué que l’émergence du Parti vert et de l’Alliance est l’élément marquant de cette élection, dans une province qui a traditionnellement été divisée entre libéraux et conservateurs.


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Sherbrooke

Un deuxième citoyen plaide pour les avis publics dans les journaux

Pour une deuxième séance consécutive du conseil municipal, un citoyen a plaidé pour le maintien des avis publics dans les journaux régionaux. Yves O’Bready a invité les élus au statu quo.

Au début du mois de septembre, le citoyen Pascal Cyr avait avancé que les revenus attachés aux avis publics pouvaient faire une différence pour les médias locaux.

« Je tiens à seconder les propos de M. Cyr et les arguments invoqués m’apparaissent indéniables. Le coût de ces avis publiés dans La Tribune ou dans le Record est dérisoire face à l’importance incommensurable de la survie de ces quotidiens régionaux pour leur apport indéniable à la vie sociale, politique et économique à la capitale régionale qu’est Sherbrooke.

« Au-delà de l’information régionale, n’oublions surtout pas les emplois directs et indirects créés par de telles entreprises à Sherbrooke. Des centaines des familles dépendent de leur survie à l’heure où les médias écrits traversent une période difficile. Réalisez-vous à quel point ces entreprises et ces familles contribuent à la santé financière de Sherbrooke en réinvestissant dans l’économie locale? Notre apport financier ne rapporte-t-il pas au centuple ce que la Ville épargnerait en abandonnant ces publications? »

M. O’Bready croit qu’il en va de la responsabilité sociale de la Ville de continuer la publication de ces avis publics. « Les médias traditionnels demeurent un important chien de garde essentiel en démocratie et les médias sociaux ne peuvent prétendre les remplacer. Le conseil doit semble-t-il statuer à cet effet. Je fais appel à tous pour vous inciter à y réfléchir sérieusement et pour prendre la seule décision logique qui s’impose. Je ne peux m’expliquer qu’un dossier aussi simple à régler traîne autant en longueur. »

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a confirmé que les élus seront appelés dans les prochaines semaines à se prononcer publiquement sur une proposition des services juridiques concernant la diffusion des avis publics.

La Capitale

Lévis: 500$ pour consommation de cannabis dans un lieu public

Il en coûtera 500 $ à toute personne qui consomme du cannabis dans les lieux publics à Lévis.

Le conseil municipal a modifié, lundi, son règlement sur les nuisances, la paix et l’ordre pour encadrer la consommation de cannabis sur son territoire.

Comme l’avait déjà confié jeudi le maire Gilles Lehouillier, il sera interdit de consommer du cannabis dans tous les lieux publics. La consommation pourrait être «tolérée» lors de certains événements, tout comme l’est l’alcool.

Ainsi, une amende de 500 $ sera imposée pour toute personne prise en flagrant délit de consommation dans les parcs ou sur la rue. 

Les policiers ont aussi le pouvoir de remettre un constat de 150$ à un citoyen intoxiqué par le cannabis sur la voie publique. 

La nouvelle réglementation entrera en vigueur le 16 octobre, soit le jour précédent la légalisation du cannabis au pays.

Élections 2018

La CAQ et le PLQ au coude-à-coude, selon un nouveau sondage

MONTRÉAL - Le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec sont au coude-à-coude à moins d’une semaine du scrutin, selon un nouveau sondage réalisé par la firme Ipsos pour le compte de La Presse et de Global News.

Lors de l’enquête menée du 20 au 23 septembre, au lendemain du premier débat des chefs, 30 pour cent des 1250 personnes interrogées ont indiqué avoir l’intention d’appuyer la CAQ et le PLQ.

Le Parti québécois était le choix de 20 pour cent des électeurs, contre 16 pour cent pour Québec solidaire.

La CAQ peut compter sur l’appui de 36 pour cent des francophones, mais seulement 17 pour cent d’entre eux se rangent derrière les libéraux. Le PQ récolte 26 pour cent des intentions de vote francophones et QS 18 pour cent.

Ces résultats portent à conclure que le caquiste François Legault sera élu premier ministre lundi prochain, mais uniquement à la tête d’un gouvernement minoritaire.

L’enquête a un «intervalle de crédibilité» de plus ou moins 3,2 pour cent, 19 fois sur 20.