Marie Murphy et Martin Anderson, le couple de demandeurs, a pour sa part dit que le transporteur ferroviaire devrait être gêné d'opposer une telle résistance face à l'accroissement de l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Via Rail sous pression pour sa politique d'accessibilité

La date limite pour que le transporteur ferroviaire Via Rail change une de ses politiques en matière d'accessibilité pour les voyageurs handicapés approche à grands pas.
Via Rail devra rendre possible le transport de plus d'un fauteuil roulant non démonté à la fois dans ses trains. Autrement, elle devra prouver qu'il lui est trop difficile de se conformer à une telle exigence.
L'Office des transports du Canada (OTC) a tranché que le service national de transport par trains devra réviser une politique existante d'ici à lundi.
Suivant cette dernière, un seul fauteuil roulant ou triporteur peut être attaché de façon sécuritaire dans ses trains. S'il y a d'autres véhicules pour personnes à mobilité réduite à monter à bord, ceux-ci doivent être démantelés et rangés dans l'espace assigné aux bagages.
Un couple de Torontois qui se déplacent en triporteurs a réclamé un changement à ce chapitre, faisant valoir qu'une telle pratique multiplie les risques que ces fauteuils se retrouvent endommagés, en plus de discriminer les personnes ayant un handicap physique.
L'OTC a donné raison au couple dans une décision rendue plus tôt cette année. L'entreprise a été sommée, d'ici au 15 mai, de modifier sa politique ou alors de prouver en quoi il serait difficile pour l'entreprise de prouver qu'il serait trop difficile d'en faire autant.
Via Rail a tenté de contester la décision devant le tribunal, sans succès.
Réaction attendue
Le transporteur et les avocats qui le représentent n'ont pas voulu indiquer s'ils entendent continuer à tenter d'infirmer la décision de l'OTC ou privilégier, plutôt, une mise en application de la décision. Le couple de demandeurs - Martin Anderson et Marie Murphy - a pour sa part dit que le transporteur ferroviaire devrait être gêné d'opposer une telle résistance face à l'accroissement de l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Tous deux ont relevé avoir mis de l'avant de telles problématiques depuis une vingtaine d'années. Par ailleurs, ces derniers notent qu'un consultant engagé par Via Rail en juin 2015 avait étudié la possibilité que deux triporteurs soient rangés dans une seule aire. Selon les plaignants, la conclusion avait été qu'une telle avenue est envisageable.
De son côté, Via Rail a exposé à l'OTC que les résultats de cette étude n'étaient pas complets et qu'il ne pouvait pas réviser sa politique existante sans «contrainte excessive».