Sylvain St-Jean, de la firme Méribec, devant la caserne no 5.
Sylvain St-Jean, de la firme Méribec, devant la caserne no 5.

Une résurrection au cœur de Limoilou

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
La caserne no 5 de Limoilou, sur la 5e rue, a ressuscité officiellement, jeudi, à l’occasion de l’inauguration de bureaux abritant des petites et moyennes entreprises du quartier. Un exemple très réussi de reconversion architecturale estime l’historien et ex-conseiller municipal Réjean Lemoine.

«C’est un bâtiment phare qui renaît dans Limoilou. Il a été pendant plus de 100 ans au cœur de Limoilou», explique M. Lemoine, invité en fin d’après-midi à livrer une allocution aux invités présents à l’inauguration.

Construit en 1910 par Georges-Émile Tanguay, «l’un des plus grands architectes de Québec», l’édifice a servi de caserne de pompiers avant de devenir une salle de spectacles dans les années 90. L’endroit a fermé ses portes en 2004.

Réjean Lemoine qualifie de «magnifique» le travail de rénovation effectuée par la firme Méribec. Plusieurs éléments architecturaux ont été conservés, dont le puits servant à sécher les tuyaux, des murs de briques et les planchers d’origine. Le hall principal est entouré de plusieurs locaux vitrés.

Nancy Desharnais, l’arrière-petite-fille de l’un des sapeurs entrés à la caserne en 1915, Joseph Desmeules, a fait don d’une réplique miniature d’une voiture de pompiers tirée par des chevaux. L’objet est bien en évidence dans le hall d’entrée. C’est en 1937 que le service des incendies a fait l’acquisition de véhicules motorisés.

«Nous avions le souci de répondre à nos clients qui sont des gens dynamiques et qui désirent un environnement agréable, précise le directeur général de Méribec, Sylvain St-Jean. Nous avons conservé plusieurs éléments architecturaux, sinon le bâtiment aurait été dénaturé.»