Chemin de la Canardière

Zone industrielle de la Canardière: un coin bruyant «dans les normes»

Après un an de surveillance de la zone industrielle de la Canardière, dans Limoilou, la Ville de Québec conclut que le niveau de bruit respecte les normes en vigueur et que les règlements municipaux sont suivis, sauf pour de rares exceptions.
Au printemps 2013, alors que la poussière provenant du port de Québec faisait les manchettes, la Ville de Québec a décidé de vérifier si la réglementation municipale était respectée au coeur de la zone industrielle de Limoilou.
Le ferrailleur AIM, le fabricant de papiers spécialisés Glassine, l'incinérateur, le garage municipal du chemin de la Canardière et une trentaine de plus petites entreprises sont situés dans le quadrilatère visé, formé grosso modo des boulevards des Capucins, Montmorency, Henri-Bourassa et du chemin de la Canardière.
Environ 300 visites des lieux ont été effectuées à l'intérieur d'une année par le Service de police, le Service de l'environnement, la Division des travaux publics et la Division de la gestion du territoire.
Seulement quatre avis d'infraction ont été décernés pour des portes de garage ouvertes et l'émission d'odeurs, de poussières et de bruits. Quelques accrocs au zonage ont également été notés pour du mauvais entreposage (4) et une occupation sans certificat d'autorisation (4).
Des discussions ont été menées avec plusieurs entreprises, notamment avec Glassine Canada, qui cumulait à elle seule 32 des 59 événements de bruit léger et plus intense compilés. Un équipement mécanique situé à l'extérieur de l'usine de fabrication de papiers spécialisés, identifié comme une source de bruit récurrente, a été volontairement remplacé.
Le service de l'environnement a également pris des échantillons sonores à trois endroits (rues Villebon, Conway et Beaujeu) pour vérifier si la norme maximale permise de 60 décibels - l'équivalent d'une laveuse ou d'une sécheuse - était excédée. Ce fut le cas une seule fois sur 38 prises de son.
«La majeure partie du bruit ambiant provient de la circulation sur le boulevard Henri-Bourassa et du boulevard des Capucins», conclut le rapport obtenu par Le Soleil.
Poussière pas problématique
La poussière n'est pas apparue comme un problème. La Division des travaux publics s'est assurée que les amoncellements de terre et de gravier dans la cour du garage municipal ne se soulèvent pas, en plus de passer le balai mécanique plus régulièrement dans les rues de Limoilou. Les dirigeants de l'incinérateur ont été sensibilisés à l'importance de garder la cour propre pour éviter de souiller la voie publique.
Bien que la conseillère municipale du district Sylvain-Lelièvre, Suzanne Verreault, ait appelé les citoyens à se plaindre de toute anomalie, seulement 14 plaintes ont été déposées en 2013. Elles provenaient de deux personnes seulement, a souligné Mme Verreault, ajoutant qu'elles ont toutes fait l'objet d'une enquête.
«Moi, je pense que la Ville a fait son travail et ses efforts. On est allés jusqu'où on pouvait aller» pour documenter la pollution dans le quartier, fait valoir celle qui est aussi présidente de l'arrondissement La Cité-Limoilou et des comités de vigilance de l'incinérateur et des activités portuaires. La surveillance se poursuivra tout de même, mais de façon moins intensive, et le suivi des plaintes sera assuré.