Julia Boivin-Dutil (gauche) et sa partenaire Laurie Poisson ont décidé de faire une vente virtuelle à l’aide de leur compte Instagram, une nouvelle façon de magasiner au temps du coronavirus.
Julia Boivin-Dutil (gauche) et sa partenaire Laurie Poisson ont décidé de faire une vente virtuelle à l’aide de leur compte Instagram, une nouvelle façon de magasiner au temps du coronavirus.

Une vente virtuelle pour 2e Fripe

La mission de 2e Fripe est de donner une deuxième vie aux vêtements, plutôt que de les jeter à la poubelle. Comme pour bien d’autres, la crise sanitaire a ralenti les activités de la petite équipe, mais elle ne les aura pas arrêtées complètement.

2e Fripe a l’habitude de faire une vente spéciale chaque début de saison. L’équipe ramasse plusieurs centaines de morceaux de vêtements puis les revend à un prix raisonnable. Les morceaux qui n’auront pas trouvé preneur sont redonnés à la communauté, au YMCA de Québec notamment.

«On avait déjà accumulé beaucoup de vêtements de printemps et d’été avant que la crise éclate, mais depuis le confinement, on a arrêté de les ramasser pour bien suivre les consignes», raconte Julia Boivin-Dutil, cofondatrice de 2e Frippe.

Il fallait donc se départir des morceaux pour pouvoir en recueillir d’autres et continuer les ventes «pop-up» le moment venu, pour les prochaines saisons. 

Julia et sa partenaire Laurie Poisson ont décidé de faire une vente virtuelle à l’aide de leur compte Instagram, une nouvelle façon de magasiner au temps du coronavirus. Pour un premier essai, elles ont vendu la quasi-totalité des 40 morceaux qu’elles avaient sélectionnés. Elles en ont encore beaucoup en stock, elles répéteront sûrement l’expérience dans les prochaines semaines étant donné le succès de samedi.


« Beaucoup de personnes nous écrivaient pour savoir si on allait vendre nos vêtements en ligne... on s’est dit qu’on allait essayer ça! On est vraiment contentes du résultat »
Julia Boivin-Dutil, cofondatrice de 2e Frippe

Le prix des morceaux varie entre 5 $ et 25 $, puis 25 % du montant retourne au donneur de vêtements. Le reste de l’argent est utilisé pour organiser les futures ventes «pop-up». La cueillette des vêtements se fera dans le stationnement de l’Université Laval, en respectant les consignes de distanciation sociale.

Depuis le mois de mars, elles ont dû refuser plusieurs vêtements, une dizaine de personnes cherchaient un endroit où laisser quelques morceaux. Il est suggéré de les conserver le temps que la crise passe, 2e Fripe les prendra dès qu’elle le pourra. 

Les ventes en ligne comme celle de samedi remplacent les visites dans les friperies, le temps que tous les commerces puissent rouvrir leurs portes.

On peut surveiller les ventes de vêtements sur les comptes Facebook et Instagram (@2efripe) de 2e Fripe, ainsi que leur site Web.