Le service de traversier saisonnier entre Saint-Siméon et Rivière-du-Loup (photo) a été reconduit jusqu'en 2017.

Une étude évaluera un traversier à l'année entre St-Siméon et Rivière-du-Loup

L'impact économique d'un service de traversier à l'année entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon devrait être connu dans six mois. Le financement de l'étude, qui posait problème, est pratiquement bouclé.
«Il me reste juste quelques confirmations écrites à recevoir pour lancer l'étude. On devrait avoir le rapport ou un rapport préliminaire à l'été. C'est un dossier qui va avancer dès cet hiver», affirme avec enthousiasme Sylvain Tremblay, maire de Saint-Siméon et préfet de la MRC de Charlevoix-Est.
Les Conseillers ADEC Inc., une firme de Montréal, avait présenté cet automne la plus basse des soumissions reçues par la municipalité pour cette étude évaluée à 52 000 $.
Les conditions de glace au mois de mars et la nécessité d'un nouveau traversier à court et moyen terme - pour remplacer le Trans-Saint-Laurent, construit il y a 50 ans - militent en faveur de la thèse défendue par le maire Tremblay.
À la Société des transports du Québec (STQ), le vice-président à l'exploitation, François Bertrand, affirme que cette étude est un «préalable sans présumer de ses conclusions. La STQ est une société d'État qui exécute des décisions du gouvernement du Québec. Actuellement, on a reconduit un service saisonnier jusqu'en 2017. On n'a pas de mandat de passer d'un modèle à un autre sans l'aval du gouvernement du Québec. Il y a une analyse financière plus exhaustive à faire s'il y a lieu de maintenir le partenariat à la fin du contrat avec la compagnie Clarke ou un service exploité par la STQ... Là encore, ce sera une décision gouvernementale».
En raison des glaces, le Trans-Saint-Laurent a dû annuler sa dernière journée d'activité de la saison le 2 janvier.
Depuis une semaine, tous les traversiers du Saint-Laurent ont dû composer avec des conditions hivernales plutôt exceptionnelles. Lundi, les vents violents sur le fleuve ont obligé la STQ à annuler les deux dernières traversées de la journée, celle de 14h de Matane vers Baie-Comeau et celle de 17h de Baie-Comeau vers Matane.
Retour du Camille-Marcoux
Plus tôt, la STQ avait remis en service le Camille-Marcoux, qui a quitté le port de Matane en direction de Godbout. Le navire a toutefois eu de la difficulté à accoster à Godbout en raison du vent et des glaces. Le traversier-rail Georges-Alexandre-Lebel est pris dans les glaces depuis quatre jours au large de Matane.
En ce qui concerne la desserte d'Anticosti et de la Basse-Côte-Nord, la STQ poursuivra le service de desserte maritime jusqu'au 2 mars avec le navire Bella-Desgagnés, soit six voyages supplémentaires. Le départ se fera de Havre-Saint-Pierre au lieu de Sept-Îles.
Les passagers pourront monter à bord à chaque escale entre Sept-Îles et Blanc-Sablon, à l'exception du port de Natashquan en raison de problèmes d'accessibilité. La STQ entend poursuivre ses discussions avec le groupe Desgagnés, propriétaire du navire Bella-Desgagnés, afin de trouver une solution permanente pour desservir cette population. La conclusion de ces discussions sera connue au printemps.
Sur la rive sud du Saint-Laurent, pour la période hivernale, l'accès à l'île Verte est assuré depuis lundi par un pont de glace reliant Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (île Verte) et Cacouna. Le service d'hélicoptère a pris fin lundi.