Le maire de Lévis Gilles Lehouillier, qui a mis la construction d’un troisième lien à l’est en tête de sa liste électorale, a plusieurs autre priorités au niveau du transport.

Ville de Lévis: priorité au troisième lien

Le maire de Lévis demande des engagements fermes des candidats des circonscriptions de la rive sud pour accélérer le chantier de réalisation du troisième lien.

De toutes les priorités de Gilles Lehouillier, l’accélération de l’échéancier pour la réalisation d’un troisième lien à l’est arrive au premier rang. C’est ce qu’il a fait savoir jeudi, entouré de ses conseillers, dans le cadre de la présentation de la traditionnelle liste d’épicerie de son administration en vue du scrutin provincial du 1er octobre. «C’est notre projet incontournable», a-t-il laissé tomber devant la presse.

Non seulement veut-il la garantie d’un échéancier écourté, mais il réclame une énième fois un changement du devis technique en cours. M. Lehouillier souhaite voir disparaître du devis l’étude des solutions pour l’optimisation du réseau existant et les solutions non immobilières telle la synchronisation des feux de circulation. Le maire a toujours craint que ce type de solutions prenne le pas sur la construction d’un nouveau lien routier.

Le maire a plusieurs autres priorités en transport. Il demande le réaménagement de la route 116 en boulevard urbain, de l’autoroute 20 au pont de Québec, en incluant la route Marie-Victorin; la réalisation du viaduc Saint-Omer; et l’élargissement de l’autoroute 20 en direction est entre l’avenue Taniata et le nouveau viaduc Saint-Omer.

Inéquité liée au Fonds d’immatriculation

Toujours dans le domaine du transport, M. Lehouillier espère qu’un prochain gouvernement compense ce qu’il appelle «l’iniquité» liée au fonds d’immatriculation pour le transport en commun. Lévis s’est toujours plaint d’un détournement des 30 $ versés par les automobilistes pour le transport en commun lors du renouvellement de l’immatriculation de leur véhicule. Au lieu de servir à Lévis, l’argent est dirigé vers le Réseau de transport de la Capitale. Un manque à gagner annuel évalué à 1,2 million $.

D’autres priorités recoupent celles présentées plus tôt cette semaine par le maire de Québec. Ainsi, Lévis espère tout autant que sa voisine d’en face qu’un futur gouvernement du Québec exerce de la pression sur Ottawa pour que celui-ci prenne des engagements pour la pérennité du pont de Québec «tant sur le plan structurel qu’esthétique», précise le maire Lehouillier.

La pénurie de main-d’œuvre inquiète aussi le dirigeant. Ainsi, il demande à Québec de financer un guichet unique aux entreprises qui permettrait, selon lui, de favoriser l’attraction de la main-d’œuvre en région.