La résidence est gérée par la YWCA, un organisme venant en aide aux femmes victimes de violence, de pauvreté, d'itinérance ou tout autre difficulté sociale.

Une nouvelle résidence pour femmes en difficulté

La nouvelle résidence pour femmes en difficulté de la rue Saint-Gabriel a été inaugurée vendredi dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, les trois paliers de gouvernement impliqués saluant l'audace de ces logements sociaux.
L'immeuble et ses 18 logements de transition sont déjà tous occupés par des femmes ayant vécu des difficultés personnelles dans le passé. «Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un endroit sain, sécuritaire et chaleureux, qui me permet d'accueillir mes enfants», a témoigné une des locataires, Nathalie Dionne.
La résidence est gérée par la YWCA, un organisme venant en aide aux femmes victimes de violence, de pauvreté, d'itinérance ou de toute autre difficulté sociale. Les installations de la rue Saint-Gabriel sont inestimables pour la YWCA, qui peut notamment y loger des femmes en provenance de la Grande Marelle de la rue Hollande.
Insuffisante
La maison de transition du quartier Saint-Jean-Baptiste n'est toutefois pas suffisante pour offrir un logement décent à toutes les femmes en quête d'autonomie et de réinsertion sociale. «Le besoin est plus grand que celui auquel ont peut répondre», a rappelé vendredi la présidente du conseil d'administration de la Société immobilière YWCA-Québec, Marie-Josée Ouellet.
Au-delà du volet communautaire, la conseillère municipale responsable du logement social Chantal Gilbert était fière de l'intégration urbaine de la résidence. «On a le devoir, quand on arrive dans un quartier, que le logement n'ait pas l'air d'un logement pour des gens démunis», a fait valoir la membre du comité exécutif de la Ville de Québec. «Pour la clientèle, il faut leur donner une source de fierté, qu'ils soient fiers de rester ici.»
La conseillère municipale se dit ravie de l'allure de l'immeuble, de son audace architecturale pour du logement social et aussi du toit vert aménagé. «Il faut que les gens soient fiers d'avoir ces bâtiments-là dans leur quartier», résume Chantal Gilbert.
La construction de la résidence Saint-Gabriel a nécessité des investissements de 3,5 millions $ et requis des contributions des gouvernements fédéral et provincial et de la Ville de Québec.
«Ce que j'aime, c'est que c'est le premier projet à Québec qui est destiné aux femmes en difficulté», a souligné le représentant du gouvernement du Canada pour l'annonce, le député de Lévis-Bellechasse Steven Blaney. «Il y a une suite potentielle à cela, et ça nous fera plaisir d'y contribuer», a promis pour sa part le député provincial de Jean-Lesage, André Drolet.