Une étude réalisée en 2002 recommandait déjà le passage de deux à trois voies sur toute la longueur de l'autoroute Henri-IV, qui est plus étroite entre les boulevards Charest et Hamel environ.

Voies réservées sur Henri-IV: le PQ «s'entête», disent les libéraux

Les députés libéraux de la région de Québec accusent le gouvernement Marois de ne pas écouter les citoyens et de «s'entêter» à vouloir aménager des voies réservées aux autobus sur l'autoroute Henri-IV.
«Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, déclare sur toutes les tribunes qu'il y aura une voie réservée aux autobus sur l'autoroute Henri-IV alors que personne n'appuie son projet. C'est de l'entêtement. Il refuse d'écouter les citoyens de la région, le maire et les élus», peut-on lire dans un communiqué signé par les députés de l'opposition Sam Hamad, Yves Bolduc et André Drolet.
Les trois élus réagissaient aussi aux propos du directeur général du Réseau de transport de la capitale (RTC) Alain Mercier. Dans Le Journal de Québec d'hier, M. Mercier affirmait qu'une voie réservée au transport en commun n'est pas nécessaire. «On n'en a pas besoin. Dans le discours sur Henri-IV, on n'entend pas le RTC et c'est parce qu'on n'a pas de service sur Henri-IV. Ce n'est pas un axe de transport en commun», a dit M. Mercier.
La ministre responsable de la région de Québec, Agnès Maltais, a pour sa part réitéré, vendredi, que la volonté du gouvernement est d'avoir des voies réservées, mais que des études sont toujours en cours.
«C'est clair que nous voulons voir une voie réservée. Maintenant, des études sont en train de se faire. Si c'est contre nature, on agira», a toutefois nuancé la ministre. «Mais partout dans le monde, ça a permis aux gens de circuler plus rapidement. Je ne vois pas pourquoi ce serait le contraire ici.»