Debout derrière : le Dr Bruno Michon, Nathalie Matte, de Leucan, et Mélanie St-Onge. En avant, Marie-Michelle Guimond, Édouard Fiset, bien assis sur le vrai père Noël, Émilie Fiset et Amélie Duchêne.

Une journée loin du cancer grâce à Leucan

Les enfants atteints d’un cancer ont pu profiter d’une journée «normale» comme tous les enfants au Récréofun, dimanche, grâce à l’organisme Leucan. Un moment de répit et de joie dans un endroit où ils ne peuvent pas aller habituellement à cause des germes.

Cette journée anodine pour des milliers de familles était attendue avec impatience par la centaine d’enfants comme Édouard Fiset, cinq ans, et Amélie Duchêne, six ans, tous les deux atteints de la leucémie lymphoblastique aiguë. 

«J’aime les jeux, les cadeaux, voir mes amis et le père Noël», a souligné la petite fille de six ans, diagnostiquée en mai 2017 et qui subit encore des traitements de chimiothérapie. Même chose pour Édouard, touché par la maladie à trois ans, et qui est en rémission. 

Selon Nathalie Matte, directrice provinciale et développement philanthropique à Leucan, une journée comme celle-là à l’approche de Noël est très importante pour les familles qui vivent souvent de la solitude. «On rassemble tous ces gens-là pour qu’ils puissent échanger. C’est un moment où les familles se sentent très isolées parce que dès qu’il y a une grippe ou un petit microbe, elles ne peuvent pas se déplacer. Ici, c’est en toute sécurité», a-t-elle expliqué.

Les équipes de Leucan et de Récréofun ont travaillé fort pour nettoyer et désinfecter le local de jeu afin de permettre à des dizaines d’enfants malades et leurs familles de venir s’amuser et profiter des installations.

Les enfants étaient invités avec leurs parents et leurs frères et sœurs, et totalement pris en charge par Leucan. L’organisme a payé la location des lieux, la nourriture et même l’hôtel pour les familles vivant loin de Québec.

Un soutien primordial

La maman d’Édouard, Mélanie St-Onge, et la grande sœur du garçon, Émilie Fiset, apprécient cette journée en compagnie d’autres familles qui vivent la même chose qu’eux. «Lorsqu’on apprend la nouvelle, le monde nous tombe sur la tête. On ne réalise pas tout de suite l’aide apportée par Leucan, mais le soutien est très important pour passer au travers», a-t-elle confié.

Pour Mme St-Onge comme pour la maman d’Amélie, Marie-Michelle Guimond, une journée comme celle-là apporte beaucoup de bonheur aux enfants. «Les enfants ne se projettent pas dans l’avenir, ils profitent du moment présent et là, de voir le père Noël, c’est précieux pour eux», a fait valoir Mme Guimond.

Dès le diagnostic d’un enfant, Leucan entre en fonction et rencontre la famille pour l’accompagner dans cette épreuve. «On offre un soutien psychologique et financier. On a aussi un service de massothérapie pour les enfants à l’hôpital, mais aussi après», a mentionné Nathalie Matte.

«Leucan est vraiment là pour les services aux familles. Quand on annonce le diagnostic, on déclenche un tsunami, et moi, comme médecin, ça me permet de mettre l’accent sur mon rôle de les guérir», a souligné le DBruno Michon, hémato-oncologue pédiatrique au Centre mère-enfant Soleil au CHUL de Québec.

Au CHUL de Québec, une éducatrice payée par Leucan est également présente à temps plein pour animer une salle de jeu qui est entièrement équipée. L’organisme finance aussi la recherche qui a fait un bond phénoménal en 20 ans. Le taux de survie est passé de moins de 50 % à plus de 90 % pour les leucémies les plus connues.