«On trouve important de rappeler aux femmes qu’il y a des ressources dans le quartier pour les aider. Le Centre, c’est un milieu de vie où les femmes peuvent venir discuter et s’entraider», soutient Geneviève Saint-Germain, intervenante au Centre des femmes de la Basse-Ville.

Violence conjugale: le Centre des femmes de la Basse-Ville là pour aider

À la suite des tristes événements de vendredi dernier, où un homme aurait enflammé son ex-femme, le Centre des femmes de la Basse-Ville rappelle qu’il est là pour épauler toutes celles qui se trouvent dans des situations difficiles.

Le centre n’est pas un lieu d’hébergement, mais les intervenantes sont présentes pour discuter, conseiller et aider les femmes victimes de violence conjugale. L’objectif est de briser l’isolement. La maison se situe sur la rue Saint-Vallier Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur.

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«On trouve important de rappeler aux femmes qu’il y a des ressources dans le quartier pour les aider. Le Centre, c’est un milieu de vie où les femmes peuvent venir discuter et s’entraider», soutient Geneviève Saint-Germain, intervenante au Centre des femmes de la Basse-Ville.

Mme Saint-Germain est attristée par les événements qui se sont déroulés dans son quartier vendredi dernier, et elle rappelle que des situations de violence conjugale sont fréquentes. 

«La violence conjugale est un problème social qui fait encore rage au Québec. Les discours populaires tendent à dire que l’égalité femme-homme est atteinte... Selon les dernières statistiques, ce sont 15 000 femmes à travers la province qui sont victimes de violence conjugale chaque année. Ça peut être notre voisine, notre sœur, une amie.» 

Besoin criant de financement

Dans un article paru lundi dans Le Soleil, une intervenante de SOS Violence conjugale dénonçait le manque de places dans les maisons d’hébergements de femmes au Québec. Mme Saint-Germain ne peut qu’appuyer cette affirmation.

«Ces temps-ci, les maisons d’hébergement sont pleines, il n’y a pas de place. Certaines femmes vont préférer dormir dans la rue plutôt que de retourner vers l’homme», déplore-t-elle.

La semaine dernière, elle a dû annoncer à quatre femmes qu’aucune maison ne pouvait les accueillir, par manque de place et de ressources. 

«C’est un besoin criant de subventionner nos organismes qui viennent en aide aux femmes. On a besoin de sous, il y a eu des coupures. Il manque d’intervenantes et on a besoin de plus de places.»

Les femmes peuvent joindre le centre 418-648-9092. Des démarches de groupe, des ateliers et des conférences y sont aussi offerts gratuitement.