Le feu s’est déclaré en avant-midi dimanche à la Villa Livernois.

Villa Livernois: la Ville se défend d’être négligente

La Ville de Québec se défend d’avoir été négligente après l’incendie qui a ravagé dimanche la Villa Livernois, un bâtiment patrimonial en décrépitude que plusieurs rêvaient de voir préserver.

La résidence datant de 1905, qui a appartenu au photographe et homme d’affaires aisé Jules-Ernest Livernois, avait obtenu de la Ville de Québec le statut de maison patrimoniale de valeur supérieure. 

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À la suite de l’incendie, des membres du groupe Facebook pour sauver la Maison Livernois ont tôt fait de pointer la Ville comme responsable de la détérioration du bâtiment et de sa destruction par les flammes.

La conseillère Marie-Josée Savard, responsable de l’aménagement du territoire, rappelle que la Ville a fait 25 inspections en deux ans. Elle a émis plusieurs avis en plus de trois constats d’infraction.

Pour sa part, le maire de Québec indique que la Ville manque encore d’outils pour préserver les bâtiments patrimoniaux. «Bien facile de dire que c’est la faute à la Ville. Tous les moyens ont été utilisés avec le pouvoir qu’on possède. Le droit le plus protégé après celui des personnes, c’est celui de la propriété privée. On aimerait avoir le droit d’imposer des choses aux propriétaires du genre une obligation de la remettre à niveau lorsque tu l’achètes.» 

Depuis 2015, la Villa Livernois du boulevard Masson était laissée à l’abandon, les portes et fenêtres étaient d’ailleurs placardées. L’année suivante, elle faisait l’objet d’une vente pour défaut de paiement de taxes.

L’incendie qui s’est déclaré dimanche est d’autant plus malheureux que deux promoteurs, Maryse Laurendeau et Bernard Poitras, avaient fait connaître en juin un projet de construction d’une quarantaine de logements qui aurait intégré la Villa Livernois, en y aménageant trois logements reliés par une passerelle au reste du complexe projeté.