Chicago fait partie du «top» 7 des villes intelligentes.

Villes intelligentes: des échanges à profusion à l’Université Laval [VIDÉO]

Des villes du monde entier étaient réunies, lundi, pour échanger sur leur expérience comme ville intelligente, dans le cadre du «Intelligent Community Forum» (ICF), à l’Université Laval.

La ville de Québec reconnue mondialement comme une ville intelligente - elle était dans le top 7 des villes intelligentes de l’ICF en 2012 - et qui vise la première place dans le Défi pancanadien des villes intelligentes, souhaite aller encore plus loin pour répondre aux besoins de ses citoyens.

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«Ce genre de forum peut apporter beaucoup d’inspiration à Québec. La Ville de Dublin en Ohio nous a parlé de la gouvernance des données et de l’importance d’avoir cette vision globale de l’utilisation des données dans un contexte éthique pour une ville, et comment retravailler notre relation avec les citoyens», a expliqué le conseiller municipal, en charge du dossier Ville intelligente, Pierre-Luc Lachance.

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Toute la journée, Québécois, Canadiens, Asiatiques, Américains, et Européens ont donc échangé sur leurs réalités et leurs défis pour réussir cette transformation en ville intelligente.

«On a vu qu’à Taoyuan, il y a de grosses problématiques au niveau du transport. Ils se rendent compte qu’ils ne sont pas capables de mettre en place tous les transports routiers qu’ils voudraient. La transformation vers la mobilité publique est pour eux un grand enjeu», a-t-il expliqué.

Compétition et partage

Si des villes comme Québec ou Dublin sont bien avancées dans leur processus, d’autres villes, comme Laval, commencent tout juste leur apprentissage. «Ça fait trois mois qu’ils travaillent sur le projet ville intelligente. Ils se demandent comment ils peuvent construire un quartier 100 % piéton dans leur développement urbain», a révélé M. Lachance. «L’objectif pour tout le monde, c’est de mieux faire pour améliorer le dialogue avec les citoyens.»

Pendant cette journée, la Ville de Québec a également expliqué à quel point les entreprises, les institutions et les organisations de la région de Québec sont compétitives, mais qu’elles trouvent également le moyen de collaborer pour mettre en place des projets bénéfiques pour tout le monde. Une réussite qui intéresse grandement de nombreuses villes.


« Le mot coopétition définit bien la région de Québec. Ce mot-là a été une bougie d’allumage. Il y a des villes qui veulent discuter de ça pour savoir comment on met ça en application, quel genre de rassemblement on crée pour favoriser le partage entre les entreprises, les institutions, la Ville et l’Université Laval pour réussir à bâtir notre dossier de ville intelligente. »
Pierre-Luc Lachance, conseiller municipal, chargé du dossier Ville intelligente

Le conseiller municipal donne l’exemple du projet Équito pour améliorer les conditions d’alimentation des gens qui sont en pauvreté. «Tout ce programme sur la réutilisation des restes alimentaires et le repositionnement de l’apprentissage de la cuisine, c’est quelque chose qui va être transférable à partir des expériences de Québec. La santé durable, l’alimentation, c’est quelque chose qui est central à la vie des gens et plus vite on peut régler ce problème-là et mieux on pourra se porter en tant que planète.»

La Ville de Québec et l’Université Laval sauront d’ici cet été si Québec devient la meilleure ville intelligente au Canada. Si c’est le cas, un chèque de 50 millions $ remis par Infrastructure Canada permettra à Québec de mettre en place de nombreux projets numériques pour devenir l’une des meilleures villes intelligentes au monde.

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«TOP» 7 DES VILLES INTELLIGENTES 2019 

  • Abbotsford, Colombie-Britannique
  • Chicago, États-Unis
  • Hudson, États-Unis
  • Sarnia-Lambton County, Ontario
  • Sunshine Coast, Australie
  • Taoyuan, Taïwan
  • Westerville, États-Unis