Avec l’accord de ses parents, Simone va donc remettre 10 000 $ à Rêves d’enfants. Cette somme a été gagnée grâce à la série Une autre histoire, la publicité pour la mycose des ongles, et l’émission Prière de ne pas envoyer de fleurs.

Une jeune comédienne donne ses premiers cachets de 10 000 $ à Rêves d’enfants

Une jeune comédienne de la série «Une autre histoire», Simone Phaneuf, a versé l’intégralité de ses premiers cachets à la Fondation Rêves d’enfants. Une manière pour elle de redonner au suivant alors qu’elle réalise son rêve en jouant la comédie.

Quand Simone, 10 ans, a su par son agent qu’elle allait gagner de l’argent, elle a dit spontanément qu’elle n’avait pas besoin de cet argent et qu’elle souhaitait le remettre à la Fondation.

«Si je savais que j’allais mourir bientôt, j’aimerais moi aussi accomplir mon dernier rêve», explique-t-elle.

Avec l’accord de ses parents, Simone va donc remettre 10 000 $ à Rêves d’enfants. Cette somme a été gagnée grâce à la série Une autre histoire, la publicité pour la mycose des ongles, et l’émission Prière de ne pas envoyer de fleurs.

«Quand Simone a émis ce souhait, on a dit qu’on ferait le bilan à la fin de la première année de ses contrats. On ne savait pas à ce moment-là de combien serait le montant qui aurait très bien pu être de 500 $»,  précise sa maman, Véronique Bigras. 

Le 21 mars, la jeune fille profitera d’une journée pédagogique pour visiter les bureaux de la Fondation et remettre son don en main propre. «J’aimerais voir comment les gens travaillent et ce qu’ils font pour accomplir les rêves des enfants malades. Et de quelle manière l’enfant est choisi», mentionne-t-elle.

Le choix de la Fondation Rêves d’enfants comme organisme qui bénéficierait du don s’est fait naturellement, puisque la jeune fille avait déjà organisé une collecte de financement dans son réseau en offrant sa fête en cadeau au profit de Rêves d’enfants.

«Pour mes neuf ans, j’ai demandé à mes amis de ne pas me donner des cadeaux, mais de dire à leurs parents de faire un don en argent», confie-t-elle. 

Des donateurs adultes

Simone Phaneuf et sa famille ont accepté de partager ces gestes afin de sensibiliser les gens à l’importance de soutenir un organisme comme la Fondation Rêves d’enfants, et ce peu importe son âge ou la valeur de son don.

«Mes amis étaient surpris qu’une enfant de mon âge ne demande pas de cadeaux, mais de l’argent pour le donner à des enfants malades», fait valoir Simone.

«Et même pour les parents, c’est changer des réflexes et des mentalités. Tout le monde était en accord avec ça, mais beaucoup de parents avaient aussi envie de faire un cadeau en plus du don. J’ai écrit un courriel la veille de la fête pour dire aux parents de respecter cette demande», renchérit Mme Bigras.  

Pour la directrice générale de la Fondation, Juli Meilleur, ce geste est marquant puisque la majorité des donateurs sont adultes. «On espère que l’initiative de Simone inspirera les jeunes générations à s’intéresser à la philanthropie. Les jeunes sont sensibles à notre cause, car il s’agit d’enjeux plus proches d’eux-mêmes.»

Chaque jour, des enfants reçoivent un diagnostic de maladie grave. Chaque rêve fabuleux qui se réalise touche environ 100 personnes, dont les parents, les grands-parents, les enseignants et les camarades de classe de l’enfant, ainsi que des gens d’affaires, des groupes communautaires et le personnel médical, selon la Fondation. 

Pour plus d’information sur la Fondation et pour aider des enfants à réaliser leur rêve, visitez le www.revesdenfants.ca/moisrevesdenfants.