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À titre d’exemple, l’abonnement illimité avant taxes payé cette année 1175$ par une personne âgée entre 35 et 64 ans, passera l’an prochain à 1607$.
À titre d’exemple, l’abonnement illimité avant taxes payé cette année 1175$ par une personne âgée entre 35 et 64 ans, passera l’an prochain à 1607$.

Une hausse des tarifs au Massif de Charlevoix qui fait sourciller

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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La hausse de l’abonnement jusqu’à 40 % au Massif de Charlevoix l’an prochain choque des centaines d’abonnés qui se sentent délaissés au profit d’une clientèle jugée plus lucrative avec l’ouverture du Club Med prévu en décembre. Rien à voir, rétorque la direction, qui parle d’une «mise à niveau des prix pour rentabiliser la montagne».

«Ma grosse source de revenus, c’est la billetterie. Mon rôle de gestionnaire, c’est que ça soit rentable, et de pérenniser la montagne.» Le directeur du Massif, André Roy, est catégorique. Malgré la grogne, il n’avait d’autre choix que de hausser les prix de l’abonnement.

«Nous sommes conscients que c’est une hausse substantielle. Mais avec les investissements de 7 millions $ projetés, notamment dans la qualité de l’enneigement, et les coûts d’entretien, les gens vont comprendre qu’on n’avait pas le choix.»

À titre d’exemple, l’abonnement illimité avant taxes payé cette année 1175$ par une personne âgée entre 35 et 64 ans, passera l’an prochain à 1607$. 

Selon M. Roy, cette mise à niveau était devenue nécessaire parce que le prix ne reflétait pas les investissements et la qualité de l’entretien. Le Massif se garde aussi le droit de contingenter le nombre d’abonnements vendus comme le nombre de billets journaliers pour garantir ce qu’il appelle «l’expérience client».

Le directeur rappelle que le nombre de jours/ski du Massif, étalon pour mesurer la fréquentation d’une station, n’a rien de comparable à celui de son voisin, le Mont-Sainte-Anne. Ce dernier est plus près de la ville et offre du ski de soirée. De son côté, le Massif a les mêmes coûts d’entretien et avait pourtant des tarifs beaucoup moins élevés. Cet ajustement de prix est lié à la qualité du produit, soutient-il.

Si Le Massif veut augmenter son nombre de jours/ski, pourquoi alors ne pas garder des tarifs abordables pour en faire profiter le plus grand nombre. «Ça fait 18 ans que c’est comme ça et c’est toujours aussi difficile d’une année à l’autre. Financièrement, ça ne balance pas. Le domaine du ski est difficile. Pourquoi pensez-vous qu’on s’est lancé dans l’immobilier», laisse-t-il tomber.

La hausse des tarifs aura-t-elle pour effet la perte d’un trop grand nombre d’abonnés qui annulerait les gains anticipés? «Ça fait partie de la gestion de risque. On est prêt à le prendre», assume-t-il.

Plusieurs des 600 commentaires laissés sur la page Facebook du Massif pointent l’arrivée du Club Med comme responsable de la hausse. Un argument qui ne tient pas la route, répond le directeur. «Un hôtel de 302 chambres, ça va nous aider financièrement. Mais ce n’est pas lui qui fait augmenter le prix. Au contraire, il va nous aider à maintenir nos tarifs. Je ne discrimine pas nos différentes clientèles. Elles sont toutes importantes. Je comprends qu’on a eu 600 commentaires négatifs depuis mardi. Mais j’ai déjà vendu 600 abonnements à la première journée de la prévente. Il y a un intérêt», conclut M. Roy.