Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, à l'hôtel de ville, jeudi
Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, à l'hôtel de ville, jeudi

Ville de Québec: le budget 2020 adopté malgré l'opposition

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
À l’exception du conseiller indépendant Yvon Bussières, les cinq autres élus de l’opposition à l’hôtel de ville ont voté contre le budget 2020, jeudi. Mais l’Équipe Labeaume étant largement majoritaire, les prévisions financières de la cité ont été adoptées facilement.

Les échanges précédant le vote ont, encore une fois, été teintés par un langage qui s’écarte de ce à quoi les citoyens pourraient s’attendre. Le président des débats à la salle du conseil, Vincent Dufresne, a d’ailleurs dû insister sur le décorum et le respect quand le maire Régis Labeaume et son bras droit Rémy Normand ont affublé les élus de l’opposition de qualificatifs peu élogieux; élus de l’opposition qui ont parfois aussi la dégaine facile.

Cette fois, le maire a été particulièrement vif à l’adresse de Jean Rousseau de Démocratie Québec. «Ce gars-là n’est plus un allié.»

Sur le fond, sans surprise, le maire a vanté son budget pour l’année à venir. M. Labeaume a notamment insisté sur la hausse des taxes résidentielles limitée à 1,1 %; le taux d’endettement en baisse; le paiement comptant de beaucoup de travaux; la gestion des fonds de retraite. Cela n’a pas suffi à séduire l’opposition.

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Tout comme le conseiller Jean Rousseau de Démocratie Québec et l’indépendant Raymond Dion, les élus de l’opposition de Québec 21 ont voté contre le budget 2020 de l’administration Labeaume en fin d’avant-midi.

«Il nous est irréaliste de voter en faveur du budget 2020», a annoncé Jean-François Gosselin, le chef de la formation politique comptant trois élus. Pour justifier sa position, le conseiller municipal évoque des «failles» que contiendraient les prévisions budgétaires. 

Dans la liste des critiques trône bien haut le taux de taxes des entrepreneurs. «Ils méritent un répit. Ils ont fait leur juste part.»

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«Les commerçants savent très bien combien ils payaient de taxes avant et après Régis Labeaume. C’est du double au triple dans plusieurs cas», évalue M. Gosselin. «Le mal est déjà fait.» Il fait également valoir que les sommes allouées aux arrondissements sont amputées. «Les arrondissements sont maintenant des coquilles vides.»