Le projet pilote sur l’étalement des horaires de cours a été annoncé jeudi par la rectrice Sophie D’Amours, en présence du maire Régis Labeaume.

Université Laval: des cours plus tard pour diminuer le trafic

L’Université Laval programmera certains cours en administration à 9h plutôt que 8h30, dès l’automne, dans l’espoir d’apaiser la congestion routière.

Le projet pilote sur l’étalement des horaires de cours a été annoncé jeudi par la rectrice Sophie D’Amours, en présence du maire Régis Labeaume. Mme D’Amours a indiqué qu’une entente est déjà intervenue avec la Faculté des sciences de l’administration, qui retardera le premier cours du matin à condition que les professeurs soient d’accord. Idéalement, une deuxième faculté se joindra à l’expérience.

Pour préserver le repas et les activités du midi, les étudiants qui auront cours de 9h à 12h ne devraient pas retourner en classe à 12h30. La nouvelle plateforme technologique qui permet de gérer les horaires à l’Université Laval facilitera cette gymnastique. 

Tous les participants seront sondés pour «obtenir des données et des témoignages avant d’étendre cette pratique à d’autres formations», a souligné la rectrice. 

Le maire Labeaume y voit une «solution prometteuse» pour la mobilité durable et s’engage d’ailleurs à ce que la Ville de Québec fasse sa part. Une étude est en cours pour documenter les déplacements des employés municipaux et certains horaires pourraient être revus. 

L’élu invite maintenant les collèges de la région de Québec à embarquer dans la danse, mais aussi les employeurs privés, notamment les compagnies d’assurances. «Il fallait régler avec l’Université Laval avant. C’était notre façon de commencer. Parce qu’ici vous avez un lieu géographique précis avec une clientèle très susceptible de participer à un transfert modal», a-t-il justifié jeudi. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) sera d’ailleurs prêt à ajuster son offre si la demande fluctue. 

Laissez-passer universitaire

La Ville de Québec et les associations étudiantes de l’Université Laval ont également intensifié leurs discussions en vue de la création d’un laissez-passer universitaire. Le gouvernement du Québec est appelé à contribuer au financement de cette mesure. «La préoccupation qu’on a, c’est d’arriver à un tarif qui va être attractif et qui va être raisonnable», qui pourra se maintenir dans le temps aussi, a insisté la rectrice. 

L’entente finale sera soumise pour approbation aux étudiants de tous les cycles lors d’un référendum planifié pour l’automne. Les inscrits à temps plein devront décider s’ils sont prêts à payer pour un laissez-passer à tarif réduit, en vigueur de septembre à avril, à même leur facture de droits de scolarité.