La présence de la nouvelle remontée mécanique Éclipse (photo) permet d’enlever une énorme pression sur le secteur des bulles, et surtout de mieux exploiter les pistes de la première montagne.

Une nouvelle remontée testée et améliorée à la station de ski Stoneham

La station de ski Stoneham testait cette saison de toutes nouvelles technologies pour ses usagers en inaugurant une remontée mécanique quadruple avec tapis d’embarquement. Une innovation bien reçue par les skieurs, qui a toutefois demandé quelques adaptations, après un arrêt électrique en début de saison.

L’Éclipse, de son nom, est le résultat de plusieurs mois de travail et d’un investissement substantiel de plusieurs millions de dollars dans un partenariat avec Doppelmayr, une entreprise autrichienne ayant choisi d’installer l’un de ses bureaux à Saint-Jérôme, près de Montréal.

«C’est sûr qu’avec l’arrivée de nouvelles installations, il y a un ajustement à avoir. Quand on a eu réception de la chaise, il y a eu toute une période de rodage et aussi de formation», concède Geneviève Clavet, la chef des communications de RCR Québec, entreprise qui est également propriétaire du Mont Sainte-Anne. 

Avec l’arrivée des premiers clients, «c’est sûr qu’on a dû s’ajuster», ajoute-t-elle, soulignant qu’il est normal pour une entreprise de tester son produit et de l’améliorer dès le départ. En janvier, le système électrique de la nouvelle remontée a connu certaines défaillances.

«On est très conscients que la clientèle est très sensible à ça, et c’est pour ça qu’on travaille constamment et étroitement avec le fabricant, en cas de besoin, étant donné que c’est un nouvel équipement», ajoute-t-elle.

Heureusement, depuis ces incidents, la porte-parole affirme que son groupe «a apporté des améliorations significatives aux installations, qui fonctionnent très bien dorénavant». Pour cause, aucun incident n’a été à signaler depuis ces légers problèmes techniques. 

Des changements bénéfiques

L’efficacité de la nouvelle remontée semble bien plaire aux amateurs de plein air de la région de Québec, dont les commentaires sont très positifs, selon Mme Clavet. En plus d’accélérer les montées de trois minutes en moyenne, la chaise quadruple «ouvre la porte à une autre clientèle plus âgée, qui apprécie le confort et la prise en main facile du système», ajoute-t-elle.

La présence d’une nouvelle infrastructure qui suscite autant l’engouement permet aussi d’enlever une énorme pression sur le secteur des bulles, et surtout de mieux exploiter les pistes de la première montagne.

«Par le passé, on avait trop de soirées où les bulles étaient beaucoup trop achalandées, et ça débordait. Avec l’Éclipse, on atteint maintenant un meilleur équilibre sur toute la station, de jour comme de soir», constate Geneviève Clavet.

Elle indique que cette ouverture permettra éventuellement à Stoneham d’analyser s’il pourrait y avoir ouverture de terrain en vue d’une expansion. «Avant, on ne pouvait pas traverser les pistes, et maintenant, c’est possible. Ça ouvre une fenêtre de possibilités, de nouvelles pistes, de nouveaux sentiers.»

Cette série d’impacts positifs amène d’ailleurs RCR Québec à reconsidérer ses installations, même si aucune modification importante n’est actuellement prévue au Mont Sainte-Anne. «Présentement, non, il n’y a pas de nouvelles chaises ou installations prévues là-bas, mais qui sait ce que le futur nous réserve en belles surprises, explique la porte-parole. Toute montagne souhaite renouveler son matériel.»

Comme ces innovations représentent malgré tout «des dépenses importantes», le groupe préfère concentrer tous ses efforts sur la chaise quadruple de Stoneham pour l’instant, mais n’écarte pas la possibilité d’innover en ce sens dans les années à venir.

Comme ailleurs, un Noël difficile

À l’image de plusieurs stations de ski au Québec et au Canada, les grands froids qui ont frappé la région de la Capitale-Nationale cet hiver ont fortement perturbé l’achalandage à Stoneham, qui a connu un temps des Fêtes passablement difficile, reconnaît l’organisme. 

«Ça a été plus ardu cette année oui, d’autant plus que Noël est une période très importante. La température nous a beaucoup affecté, comme plusieurs autres», illustre Geneviève Clavet.

Sauf que l’entreprise ne baisse pas les bras pour autant. RCR Québec misera prochainement sur la relâche des cégeps et des universités afin de renflouer les coffres, puis sur le ski de printemps, en fin de saison, pour renverser la tendance.

«On a confiance de remonter la pente avec notre offre de qualité et la saison qui est plus clémente depuis un bout», conclut la relationniste.