L'École de l'Excellence de Québec, dans le quartier Montcalm de Québec

Vent de sympathie pour l'école musulmane de Québec

Un vent de sympathie souffle sur l'École de l'Excellence de Québec qui risque de fermer ses portes parce qu'elle ne trouve aucun endroit où se reloger.
La directrice fondatrice de l'établissement, qui offre un programme axé sur les valeurs musulmanes et l'enseignement de l'arabe, explique que l'article du Soleil publié mardi a suscité de nombreuses réactions d'appui. «Nous avons reçu beaucoup d'appels de gens qui s'informeront à leur entourage pour savoir s'il y a des locaux qui nous conviennent. C'est une aide très appréciée», lance Amira Boulmerka, d'un ton enjoué.
D'ici peu, le bâtiment du quartier Montcalm qui abrite 105 élèves, avenue de Lévis, deviendra un immeuble à condos. Deux ans de recherches n'ont pas suffi à trouver un nouveau toit. La directrice attribue l'échec de certaines démarches à la nature du projet éducatif que propose l'établissement. Selon elle, les locateurs ne sont pas toujours enclins à louer des locaux à une école privée fréquentée majoritairement par des musulmans.
Axée sur les langues
Pourtant, Mme Boulmerka reconfirme que la maison d'enseignement primaire est davantage une école de langues, où les jeunes gardent contact avec la culture arabe, qu'une école confessionnelle. D'ailleurs, la religion est pratiquée lors d'activités parascolaires et des jeunes de toutes confessions religieuses y sont acceptés.
L'École de l'Excellence est agréée par le ministère de l'Éducation. Cependant, elle ne reçoit aucune subvention. Le personnel enseignant, Québécois «de souche» comme ceux issus de la communauté arabe, suit à la lettre le même programme que toute autre école. D'ailleurs, Mme Boulmerka se félicite des excellents résultats aux examens du Ministère. «Nos élèves poursuivent souvent leur formation secondaire dans des écoles privées de la région», illustre-t-elle.
Le temps presse pour l'école qui a reçu un avis de non-renouvellement de son bail. La fondatrice soutient que l'école est maintenant devenue indispensable pour la communauté. Selon elle, l'établissement joue un rôle dans la rétention des immigrants dans la capitale.