Frédéric Gaudreau (photo) occupe le poste depuis la démission de Robert Lafrenière le jour des élections générales de 2018, parti sans jamais expliquer les motifs de son départ, avant la fin de son mandat.

UPAC: QS et le PQ refusent le choix de la CAQ, au PLQ de trancher

Le gouvernement Legault est maintenant à la merci des élus de l’opposition libérale (PLQ) s’il veut faire entériner son candidat, Frédéric Gaudreau, à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Depuis l’adoption de la loi sur la nomination et la destitution du commissaire de l’UPAC et du directeur de la Sûreté du Québec (SQ), le candidat choisi par le gouvernement doit en effet recueillir les deux tiers des voix à l’Assemblée nationale.

Or Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont fait savoir mardi qu’ils s’opposaient au choix de M. Gaudreau : le PQ demande depuis 2017 qu’un civil soit nommé à la tête de l’UPAC pour faire un vrai ménage dans l’organisation, et QS exige aussi la nomination d’un civil.

L’opposition de QS et du PQ prive le gouvernement de 19 voix; il reste donc les 28 élus du Parti libéral pour faire pencher la balance.

Or le PLQ a refusé mardi de faire savoir s’il appuiera ou non le choix des caquistes.

Une source près du dossier a confirmé que le nom de M. Gaudreau avait été proposé par le gouvernement caquiste, mais les sources officielles ont refusé de confirmer.

Rappelons que M. Gaudreau occupe le poste depuis la démission de Robert Lafrenière le jour des élections générales de 2018, parti sans jamais expliquer les motifs de son départ, avant la fin de son mandat.

Une source libérale a indiqué mardi soir que les élus du PLQ rencontreront le candidat, comme le prévoit la loi, avant de trancher. Dans un entretien avec La Presse canadienne, cette même source a dénoncé le dérapage dans ce processus de nomination. Cet interlocuteur estime que la confidentialité du processus a été brisée.

«On n’est pas surpris, mais déçus, c’est complètement irrespectueux. Le nom devait rester secret. L’étape deux devait être la rencontre du candidat, mais il est [déjà] crucifié sur la place publique. [...] C’est indigne.»