La docteure France Légaré
La docteure France Légaré

Une docteure de Québec récompensée pour avoir mis les patients au coeur des décisions

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Grâce à sa conviction que le patient doit être au coeur des décisions sur son traitement, la docteure de Québec et professeure à l’Université Laval France Légaré reçoit la médaille de service Dr Léo-Paul Landry de l’Association médicale canadienne. Ses nombreux travaux sur le sujet ont permis de rehausser la connaissance et les standards médicaux canadiens.

Comme fervente promotrice de la participation et la responsabilisation des patients au coeur du processus médical depuis des années, Dre Légaré s’est imposée comme choix pour l’Association médicale canadienne (AMC). «Elle a été parmi les premières personnes à reconnaître que les patients devaient avoir un droit de regard sur leurs propres traitements», écrit l’Association dans un communiqué annonçant la récompense. 

France Légaré est titulaire au département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval. 

La médaille de service Dr Léo-Paul-Landry est décernée chaque année à un membre ayant apporté des «contributions exceptionnelles» au progrès des soins de santé au Canada 

Une fervente défenderesse de l’implication du patient                                                            

Au cours de sa carrière, Dre Légaré s’est fait connaître pour avoir été une pionnière dans l’intégration de la participation et de la responsabilisation des patients dans le processus médical. «En tant que médecins, nous avions généralement l’habitude de décider du traitement à la place des patients, explique la Dre France Légaré dans un texte publié par l’Association médicale canadienne. «Essentiellement, nous leur disions ce que nous allions faire, plutôt que de leur demander ce qu’ils voulaient que nous fassions.» 

Dès les années 90, avec sa collègue Dre Annette O’Connor, elle a proposé l’idée d’un outil décisionnel pour les patients, idée qui a été rapidement rejetée.  

Leur persévérance et leurs recherches au cours des années suivantes ont permis de faire reconnaître comme une pratique efficace la prise de décision partagée entre le médecin et son patient.  

«Par moments, c’était difficile de rester motivées en attendant que la société et la profession médicale nous rattrapent. Mais je suis si heureuse que nous l’ayons fait», indique aussi la récipiendaire.  

Dre Légaré a aussi écrit de nombreux ouvrages sur le sujet et a publié des données qui appuient une plus grande intégration du rôle du patient dans les traitements dans une réforme des études de médecine, des politiques et du système de soin de santé.