Le projet de Davie, qui propose de transformer un cargo en navire ravitailleur, est  «temporaire». Il s'agirait d'une solution «rapide» et «abordable» pour la marine canadienne qui pourrait être livrée d'ici moins de deux ans.

Une deuxième vie grâce à Davie

La Marine royale canadienne pourra bientôt profiter de l'expertise de la Davie, qui propose de transformer un cargo en navire ravitailleur.
«Depuis plusieurs années, la marine ne peut s'aventurer plus loin que 300 miles nautiques des frontières puisqu'ils ne sont pas capables de ravitailler», explique Marc-André Deschênes, responsable des relations publiques chez Davie Canada. «Stratégiquement, pour un pays, quand tu n'as pas ça, tu es obligé de faire des ententes et de dévoiler ce que tu planifies.»
La construction de deux navires ravitailleurs, qui pourront fournir les forces notamment en diesel, en essence et en eau, a été retardée sous les gouvernements de Jean Chrétien et de Paul Martin, avant que le projet ne soit repris par les conservateurs.
«Rapide» et «temporaire»
Le projet proposé par Davie est «temporaire». Il s'agirait d'une solution «rapide» et «abordable» pour la marine canadienne, qui pourrait être livrée d'ici moins de deux ans.
«Nous prenons un cargo et le transformons en navire ravitailleur», a expliqué Alex Vicefield, pdg d'Inocea, au cours d'un entretien avec Le Soleil. La veille du déclenchement des élections, le 1er août, le ministre de la Défense nationale Jason Kenney a confirmé une lettre d'intention avec Davie.
Le porte-conteneurs Asterix était tout désigné. Le navire se départira de ses équipements et ses soutes au chantier du Groupe Aecon, à Pictou, en Nouvelle-Écosse. Le navire «vidé» devrait faire son entrée au chantier Davie au printemps 2016.
Depuis août, Davie s'active à construire la nouvelle charpente du Asterix. Les nouvelles sections (réservoirs, équipements, hangars...) du navire ravitailleur seront intégrées à l'ancien cargo. Le nouveau navire serait muni d'un héliport, de deux hangars à avions, d'un hôpital et de deux grues.
L'obtention du contrat permettrait de rappeler 200 travailleurs au chantier.
Dans les cartons
Outre le navire ravitailleur, Davie a dans la mire une autre entente avec la marine canadienne. Un projet d'une durée de «5 à 10 ans» pour la réparation et la maintenance d'une nouvelle classe de navires destinée aux eaux arctiques.
Rappelons que le 7 juillet, Davie s'est vue accorder un contrat de 16 millions $ par la Garde côtière pour la réfection et la remise à niveau du brise-glace NGCC Henry Larsen. Il s'agissait du quatrième contrat octroyé par la Garde côtière depuis 2012, pour un total dépassant les 40 millions $. Les travaux sur le NGCC Henry Larsen devraient se terminer avant mai 2016.